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mathelvin
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Posté le: 21 Sept 2020 06:49 || Sujet du message:

Peut-être se consolera-t-on en se remémorant ces départs canon qui firent juste illusion. Peut-être... Peut-être en parallèle sentirons-nous l’inquiétude monter d’un cran à l’idée de savoir les Ciel et Marine, au sortir de ce deuxième revers, dans l’obligation d’en découdre coup sur coup en terres adverses, à Nancy (samedi), premier tombeur du Paris FC cette saison, dans la capitale s’il vous plaît (2-0), puis à... Charléty, le 3 octobre.

Après quatre journées, difficile donc, voire impossible, de se projeter sur un avenir brillant, ou sombre. Passés par un trou de souris face à Amiens (1-0), venus provoquer la réussite à Guingamp (3-1), les Ciel et Marine ont fait étalage de manques criants devant Niort (0-1), certes leader à ce stade de la saison, mais loin de coucher sur le papier des noms capables d’emmener les Chamois jusqu’au sommet. En l’état, le HAC ne s’appuie toujours pas sur ce fameux et très attendu match référence.

Alors on mettra de nouveau à la décharge des Havrais le fait d’avoir dû croquer une épaisse tranche de soirée en infériorité numérique, suite au rouge écopé par Mbemba (60e). Certes. Mais il n’en reste pas moins que l’entame de la seconde période, à onze contre onze, vit les visiteurs asphyxier les Ciel et Marine, les priver de ballon, de situations dangereuses. Un pressing, aussi haut qu’efficace, qui ne cessa de mettre dans l’embarras Gorgelin et ses défenseurs. Amorce du jeu prôné par Paul Le Guen, la relance laissa ainsi trop souvent à désirer, au mieux. Et ouvrit une partie du chemin au succès niortais.

« Cette défaite fait mal, avoue Alexandre Bonnet. C’est une grosse désillusion. Et puis, le fait de prendre ce but à la 90e est vraiment cruel. Maintenant, il faut reconnaître que les Niortais nous ont mis en difficulté. En première mi-temps, on n’a pas su trouver la faille, on est tombés dans leur jeu. »

« Nous sommes un peu fichés »

Et en termes de jeu, force est de reconnaître que Fontaine et les siens n’ont pas fait lever la foule. Quelques enchaînements, et beaucoup trop de déchet. À onze, ça ne tournait rond que très rarement, à dix, plus de son, plus d’image. « J’ai quand même le sentiment que nous sommes un peu fichés par les arbitres en ce début de saison, déplore le capitaine havrais. Ça cartonne beaucoup, le rouge sort un peu rapidement à mon avis. » Images à l’appui, peut-être effectivement Mbemba aurait pu être simplement sanctionné d’un avertissement, d’un jaune très vif, Boutoba, sur lequel l’ex-Rémois chargea avec un peu trop de virilité, ayant eu beaucoup plus de peur que de mal. Une fois le « rouge » sorti, le milieu niortais recouvra en effet soudain toutes ses sensations physiques. C’est le jeu.

« Il n’empêche qu’on doit se maîtriser un peu plus, poursuit Bonnet. Faire preuve d’un peu plus de maturité. Prendre quatre « rouges » en quatre matches, ce n’est quand même pas anodin. Je ne sais même pas si c’est déjà arrivé. Maintenant, on ne va pas se cacher derrière ça. Dans le contenu, on doit faire beaucoup mieux. » Parce que le milieu gauche sait mieux que tout le monde qu’en Ligue 2, dans le cercle des ambitieux, la période de rodage ne permet pas de jouer la prolongation. Et même si aucun des cadors annoncés ne semble actuellement prendre le large, le HAC ne parvient pas à s’installer dans le wagon de tête. Plus préoccupant, le Havre AC peine à convaincre.

Pour l’attaquant, il y a des sous, ou pas ?

Trois cent-soixante minutes de jeu et des poussières, deux rencontres sans le moindre but inscrit, deux buts, sur les quatre au compteur, offerts par un adversaire (l’Amiénois Monzango, le Guingampais Mellot), et un seul buteur dans les rangs havrais, Jamal Thiaré, auteur d’un doublé à Roudourou. Et le HAC ambitionne de se mêler à la lutte pour l’accession....
Bien évidemment lucide, Paul Le Guen ne pourra contester ce constat. Depuis des semaines, des mois même, l’entraîneur havrais cherche ainsi l’attaquant idoine. Des pistes ont été suivies, des contacts pris, mais à ce jour, le successeur de Tino Kadewere (Lyon), dont le transfert est acté depuis janvier dernier, se fait toujours attendre. Le temps imparti pour trouver la parade à ce départ, en échange de 12 M€, paraissait pourtant suffisamment long.
Mais rien ne vient. Et ce, sur fond d’incompréhension. Comme il le déclare dans nos colonnes depuis son arrivée à la tête du club doyen, le président Volpe assure qu’il ne s’agit pas d’une question d’argent. Seulement voilà, lorsque le sujet est évoqué avec Paul Le Guen, ce dernier met souvent en avant l’aspect économique d’un éventuel transfert. Alors, il y a des moyens, ou pas ? Si on peut comprendre la prudence, rapport au contexte actuel, on ne peut toutefois pas regarder les concurrents recruter sans les envier.
Il faut des actes
De Caen, par exemple, l’attaquant des Girondins de Bordeaux, Alexandre Mendy, serait proche. Et du HAC, qui s’en approche ? Une cible paraîtrait pourtant idéale, celle du Lorientais Umut Bozok. Relégué sur le banc depuis l’ouverture du championnat, entré en jeu hier à Brest à huit minutes du gong alors que les Merlus étaient menés (3-1) depuis la 62e minute, le Franco-Turc, meilleur buteur de L2 avec Nîmes en 2017-2018 (24), ne semble pas entrer totalement dans les plans de Christophe Pélissier. Mais il est cher. Et alors ? Est-ce la Ligue 1 qui est en ligne de mire ? Ou pas ?
Alors qu’il s’agisse de Bozok, sans doute actuellement peu séduit à l’idée de descendre d’une division, ou d’un autre renard des surfaces, il semble urgent d’agir. Vincent Volpe assure avoir le porte-feuille, sur le banc, Paul Le Guen ne s’y est pas installé pour que les Havrais jouent les simples trouble-fête, il faut donc maintenant des actes, forts et efficaces, avant qu’il ne soit trop tard. Avant que les Ciel et Marine ne voient les candidats s’envoler.
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Posté le: 25 Sept 2020 13:28 || Sujet du message:

Autant la semaine passée, l’urgence avait été camouflée par les deux succès signés aux dépens d’Amiens (1-0) et de Guingamp (3-1), autant à vingt-quatre heures du coup d’envoi de la cinquième journée, dans l’antre de Nancy, celle-ci remonte en première ligne. Parce qu’entre ce doublé et ce voyage en Lorraine, les Niortais sont venus refroidir l’atmosphère. Et confirmer qu’en l’état, le Havre AC ne pouvait décemment pas prétendre s’ancrer dans la partie haute du classement. Là où aucun des supposés favoris ne s’envolent réellement, même si le Stade Malherbe de Caen semble prendre position, et ce, malgré un été qui vit son organigramme bouleversé, malgré des finances exsangues avant le récent rachat du club.

Et pourtant, les Malherbistes ne perdent plus de temps, parviennent à signer un joueur du calibre de l’ex-Brestois Yoann Court, tout en se mettant concrètement sur la piste du Bordelais Alexandre Mendy. Un gage de réussite ? Non. Néanmoins, le SMC, via les moyens mis à la disposition de Pascal Dupraz, est en droit de claironner son ambition. Celle que partage l’En Avant Guingamp, déjà riche d’un effectif taillé pour impressionner, et séduit à l’idée d’injecter du sang neuf à la pointe de son attaque, sur fond de discussions avec... le Lorientais Umut Bozok.

Des paris, oui, mais ça ne suffit pas

Alors qu’en toile de fond, les déclarations de Vincent Volpe, une présidence sous laquelle le Havre AC a vu tomber dans ses caisses près de 50 M€ depuis l’été 2015, laissent grandes ouvertes les portes de l’espoir, le discours de ses techniciens, Oswald Tanchot puis Paul Le Guen, ne cesse ne mettre en exergue les contingences financières. Cet obstacle qui ne pourrait donc permettre au club doyen de se mettre en relation avec Bozok, un attaquant qui émarge à près de 50 000 € par mois chez les Merlus.

Vu de l’extérieur, l’enveloppe offerte par le président Volpe ne suffirait donc qu’à prendre des paris. Symbolisés, pour l’exercice en cours, par le fait de lancer réellement la carrière de l’ancien Monégasque Nabil Alioui, de relancer celles de Nolan Mbemba, jamais vu avec Reims la saison passée, et de Quentin Cornette, 33 matches entre juillet 2016 et mars 2019. Certes, un pari peut être gagnant, et les trois recrues citées présentent un potentiel permettant de l’être (gagnant). Mais la course à l’accession nécessite qu’elle soit également menée par des hommes au talent connu et reconnu. Des joueurs a priori calibrés, non pas pour étoffer un groupe, mais pour l’entraîner, l’inspirer. Des hommes dont l’arrivée renforcerait au sein du vestiaire l’idée que le HAC entend réellement changer de dimension.

Ces dernières semaines, ces derniers mois, des noms ont pourtant été proposés à la direction par le staff technique. Mais à dix jours de la fermeture d’un marché estival, avouons-le étrange en France comme partout ailleurs, Paul Le Guen ne s’appuie toujours sur un attaquant flambant neuf. « Je vois quand même que certains de nos concurrents se renforcent », avait récemment constaté l’entraîneur havrais. Une façon de laisser filtrer une pointe d’impatience ? Peut-être. Comme peut-être entend-il contenir celle-ci lorsqu’il affirme qu’il n’est pas question d’empiler les joueurs, de prendre pour prendre.

