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mathelvin
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Posté le: 07 Nov 2020 22:20 || Sujet du message:

S’il leur a été possible de faire le dos rond lors des deux dernières échéances, face aux promus que sont Dunkerque (1-0) et Pau (1-0), cette fois, les hommes de Paul Le Guen n’ont pu éviter de finir dans les graviers. Insuffisamment armés pour aller chercher un succès là où aucun visiteur n’était encore parvenu à gratter le moindre point, les Ciel et Marine ont donc mis fin à une courte série de trois matches sans revers. Avec des maux insistants, persistants. Avec surtout cette impression qu’il est impossible, dans les conditions du moment, de déployer une puissance offensive digne de ce nom. Au stade des Alpes encore, les Havrais se sont ainsi montrés parfois trop légers devant pour espérer signer un coup fumant. Et ce, malgré un schéma initial dessiné en 4-4-2 et les changements opérés au sein du « onze », au profit du duo Bonnet-Alioui.

Certes, Bentil donne de sa personne, mais ses épaules ne sont pas encore assez larges. Pouvait-on dès lors s’en remettre à Alioui, de retour à la compétition plus d’un mois après sa dernière apparition et aligné d’entrée ? Disons que dans la foulée d’une première mi-temps laborieuse, en pointe aux côtés du jeune Ghanéen, l’ex-Monégasque, repositionné sur le flanc gauche après la pause, monta en puissance et laissa filtrer quelques belles promesses. Mais il en fallait beaucoup plus pour permettre aux Normands de réellement menacer Maubleu, de forcer les portes d’un solide résultat. Une seule fois, les Havrais parvinrent en effet à cadrer, dans le temps additionnel, pour une réalisation, superbe, venue simplement réduire l’écart et signée Mbemba à la toute dernière seconde (90e+3).

Un penalty oublié

Alors peut-être le fait de match de la 53e minute aurait-il pu changer la donne, quand Mombris crocheta Bentil dans la surface du GF38, sans que M. Wattellier ne daigne désigner le point de penalty. Peut-être... Car à cet instant de la rencontre, les Ciel et Marine haussaient réellement le ton, poussaient le curseur de la prise de risques, jusqu’à se créer enfin une occasion nette, via Mbemba dont la frappe fut bien trop croisée (60e). Menés depuis la 40e minute et l’ouverture du score de Tapoko, suite à une cruelle erreur de Fontaine, Lekhal et les siens, boostés par les entrées d’Abdelli et Cornette, semblaient en mesure de faire craquer des Grenoblois en mal de rythme. Sans réussite toutefois, même si Lekhal (71e) et Alioui (74e) eurent également la possibilité de prendre Maubleu pour cible.

Mais à se découvrir, le HAC s’exposait et Semedo, d’un exploit individuel côté droit qui laissa Basque sans réaction, parvint à devancer la sortie de Gorgelin pour glisser le ballon au fond des filets (2-0, 82e). Fin du suspense, des espoirs. Et sans un immense Gorgelin à l’approche du gong de cette dixième journée, Diallo puis Henen auraient pu infliger au Havre AC une défaite aussi lourde que celle concédée à Paris (0-3, 6e j.).

C’est donc à l’écart du podium que le HAC aborde cette nouvelle trêve internationale, deux semaines qui séparent les hommes de Le Guen de la réception du SM Caen. Une trêve qui permettra à des hommes comme Ersoy, Meras, W. Coulibaly et Thiaré notamment de retrouver peu à peu le chemin de l’entraînement. Et, à souhaiter, de la compétition. Car force est de reconnaître qu’actuellement, le HAC se doit de composer en l’absence de deux, trois, voire de quatre ou cinq de ses éléments majeurs. Ce qui ne peut être sans conséquence sur le jeu, sur les résultats.

Les notes du HAC (sur 10) : Gorgelin (6), Gibaud (5), Mayembo (5,5), Basque (4,5), Ben Mohamed (5), Fontaine (3,5), Lekhal (5), Mbemba (4,5), Bonnet (5), Alioui (5,5), Bentil (4,5).

Le Guen : « On n’était pas loin »

Paul Le Guen (entraîneur du Havre AC) : « On a essayé de revenir, on s’est ouvert, mais on a manqué de force, d’opportunisme. Il y a donc un peu de frustration. En seconde période, on a changé de système (NDLR : du 4-4-2 au 4-1-4-1), on a été plus entreprenants, on a mis les Grenoblois sous pression, mais ça n’a pas suffi.
Ce qui me gêne, c’est que l’action de l’ouverture du score, nous l’avions vue et revue à la vidéo en préparant le match. Et on se fait quand même avoir...
Sincèrement, on n’était pas loin. On les a quand même secoués. »

Philippe Hinschberger (entraîneur de Grenoble) : « Il y a eu deux mi-temps dans ce match. La première où on n’a rien concédé, la deuxième, plus ouverte, au cours de laquelle une égalisation du H AC n’aurait pas été illogique.
Mais on ne va pas faire la fine bouche, on a battu une belle équipe du Havre qui était troisième au coup d’envoi.
Si je craignais un manque de rythme après trois semaines sans match ? Les gars se sont quand même entraînés. On ne devient pas impotent après trois semaines sans jouer. »

A GRENOBLE, GRENOBLE BAT LE HAC 2 À 1 (1-0)
Arbitre : M. Wattellier. Match à huis clos
Buts pour Grenoble : Tapoko (40e), Semedo (82e) ;
pour le HAC : Mbemba (90e+3).
Avertissements à Grenoble : Gaspar (61e) ;
au HAC : Bentil (43e), Ben Mohamed (55e), Basque (64e).

GRENOBLE : Maubleu (cap.) - Gaspar, Monfray, Nestor, Mombris - Perez – Ravet (M. Diallo, 71e), Tapoko (Belmonte, 76e), Benet, Semedo (Henen, 90e) – Anani (Djitte, 71e).
Entraîneur : Philippe Hinschberger.

HAC : Gorgelin – Gibaud, Mayembo, Basque, Ben Mohamed (Mahmoud, 76e) – Fontaine (Abdelli, 66e), Lekhal, Mbemba, Bonnet (cap) (Cornette, 66e) – Alioui, Bentil (Bentil 76e).
Entraîneur : Paul Le Guen.
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mathelvin
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Posté le: 09 Nov 2020 06:23 || Sujet du message:

Sur un fil depuis quelques matches, les hommes de Paul Le Guen ont fini par perdre l’équilibre. Paradoxalement, c’est au jour où ils ont proposé un jeu plus consistant, où ils ont été plus pressants, plus menaçants qu’à l’occasion de leurs succès acquis devant Dunkerque (1-0) et Pau (1-0), qu’ils ont dû s’incliner (1-2).

La faute à une première mi-temps qui ne fut pas digne d’une équipe appelée à défendre sa place sur le podium, la faute à une puissance offensive si discrète qu’elle déboucha sur une seule frappe cadrée en 90 minutes, signée Mbemba, celle de la réduction du score (90e+3). Néanmoins, les retours de Thiaré, Ersoy, Meras et W. Coulibaly, sans oublier l’espoir d’une issue rapide dans le dossier Boutaïb – ce dernier a d’ailleurs tenu à accompagner le groupe à Grenoble – devraient lever le voile sur un « onze » apte à rester dans la roue des cadors. Confirmation devra en être donnée dans moins de deux semaines, lors de l’acte I de la confrontation régionale, de la venue au Stade Océane du SM Caen.