Seulement voilà, empiler où ? Si on parle de la ligne d’attaque, il faut actuellement prier pour que Jamal Thiaré ne se blesse pas. Car derrière lui figure le seul Godwin Bentil (19 ans). Et lorsque « PLG » estime qu’il est possible d’en appeler, en pointe, à Nabil Alioui, cela ressemble à une option par défaut. Là aussi en décalage avec une ambition quelque peu abstraite en l’état.

Un cas de Covid dans les rangs

En respect du secret médical, et bien évidemment du joueur, nous ne dévoilerons pas, avant le club, l’identité du cas concerné. Mais depuis hier, l’un des hommes de Paul Le Guen se trouve à l’isolement, et ce durant sept jours, après s’être soumis mercredi, comme l’ensemble des personnes habituées au centre d’entraînement de Soquence, à un test Covid. Test positif, « suspicion de Covid », a-t-on simplement précisé du côté du Havre AC. Un club, à l’échelle de sa section professionnelle, qui n’avait encore jamais été frappé par la pandémie.
Le joueur en question ne sera donc pas demain du voyage à Nancy. Une menace plane-t-elle sur quelques-uns de ses partenaires ? Au sortir des derniers tests, aucune crainte à avoir.
Néanmoins, puisque c’est par la voie des airs que les Ciel et Marine rallieront la Lorraine, de nouveaux tests seront effectués ce vendredi, à 14 heures. Soit peu avant l’ultime séance d’entraînement de la semaine.
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mathelvin
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Posté le: 26 Sept 2020 13:03 || Sujet du message:


Football - Ligue 2 : Paul Le Guen, l’entraîneur du HAC, hausse le ton

En marge du rendez-vous fixé samedi 26 septembre 2020 aux Ciel et Marine en terre nancéienne, l’entraîneur havrais, entre autres préoccupations, a tenu à contre-attaquer, sur le thème du mercato estival. Le ton est musclé.

Il est aux alentours de 14 h 30, quelques minutes après que les Ciel et Marine et leur encadrement se soient soumis à un nouveau test Covid, quand Yves Colleu ouvre la porte de la salle de presse afin de laisser entrer Paul Le Guen. Le numéro 2 du staff technique déclenche un large sourire. « Il y a des questions, je crois », lâche-t-il à une assistance « média » qui se limite à notre seule présence. Souriant lui aussi, « PLG » prend place, dos au panneau sur lequel sont couchés les sponsors du Havre AC. Mais son sourire cache un certain agacement. Le revers concédé la semaine passée sur la pelouse du Stade Océane, au profit des Chamois Niortais (0-1), ne serait-il pas encore totalement digéré ? Possible. « J’ai la sensation qu’il y a un discours de circonstance en raison de cette défaite, lance Le Guen. D’accord, nous n’avons pas été très bons, mais moi, j’ai revu les images du match, et il y a deux penalties en notre faveur qui ne sont pas sifflés. C’est incontestable. »

Le ton devient sec, en tout cas beaucoup plus musclé que la contestation de ses joueurs lorsqu’il fallut demander des explications à M. Landry, l’arbitre de ce HAC-Niort. Personne, à chaud, ne prit cette responsabilité. Alors bien évidemment, dans la foulée de ce premier accident à domicile, aucun autre discours ne pouvait être tenu, par les observateurs, que celui ayant trait au mercato, à ce besoin d’enrôler un attaquant nouveau, à cette prudence lorsque se présente une opportunité, un nom ronflant sur le papier, du moins à l’échelle de la Ligue 2. Parce qu’en ce samedi de cinquième journée, et à neuf jours de la fermeture du mercato, la quête est au point mort.


Lekhal et Meras mis en garde

« J’ai l’impression que vous nous faites passer pour des amateurs, lance Le Guen. Mais on n’est pas des amateurs ! » Une offensive en forme de contre-attaque, suite au sujet paru vendredi 25 septembre dans nos colonnes, sous le titre : « Mais que fait le HAC ! ». « On parle de Caen dans cet article, poursuit l’entraîneur havrais. Mais la saison dernière, on était devant les Caennais, alors qu’ils avaient un gros effectif. Là, nous n’avons que deux points de retard sur eux. On parle d’Umut Bozok (NDLR : l’attaquant lorientais est pisté par Guingamp), d’Alexandre Mendy (NDLR : le Bordelais est sur les tablettes de Caen). Mais ces deux joueurs, ce sont des solutions miracles ? Et si elles ne l’étaient pas ? Je vais vous dire. Ces deux joueurs, on nous les a proposés, mais leur salaire n’est pas pour nous. »

Revient donc sur la table les moyens offerts par le président Volpe à son entraîneur-manager. Que l’on sait maintenant, comme ils l’étaient les saisons précédentes, réellement limités. « Il faut avoir une attitude responsable, j’essaye donc d’avoir un discours ambitieux, mais raisonnable, martèle Le Guen. Oui, on cherche, mais si on ne trouve pas, ce sera sans regret. Ce qu’on fait n’est pas honteux ! Une montée, ça ne s’achète pas. Et puis très honnêtement, ce n’est pas ce qui me préoccupe le plus actuellement. »

Son irritation du moment, il la dédie également à deux hommes de son groupe, deux éléments majeurs, deux joueurs là, mais pas tout à fait. À savoir Victor Lekhal et Umut Meras. Au point que l’international algérien, hors du coup face à Niort, ne s’envolera pas demain matin pour Nancy. « Le vrai renfort, ce serait d’avoir un bon Victor, affirme Le Guen en haussant encore un peu plus la voix. Le vrai renfort, ce serait d’avoir un bon Umut (NDLR : le Turc est du déplacement en Lorraine). Avec eux, je peux vous assurer qu’on a une équipe capable d’être dans les cinq premiers, peut-être même dans les deux premiers. Si Victor n’est pas au top, vous croyez que c’est de ma faute ? Celle du club ? Non ! Et vous pensez que ça me fait plaisir de le laisser à la maison ? Non ! Maintenant, c’est au club de leur dire vous restez et vous travaillez. On a été à l’écoute, Victor nous a dit qu’il voulait partir (NDLR : vers l’Arabie saoudite), ça n’avance pas. Umut a eu des offres auxquelles il ne souhaite pas donner suite. Alors maintenant, ça suffit ! Il faut que les choses soient claires. Voilà vraiment ce qui me préoccupe actuellement. »

Un tracas auquel s’ajoutent la suspension (deux matches) de Nolan Mbemba, la blessure de Hervé Bazile (cheville) et ce virus qui oblige Fernand Mayembo à un confinement d’une semaine. Sur la pelouse de Marcel-Picot, les cartes seront ainsi redistribuées en défense comme au milieu. En attendant qu’elles puissent l’être sur le front de l’attaque. Enfin, peut-être...

À Nancy, ça rame toujours
Aux portes de la Ligue des Champions en mai 2008, tombée en Ligue 2 cinq ans plus tard, l’AS Nancy-Lorraine, malgré un aller-retour express au cœur de l’élite (2016-17, 19e), ne parvient pas à redécoller.
3. À l’instar d’Auxerre, de Sochaux et du HAC, le nom et le passé suffisent, au minimum, à faire de Nancy l’un des outsiders sur la ligne de départ. Seulement voilà, le club lorrain, désormais dans l’ombre de son meilleur ennemi, le FC Metz, peine à sortir de la nasse. Au coup d’envoi de l’exercice en cours, les Lorrains ont ainsi tourné le dos à trois saisons bien ternes, à tel point que le piège fut sur le point de se refermer au printemps 2018, quand gonfla le risque d’un barrage, version relégation (17e). En 2018-19, l’ASNL boucla sa saison à une modeste quatorzième place, en mars dernier, lorsque tout s’arrêta net, le club au chardon végétait en douzième position.
4. Financièrement, là aussi, ça coince. À la tête de l’AS Nancy-Lorraine depuis 1994, le président Rousselot peine en effet de plus en plus à maintenir à flot un club dont le déficit s’élève à 4 M€, ou presque, à chaque fin de saison. Alors depuis quelques années, l’ASNL est à vendre. Seulement, ça ne se bouscule pas. Si une soixantaine de contacts ont été pris, seules quatre offres, venues de Russie, de Chine, des États-Unis et de City Football Group, finalement repreneur de Troyes, ont débouché sur des négociations concrètes. En vain.
3. Cet été encore, Nancy, dont la masse salariale est encadrée par la DNCG, a donc dû se serrer la ceinture, limitant son mercato à trois recrues. Sur le marché des transferts, l’ASNL s’est ainsi tournée vers les divisions inférieures, Laval (N1), pour y signer Latouchent, et Épinal (N2), pour y recruter Biron. Et puisque rien n’est facile à Nancy, le seul joueur d’expérience arrivé sous les ordres de Jean-Louis Garcia, à savoir Merghem, prêté par Guingamp, s’est sérieusement blessé lors de la préparation (rupture des ligaments croisés). L’entraîneur nancéien espérait un instant s’assurer les services de l’ex-Havrais et Ajaccien Ghislain Gimbert, revenu d’Umraniyespor (Tur, D2), mais financièrement, le dossier n’a pu aboutir à un accord. Gimbert a finalement rejoint Le Mans (N1).
3. Malgré la difficulté à recruter, voire l’impossibilité, Nancy s’appuie toutefois à sa pointe sur l’actuel meilleur buteur du championnat, Biron, tout droit sorti de N2 (Épinal). Là où il n’a fait mouche qu’à trois reprises en 2019-20, mais déjà crédités de... trois réalisations en L2, dont un doublé face à Guingamp (2-2, 2e j.). Un attaquant qui semble donc se révéler, lui qui est actuellement associé au jeune Triboulet (21 ans), de retour d’un prêt en D3 belge (Virton), où il n’eut qu’une seule fois l’occasion de s’exprimer. Offensivement, Nancy, privé de l’ancien Havrais et Niortais Dona Ndoh (blessé, 1 but la saison passée), n’a ainsi d’autres choix que de jouer l’effet de surprise.
1. Peut-être le puzzle commence-t-il toutefois à prendre forme. Après un faux-départ, marqué par deux revers devant Amiens (0-1, 1re j.) et Niort (0-1, 3e j.), deux couacs entrecoupés d’un nul face à Guingamp (2-2, 2e j.), Nancy s’est en effet inscrit comme la première écurie de L2 à faire tomber le Paris FC (2-0), samedi dernier à Charléty.