On aimé

La perf’ de Mayembo. S’il ne fait pas partie des premiers choix de Paul Le Guen dans l’axe de la défense, là où lui ont été préférés Ersoy, Gibaud et Basque en début de saison, l’international congolais croque à pleines dents le temps de jeu qui lui est offert. Et à Grenoble, au cœur d’un stade qui fut le sien lors de la saison 2017-18, celle de l’accession du GF38 en Ligue 2, Mayembo a fait montre d’une réelle solidité, à terre comme dans les airs.
Alioui à gauche, c’est mieux. Quatrième apparition, deuxième titularisation, et pour la première fois, l’ex-Monégasque, sorti d’un claquage aux adducteurs et d’un complément de préparation, s’est produit en étant prêt, vraiment. Positionné aux côtés de Bentil à la pointe d’un 4-4-2 dessiné lors des quarante-cinq premières minutes, sans réel succès, le Franco-Marocain a vraiment retrouvé ses sensations techniques lorsqu’il fut repositionné à gauche après la pause. Techniquement, Alioui démontra qu’il avait un potentiel apte à faire la différence.
Gorgelin, jusqu’au bout. Il y avait longtemps que Mathieu Gorgelin n’avait pas eu à sortir le grand jeu. Et si cette fois, il ne put éviter l’échec, sa responsabilité n’étant pas engagée sur les deux buts concédés, il permit toutefois aux siens de ne pas quitter l’Isère avec une lourde défaite, via deux arrêts de très grandes classes devant Diallo (88e) et Henen (90e).

On n’a pas aimé

Fontaine, pourquoi c’est si mou ? Coupable d’une perte de balle, en forme d’avant-dernière passe décisive au profit des Grenoblois, quelques secondes avant l’ouverture du score (40e), le milieu havrais a signé une première période d’une rare faiblesse. Et ce n’est pas une nouveauté. Depuis trop longtemps, le Réunionnais se contente de peu, de trop peu, et n’a plus la moindre influence sur le jeu des Ciel et Marine. Et ce, qu’il soit aligné devant la défense, en meneur de jeu ou en excentré droit. Faut-il dès lors insister à en faire un pilier du « onze » ?
La boulette de M. Wattellier. Rares sont les fois où nous pointons du doigt une erreur, flagrante, de l’homme en noir, ou en jaune, en vert, ou en rose. Mais cette fois, à l’exception de M. Wattellier, tout le monde, dans le cercle de ceux qui ont suivi la rencontre, vit cette faute de l’ex-Havrais Mombris en la personne de Bentil dans la surface grenobloise (53e), sur fond de penalty qui aurait pu tout changer, ou presque. À cet instant, le GF38 ne comptait qu’une courte avance (1-0) et le HAC poussait fort.
Mauvaise surprise à l’arrivée. Comme un coup de grâce, certains des hommes de Paul Le Guen ont eu, samedi soir à l’atterrissage du vol en provenance de Grenoble, la mauvaise surprise de voir leur voiture fracturée, visitée, sur le parking de l’aéroport d’Octeville. Une « expédition » idiote effectuée dans la nuit de vendredi à samedi, sans rapport donc avec la défaite scellée au stade des Alpes.
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Posté le: 28 Nov 2020 23:42 || Sujet du message:
Sochaux découpe le HAC.

Pathétiques, les Ciel et Marine ont reçu samedi 28 novembre 2020 à Bonal la correction qu’ils méritaient. Ce duel de revanchards a ainsi tourné en une démonstration Sochalienne (4-0). Inquiétant ? Non. Angoissant.

En onze minutes et trois coups précis, Sochaux a relégué le Havre AC au rang d’adversaire de seconde zone. Ce qui respecte finalement, au détail près, la réalité du moment. Ou quand le club doyen traîne depuis trop longtemps sa misère au niveau du jeu, de l’efficacité, de la solidité. N’en déplaise à tous ceux qui estiment l’effectif suffisamment armé, qui ne cessent d’affirmer que le recrutement de cette saison, et de la précédente, flirte avec la perfection, on ne peut s’empêcher de leur assurer, à notre tour, que ce HAC-là ne ressemble à rien. Ça manque de tout, et pas qu’un peu. Et voilà donc que s’ouvre une sévère crise de résultats, avec trois défaites de rang et huit buts concédés lors de cette triste série.

Alors que faire ? À Sochaux, dans la foulée du récent revers concédé à Châteauroux (1-2), le Directeur général exécutif est sorti de ses gonds, l’entraîneur Omar Daf a senti la terre trembler sous ses pieds, et Thomas Deniaud, le Directeur sportif, a reçu ses cadres pour creuver l’abcès. En clair, les Doubiens ont fait en sorte de se remettre dans l’axe. Que se passera-t-il au HAC ? Comme trop souvent, les secousses se feront discrètes. Chez le doyen, on ne fait pas de vagues. Et finalement, cela sied à merveille à un groupe de joueurs installés dans un petit confort. Celui dont ils ne daignèrent même pas sortir hier soir, alors que les Sochaliens enchaînaient pourtant les bourre-pifs.

D’entrée, Meras, loin, très loin de son statut d’international cette saison, donna d’ailleurs un indice sur le degré de concentration des troupes, d’une passe en retrait trop appuyée, pour un c.s.c. évité de peu (2e). Et que dire de la suite... À la 9e, Mbemba et Ersoy décidèrent soudain de jouer à la baballe, jusqu’à ce que ce dernier ne perde le ballon et que Chris Bedia, servi par Gaëtan Weissbeck, n’ouvre le score. Et d’un.

Aucun sursaut d’orgueil

Puis deux, quand Weissbeck, que la défense havraise regarda jouer, sur ce côté où Ben Mohamed sombrait déjà, obligea Gorgelin à repousser le cuir sur Bedia, pour le doublé du Lionceau (15e).

Ça se corsait, et même sévèrement, quand Ben Mohamed (décidément !) commit l’irréparable sur M’Bakata dans sa surface, pour un penalty que transforma Bryan Lasme (20e). Et de trois... Une réaction au cœur de ce festival sochalien fut-elle tout de même visible ? Pensez-vous... Pas un seul duel gagné, pas un seul mouvement collectif, pas une seule percée. Rien. Certes, après que Lasme ait obligé Gorgelin à s’incliner pour la troisième fois, il y eut comme un pic, un semblant de sursaut. Dont personne ne se souviendra.

La suite de la soirée ne fut donc qu’une partie de plaisir pour les Doubiens, jamais réellement pressés, et crédités d’une quatrième réalisation par le redoutable Weissebeck, un Sochalien que le HAC pourrait convier dans le cadre de quelques leçons sur l’envie, l’inspiration et l’efficacité. Le capitaine du FCSM, excentré, signa en effet une terrible frappe qui termina sa course au fond des filets (4-0, 65e). Autant dire que les vingt-cinq dernières minutes allaient être très longues pour des Ciel et Marine poussés dans le vide. Et aujourd’hui contraints de regarder derrière, là où se trouve leur championnat. Mardi, c’est Auxerre qui se posera au Stade Océane...

LES NOTES :

Gorgelin (4), Meras (3,5), Mayembo (4), Ersoy (3), Ben Mohamed (2), Fontaine (3), Mbemba (3), Abdelli (4), Lekhal (4), Alioui (3), Thiaré (4).

À SOCHAUX, SOCHAUX BAT LE HAC 4 À 0 (3-0)
Arbitre : M. Mokhtari.
Match à huis clos
Buts pour Sochaux : Bedia (9e, 15e), Lasme (20e, s.p.), Weissbeck (65e).
SOCHAUX : Prévot - Ndour (Paye, 80e), F. Pogba, Diedhiou, M’Bakata - Lopy, Kaabouni (Viltard, 86e), Weissbeck (cap), Lasme (Virginius, 72e), Ambri (Ourega, 86e) - Bédia (Niane, 72e).
Entraîneur : Omar Darf.

HAC : Gorgelin - Meras, Mayembo, Ersoy, Ben Mohamed (Gibaud, 67e) - Fontaine (Cornette, 60e), Mbemba
(M. Fofana, 67e), Abdelli, Lekhal (cap), Alioui (Bazile, 60e) - Thiaré (Bonnet, 67e).
Entraîneur : Paul Le Guen.

Le Guen : « il faut se secouer, il y a urgence »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « On a été nul, nul, nul, nul. Vraiment du début jusqu’à la fin. C’est irrespectueux pour le club, c’est honteux. Je ne supporte pas ce genre de comportement. Quand je dis « on », je me mets dedans, mais... Mais quand même. Être absent à point-là, c’est indigne. Ça ne me gêne pas d’employer ces mots, car je leur ai dit en face. Je ne supporte pas autant de désinvolture. Les supporters ont largement de quoi être déçus, mais il faut aussi être lucide et savoir qu’on va se bagarrer. Il faut regarder au-dessus, mais derrière aussi. Il faut reconnaître la supériorité de l’adversaire, reconnaître qu’on a été nul dans tous les domaines. Même les cadres, les joueurs sur lesquels on s’appuie le plus, sont passés à côté. Il faut se secouer, il y a urgence. Le respect du club, c’est quand même l’engagement, le sens des responsabilités. Si des joueurs n’adhèrent pas au projet, qu’ils le disent et qu’ils partent. On ne peut pas continuer comme ça. S’il n’y a pas un sursaut rapide, on fera avec les jeunes du centre de formation et on essaiera de se maintenir, et pourquoi pas mieux avec d’autres. Mais avec ceux de ce soir (lire hier soir), ce n’est pas possible. »
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mathelvin
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Posté le: 29 Nov 2020 19:20 || Sujet du message:

À l’échelle du football, la pitoyable production des Havrais dans le Doubs pourraient les rendre coupables de haute trahison. Trahison à l’égard d’un club qui ne néglige aucun détail de leur quotidien, à l’égard de Paul Le Guen qui ne cessait jusqu’alors de les protéger au sortir de productions pourtant guère flamboyantes, à l’égard des supporters, contraints de suivre par procuration cette première partie de saison trop souvent affligeante en termes de jeu. Enfin, à l’égard d’eux-mêmes surtout, anonymes joueurs de Ligue 2 qu’ils deviennent.

Même dans les moments les plus sombres, ces deux saisons (2004-2005 et 2011-2012) au terme desquelles le HAC flirta avec la relégation en National, jamais il ne fut imposé d’assister à une telle débâcle, tant collective qu’individuelle. Jamais une promotion du club doyen, osons le dire depuis la fin des années 1970 et le retour du Havre AC en D2 (1979), n’avait affiché une telle faiblesse, dans tous les compartiments du jeu, et ce sur la durée. Car l’humiliation de samedi n’apparaît pas comme un simple épiphénomène. Elle s’inscrit dans la droite ligne de ce que montrent, ou plutôt ne montrent pas, les Ciel et Marine depuis plusieurs semaines.

Défensivement, ça flotte de partout, au milieu, la puissance athlétique s’avère aussi imperceptible que le sens de la créativité, et devant, ça ne fait ni peur, ni mal. Rien d’étonnant à constater que seules trois équipes ont encaissé plus de buts que les Ciel et Marine (Ajaccio, Rodez et Chambly), que seules trois formations ont inscrit moins de buts (Chambly, Ajaccio, Amiens).

Si, au minimum, l’envie y était. Mais non. Et ça ne peut s’expliquer. Ça ne peut être pardonné. Alors qu’au club, les trois quarts du personnel traversent une deuxième période de chômage partiel en 2020, les hommes de Le Guen semblent prendre un malin plaisir à plonger un peu plus encore dans la sinistrose ceux qui œuvrent dans l’ombre. Comment se raccrocher à eux, alors qu’ils décrochent de plus en plus ? Au point que pour la première fois, alors qu’au sommet du club le mot accession n’est toujours pas tabou, « PLG » a évoqué samedi le maintien.

Une décennie sans un tel crash

Il ne peut d’ailleurs en être autrement. À la veille de recevoir l’AJ Auxerre (19 h) d’un Mickaël Le Bihan qui a marqué autant de buts que tout l’effectif du HAC réuni (10), le constat fait froid dans le dos. À l’exception de la première heure de jeu face à Troyes (0-2, 1re journée), du voyage à Guingamp (3-1, 3e j.) sur fond d’insolente réussite, et d’une solide percée à Nancy (1-0, 5e j.), qu’a-t-on pu voir de convaincant ? Rien. En tout cas rien qui ne puisse annoncer une saison plus croustillante que les précédentes.

Et puisque le pire ne semble pas effrayer les Havrais, ces derniers ont reçu à Sochaux la plus cinglante des corrections depuis une décennie. Depuis mars 2010 précisément et un crash à Laval. Quel peut donc être leur prochain défi ? Un quatrième échec d’affilée ? Allez, soyons fous, le dernier quatre à la suite, version « défaite », remonte au printemps 2011. Il est donc temps de rafraîchir tout ça... Ou de rebondir, au choix.

Le club house, théâtre d’une mise au point

Fut une époque où, qu’il s’agisse de Jean-Pierre Hureau ou de Jean-Pierre Louvel, le président du HAC aurait été le premier arrivé au centre d’entraînement au lendemain d’un tel affront. Attendant, les dents serrées, le regard noir, les explications du staff et des joueurs, avant de dégainer, de crier sa façon de penser. Sans que personne ne se risque à lever les yeux au ciel. Mais hier à Soquence, point de Vincent Volpe, pas plus que de Pierre Wantiez, le DG. C’est Paul Le Guen, et lui seul, qui a géré cette première matinée de crise.
Avant de lancer l’opération rachat, sans Lekhal (suspendu), demain face à des Auxerrois qui se poseront au Stade Océane avec la meilleure attaque du championnat (22), le meilleur buteur (Le Bihan, 10), le meilleur passeur (Sakhi, 6) et une invincibilité longue de cinq matches (11 pts/15), l’entraîneur havrais a donc réuni ses joueurs. Durant une heure, entre les murs du club house de Soquence. « J’ai dit hier soir (lire samedi soir) ce que je pensais, à vous de vous exprimer maintenant », a-t-il lancé en substance à ses hommes, en ouverture de cette séance de thérapie de groupe. Tout en insistant de nouveau sur les manques, les erreurs et surtout, l’attitude du moment. Des critiques que seul Ertugrul Ersoy ne sembla pas totalement comprendre. Et pourtant, sa prestation, catastrophique, aurait toutefois dû lui permettre de recevoir le message cinq sur cinq, même si la langue de Molière a encore, logiquement, quelques mystères pour lui. Car à l’instar de ses coéquipiers, à l’exception de Gorgelin, allumé quatre fois, de Mayembo, dont la tête resta hors de l’eau, et peut-être du duo Abdelli-Thiaré, qui aura au moins eu le mérite d’essayer, il composa lui aussi dans le ridicule. Alors quelques cadres prirent la parole, pour tenter de secouer le vestiaire, celui dans lequel les recrues d’hier (2019-2020) et d’aujourd’hui n’ont toujours qu’une petite place, rapport à la déception qu’elles engendrent.
Ersoy, Meras et Ben Mohamed peinent ainsi encore à donner raison à ceux qui leur ont offert un contrat, Cornette, Mbemba, Alioui et Gibaud sont loin, très loin, de se présenter comme de réels renforts. Mais puisque depuis un an et demi, la qualité du recrutement semble faire l’unanimité en haut lieu - Le Guen a tout de même récemment affirmé qu’à Caen et Sochaux se trouvaient aujourd’hui des joueurs contactés par le HAC cet été, ce qui en dit long sur la force de séduction du club - le problème est donc ailleurs. Mais où ? L’état d’esprit ? Il est évident que celui-ci est à l’origine de nombre de maux. Mais il fait si bon jouer au HAC...
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mathelvin
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Posté le: 01 Déc 2020 06:18 || Sujet du message:

Au-delà du classement, au-delà même des résultats, c’est la façon avec laquelle les Ciel et Marine se laissent bouger depuis plusieurs semaines, quand ils ne se font pas piétiner, qui interpelle. Qui inquiète, et bien plus encore. À tel point que c’est l’image d’un club qui s’en trouve écornée, avec pour dommage collatéral, la réputation de Paul Le Guen, non pas l’homme, dont l’exemplarité n’est plus à démontrer, mais de l’entraîneur qu’il est. Passé sur des bancs aussi prestigieux que ceux du PSG, de l’OL ou encore des Glasgow Rangers (Ecosse), l’ex-milieu de terrain international (17 sélections) n’imaginait sans doute pas en être là, à cette 12e place, à la tête d’un effectif qu’il ne parvient pas cette saison, du moins à ce stade de celle-ci, à faire progresser.À son arrivée, en juin 2019, il savait le club doté de moyens financiers supérieurs à la moyenne en Ligue 2, d’un stade envié par quelques écuries de Ligue 1, d’un centre d’entraînement flambant neuf. Bref, tout cela associé à son nom, à son expérience, à son réseau, devait au moins permettre au Havre AC de naviguer bord à bord avec les candidats à l’accession. Mais non. Du moins en l’état, l’imaginer n’est qu’utopie.

Mayembo : « D’abord se relever pour le staff »

« Mon image, je m’en fous, coupe « PLG ». Je sais ce que je fais au quotidien et ma seule ambition professionnelle, c’est de faire en sorte que ça marche ici. La saison dernière, je pense qu’on a fait progresser des joueurs, Kadewere, Badé, Gueye et Thiaré. Là, on n’est pas dans les temps de passage, il y a de l’inquiétude et je l’assume. Il faut absolument retrouver une cohésion, là aussi c’est de ma responsabilité. Maintenant, oui, je sens l’adhésion des joueurs. Samedi, ils ont lâché, c’est la première fois que ça arrive et je ne leur donne aucune excuse. On est déçus, en colère. Alors je veux dès demain (lire aujourd’hui) voir une équipe qui a une âme. »

La séance de thérapie de groupe, avec le staff technique, puis entre joueurs uniquement, organisée dimanche matin, le permettra-t-elle ? « Il le faut !, insiste Fernand Mayembo, l’un des rares à ne pas avoir été pris en flagrant délit de renoncement à Bonal. On n’a rien respecté. Même nous, nous ne nous sommes pas respectés. Franchement, je n’ai pas les mots... C’est dur de voir qu’on ne se bat même pas. Le staff fait tout ce qu’il faut pour nous et on lui rend une sale copie. C’est d’abord pour lui qu’on doit se relever. Et arrêtons de parler de montée, de maintien. Parlons juste de gagner le match qui vient. »

Et pour cela, il s’agira de se servir de toutes les clés offertes samedi par les Sochaliens, eux aussi en crise au coup d’envoi, avant de signer une démonstration dans l’exercice du rachat.

CE SOIR À 19 H AU STADE OCÉANE

Arbitre : M. Varela.
Absences au HAC : Lekhal (suspendu), Touré (cheville), Y. Coulibaly, Dzabana (choix) ; à Auxerre : B. Touré (cheville), Fortuné (cuisse), Georgen, O. Camara (choix).
LE HAVRE AC, équipe probable (dans l’attente du résultat des tests Covid, le groupe n’a pas été communiqué) : 1. Gorgelin –
26. W. Coulibaly, 5. Mayembo, 4. Ersoy, 12. Ben Mohamed – 8. Abdelli, 18. Mbemba, 6. Basque (cap), 3. Meras – 14. Thiaré, 35. Bentil.
Remplaçants (à choisir parmi) : 30. Y. Fofana, 27. Gibaud,
24. M. Fofana, 7. Fontaine, 11. Cornette, 17. Bonnet, 9. Alioui,
28. Mahmoud, 21. Gomes, 29. Bazile, 33. Casimir.
Entraîneur : Paul Le Guen.
AUXERRE : 16. Léon - 2. Arcus, 4. Jubal, 17. Lloris, 14. Boto - 20. Coeff (cap) - 7. Hein, 27. Ngando, 29. Autret, 22. Sakhi - 8. Le Bihan.
Remplaçants : 30. Laiton (g.), 3. Bernard, 26. Souprayen, 18. Bellugou, 6. Ndom, 21. Dugimont, 19. Begraoui.
Entraîneur : Jean-Marc Furlan.

Wantiez : « Des joueurs ne font plus le métier »

Certes absent dimanche matin au centre d’entraînement, au lendemain de la débandade, Pierre Wantiez avait toutefois, dans le vestiaire de Bonal, lâché ce qu’il avait sur le cœur avant de quitter les Ciel et Marine. Hier, le DG du Havre AC nous a fait part de sa façon de penser.

Comment faire pour secouer l’équipe ?

Pierre Wantiez : « C’est une bonne question. Si nous avions la réponse, nous l’aurions déjà mise en œuvre. Je pense qu’effectivement, on est dans un club bien, tout le monde est payé le 30 du mois. Une forme de confort est installée. Et chez certains, il y a peut-être le sentiment qu’il ne se passera pas grand-chose, même si on n’est pas très bon. On l’assume, même si on devrait peut-être changer, mais le HAC n’est pas un club où on met les joueurs au placard, où on les jette sur la place publique. »

Entre les deux, il y a peut-être un juste milieu à trouver, non ?

« On est d’accord. Mais dans l’idée, si on ne le fait pas, c’est qu’on respecte les hommes. Maintenant, à un moment donné, il faut aussi que ces hommes respectent le club. Et très clairement, comme ce fut parfois le cas la saison dernière, il y a des joueurs, dans l’engagement, l’investissement et la performance, qui ne font plus le métier. Dans d’autres clubs, certains dirigeants ont moins d’états d’âme. Ce n’est pas dans la culture havraise, mais du coup, ça crée un confort un peu trop grand. »

De l’extérieur, on ne ressent pas, de la part de tout le club, la dynamique d’une réellement ambition. Malgré l’arrivée de Vincent Volpe, et une nouvelle façon de manager, le HAC ne serait-il pas resté un club tout simplement familial ?

« L’esprit de famille, pourquoi pas, mais ça passe après. La première des choses dans un club de football, c’est la compétition. Quand on a tous mouillé le maillot, on peut travailler sur d’autres axes. Mais encore une fois, au HAC, on a un confort qui est grand. Je sais que ça dérange quand je le dis, je sais que ça va encore me valoir une volée de bois vert, mais je persiste et je signe. Combien d’amis, du milieu du foot, me disent qu’au HAC, on est vachement cool. Pour moi, c’est une critique, car être cool dans le sport de haut niveau ce n’est pas une qualité. On est trop gentils. Si on n’est pas en permanence dans l’envie de vouloir marcher sur l’autre, eh bien on se fera marcher dessus. C’est la loi du foot, de la compétition. »

La saison n’est-elle pas d’ores et déjà gâchée ?