CE SOIR À 19 HEURES

Arbitre : M. Delpech.
Absences : Dona Ndoh, Merghem, Valette, Constant, Bassouamina (blessés), Nguessan, Lefebvre, Fischer, Bondo (choix) à Nancy ; Mbemba (suspendu), Lekhal, Dzabana (choix), Bazile (cheville), Mayembo (malade) au Havre AC.
NANCY : 16. Sourzac - 18. Karamoko, 22. Séka (cap), 3. El Kaoutari, 23. Ciss - 5. Haag, 24. Akichi -
7. Biron, 10. Bassi, 11. Bertrand - 21. Triboulet
Remplaçants : 33. Giagnorio (g), 27. Latouchent,
4. S. Coulibaly, 15. Rocha, 20. Nguiamba, 17. O. Cissokho, 19. Barka
Entraîneur : Jean-Louis Garcia
HAVRE AC : 1. Gorgelin – 26. W. Coulibaly, 4. Ersoy, 6, Basque, 12. Ben Mohamed – 33. M. Fofana, 7. Fontaine (cap) – 11. Cornette, 8. Abdelli, 9. Alioui – 14. Thiaré
Remplaçants : 30. Y. Fofana (g), 19. Y. Coulibaly,
27. Gibaud, 3. Meras, 34. Mahmoud, 17. Bonnet,
35. Bentil
Entraîneur : Paul Le Guen

Dans les travées

Avec Fofana au milieu, ou pas ?

Fernand Mayembo malade, Victor Lekhal écarté, Nolan Mbemba suspendu. Trois des onze joueurs présents face à Niort (0-1) suivront donc de loin le débat du soir. Alors quelle équipe donnera la réplique aux Nancéiens sur les coups de 19 heures ? En défense, Ertugrul Ersoy signera son retour. Mais à ses côtés, qui ? Romain Basque, sans doute. Mais pourquoi pas Pierre Gibaud ? Ce qui permettrait à l’ex-Grenoblois de revenir réellement en scène, et à Basque de reprendre place un cran plus haut, associé qu’il serait à Jean-Pascal Fontaine, voire à Mamadou Fofana. Au cas où Basque conserverait son poste au centre de la défense, là où il s’impose depuis l’ouverture de la saison, Fofana (20 ans) pourrait en effet recevoir ses premiers galons de titulaire. A noter enfin au sein des «18» la première apparition de Yacouba Coulibaly, revenu au printemps d’un prêt au Paris FC.
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mathelvin
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Posté le: 27 Sept 2020 07:58 || Sujet du message:

Il attendait cela depuis longtemps, depuis que son mollet, déchiré durant la préparation, l’autorisa à retrouver sa place sous les ordres de Paul Le Guen. Alors hier au coup d’envoi, ce fut un petit événement pour l’ex-Grenoblois Pierre Gibaud, associé au cœur de la défense au Turc Ertugrul Ersoy, de retour après trois matches vécus à l’écart du groupe. Soit le duo avec lequel « PLG » aurait souhaité ouvrir la saison. Une doublette qui a tenu toutes ses promesses à Marcel-Picot.

Une première titularisation donc pour Gibaud, mais visiblement, celle-ci ne suffisait pas à son bonheur. Le néo-défenseur havrais, recrue d’expérience de l’été (32 ans), ponctua en effet ces premières quatre-vingt-dix minutes en héros du soir. Non seulement, il signa une prestation sans accroc, mais à la 66e, d’un coup de tête venu prolonger au premier poteau un corner de Cornette, il offrit aux Ciel et Marine le but et les points du succès. Une entrée parfaite dans un « onze » qui put ainsi effacer l’échec concédé une semaine plus tôt face à Niort (0-1). Un coup de boule gagnant qui permet au HAC de doubler la mise en terres adverses, après un succès scellé à Guingamp (3-1, 3e j.).

Le salut vint ainsi d’un coup de pied arrêté botté à la perfection par Quentin Cornette, certes peu inspiré hier, mais décisif. Et ce, au cours d’une soirée qui vit les Havrais repousser, sans jamais être acculés, les rares vagues nancéiennes, solides qu’ils ont été dans toutes les lignes.

Une seule frayeur

Un bloc, un vrai, avec pour seul bémol cette agressivité débordante dont fit preuve Ayman Ben Mohamed à la 13e, une charge par-derrière qui ne lui valut qu’un « jaune ». Passé proche du « rouge », l’international tunisien allait néanmoins par la suite se maîtriser, et pour la deuxième fois en cinq journées, le Havre AC en terminait à onze contre onze. Non sans une grosse frayeur, la seule en cette soirée lorraine, quand Barka trouva le dessus de la transversale (89e).

Un brin de réussite que les hommes de Le Guen n’avaient toutefois pas volé. Ils semblèrent objectivement un cran au-dessus des Nancéiens du début à la fin, sans pour autant imposer une réelle pression. Mais ils laissaient à penser qu’à la moindre accélération, la différence pouvait être faite. En première période, Thiaré en eut ainsi l’occasion, mais le ballon qu’il reprit de la tête arriva droit dans les gants de Sourzac (23e). Ce même Sourzac qui barra la route du but à Basque, impressionnant hier soir pour son retour au cœur du jeu, d’une sortie incisive et, avouons-le, limite (34e).

Sans doute soucieux de jouer en costauds, les Havrais donnaient parfois l’impression de ne pas prendre suffisamment de risques. Même si Abdelli régalait de temps à autre les 5 000 spectateurs (Nancy avait obtenu une dérogation pour 500 tickets de plus), même si Thiaré, comme à son habitude, sprintait plein axe, à droite, à gauche, les occasions nettes se faisaient attendre. Offensivement, personne ne pourra nier que l’ensemble paraît encore léger. Mais en ce soir de victoire, qu’importait ce constat. Via Gibaud, le réalisme qui avait fait tant de dégâts au Roudourou deux semaines plus tôt venait de faire une nouvelle victime. Et samedi, c’est sur la pelouse du Paris FC, où Nancy s’était imposé la semaine passée (2-0, 4e j.), qu’il faudra aux Ciel et Marine épaissir un peu plus leurs capacités à voyager. À marquer. À gagner.

Les notes : Gorgelin (5,5), W. Coulibaly (5,5), Gibaud (7),

Ersoy (6,5), Ben Mohamed (5,5), Fontaine (5,5), Basque (7,5), Cornette (5), Abdelli (6,5), Meras (5,5), Thiaré (5,5).

À NANCY, LE HAC BAT NANCY 1 À 0 (0-0)
Arbitre : M. Delpech. Spectateurs : 5 000.
But pour le HAC : Gibaud (66e).
Avertissements à Nancy : Biron (37e), Bassi (37e) ;
au HAC : Ben Mohamed (13e), Cornette (40e).
NANCY : Sourzac - Karamoko, Séka (cap), El Kaoutari, Ciss - Haag (Latouchent, 85e), Akichi (Rocha, 67e) – Biron, Bassi, Bertrand (O. Cissokho, 67e) - Triboulet (Barka, 78e).
Remplaçants : Giagnorio (g), S. Coulibaly, Nguiamba.
Entraîneur : Jean-Louis Garcia.
HAC : Gorgelin - W. Coulibaly, Gibaud, Ersoy, Ben Mohamed - Fontaine (cap), Basque - Cornette (Mahmoud, 72e), Abdelli (Bonnet, 90e), Meras (Alioui, 90e) - Thiaré (Bentil, 90e).
Remplaçants : Y. Fofana (g), Y. Coulibaly, M. Fofana.
Entraîneur : Paul Le Guen.
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mathelvin
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Posté le: 28 Sept 2020 07:21 || Sujet du message:

Certes un peu verts, un peu tendres, les offensifs nancéiens, bourrés de vitalité, d’audace, d’envie, reprendront ce lundi l’entraînement avec la sensation de ne jamais avoir pu fissurer le système défensif des Ciel et Marine. De ne jamais avoir eu la possibilité de réellement défier Mathieu Gorgelin. Hermétiques et réalistes, les hommes de Paul Le Guen ont donc logiquement forcé les portes d’un troisième succès (1-0). Et laissé apparaître, défensivement parlant, un puzzle au dessin de plus en plus précis. Non sans que trois des joueurs alignés à Marcel-Picot ne posent une empreinte un peu plus profonde que les autres. Un trio qui change la donne.

Gibaud et les « Bernardo »

Samedi soir, on vit ainsi pour la première fois associés, en Ligue 2, Ertugrul Ersoy, suspendu face à Amiens et Guingamp, malade au soir de la venue de Niort, et Pierre Gibaud, jamais vu au coup d’envoi jusqu’alors. Une charnière inédite, celle imaginée par Paul Le Guen avant que l’ex-Grenoblois ne se blesse début août (mollet). Un duo qui devrait se greffer au décor.