« Non, pas d’ores et déjà. Ça pourrait venir si on continue comme ça. Mais c’est quand même un drôle de championnat. Ce qui est évident, c’est qu’on ne peut plus laisser filer de match. »
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mHACcauv
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mHACcauv
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Posté le: 09 Déc 2020 14:49 || Sujet du message:
La Meilleure arbitre du monde

Je vous prie de ne pas rire !!!

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 09 Déc 2020 14:50]


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mathelvin
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Posté le: 24 Déc 2020 09:31 || Sujet du message:
Au lendemain de la honteuse défaite à Sochaux (0-4, 12e j.), Pierre Wantiez, votre directeur général, avouait que le Havre AC était une belle endormie. Mais à qui la faute ?

Vincent Volpe : « C’est un sujet sur lequel on pourrait passer des heures et des heures. Pour parler uniquement de l’échec à Sochaux, je considère que c’est une des pires prestations que j’ai pu voir depuis plus de cinq ans. Et cela n’a rien à voir avec le score, d’autant qu’on peut considérer que deux penaltys ne nous ont pas été accordés. Non, ce qui m’a gêné, c’est la façon dont on a perdu. Ça peut arriver, Pierre (Wantiez) et Paul (Le Guen) ont parlé après, mais je peux vous assurer qu’à mon retour des États-Unis, pas un seul joueur n’a osé contester ce que j’avais à dire. »

Plus que l’équipe, plus que les résultats, la belle endormie concerne tout le club. Aux divers étages, sentez-vous toutes les composantes du HAC connectées à une même ambition ?

« Avec un peu de recul, je trouve qu’il y a deux camps. Certains trouvent que la L2, c’est confortable, et d’autres ont bien conscience que ce n’est pas l’ambition du club. Et tant que je serai président, le seul projet sera d’accéder et de s’installer en Ligue 1. »

« L’agent de Khalid (Boutaïb) a lui aussi été dépassé »

Ça, c’est le constat. Mais quelle solution pouvez-vous adopter afin de modifier l’état d’esprit général ?

« La difficulté est réelle. Car, dans une entreprise, il est rare que tous les salariés aient la même façon de voir les choses. Comme partout, certains voient le HAC comme une entreprise qui leur permet de faire vivre leur famille. Ce qui est un objectif important. Quand d’autres voient ce job comme une aventure. »

Parlons uniquement des joueurs, de ceux qui depuis deux, voire trois ans, à savoir Alan Dzabana, Yacouba Coulibaly ou encore Hervé Bazile, n’apportent rien, ou si peu. Et pourtant, eux aussi paraissent être dans une situation bien confortable… Ne serait-il pas opportun de leur faire comprendre que leur place n’est plus au HAC ?

« Mais on le fait ! La presse ne le voit pas, le public non plus, car tout se passe discrètement, mais je peux vous assurer que les joueurs qui ne touchent pas le ballon, ou très peu, savent depuis longtemps qu’on ne compte plus sur eux. Maintenant, ils ne partent pas, donc il arrive qu’ils jouent de temps en temps car il n’y a personne d’autre à mettre, à cause des blessures, de la maladie, des suspensions. Après, le fait que Paul (Le Guen) donne une chance à tout le monde ne peut lui être reproché, même si nous avons été très clairs avec certains joueurs et leurs agents. »

Très honnêtement, en faisant le choix Paul Le Guen, n’espériez-vous pas de meilleurs résultats ?

« J’attends toujours de meilleures performances car c’est dans ma nature. Maintenant, je juge aussi les entraîneurs, et Paul plus que les autres puisqu’il est également manager général, sur l’investissement, le niveau de préparation, la rigueur, la discipline et la compétence de leurs adjoints. Mais aussi sur le processus de recrutement. »

Néanmoins, le HAC est aujourd’hui scotché à la 13e place (1)…

« Oui mais il y a deux mois, quand on a appris que Khalid (Boutaïb) ne pourrait pas être qualifié avant janvier, le but était de s’accrocher au bon wagon. Ce n’est pas le cas, il s’agit donc d’une déception. Maintenant, ce qui compte, c’est la façon dont on va finir la saison. »

Vous parliez précédemment de Boutaïb… Comment le HAC a-t-il pu tomber dans le piège d’un tel imbroglio juridico-administratif ?

« Dans la procédure d’embauche, il y a des choses qu’on fait de façon répétitive. Après, il y a des exceptions, des dossiers qui deviennent complexes, d’autant plus lorsque l’agent, qu’on considère fiable (NDLR : le même que Kadewere et Ben Mohamed), ne nous signale rien. »

« Avant l’arrivée de Paul (Le Guen), on se trompait une fois sur deux »

Aurait-il volontairement étouffé le conflit qui oppose Boutaïb au club égyptien de Zamalek ?

« Non. Il a été lui aussi dépassé par le contentieux entre le club et le joueur. C’est comme ça, on ne se fera plus piéger, mais là, il faut vivre avec. On a pris la décision de garder Khalid et on l’assume. »

Cet été, le HAC s’est contenté de peu sur le marché des transferts. La crise, sanitaire et économique, a-t-elle réellement guidé les choix ? L’objectif principal n’est-il pas finalement de sortir de cette étrange et dangereuse période moins abîmé, financièrement, que la concurrence ?

« Non. Ok, on peut dire que Kadewere est parti, qu’il a généré des recettes, etc. Alors oui, cet été, nous n’avons pas fait un chèque pour recruter, mais s’il avait fallu, nous l’aurions fait. Je rappelle quand même que le recrutement de la saison dernière a coûté plus cher que l’arrivée de Tino, acheté deux millions et des poussières. »

Mais un an et demi plus tard, êtes-vous réellement satisfait, puisque vous parliez précédemment du processus de recrutement, de l’investissement dédié à Meras, Ersoy et Ben Mohamed, soit trois des plus gros salaires de l’effectif ?

« En gros, oui. Avant l’arrivée de Paul (Le Guen) et de son staff, on se trompait une fois sur deux, avec des joueurs qui ont coûté cher, sans toucher le ballon. »

« Oui, on va montrer les crocs »

Sachant que la DNCG aura de nombreux cas très épineux à étudier cet hiver et au printemps, sachant également que le HAC traverse la crise avec moins de difficultés que d’autres pensionnaires de L2, n’avez-vous pas déjà l’intention de frapper très fort l’été prochain en termes de recrutement ?

« Avec le Covid, il est clair que le football arrive à un carrefour. Nous, nous sommes très contents de pouvoir assumer, très contents de ne pas avoir eu le moindre commentaire négatif de la part de la DNCG. La réunion n’a d’ailleurs duré que dix minutes. Et effectivement, si on ajoute à la crise sanitaire le souci des droits TV et le Brexit, la saison prochaine sera un vrai défi pour tout le monde. Et je pense qu’on pourra avoir accès à des joueurs que nous n’aurions pas pu nous offrir avant. Les prix et les salaires vont baisser. Si on trouve les joueurs, alors oui, on va montrer les crocs. »

Et en janvier, lors du mercato, le HAC sera-t-il acteur ? Paul Le Guen dit que non. Et vous, vous en dites quoi ?

« Déjà, on est sûr que Khalid (Boutaïb) sera qualifié. Ensuite, c’est vrai qu’avec Paul, on ne parle pas d’autres joueurs, ce qui n’empêche pas que nous regarderons ce qu’il se passera en janvier. Si un club a besoin de vendre pour boucher un trou financier, nous étudierons la question. Maintenant, gardons à l’esprit le fait que l’objectif est de valoriser nos jeunes joueurs. »

1 : l’entretien a été réalisé avant la rencontre

de mardi face à Rodez (1-1).
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chris4
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Posté le: 30 Déc 2020 12:15 || Sujet du message:
Stéphane Guy, l'un des consultants phares de Canal+, a récemment été licencié pour avoir affiché à l'antenne son soutien à un autre désormais ex-employé viré par la chaîne cryptée, Sébastien Thoen (voir ici). De quoi pousser son ancien consultant binôme, Paul Le Guen, aujourd'hui entraîneur du Havre, a interpellé le patron du groupe Vincent Bolloré dans une tribune publiée dans Le Monde.

"Non, Monsieur Bolloré, vous ne devez pas écarter Stéphane Guy de Canal+. Vouloir faire de lui un exemple me paraît totalement inapproprié. Si Stéphane n’a rien d’un innocent, il n’est certainement pas un coupable. Je le sais pour avoir souvent travaillé à ses côtés au cours de ces dernières années, votre commentateur vedette aime Canal, et plus que de raison ! Imaginer que vous puissiez le congédier parce qu’il a abusé de sa tribune pour manifester une solidarité confraternelle me semble inconcevable. (...) Si j’avais un reproche à lui faire, ce serait justement d’être parfois l’avocat outrancier de votre chaîne", a écrit le technicien breton.
Stéphane Guy appréciera.
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Posté le: 06 Jan 2021 09:13 || Sujet du message:
Source "Le Parisien" :

Le coach de Chambly crie à l'injustice.

Battu contre le cours du jeu par Le Havre (0-1), Bruno Luzi n’a pas digéré le pénalty accordé contre son équipe en fin de match. Une défaite qu’il juge injuste.

C'est un entraîneur de Chambly passablement remonté. Ce mardi soir, à l'issue de la défaite de son équipe face au Havre (0-1), Bruno Luzi n'a que très moyennement apprécié le scénario de la rencontre. Et surtout le pénalty qu'il juge complètement immérité.

Avant le pénalty, Chambly avait le match bien en main…

Bruno Luzi. Oui avant le pénalty et même après. C'est incroyable de perdre sur une décision du corps arbitral. J'apprécie beaucoup Romain Lissorgue (l'arbitre de la rencontre). Ce n'est pas contre lui mais le corps arbitral en général qui doit se remettre en question.

Vous estimez qu'il n'y avait pas pénalty ?

Mon joueur dégage le ballon et après il y a contact. Ils ont décidé de donner le match au Havre. Nous sommes un petit club mais on n'a pas volé notre place à ce niveau. On mérite le même traitement que les autres. On nous demande d'être professionnels, j'attends la même chose de l'arbitrage. Il y a un travail à faire, de la vidéo à installer pour éviter que ce type d'erreur se reproduise.

En avez-vous parlé avec Paul Le Guen, l'entraîneur du Havre ?

C'est ça qui est rassurant. Lui et son adjoint m'ont dit la même chose à la fin du match. Entre footballeurs, on voit la même chose. Ce soir, c'est l'arbitre qui a décidé du score. Je ne demande pas de cadeaux non plus. Mais derrière, ce n'est pas facile à expliquer à mes gamins d'expliquer pourquoi on a perdu ce soir.

Qu'attendez-vous de l'arbitrage ?

Déjà qu'ils reconnaissent leur erreur. Moi j'en fais, mes joueurs aussi. Ce n'est pas un souci. Les arbitres sont les seuls à ne pas reconnaître les leurs. Je dis ça tranquillement parce que j'aime bien les arbitres et je n'ai aucun problème avec eux. Mais juste une fois, entendre un arbitre dire je me suis trompé, cela ferait plaisir.

Pour le reste, comment avez-vous trouvé vos joueurs ?

Nous avons fait un match plutôt bon pour une reprise. Nous avons fait jeu égal avec Le Havre. En première période, ils tirent sur la barre et pour nous, il y a un sauvetage sur la ligne. En deuxième période, on a pris le dessus. Certes, on n'a pas été efficace mais on n'a rien concédé. On peut marquer après le penalty…
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'Faut mettre des objectifs, faut mettre des gens compétents, Il faut insister et exiger des compétences et des performances. Sinon tu fais autre chose. Et pas de cadeaux, c'est comme ça !" V.V.
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old klan 76
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Posté le: 09 Jan 2021 19:05 || Sujet du message:
Si quelqu'un peut mettre l'article du PN d'aujourdh'ui ou hier sur les barbarians. C'est juste pour dire que le journaliste nous sort n'importe quoi, il invente n'importe quoi en nous disant que le nom des barbarians provient de l'équipe de rugby les barbarians ainsi que leur couleur ciel et Marine. Mais archi faux. J'ai trouvé le nom barbarians a l'époque avec 2 potes avec qui on discutait devant le lycée jean Prévost a montiviliers , et barbarians vient du jeu sur Amstrad cpc 6128 "Barbarians" , jeux de guerriers a l'épée. Rien à voir avec le rugby. Juste pour infos.
La première bâche à etait faite dans le jardin des parents à Yann , on etait 2 à la faire.

EXPAT95 a dit :
Source Paris Normandie :

"C’est en référence à l’équipe de rugby que ce groupe de supporters, comptant jusqu’à près de 300 abonnés lorsque le HAC évoluait en Ligue 1 (pour la dernière fois au cours de la saison 2008-2009), a choisi de se baptiser « Barbarians ». Précisément les Barbarians français, équipe de prestige au sein de laquelle les joueurs sont invités (et non sélectionnés) pour y jouer des rencontres internationales. Cette équipe à laquelle on prête néanmoins le rôle de réserve du XV de France est connue pour son esprit de camaraderie et de liberté. C’est l’une des raisons pour lesquelles les supporters havrais ont choisi d’en reprendre le nom. Mais c’est surtout parce qu’elle évolue dans une tunique ciel, marine et bleu France. Ciel et marine, comme les couleurs des premiers joueurs des Barbarians, anglais, cette fois. Des étudiants de Cambridge et d’Oxford. Comme pour un certain HAC né il y a 149 ans."


Yann a dit :
quote]
Merci de respecter le contenu de ce post en ne postant que des extraits de la presse et non vos commentaires. Il y a un autre post créé justement pour y poster vos commentaires.
Concernant l'article, le journaliste n'a fait que reprendre ce qui lui a été dit et n'est pas allé faire de copié-collé sur internet.
L'explication de Old Klan est bien réelle mais l'histoire de l'équipe de rugby également. Ceux qui ont repris les rênes du groupe un an après sa création se sont demandés s'ils allaient maintenir le nom "BARBARIANS" ou repartir sur de nouvelles bases. Le but était de trouver un sens. La parallèle avec l'équipe de rugby a été trouvé et le nom "BARBARIANS" maintenu. D'ailleurs, le journaliste publiera une nouvelle explication dans un article avant le prochain match à domicile.

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 09 Jan 2021 19:07]


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Posté le: 12 Jan 2021 16:07 || Sujet du message:
« Sans spectateur, tu as tous les bancs de touche qui hurlent, c’est l’enfer »
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Rodjor
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Posté le: 12 Jan 2021 17:48 || Sujet du message:
Sans rien affirmer je crois quand même que l'origine du nom "Barbarians" avec un "s" viendrait bien du rugby.
Après qui l'a importé au foot puis à notre HAC et depuis quand, ce doit être une histoire plus compliquée.
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Je ne suis pas superstitieux ça porte malheur.
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Posté le: 15 Jan 2021 08:26 || Sujet du message:
Mon match de légende : Le Havre-Mulhouse 1985, «la magie du football»
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mathelvin
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Posté le: 15 Jan 2021 12:04 || Sujet du message:
Plus d’un an après sa dernière apparition en compétition officielle (le 19 octobre 2019), l’attaquant international marocain (33 ans), toujours en conflit avec Zamalek (Egy), se prépare à poser son empreinte sur le secteur offensif du Havre AC. L’ancien joueur du GFC Ajaccio, du RC Strasbourg et de Malatyaspor (Tur) entend toutefois insister sur le fait que sa présence ne pourra à elle seule inverser totalement le cours de la saison. Entretien avec un homme au discours lucide et punchy.