Ersoy, excellent à Troyes avant qu’il ne dégoupille (expulsé à la 53e), a en effet quitté Nancy avec le sentiment d’un devoir très bien accompli, à l’exception d’une ou deux sautes de concentration sans conséquence. Quant à Gibaud, auteur du but de la victoire, son tout premier depuis cinq ans et dix mois (Sochaux-Clermont), il ne pouvait espérer plus belle entrée sur le devant de la scène.


« J’ai essayé de rendre une copie propre, tout s’est passé naturellement, confie-t-il humblement. Au final, ç’a été une belle soirée pour tout le monde. On a fait un vrai match de L2, on s’est comportés comme des gars qui allaient à Nancy pour gagner. Alors bien sûr, on aurait pu y mettre un peu plus de folie, mais avant de se permettre ça, trouvons un réel équilibre défensif. » Outre leurs capacités à tenir leur poste sans plier, Ersoy et son nouveau complice ont également apporté ce caractère, totalement absent une semaine plus tôt lorsqu’il fallut demander quelques explications au corps arbitral sur les actions litigieuses. A Nancy, le Turc et Gibaud se sont ainsi empressés de mettre un zeste de pression sur l’homme, non pas en noir, mais en jaune, lorsqu’un de leurs partenaires se retrouvait au sol, lorsqu’une décision leur semblait injuste.

« J’ai effectivement donné de la voix, confirme Gibaud. Ça faisait longtemps et ça fait du bien ! Et puis j’aime bien aller voir les arbitres, discuter, protester parfois. Il faut leur montrer qu’on est là. Si ça peut rapporter un point, un but, dans la saison, c’est déjà ça de pris. Mais surtout, c’est entre nous qu’il faut se parler sur le terrain. Il ne faut pas qu’on ait une équipe de “Bernardo”, sinon on n’avancera pas. »

Muet comme le serviteur de Zorro, Romain Basque ne l’est pas non plus. Impeccable lors des quatre premières journées en qualité de défenseur axial, il fut tout simplement impressionnant samedi dans un rôle de véritable patron du milieu. L’ex-joueur de QRM a fait étalage d’un volume de jeu à la hauteur de sa forme du moment. Se présentant comme une option prioritaire dans un secteur de jeu où manquaient samedi Nolan Mbemba (suspendu) et Victor Lekhal (écarté).

En 90 minutes, la concurrence au poste a donc pris une dimension nouvelle. Tout comme le prend le statut du natif de Dieppe, sur le point d’entrer, si ce n’est déjà fait, dans le cercle réservé aux premiers rôles, celui après lequel il court depuis l’été 2018 et son arrivée au HAC. Avec lui, Ersoy et Gibaud, mais pas que, auront donc de nouveau un rôle primordial à jouer, samedi, sur la pelouse du Paris FC.
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stealbox
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Posté le: 29 Sept 2020 14:37 || Sujet du message:
Salut tout le monde, je sais bien que dans ce topic on ne doit pas faire de commentaire mais je ne vois pas où poser cette question ailleurs : a quelle heure se tient l'émission "club foot" ou "club HAC" sur tendance ouest le mardi?
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Tyrrannor
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Posté le: 29 Sept 2020 14:52 || Sujet du message:
stealbox a dit :
Salut tout le monde, je sais bien que dans ce topic on ne doit pas faire de commentaire mais je ne vois pas où poser cette question ailleurs : a quelle heure se tient l'émission "club foot" ou "club HAC" sur tendance ouest le mardi?

C'est un podcast posté le mardi sur la chaine youtube de tendance ouest et le site
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mathelvin
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Posté le: 02 Oct 2020 19:43 || Sujet du message:

Tous les jours, il est là. Appuyé sur la main courante, d’une grande discrétion, un smartphone à la main. Un mot de temps en temps, un regard et quelques vidéos qu’il ne se contente pas de classer dans la rubrique « souvenirs ». Lui, c’est Emre Kurubas. Il pourrait être observateur, recruteur, agent. Mais non. C’est un coach, expert en fitness et en nutrition. Le coach personnel d’Ertugrul Ersoy. L’homme qui gère tous les faits du défenseur havrais, qui suit à la trace tous les gestes de l’international (1 sélection). Depuis la reprise de l’entraînement, en juin, Kurubas vit en effet 24h/24 avec Ersoy. « Il surveille même mon sommeil », précise le joueur au maillot floqué du numéro 4, dont le look ne se limite pas à un crâne désormais rasé. L’ex-capitaine de Bursaspor, un brin rondouillet la saison dernière, se présente aujourd’hui affûté comme jamais. « Je ne suis plus le même, c’est vrai. J’ai voulu changer, car je veux repartir de zéro. Avec mon coach, tout ce que je mange est pesé et en dehors des entraînements, il me fait travailler. Il vit chez moi. »

Une communauté qui lui fait du bien

Chez lui, Ersoy a ainsi monté de toutes pièces sa salle de musculation. « L’argent que je gagne doit servir à me faire progresser. Depuis que mon coach est là, j’ai retrouvé ma volonté, je me sens en excellente forme. » Et en bonus, Kurumas, via les vidéos, débriefe certaines séances d’entraînement avec son poulain. « Il fallait vraiment que je change certaines choses, admet Ersoy. L’an dernier, quand j’ai signé au HAC, j’étais encore traumatisé par ce que j’avais vécu à Bursa. J’étais le capitaine de l’équipe, et j’ai payé pour notre mauvaise saison. Il y avait tellement de problèmes, à l’intérieur et à l’extérieur du club. En arrivant ici, j’étais triste, je n’arrivais pas à effacer cette période difficile. »On l’oublierait presque, mais il n’avait que 22 ans lors de ses premiers pas au centre d’entraînement de Soquence. « Je me sentais tellement seul au début... Tous ces changements... Ça m’a fait un choc. Je suis arrivé très tard, quand j’ai pu jouer, il y avait déjà eu six journées de championnat, mon adaptation a donc été très compliquée. Heureusement, j’ai pu faire connaissance avec les gens de la communauté turque du Havre. » Une communauté au sein de laquelle une figure se détache, celle de Suleyman Kuzuluk, patron de l’Alanya, un restaurant de l’avenue du Bois au Coq. Un proche d’Umut Meras, l’homme qui a accepté de jouer pour nous le rôle d’interprète.

« Je sentais venirles larmes »

« Et aujourd’hui, sourit Ersoy, je me sens vraiment très bien ici. Déjà, la saison dernière, j’avais l’impression d’être beaucoup mieux après la trêve. Mais il y a eu le Covid et j’ai dû repartir en Turquie. Mais à mon retour, je me sentais bien, plus tranquille. Et là, je pense mettre enfin en place mon football. » Non sans un premier couac, ce rouge pris à Troyes dès la 53e minute de la première journée, une charge aussi étrange qui musclée à soixante-dix mètres du but de Gorgelin.

« Je voulais tant me racheter de la saison dernière que, dès ce premier match, j’ai voulu montrer qui était le vrai Ersoy. Et mon envie a débordé. Une fois au vestiaire, mes nerfs étaient près de lâcher, je sentais venir les larmes. Mais c’est oublié maintenant. » Néanmoins, le Turc sait qu’il n’est jamais à l’abri d’un bug de quelques secondes, en termes de concentration. Cela n’a d’ailleurs pas échappé à Pierre Gibaud, son associé en défense centrale. « Quand je sens qu’il laisse son cerveau de côté, je suis là pour lui tirer les oreilles », confie l’ancien Grenoblois. Avec lequel Ersoy forme un duo qui tend à devenir un maillon fort du dispositif havrais.

De retour samedi dernier à Nancy, après avoir dû purger deux matches de suspension et faire l’impasse sur la réception de Niort (malade), « Eto » (son surnom) a signé à Marcel-Picot une prestation en accord avec sa volonté de revenir au niveau qui avait fait de lui un joueur lancé en D1 turc à seulement 17 ans, puis un international. « Je souhaite jouer un vrai rôle cette saison, c’est pour ça que j’essaie de mettre tous les atouts de mon côté. Aujourd’hui, je n’ai plus aucune excuse. » Ce soir sur la pelouse du Paris FC, à l’occasion de son vingt-troisième match en ciel et marine, Ersoy tentera ainsi d’aiguiser un peu plus encore cette réputation de défenseur intraitable dont il trace peu à peu les premiers contours.
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mathelvin
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Posté le: 03 Oct 2020 12:45 || Sujet du message:

Sixième journée et quatrième déplacement pour des Ciel et Marine auxquels sera offerte ce soir la possibilité de s’ancrer dans la partie haute du classement.

LE MÊME « ONZE » ?

OUI. C’est sans surprise que Paul Le Guen reconduira, au coup d’envoi, les hommes qui avaient été alignés la semaine passée à Marcel-Picot. Antre de l’AS Nancy-Lorraine et du troisième succès des Ciel et Marine (1-0), le deuxième à l’extérieur. Là où, pour la deuxième fois seulement, c’est à onze que le Havre AC put lutter jusqu’au coup de sifflet final. Pas de « rouge », donc pas de suspension toute fraîche (Mbemba purgera son deuxième et dernier match ce soir). En revanche, « PLG » a procédé à deux retouches sur son banc, d’où disparaissent pour l’occasion Y. Coulibaly (choix) et Alioui, de nouveau gêné par ses adducteurs. Ecarté la semaine passée, Lekhal, dont le départ devient de plus en plus hypothétique, revient donc sur la feuille de match, tout comme Touré, de retour de suspension (expulsé avec la « B » le 12 septembre). Bazile ? Il n’a toujours pas quitté l’infirmerie (cheville).