Revenons quelque peu en arrière et sur la fin, sous tension, de votre aventure en Égypte. Quelle est la nature exacte du conflit qui vous oppose au club cairote de Zamalek ?

Khalid Boutaïb : « Je ne vais pas entrer dans les détails, car il y a un procès en cours, mais ils ont profité de ma blessure au genou (NDLR : tendinite rotulienne) pour essayer de m’entourlouper. J’essaie aujourd’hui de prouver que ce qu’ils ont fait n’est pas loyal. »

En février 2019, est-ce vous qui aviez décidé de claquer la porte ?

« Non, c’est Zamalek qui a mis fin à mon contrat sous le prétexte que je ne venais pus m’entraîner. Effectivement, je ne m’entraînais pas, et pour cause, puisque j’étais blessé. Mais je ne peux pas en dire plus. Je me lâcherai après. »

Le dénouement, c’est pour quand ?

« Initialement, c’était programmé pour novembre. C’est pour ça que j’espérais vraiment pouvoir jouer avant le mercato d’hiver. Mais la FIFA avait sans doute beaucoup de choses à faire à cette époque. Le résultat peut maintenant tomber à tout moment. »


Mais pourquoi la FIFA, comme elle le fait pour d’autres dossiers, n’est-elle pas intervenue afin de vous permettre de jouer rapidement sous les couleurs du HAC ?

« Parce que pour mon cas, il y a une procédure en cours. En m’autorisant à jouer, la FIFA aurait pu être accusée de plaider en ma faveur. Il fallait donc attendre que s’ouvre le mercato d’hiver. À ce moment-là, la Fédération égyptienne avait sept jours pour envoyer mon CIT (NDLR : Certificat international de transfert). »

« Je ne suis pas le sauveur »

Ce qu’elle a fait ?

« Elle n’a rien envoyé du tout ! Mais passé le délai de sept jours, la Fédération française pouvait me donner le feu vert, ce qui a été fait. »

Lorsque vous avez signé en faveur du Havre AC, le 5 octobre, pouviez-vous imaginer que l’affaire se prolongerait à ce point dans le temps ?

« Pas du tout. Je ne pouvais pas prévoir que la FIFA me refuserait une dérogation. »

Comment avez-vous traversé cette étrange période ?

« D’un côté, j’étais heureux de toucher à nouveau le ballon, de retrouver un groupe. De l’autre, j’étais dégoûté de ne pas pouvoir jouer, aider, à cause d’un souci extra-sportif. À un moment donné, il y a eu pas mal de blessés dans le secteur offensif, puis il y a eu le Covid, et moi, je ne pouvais rien faire. C’était frustrant. On s’est même retrouvé avec le petit Godwin (Bentil) tout seul devant. Avec son manque d’expérience, être obligé d’aller tout seul au feu devant, ce n’était pas l’entrée en matière idéale. J’aurais tellement aimé l’accompagner. »

N’avez-vous pas craint que le HAC vous lâche ?

« Non. Dès que tout le monde a eu connaissance du problème, j’ai discuté avec les dirigeants et le coach. Tout a été clair. Effectivement, on aurait pu me dire : « Ciao Khalid ». Mais le club a magnifiquement assuré. Je ne remercierai jamais assez le coach. Malgré les remarques parfois désagréables qu’il a reçues à cause de moi, il n’a jamais cessé de me soutenir. »

Et vous, à 33 ans, n’avez-vous pas eu la tentation de dire stop ?

« Pour faire quoi ? Descendre dans le Sud pour aller jouer avec mes potes ? Non, non. Je suis un passionné, j’ai besoin de la compétition, besoin d’adrénaline. C’est vrai que je me rapproche de la fin, mais il n’était pas question de tout arrêter comme ça, sur un conflit. Je l’aurais regretté. »

À la veille de vos débuts avec le HAC, parvenez-vous à contenir votre impatience ?

« Avec l’expérience, je pense que oui. De toute façon, depuis que je suis là, je prends chaque entraînement comme une compétition. Ça ne remplace pas un match, mais je fais tout à fond. Du moins, j’ai essayé de faire du mieux possible. Après, est-ce que ce sera parfait, ou pas ? L’avenir nous le dira. »

Une chose est certaine, l’attente est grande.

« Attention, je ne vais pas tout faire, tout seul. Je suis là pour apporter une solution à l’équipe. Je ne pourrai pas aider mes partenaires s’ils ne m’aident pas. Je ne suis pas le sauveur. Si on gagne est que je suis nul, ça me va. Je ne suis pas de nature égoïste. L’important, c’est que jamais on ne me reproche de ne pas me battre. Ça, je ne me le pardonnerai pas. »

Avec le recul que la situation vous imposait, quel regard avez-vous porté sur la première partie de saison de vos partenaires ?

« Tout le monde espérait mieux, bien sûr, mais personne ne peut nier le fait que pas mal de choses ont joué en notre défaveur. Beaucoup de petites blessures, des décisions arbitrales bizarres, un manque de réussite parfois, le Covid… Pour le coach, il y a des semaines où c’était un véritable casse-tête. »

Et cette phase retour, vous la sentez comment ?

« Il y a quand même suffisamment de qualité dans ce groupe pour espérer autre chose qu’une douzième place. Après, est-ce mental ? Si c’est le cas, il va falloir réussir à vite enchaîner deux ou trois victoires pour que tout le monde se remette dans le bon sens. Enlevons-nous de la tête le fait que le sort s’acharne parfois contre nous, et allons de l’avant. »

Tout en regardant un peu derrière, non ?

« C’est vrai qu’il faut vite sortir de cette zone presque rouge. Je ne veux surtout pas connaître une fin de saison comme d’autres gros clubs de L2 ont pu le vivre par le passé, comme Lens, Auxerre, Sochaux ou Valenciennes. Pas question d’attendre la dernière journée pour se maintenir. Pour ça, il ne faut pas penser qu’on va s’en sortir juste parce qu’on s’appelle Le Havre. Quand le coach parle, il ne baisse pas la tête. Il y croit. Moi aussi, j’y crois. Et s’il y a le déclic, il ne faudra plus se fixer de limites. Pas de calculs, pas de plans, mais être compétiteur à chaque match. Et on verra où ça nous mène. »

Amiens - Havre AC, demain à 19 h
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mathelvin
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Posté le: 16 Jan 2021 08:25 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : première pour le HAC en version « Boutaïb »
Si l’apport de l’attaquant international marocain ne révolutionnera pas le jeu du Havre AC, il est attendu de celui-ci qu’il donne plus d’épaisseur à un secteur offensif bien trop discret. De premiers indices seront apportés samedi 16 janvier 2021 à Amiens.

Paul Le Guen associera pour la première fois samedi 16 janvier 2021 Boutaïb (à droite) et Thiaré à la pointe de l’attaque havrais.
Cette fois, on va en savoir plus. Trois mois et quelques jours après avoir misé sur lui, Paul Le Guen va enfin pouvoir s’appuyer sur Khalid Boutaïb. Et plus globalement, sur une ligne d’attaque à deux têtes, celle sur laquelle Jamal Thiaré devrait se sentir bien moins seul. Ce secteur de jeu qui a trop souvent levé le voile cette saison sur l’impuissance du HAC à l’approche de la zone de vérité adverse. « Il ne faut toutefois pas s’imaginer que Khalid (Boutaïb) solutionnera tous nos problèmes », tempère « PLG ». « Mais on a vraiment besoin de lui, insiste Nolan Mbemba. C’est notre recrue. » Certes tardive, mais espérée précieuse.