PLUS À L’AISE À L’EXTÉRIEUR ?

OUI. Cette étape sur le terrain de l’actuel dauphin des Chamois Niortais pourrait faire trembler. Mais non. D’une part, si le Paris FC n’a laissé que des miettes à ses trois premiers adversaires (Chambly, Valenciennes et Amiens), c’est la défaite qui a sanctionné sa dernière apparition à Charléty (0-2 face à Nancy). Et d’autre part, loin du Stade Océane, les Ciel et Marine se présentent comme de coriaces visiteurs. À Troyes, il a en effet fallu que Fontaine et les siens soient réduits à neuf pour qu’ils finissent par craquer (0-2). À Guingamp, le réalisme et le talent de Gorgelin ont fait couler un cocktail détonnant (3-1). Enfin à Nancy, leur solidité permit d’attendre patiemment le coup de pied arrêté victorieux (1-0). Un constat ? Loin du Stade Océane, les manques en termes d’animation offensive se font plus discrets. « Pourtant, note Romain Basque, le coach tient à ce qu’on joue de la même façon à l’extérieur qu’à domicile. Il veut qu’on se lâche. Maintenant, chez nous, peut-être qu’on laisse plus d’espaces, donc plus de chances à l’adversaire de nous tuer. » « Ce n’est pas parce que ce n’est pas un festival offensif qu’on ne joue pas », ajoute Le Guen.

PATRONS, ÊTES-VOUS LÀ ?

OUI. « On a souvent été trop gentils, mais à Nancy, on a montré qu’on était là. » Romain Basque l’a lui aussi ressenti. Enfin les Ciel et Marine semblent disposer de ce caractère qui a tant manqué les saisons passées. Basque, mais aussi Gibaud et Ersoy ont ainsi donné le ton lors de la précédente journée, et très certainement ces trois hommes assumeront de nouveau ce soir le rôle des patrons. « Et du caractère, poursuit le milieu de terrain havrais, il en faudra, car le Paris FC joue beaucoup sur l’impact physique. »
« Avant Nancy, on a beaucoup insisté sur le caractère, confie Le Guen. Et ça fait du bien de pouvoir s’appuyer sur des joueurs qui nous apportent une réelle fraîcheur mentale. C’est même indispensable. Car le HAC ne doit plus être une équipe qui joue en réaction, mais une équipe qui impose, comme nous l’avons fait à Nancy. »

ET LE MERCATO, DU NOUVEAU ?

NON. En marge de l’affiche du jour, le mercato d’été reste bien évidemment un sujet d’actualité. Mais plus pour longtemps. Lundi à minuit, il sera trop tard. Alors, ça bouge ? Toujours pas. Ni dans le sens des arrivées, ni dans celui des départs. « Je n’ai pas grand-chose à dire sur le sujet, admet Le Guen. Si ce n’est que cette semaine, j’ai répondu à pal mal d’agents qui me proposaient des joueurs inférieurs à nos jeunes. On va voir ce qu’il se passe dimanche et lundi, car c’est là, après les résultats du week-end, que tout va s’accélérer. »

CE SOIR À 19 H AU STADE CHARLÉTY À PARIS
Arbitre : M. Thual.
Absences au Paris FC : Name, Bamba (suspendus), Gakpa (reprise), Diaby Fadiga (opération), Mandouki, Hadjam, Ellé Essouma (blessés), Maisonnial, Sila (choix) ; au Havre : Mbemba
(suspendu), Alioui (adducteurs), Bazile (cheville), Y. Coulibaly, Dzabana (choix), Mayembo (malade).
PARIS FC : 1. Demarconnay - 13. Belaud, 19. O. Kanté (cap), 18. Y. Ndiaye, 29. Hanin -
8. Kikonda, 12. Nomenjanahary, 11. F. Martin - 10. Pitroipa, 7. Laura, 20. J. Lopez.
Remplaçants (à choisir parmi) : 30. Nkambadio (g), 2. Abdi, 27. Campanini, 17. Gambor,
25. Pembelé, 24. Koffi, 21. Guilavogui, 33. B. Camara, 6. Arab.
Entraîneur : René Girard.
LE HAVRE AC : 1. Gorgelin - 26. W. Coulibaly, 27. Gibaud, 4. Ersoy, 12. Ben Mohamed -
7. Fontaine (cap), 6. Basque - 11. Cornette, 8. Abdelli, 3. Meras - 14. Thiaré.
Remplaçants : 30. Y. Fofana (g), 36. I. Touré, 22. Lekhal, 33. M. Fofana, 34. Mahmoud,
17. Bonnet, 35. Bentil.
Entraîneur : Paul Le Guen.

Dans les travées

Mayembo devraattendre
Testé positif au Covid-19 soixante-douze heures avant le déplacement à Nancy, et depuis contraint au confinement, Fernand Mayembo, dont l’état de santé rassure Paul Le Guen, restera à l’isolement durant quelques jours encore, comme le lui a conseillé le médecin du club.

La « B » frappée par le Covid

Au centre de formation, les conséquences du virus se font de nouveau ressentir. Plusieurs cas positifs ont en effet été recensés dans les rangs de la réserve du HAC, suffisamment pour que la rencontre de ce jour, face à Oissel, soit reportée. Et ce, pour la deuxième fois, puisque les deux équipes auraient dû en découdre lors de la première journée, match qui avait déjà été reporté en raison de l’épidémie. À noter que les joueurs testés positifs sont tous «externes», ce qui n’impose pas la fermeture de la Cavée Verte.

Les Chamois peuvent s'échapper

Niort pourrait renforcer sa première place ce samedi, durant laquelle plusieurs de ses poursuivants vont s'affronter. En ouverture à 15 h, Toulouse, relégué la saison dernière et fragile 14e, voudra confirmer contre Troyes (5e) sa première victoire de la saison, obtenue le week-end dernier contre Auxerre (3-1), et poursuivre sa remontée vers le haut du tableau. La 6e journée réserve aussi une affiche entre deux anciens pensionnaires de Ligue 1, Caen (8e) relégué à la fin de la saison 2018-2019 et Amiens, qui a quitté l'élite cet été et vient d'écarter son entraîneur slovène Luka Elsner après un début de saison décevant (15e avec 5 points en 5 matches).
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mathelvin
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Posté le: 04 Oct 2020 19:50 || Sujet du message:

Et il ne reste qu’un peu plus de vingt-quatre heures pour ajuster le tir... Pour étoffer, renforcer une équipe branchée sur courant alternatif, capable de refroidir les Guingampais au Roudourou (3-1, 3e j.), mais aussi d’exploser, comme ce fut hier le cas Porte de Gentilly. Vingt-quatre heures pour trouver, au minimum, un attaquant, sans lequel le Havre AC ne pourra prétendre jouer les premiers rôles, sans lequel Thiaré finira par voler en éclats, tant physiquement que mentalement.

Justement, ce mental, celui des conquérants, que les Havrais avaient exposé une semaine plus tôt à Nancy (1-0), leur a joué hier un bien vilain tour. Pas d’envie, pas de rythme, pas d’idée. Et encore une fois, une animation offensive plus que discrète, à l’image de la prestation on ne peut plus modeste de Cornette à droite, de Meras à gauche. D’occasions nettes au crédit du Havre AC, il n’y en eut ainsi que deux, via Thiaré lors du premier acte, d’une frappe trop enlevée (18e), puis Bentil, d’un coup de tête que Demarconnay détourna au prix d’une superbe horizontale (71e). Et puis, c’est tout. C’est peu. C’est triste...

Pas le moindre signe de révolte

Paul Le Guen avait pourtant pris l’option d’aligner, au joueur près, les récents tombeurs de Nancy. Mais de son banc, il ne vit que leur ombre. Des fantômes. Certes, en première période, l’écart avec le Paris FC ne paraissait guère flagrant. Par séquences, les hommes de « PLG » donnaient même l’impression d’évoluer un ton au-dessus. Mais qui pour concrétiser cette timide domination ? Eh bien personne. Les vaguelettes ciel et marine n’obligeaient jamais les défenseurs du PFC à bondir en arrière, trop tranquilles qu’ils ont été en cette sixième soirée de Ligue 2.

Alors bien sûr, peut-être les Havrais se retrancheront-ils derrière ce but « casquette » concédé peu après la demi-heure de jeu, inscrit par Abdi entre Ersoy et Gorgelin (33e). Peut-être... Mais oseront-ils ? Parce qu’après cette ouverture du score, l’idée d’une réaction, intense, ne leur traversa jamais l’esprit. Que c’était mou... On se dit alors que la mi-temps, au débriefing sans doute musclé, changerait la donne. Et que des Havrais remontés reviendraient sur le pré. Encore raté. Dès le début de la seconde période, c’est le PFC qui prit l’initiative, qui imposa son rythme. Les Ciel et Marine, eux, pressaient dans le vide, avant d’y tomber, lorsque J. Lopez dévia au fond des filets de Gorgelin une frappe d’Abdi (2-0, 56e).

Ce deuxième coup de fouet allait-il être le bon ? Non... Si Le Guen joua le tout pour le tout à la 60e, d’un triple changement (entrées en jeu de Bonnet, Mahmoud et Bentil), la révolte se fit toujours attendre. Mais pas la sanction. J. Lopez, encore lui, ajusta en effet tranquillement Gorgelin à la 77e (3-0). Pour une addition cette fois indigeste, sans qu’il n’y ait quoi que ce soit à redire. Tristes, Fontaine et ses partenaires ne méritaient rien d’autre que cette punition.

Alors oui, il ne reste qu’un peu plus de vingt-quatre heures avant d’agir sur le marché des transferts. Car si Paul Le Guen reste convaincu d’être suffisamment armé, il ne peut nier que le bilan, à ce stade de la saison, est au mieux moyen. Soit une cadence, même dans un championnat annoncé plus homogène que jamais, qui ne permettra même pas de se positionner en un sérieux outsider. Et sur ce qu’ont montré hier les Ciel et Marine, déjà inquiétants face à Niort (0-1, 4e j.), peut-être serait-il utile de ne pas limiter la quête de dernière minute au seul attaquant. Le classement du moment (11e) en est peut-être la preuve la plus fiable.

Les notes du HAC : Gorgelin (5), W. Coulibaly (4), Gibaud (4,5), Ersoy (4,5), Ben Mohamed (4), Fontaine (4), Basque (5), Cornette (4), Abdelli (4), Meras (4), Thiaré (4,5).

« Un sentiment d’impuissance »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « J’ai juste envie de me taire... Ils ont été deux fois meilleurs que nous. On a fait illusion, pendant une demi-heure à peu près, à travers du jeu, une possession, mais ça ne débouchait pas sur grand-chose. Le foot, c’est aller dans les zones où c’est dur. C’est la première fois que ça arrive cette saison, j’ai vu des gestes de dépit, et pour un coach, c’est désagréable. On doit être content de jouer au foot, de se battre pour son partenaire. J’ai essayé de changer plus tôt que prévu, mais... Les choses nous ont échappé, on a un sentiment d’impuissance parce qu’on ne peut pas faire autrement. Le mercato ? Je n’ai pas attendu ce match pour me rendre compte de certaines choses. Là, je ne me plains de rien, sinon de notre manque de réaction. On s’est fait marcher dessus, sans répondre. »

Romain Basque (milieu de terrain du HAC) : « C’est une soirée très difficile. Rien n’a fonctionné. Il faut être honnête. On peut perdre, mais pas de cette façon, pas en l’acceptant. Je ne sais pas combien d’occasions on s’est créé, mais pas beaucoup. On va voir maintenant si cette gifle va nous servir, ou nous faire mal. »

À PARIS, LE PARIS FC BAT LE HAC 3 À 0 (1-0)

Arbitre : M. Thual. Spectateurs : 1 000.
Buts pour le Paris FC : Abdi (33e), J. Lopez (56e et 77e).
Avertissement au HAC : Gibaud (77e).

PARIS FC : Demarconnay - Belaud, O. Kanté (cap), Y. Ndiaye, Hanin - F. Martin (Nomenjanahary, 67e), Pitroipa, Kikonda (Arab, 88e), Abdi (Guilavogui, 67e) - Laura, J. Lopez (Pembélé, 89e).
Remplaçants : Nkambadio (g), Gambor, Campanini.
Entraîneur : René Girard.

HAC : Gorgelin - W. Coulibaly, Gibaud, Ersoy, Ben Mohamed (Mahmoud, 60e) - Fontaine (cap), Basque - Cornette (Bonnet, 60e,
M. Fofana, 90e), Abdelli (Bentil, 60e), Meras - Thiaré.
Remplaçants : Y. Fofana (g), Touré, Lekhal.
Entraîneur : Paul Le Guen.
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yazkaw
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yazkaw
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Nb de messages : 671
Posté le: 05 Oct 2020 09:01 || Sujet du message:
bonjour , est il possible d'avoir l'article du PN au hac c'est quoi le projet ? je sens que celui la non plus ne va pas plaire a Paul le Guen.....
________________
le hac va surVOLPE la ligue 2!!!!!
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Guize
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Posté le: 05 Oct 2020 09:14 || Sujet du message:


Sur son banc, René Girard, l’entraîneur du Paris FC, dut prendre un pied fou. Non seulement, il vit ses hommes toucher à trois reprises le cœur de la cible (3-0), surclasser dans l’envie un « prétendant ». Mais il savait en outre installée en tribune la dernière touche de son mercato estival, Lamine Gueye, attaquant prêté par le FC Metz, tout frais revenu d’un premier prêt à Pau, où il a fait mouche à quatorze reprises en National 1 et délivré sept passes décisives. Certes sans nom ronflant, le Paris FC dispose d’un effectif suffisamment large et cohérent pour regarder vers le haut. L’arrivée d’un actionnaire minoritaire (20 % en échange de 5 M€), à savoir le royaume de Bahreïn, impulse un réel et nouvel élan.

Un contraste avec le Havre AC. Là où chaque intersaison affaiblit un peu plus l’effectif, en même temps que les étés, et les hivers, remplissent les caisses. La vente de Kadewere a ainsi rapporté 12 M€ (hors bonus), sans qu’un seul euro de ce transfert n’ait été réinvesti au sein de l’effectif. Du moins, pas encore (voir par ailleurs). C’est libres que Gibaud, Cornette, Mbemba et Alioui ont en effet rejoint le club doyen.
Deux semaines pour tout remettre à plat

Faut-il alors être surpris de savoir le Havre AC en retard sur la concurrence du moment ? Non. Pourtant, au regard des écuries en lice, cet exercice 2020-2021 paraît être celui de tous les espoirs, pour beaucoup. N’était-il pas opportun, sachant que la DNCG n’impose aucune restriction au club doyen, de frapper fort, très fort même ? Vu de loin, la réponse ne fait aucun doute. Vu de l’intérieur, malgré l’envie, via une prolongation de deux ans, de s’adjoindre sur le le long terme un entraîneur du calibre de Paul Le Guen, cela semble beaucoup moins évident. Peu compréhensible surtout.

Alors il est argué qu’il s’agit de rester raisonnable. Oui, mais entre la gratuité et la déraison, sans doute existe-t-il un juste milieu. Il est également avancé le contexte et le risque de signer un gros chèque aux premières journées d’une saison dont personne ne connaît encore les conditions, sanitaires et économiques, dans lesquelles elle se terminera. Mais encore une fois, certains concurrents envoient quelques signes en termes de mercato, et non des moindres. Difficile donc de savoir avec précision ce que cache le projet du Havre AC.

Celui de se mêler à la course aux deux premières places ? En l’état, notamment après le naufrage de Charléty (0-3), cela paraît utopique. Pour cela aurait-il fallu que les Ciel et Marine rééditent, au moins dans l’esprit, la prestation de la semaine passée à Nancy (1-0). Mais ils ont de nouveau plongé, pas d’envie, pas un pic de réaction, pas de caractère. Alors un top 5, synonyme de play-offs ? La barre semble pour le moment trop haute, du moins après les constats tirés des six premières journées. Face au Paris FC, la solidité qu’on pensait être un atout laissa place à un bloc bien trop permissif. Et puisque offensivement, c’est un désert que les Ciel et Marine traversèrent à nouveau, l’ensemble ne permit même pas de déceler les forces d’une formation apte à naviguer dans la première moitié du tableau.

En cette deuxième trêve internationale, le terrain où se trouvent les certitudes reste donc à déficher. Devant eux, les Ciel et Marine ont un peu moins de deux semaines pour tout remettre à plat, moins de deux semaines pour préparer la réception de Châteauroux, premier tombeur de Niort samedi (2-0).
Aujourd’hui, peut-être...
S’ils s’activent depuis des semaines, voire des mois, afin de trouver le futur binôme de Thiaré à la pointe de l’attaque, jusqu’alors, les dirigeants du Havre AC ne sont toujours pas parvenus à verrouiller le moindre dossier. Hier toutefois, Pierre Wantiez, le DG du club, laissait entendre qu’une piste, chaude celle-ci, faisait l’objet de discussions avancées. « Je viens de passer une heure au téléphone, mais vous n’en saurez pas plus, car nous sommes en concurrence avec des clubs de L1. Donner un nom serait risquer de faire capoter l’affaire. » Le seul indice donné, certes mince, informe que la piste mène à un attaquant étranger.
Il faudra donc patienter jusqu’aux dernières heures du mercato (fermeture ce lundi à minuit) pour en en savoir plus, sur la, ou les arrivées (sait-on jamais). Mais également sur le, ou les départs. Car il n’est pas exclu que cette dernière ligne droite voit Y. Coulibaly, Dzabana, et même Bazile (là aussi, sait-on jamais) trouver un nouveau point de chute. Comme il n’est pas à écarter la possibilité de perdre Meras, en attente d’une offre qui correspond à ses prétentions sportives et sans doute financières. Quant à Lekhal, hier, sa situation n’avait guère évolué, son avenir s’écrivait toujours en ciel et marine.
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chris4
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Posté le: 06 Oct 2020 19:20 || Sujet du message:

Deux podcast sympat sur l’actualité du club

Celuiio ci 1ere partie le hac caen dans la 2eme
https://www.tendanceouest.com/photos/maxi/371571.jpg

celui-ci trés sympat
https://www.podcastics.com/podcast/les-hactivistes/
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Bioubz
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Bioubz
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Posté le: 08 Oct 2020 19:57 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : « J’ai faim, j’ai la rage », lance Khalid Boutaïb, le nouvel attaquant du Havre AC

Khalid Boutaïb, le nouvel attaquant du Havre AC s’est présenté jeudi 8 octobre 2020 face à la presse. Soulagé, et gonflé à bloc, à l’idée de relever le défi proposé par Paul Le Guen, de rejouer, tout simplement.

Image
Boutaïb avait quitté la France il y a trois ans sur un titre de meilleur buteur de Ligue 2 (photo Paris-Normandie).