Néanmoins, peut-être faudra-t-il se montrer patient avec l’ancien attaquant de Zamalek (Egypte). Voilà quinze mois qu’il n’a plus pris le pouls de la compétition, dix-neuf mois qu’il n’a plus fait trembler les filets. Néanmoins, le Gardois semble déjà bénéficier d’une place de choix au sein d’un groupe dont il a tenu à rester proche, même lors des déplacements. « Psychologiquement, Khalid va faire du bien. Les déplacements, il ne les a d’ailleurs pas faits parce que je lui demandais, il les a faits parce qu’il se sent bien ici. C’est quelqu’un qui est capable d’être moteur. Sur le plan du jeu, c’est joueur de pivot, un finisseur, il n’a pas peur, il attire les ballons. Il sait se positionner, s’enrouler autour des défenseurs. On sent vraiment que c’est un joueur d’expérience. »

Le Guen : « Je ne supporte pas ça ! »

Un vécu qui ne fera pas désordre dans un contexte, disons morose. Rappelons qu’en ce jour d’ouverture de la phase retour, et ce sur la pelouse d’Amiénois invaincus depuis sept matches (4v., 3n.), les Ciel et Marine ne peuvent mettre en exergue qu’un seul succès, face à Chambly (1-0, 18e j.), sur la base des dix dernières journées. « C’est vrai qu’on se retrouve avec un classement médiocre à ce stade de la saison, admet Le Guen. J’espérais mieux, bien évidemment. Il faut vite se retrouver dans une zone plus en rapport avec ce que les gens attendent. Parce qu’aujourd’hui, on a encore à craindre. Il s’agit d’être lucide et vigilant. »


Et même plus encore. Car il n’a pas échappé à l’entraîneur havrais ces gestes d’agacement au cœur de la précédente soirée, celle d’un revers devant Valenciennes (0-2). Une première cette saison, quasi indigeste. « Je ne supporte pas ça !, grogne Le Guen. Les joueurs le savent. Personne n’a le droit de faire ça. C’est grave. Quel que soit le niveau du joueur, ce n’est pas ça l’esprit collectif. Je me battrai pour lutter contre ça. »

L’orgueil parviendra-t-il ce soir à relayer un dépit naissant ? Cet état d’esprit qui a permis aux Havrais de s’imposer quatre fois à l’extérieur, sur un total de six succès, redeviendra-t-il un atout ?

« Sans ces victoires 1-0, parfois à l’arrache et à l’orgueil, on serait aujourd’hui dans une situation plus périlleuse encore, note «PLG». L’esprit de combativité, c’est un préalable pour nous. Sans ça, on est en danger. »

Une menace dont les Ciel et Marine, notamment privés d’Abdelli (cheville), devront s’écarter ce soir, et d’entrée de jeu.

Dans les travées

Le Marseillais Aké sur les tablettes

Révélée par nos confrères de La Provence, l’opportunité de s’attacher les services du jeune attaquant de l’Olympique de Marseille, Marley Aké (20 ans), est bien à l’étude du côté du Havre AC. Egalement pisté par Nîmes mais aussi par Sochaux (pour ne citer que les propositions françaises), ce joueur apparu à neuf reprises en L1, et quatre fois en Ligue des champions, a séduit Paul Le Guen. « J’aime bien ses apparitions avec Marseille. Il peut jouer pur attaquant, ou excentré gauche. J’ai échangé quelques mots avec lui, mais pour le moment, ce n’est qu’une idée. »

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mathelvin
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Posté le: 22 Jan 2021 20:31 || Sujet du message:
L’affiche est tout aussi alléchante que l’enjeu angoissant. Le Havre AC, outsider en perdition, croisera le fer samedi 23 janvier 2021 avec En Avant Guingamp, favori en détresse. Deux acteurs reversés à la course au maintien.

Sur le papier, ce face-à-face aurait pu, aurait dû être un sommet. Mais qu’on soit Havrais ou Guingampais, la paroi menant à celui-ci paraît bien trop abrupte, inaccessible même en l’état de la forme, de la dynamique du moment. Un parcours quasi identique, aux embûches bien trop nombreuses, symbolisé cette semaine par cette élimination en Coupe de France concédée à domicile par les acteurs du soir, face au Paris FC (0-1) du côté de la Porte Océane, devant Caen (1-3) dans les Côtes-d’Armor.

Placés dans la ligne de mire de Rodez, barragiste à ce stade de la saison, le HAC et l’EAG ne bénéficient plus à ce jour que d’un maigre droit à l’erreur.

« C’est compliqué de se dire qu’on joue le maintien, admet Alexandre Bonnet. Mais désormais, il faut absolument se mettre en mode survie. Ça devient capital pour nous, car lors de la dernière journée, le 18e (Rodez) est revenu à cinq points. » Et à deux longueurs des Costarmoricains (14e).

« Il ne faudra pas se cacher »

« L’équipe qui aura le plus de caractère l’emportera, poursuit le capitaine havrais, laissé au repos mardi et de retour ce soir au sein du “onze”. Il ne faudra pas s’échapper, pas se cacher. » Et ne surtout pas effacer ces contours dessinés la semaine passée à Amiens, là où certes le Havre AC dut se contenter d’un nul et vierge, mais là aussi où les Ciel et Marine ont prouvé, se sont prouvé, qu’il était possible de jouer, de menacer même, sans pour autant se mettre trop souvent en danger. « Il faut s’inspirer de ce match, insiste Paul Le Guen. Et surtout, avoir bien à l’esprit que se sont les intérêts d’un club qu’on défend. Et quand je dis “on”, j’intègre le staff. Parce que dire qu’on fait tout bien serait uniquement rejeter la responsabilité sur les joueurs. Ce que je m’interdis de faire. »

Une touche d’autocritique que l’entraîneur havrais, au risque de se répéter, pourrait en partie, en grande partie même, dédier à la qualité du recrutement, à l’image notamment du choix tourné vers cet été Quentin Cornette, impressionnant à Guingamp à l’aller (3-1), l’un des seuls matches au cours desquels le HAC parvint à inscrire plus d’un but, et relégué en tribune au retour.

Néanmoins, peut-être une recrue sauvera-t-elle ce qui peut encore l’être : Khalid Boutaïb. A la Licorne, terre de ses débuts en Ciel et Marine, l’attaquant international marocain a démontré qu’il était déjà dans le bon tempo. Associé à Jamal Thiaré, l’ancien attaquant de Zamalek (Egypte) ne pourra faire autrement que de supporter de nouveaux espoirs.

« Sa présence change pas mal de choses », se réjouit Le Guen. « Le fait de pouvoir aligner une équipe avec deux vrais attaquants doit nous permettre de retrouver de la confiance, offensivement, de la créativité, ajoute Bonnet. Jusqu’à présent, il y a eu bien trop de déchet dans le dernier geste, la dernière passe. » Un constat illustré par ce seul but inscrit lors des trois derniers rendez-vous en championnat, auxquels s’ajoute le 8e tour de Coupe de France, ce penalty réussi par Himad Abdelli face à Chambly (1-0, 19e j.).

Mais aussi par ce surplace sur la pelouse du Stade Océane, cet antre où le Havre AC n’a gratté que dix points en neuf apparitions, soit seulement deux succès pour quatre nuls (et trois revers). Un total que seuls Châteauroux (7 pts) et Pau (9) sont en droit d’envier. Suffisant pour rappeler aux Havrais, si besoin est, quel championnat ils jouent actuellement, de quel championnat il leur faut dès ce soir commencer à s’écarter.
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