Boutaïb : « J’ai faim, j’ai la rage »

Son but le plus récent remonte au 6 juin 2019, en faveur du Zamalek (Egypte). Sa dernière apparition, elle, date du 19 octobre de la même année, toujours sous les couleurs cairotes. Depuis, Khalid Boutaïb a quelque peu disparu des radars. Jusqu’à cette soirée de lundi dernier, lorsqu’il s’engagea officiellement en faveur du club doyen. La fin d’une période, disons trouble, marquée par la résiliation de son contrat avec Zamalek en février dernier, puis la crise sanitaire, et enfin la quête d’un rebond. Entre temps, le Lion de l’Atlas en profita pour se faire opérer d’un genou.
Pris en main par des coaches personnels lors de la traversée de ce long tunnel, cet ex-meilleur buteur de Ligue 2 (2016-2017) affiche un état de forme qui a donc incité Paul Le Guen à miser sur lui. « On ne se fixe pas de date quant à ses débuts avec nous, tempère toutefois l’entraîneur havrais. Mais pourquoi pas le voir dans le groupe dès le prochain match (réception de Châteauroux le 17 octobre), sur le terrain ou sur le banc. On a besoin de lui, c’est clair. Mais ça dépend de lui, de la concurrence aussi. Maintenant, s’il n’est pas en état, on ne fera pas de bêtise. »

« On ne m’a jamais rien donné »

Il s’agira ainsi de trouver le juste équilibre entre le retard légitime de l’attaquant international marocain (20 sél., 8 buts), physiquement et en termes de rythme, et son envie débordante de renouer avec la compétition. « Car j’ai encore plus faim qu’avant, affirme-t-il. J’ai la rage même. J’ai tellement envie de montrer que je suis toujours le même qu’à Strasbourg. » Ce club tremplin qui lui permit de vivre une première aventure étrangère, à Malatyaspor, aux côtés d’Issam Chebake et de Fabien Farnolle (désormais à Erzurumspor, Tur), deux anciens de la maison. « Et grâce à eux, je sais exactement où je mets les pieds. » A 33 ans, le joueur aux deux montées en Ligue 1 (en 2015 avec le GFC Ajaccio, en 2017 avec Strasbourg), auquel fut « volée » une accession en Ligue 2 avec Luzenac (2014), ne se pose donc pas sur les bords de la Manche pour y couler une paisible fin de carrière. L’esprit guerrier du Gardois de naissance, loué dans nos colonnes par Chebake, a lui aussi fait le voyage jusqu’à la Porte Océane.
« Tout ce que j’ai eu durant ma carrière, je suis allé le chercher, avec l’aide de mes partenaires. On ne m’a jamais rien donné. Là, je suis heureux de revenir en France. Maintenant, je ne suis pas là pour bloquer les jeunes, mais essayer de les tirer vers le haut. L’idée commune est de remettre le HAC à sa place. » « C’est un vrai joueur d’équipe », confirme « PLG ».
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Posté le: 15 Oct 2020 07:22 || Sujet du message:

Quelques mois après avoir vu Loïc Badé, exposé sans qu’il n’ait paraphé au préalable son contrat pro, filer gratuitement à Lens, après s’être résigné à perdre Pape Gueye, aujourd’hui à l’OM, sans être parvenu à le convaincre de prolonger un contrat de trois ans qui arrivait à terme, les dirigeants du Havre AC ont cette fois réussi leur coup. « Et d’autres pourraient suivre », assure le président Volpe. Suivre la trace de Woyo Coulibaly (21 ans), désormais lié au Havre AC jusqu’en juin 2024, via une prolongation de deux ans.

Révélé en début de saison dernière dans un rôle de latéral gauche, avant de subir le contrecoup de son changement de statut (10 matches), c’est à droite qu’il s’est ancré cet été, ce côté laissé libre par Barnabas Bese, parti explorer le championnat belge sous les couleurs de Louvain (D1). Six journées, six titularisations. Soit un élément devenu incontournable aux yeux de Paul Le Guen. Un entraîneur ravi, et même plus encore, de savoir les liens renforcés entre son défenseur et le HAC.

Le Guen : « De niveau haut de Ligue 1 »

« La prolongation de Woyo est l’une des plus belles nouvelles, au niveau de l’effectif, depuis que je suis arrivé. Parce que c’est un signe fort, une forme de recrutement. Il a une marge de progression réelle, je vois en lui un joueur de niveau Ligue 1, haut de Ligue 1 même. C’est un joueur qui tape à l’œil. » En témoigne, notamment, l’intérêt porté cet été à l’endroit du natif de Gonesse (Val-d’Oise) par quelques écuries, parmi les vingt meilleures du pays. Seulement voilà, l’ex-espoir de Sannois-Saint-Gratien, invité à s’installer à la Cavée dès l’âge de 13 ans, entend garder les pieds sur terre, quand la majorité des joueurs de son âge tombe dans le piège du choix parfois irréfléchi.

« Prolonger dans mon club formateur, c’est une réelle fierté. La suite ? Sincèrement, je ne suis pas pressé. Je considère la patience comme une force. Et puis j’ai encore quelques paliers à franchir, j’en suis conscient. Maintenant, cette Ligue 1, si je pouvais la découvrir avec le HAC, ce serait un réel plaisir. » Posé, Coulibaly se distingue également par un comportement tout simplement parfait, au sein du vestiaire comme en dehors, un jeune dont la tête n’a jamais gonflé. « Il se donne vraiment les moyens de réussir, constate « PLG ». Il s’impose même des séances supplémentaires. Maintenant, il faut qu’il gagne en constance, qu’il aille chercher autre chose. » Un peu plus de simplicité sur certaines séquences défensives, peut-être, de justesse à la conclusion de quelques-unes de ses envolées, aussi.
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Posté le: 17 Oct 2020 08:02 || Sujet du message:

Il était attendu enfin libéré du poids d’un marché des transferts interminable, comblé à l’idée de jouer pour la première fois la carte Boutaïb, rassuré sur le fait que les dernières heures du mercato n’aient pas vu s’envoler Meras et Lekhal. Mais un aléa inattendu est venu gripper l’humeur de Paul Le Guen. Car d’emblée, ce dernier annonça hier la nouvelle du jour, mauvaise bien évidemment. « Khalid (Boutaïb) ne pourra être avec nous demain (lire aujourd’hui). » En méforme ? Ce qui ne serait pas en contradiction avec le temps qui sépare l’attaquant international marocain de son dernier match (octobre 2019). Mais non. « Il était prêt », note Le Guen. Blessé ? Ce qui pourrait s’expliquer par une envie débordante de prouver qu’il est apte à tenir sa place. Non plus.

Le dossier entre les mains de la FIFA

Alors quel est le problème ? « C’est administratif, juridique, précise « PLG ». Mais je n’en sais pas plus. » Selon nos informations, il s’agirait d’un dommage collatéral lié au divorce entre le joueur et le club égyptien de Zamalek, en février dernier. Une séparation sous tension, sous forme de résiliation. En l’état, il manquerait en effet quelques documents, visiblement entre les mains des dirigeants de Zamalek, afin que l’ex-meilleur buteur de Ligue 2 (2017, 20 buts avec Strasbourg) puisse obtenir son certificat international de travail, et donc sa qualification.

La situation est-elle appelée à perdurer dans le temps ? Mystère. Ce que l’on sait du dossier, c’est que celui-ci, transmis à la FIFA, est actuellement défendu par les dirigeants du HAC, l’agent du joueur (Jihed Taniche) et un avocat. Boutaïb patientera donc ce soir en tribune. Pas de nouvelle option offensive, du moins avec Boutaïb (voir par ailleurs), « mais j’espère d’autres attitudes », insiste l’entraîneur havrais. Comme un message de nouveau lancé à un groupe qui a traversé la deuxième trêve internationale avec les images du dernier flop, à Charléty, face au Paris FC (0-3).

« Et les quinze jours ont été longs, admet Le Guen. Il me tarde que soit donné le coup d’envoi de ce match. Encore une fois, on doit avoir une attitude à la hauteur de notre ambition, faire mal, être dur dans les zones de vérité. On a la volonté de jouer, c’est incontestable, mais l’objectif du jeu, ce n’est pas de compter les passes. Oui pour la possession, à condition qu’il n’y ait pas d’excès dans la démarche. »

Et lors de la précédente journée, cet excès empêcha notamment les Ciel et Marine de concrétiser une légère domination, avant de craquer une première fois, puis de sombrer. Ce soir, certes dans un contexte proche du huis clos, et face à des Castelroussins qui ont contraint les Niortais à lâcher les rênes du classement (2-0, 6e j.), les Ciel et Marine ne pourront ainsi se contenter de peu.

Eux qui voient s’ouvrir une série de soirées apte à gonfler le capital-points avec, dans la foulée de la réception de Châteauroux, un voyage à Dunkerque et la réception d’un autre promu, Pau.

Bentil avec Thiaré !

C’est une première. Une première à double titre même. Ce soir, malgré l’impossibilité d’aligner Khalid Boutaïb, Paul Le Guen s’écartera en effet du système en 4-2-3-1, choisi lors des six premières journées, pour disposer ses hommes sur les bases d’un 4-4-2. Un schéma qui ouvre ainsi en grand les portes du « onze » à Godwin Bentil, jusqu’alors appelé à prendre place sur le banc. À 19 ans et trente-et-une minutes de temps de jeu en Ligue 2, l’attaquant ghanéen se voit ainsi poussé au pied du tremplin. Un choix fort, une option qui oblige toutefois « PLG » à revisiter quelque peu l’entrejeu. Ce secteur marqué par le retour de suspension de Nolan Mbemba, et la forme ascendante de Victor Lekhal, dont le mercato n’a pas offert l’issue qu’il souhaitait. « Et Victor vient de faire une quinzaine de qualité », se réjouit Le Guen. Alors qui derrière l’inédit duo d’attaque ? À droite, Quentin Cornette, à gauche Umut Meras, même si ce dernier est revenu de sélection avec quelques douleurs musculaires. Et au cœur du jeu ? Sur la base du début de saison, il semble délicat de reléguer Romain Basque sur la banquette. À ses côtés, Jean-Pascal Fontaine, capitaine en l’absence d’Alexandre Bonnet (nez cassé), paraît avoir les faveurs du coach. Himad Abdelli pourrait donc être le seul à faire les frais du 4-4-2.
Quant à Nabil Alioui, il ne pourra être une solution sur l’un des côtés, ses adducteurs l’empêchant toujours de s’entraîner. À noter enfin le retour de Hervé Bazile et de Fernand Mayembo dans un groupe élargi à dix-neuf joueurs.

Le chiffre

1,8

Au destructeur de papiers, le dossier El Berkaoui ! Nul besoin de le conserver à portée de main, dans l’optique du mercato d’hiver, l’attaquant marocain de 24 ans a succombé à l’appel du championnat saoudien, son niveau quelconque mais ses salaires hors norme. Longtemps pistée par le HAC, la « vedette » de l’Hassania Agadir (Maroc), auteur la saison passée de douze buts en vingt-quatre matches, s’est en effet engagée dans les rangs d’Al Raed, sixième de la Saudi Premier League, version 2019-2020. Et ce, en échange d’un contrat de deux ans, et d’une indemnité de transfert XXL, puisqu’elle serait de l’ordre d’1,8 M€. Un montant bien loin des 600 000 € qui avaient été évoqués lors des négociations entre le Havre AC et l’Hassania.

HAVRE AC - CHÂTEAUROUX, CE SOIR À 19 HEURES AU STADE OCÉANE

Arbitre : M. Vernice
Absences au HAC : Boutaïb (non qualifié), Bonnet (nez cassé), Alioui (adducteurs), Touré, Y. Coulibaly, Dzabana, (choix) ; à Châteauroux : I. Cissé, N. Fofana (suspendus), Boukari, Alhadhur, Marega, Canelhas, Goncalves, (choix).
LE HAVRE AC : 1. Gorgelin - 26. W. Coulibaly, 27. Gibaud, 4. Ersoy, 12. Ben Mohamed -
11. Cornette, 7. Fontaine (cap), 6. Basque, 3. Meras - 14. Thiaré, 35. Bentil.
Remplaçants : 30. Y. Fofana (g), 5, Mayembo, 22. Lekhal, 18. Mbemba ou 33. M. Fofana,
8. Abdelli, 34. Mahmoud, 29. Bazile.
Entraîneur : Paul Le Guen.
CHATEAUROUX : 1. Fabri - 28. Cordoval, 3. Mboné (cap), 5. Morante, 21. Opéri -
19. Sanganté, 4. Mulumba - 10. Tormin, 15. Grange, 25. Chouaref - 22. Kény.
Remplaçants : 16. Pilllot (g), 20. Raineau, 26. Canelhas, 27. Leroy, 7. A. Nouri, 10. Sunu,
29. C. Doucouré.
Entraîneur : Nicolas Usaï.
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Posté le: 22 Oct 2020 19:12 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : avec quelle pointe le HAC défiera-t-il Dunkerque

Jamal Thiaré touché à une cuisse, Khalid Boutaïb coincé en chambre d’appel, Nabil Alioui forfait... À l’approche d’une étape à Dunkerque, samedi pour le compte de la huitième journée, le HAC se cherche une pointe. Alors, Godwin Bentil ou Hervé Bazile ?

Six buts inscrits en sept journées, seulement trois buteurs (Thiaré, Gibaud, Bentil), trois soirées traversées sans trouver le chemin des filets... Offensivement, le Havre AC ne fait actuellement peur à personne. Le départ de Tino Kadewere (OL), pourtant acté depuis janvier dernier, laisse un vide sidéral, le recrutement de Khalid Boutaïb, dans les dernières heures du dernier jour du mercato été/automne, dévoile un bug juridique, la cuisse de Jamal Thiaré a lâché samedi et l’ex-Monégasque Nabil Alioui reste en phase de reprise. En l’état, difficile donc de promettre l’enfer à la défense dunkerquoise. À moins que... À moins que Godwin Bentil ou Hervé Bazile ne trouvent la clé.

Bentil, la révélation est en marche

Un ballon prolongé de la tête par Thiaré qui vient frôler le haut de son corps avant de rouler au fond des filets castelroussins... Pour une entrée au classement des buteurs au soir de sa première titularisation en Ligue 2. L’attaquant ghanéen, pressenti pour devenir le capitaine des Black Stars, version U20, se souviendra longtemps de ce 17 octobre 2020. Samedi à Dunkerque, aura-t-il l’occasion d’enchaîner ? Si au coup d’envoi de la saison, Paul Le Guen estimait un peu vert l’attaquant de 19 ans, les circonstances du moment modifient sensiblement la donne.
Au sortir d’un exercice 2019-20 perturbé par quelques pépins physiques, mais qui le vit tout de même faire mouche à sept reprises en huit apparitions avec les U19, et quatre fois en sept matches avec la « B », le natif d’Accra (Ghana) voit ainsi les choses s’accélérer. Avec la possibilité de marquer de précieux points dans l’optique d’un avenir proche, Thiaré étant d’ores et déjà jugé incertain pour la réception de Pau (le 31 octobre).
Repéré à l’automne 2018 par le duo Franck Sale - Jean-Pierre Dajon, lors d’un tournoi organisé au Ghana en faveur des jeunes les plus talentueux du pays, sur le point de rejoindre le PS Eindhoven (Pays-Bas) avant que le HAC ne lui fasse signer un contrat stagiaire en janvier 2019, Bentil entre ainsi peu à peu au cœur du territoire réservé aux révélations. Néanmoins, si sa première en L2 coïncida avec une retouche tactique, à savoir une ligne d’attaque à deux têtes, peut-être sur la pelouse de Tribut, face à la huitième défense de la compétition, lui faudra-t-il se battre seul en pointe.

Bazile, c’est maintenant ou... plus jamais

Puisqu’il s’est agrippé à sa troisième et dernière année de contrat, comme il s’était accroché à la deuxième, puisqu’au sein du club, chacun loue son état d’esprit, très certainement à raison, à défaut de pouvoir mettre en exergue des prestations majoritairement insignifiantes, pourquoi ne pas mettre enfin Hervé Bazile face à ses responsabilités ? Pourquoi ne pas profiter du fait qu’il passe depuis quelques jours plus de temps sur le pré qu’entre les murs du cabinet médical ?

Si le président Volpe, à l’été 2018, estima qu’il était légitime d’offrir à l’ex-Caennais un salaire de niveau « Ligue 1 », on n’ose imaginer que cet effort, à l’échelle de la masse salariale, se réduise au simple fait de coucher un visage venu de l’élite sur la photo officielle. Mais depuis cet été marqué par le deuxième titre de champion du monde décroché par les Bleus, quelle trace a laissé l’international haïtien ? Dix-huit titularisations en 2018-19, aucune en 2019-20 (6 apparitions), une place dans le « onze » sur la base des sept premières journées de l’exercice en cours. Quant à sa force de décisions en deux ans et demi ? Elle se limite à cinq buts (le dernier en avril 2019) et deux passes décisives (la dernière en février 2019).
À 30 ans et huit mois, Hervé Bazile ne peut plus se permettre de marcher à l’ombre. Paul Le Guen n’a pas jugé utile, ni cet été, ni le précédent, de le mettre à l’index, à lui donc de refaire de son attaquant le joueur qu’il était, celui qui s’est posé au Havre avec une expérience de quatre-vingt-treize matches en L1. C’est donc maintenant, ou plus jamais.

À Dunkerque, comment ça va ?

Deux promus, deux ambiances. Si le Pau FC de l’ex-Havrais Ebenezer Assifuah sait déjà qu’il ne lui faudra pas rêver à autre chose que le maintien, puisque déjà en fond de cale, l’USL Dunkerque de Jérémy Huysman, fils de l’ancien Hacman Nicolas, effectue, vingt-quatre ans après, un retour des plus solides en Ligue 2. Dixièmes, avec trois succès pour trois revers et un nul, invaincus à domicile (2 v., 1n.), les Nordistes ont notamment déjà accroché Toulouse (1-0, 1re j.) et Guingamp (1-0, 6e j.) à leur tableau de chasse.
Jusque-là, tout allait bien, même si le début de saison fut marqué par la grave blessure à un genou de la recrue offensive, Kévin Rocheteau (ex-Cholet et Niort). Bien, et même plus, puisqu’à l’occasion de la quatrième journée, c’est privée de sept joueurs, touchés par le Covid, que l’USLD domina Valenciennes (1-0). Suffisant pour envisager sereinement l’avenir. Sauf que...
Sauf que Fabien Mercadal vient d’effectuer un bond en arrière, voire deux, sous le coup de la nouvelle du début de semaine, un verdict médical sans appel pour Nicolas Bruneel (rupture des ligaments croisés du genou), son indispensable milieu de terrain. Tout simplement le meilleur Dunkerquois depuis l’ouverture de la saison, de quoi sonner tout un effectif.

Un groupe, celui des « 18 » cette fois, au sein duquel Malik Tchokounté, vu par le passé à la pointe de l’attaque du SM Caen et du Paris FC, pourrait samedi effectuer son retour, blessé qu’il était à la cuisse lors de la précédente journée et d’un revers de Dunkerque à Nancy (1-2).
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