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mathelvin
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Posté le: 16 Mai 2018 11:01 || Sujet du message:
L’aventure continue ! Le droit de disputer le dernier billet d’accession au 18e de Ligue 1 (les 23 et 27 mai) se rapproche un peu plus. L’écart s’est resserré hier à quatre-vingt-dix minutes, ce deuxième round des play-offs que le HAC disputera vendredi sur la pelouse de l’AC Ajaccio, 3e de la saison régulière. Pour une nouvelle soirée à quitte ou double, pour un nouveau moment d’émotions fortes.
Au moins à la hauteur de celles qui ont fait chavirer hier un Stade Océane chaud comme la braise (voir par ailleurs). Un antre qui explosa même, lorsque Jean-Pascal Fontaine, d’une frappe majuscule, pensée et décochée à l’entrée de la surface, vint trouver la lucarne de Larsonneur pour l’ouverture du score (38e). Comme un symbole, peut-être même comme un clin d’œil du destin, ce but de la qualification était l’œuvre de l’unique rescapé de la saison 2007-2008, celle de la dernière accession du HAC.

Bougés lors des vingt premières minutes par des Brestois, certes diminués, mais collectivement impressionnants, les Ciel et Marine, auxquels Weber, sur sa ligne, avait barré à Moukoudi le chemin du but (12e), pouvaient dès lors respirer. Et virer à la pause avec cet avantage aussi court que précieux. Le 4-1-4-1 de Tanchot tenait le choc, Youga régnait au cœur du jeu et, derrière, la charnière Moukoudi-Bain ne laissait ouverte aucune faille devant le duo Charbonnier-Diallo.

Pour la première fois sous pression depuis des semaines, Bonnet et les siens se hissaient à la hauteur de l’enjeu. Une performance dans la lignée des cinq précédentes, puisqu’en plus du succès, le sixième de rang, leurs filets ne tremblèrent pas. Et ce, même s’il fallut à Bain sortir un geste salvateur au nez de Diallo à l’entame de la seconde période (49e), et si Thuram ne put capter un missile envoyé par Faussurier (73e). Pour les deux seules occasions nettes à mettre au crédit du Stade Brestois. Longtemps, la frappe somptueuse de Fontaine fut donc synonyme de qualification, ce même Fontaine qui vit le doublé se défiler pour quelques centimètres seulement, d’une tentative déviée venue s’échouer au ras du montant droit (57e).

À l’image de la première période, la possession était finistérienne, mais la menace venait des hommes de Tanchot, via Ferhat (60e) et Youga (60e). Solide et équilibré dans toutes ses lignes, le HAC apercevait le prochain col à gravir dans sa ligne de mire, jusqu’à atteindre officiellement le pied de celui-ci, quand Bonnet, arrivé pleine balle au deuxième poteau, reprit un centre de Moussiti-Oko et crucifia Larsonneur (88e). Cette fois, le club doyen s’annonçait pour de bon à Ajaccio.

Youga n’ira pas en Corse
Non sans un bémol, cette expulsion de Youga (90e), chauffé par Furlan, l’entraîneur d’une équipe brestoise décidée à pourrir cette fin de soirée, vexée qu’elle était, et par le but de Bonnet, et par le rouge pris par Butin dans la foulée du break. Une échauffourée éclata alors, Furlan se permit même d’entrer sur le terrain, avant d’être renvoyé en tribune par M. Millot, et c’est le HAC qui perdait gros sur le coup, puisque le « Monsieur Muscle » de l’entrejeu ne pourra être vendredi du voyage en Corse du Sud, où son absence risque de peser lourd. Mais comme rien ne semble pouvoir arrêter les Ciel et Marine...

LES NOTES

Thuram (6), Bese (6), Moukoudi (6,5), Bain (6,5), Coulibaly (4,5), Lekhal (6,5), Ferhat (6), Youga (7), Fontaine (7), Bonnet (6,5), Mateta (5).

AU HAVRE, LE HAC BAT BREST 2 À 0 (1-0)
Arbitre : M. Millot. Spectateurs : 13 591.
Buts pour le HAC : Fontaine (38e), Bonnet (88e).
Avertissements au HAC : Mateta (59e) ; à Brest : Magnon (58e), Castelletto (81e), Charbonnier (87e).
Expulsions au HAC : Youga (90e) ; à Brest : Butin (88e), Furlan (90e).
LE HAVRE AC : Thuram – Bese, Moukoudi, Bain, Coulibaly – Lekhal – Ferhat (Gory, 90e +2), Youga, Fontaine, Bonnet (cap) – Mateta (Moussiti-Oko, 85e).
Remplaçants : Balijon (g), Ozdemir, Camara, Guitane, Assifuah.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
BREST : Larsonneur – Faussurier (cap), Castelletto, Weber, Bernard - Autret, Gastien, Berthomier (Labidi, 70e) – Magnon (Grougi, 61e), Charbonnier, H. Diallo (Butin, 73e).
Remplaçants : Léon (g), Chardonnet, Henry, Pintor.
Entraîneur : Jean-Marc Furlan.
« On n’a pas perdu notre âme »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « C’est une étape franchie, un premier col avant un autre à monter pour affronter une équipe de Ligue 1. Brest a eu une grosse possession, son jeu est axé là-dessus et les animations sur les couloirs, il est difficile d’aller chercher cette équipe sans s’offrir à ses contres. On leur a laissé la possession, mais on a été l’équipe avec le plus d’occasions. On rentre dans une période de la saison où les choses deviennent un peu plus irrationnelles, les joueurs se découvrent des capacités. Mais les choses sont rodées. C’est notre sixième match sans prendre de but. On n’aura que trois jours pour se préparer, on est sur un fil. On verra quels arguments athlétiques on pourra opposer à Ajaccio. C’était une belle soirée, on n’a pas perdu notre âme puisqu’on a joué avec nos valeurs. Évoluer devant ce public-là, c’est forcément un avantage, les joueurs oublient la fatigue. On redonne de la fierté aux Havrais, cela a donné des idées aux joueurs de revenir ici la semaine prochaine. »
Jean-Marc Furlan (entraîneur de Brest) : « J’ai perdu mon sang-froid. Je ne supporte pas l’idée que l’arbitre ne voit pas une faute flagrante, ni le pied levé sur Diallo. Il prend le crampon dans le visage. Mais je n’ai aucune excuse. Il faut vraiment que les arbitres fassent l’effort de ne pas suspendre Youga. Je me mets en colère car il commet une faute, mais il n’y a rien de dramatique et il prend un rouge sans avoir fait grand-chose. C’était du théâtre, c’était un peu tendu, on avait l’espoir de revenir. À part le public, on a joué à domicile, dans leur camp, comme en championnat. C’est très frustrant, on prend un but de grande classe, on a des opportunités comme en championnat mais on n’arrive pas à claquer. Je suis très déçu pour mes joueurs, qui ont fait beaucoup d’efforts. »
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mathelvin
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Posté le: 16 Mai 2018 11:12 || Sujet du message:
Il y a des signes qui ne trompent pas : les tribunes Kop - accessible au public après trois matches de suspension à cause de l’envahissement de terrain face à Quevilly-Rouen - et Sud étaient complètes dès la veille, tandis que le club doyen avait ouvert la tribune « Nord Haute », symbole d’un net regain d’intérêt dans cette fin de saison alléchante et à enjeux.
À 20 heures, au moment où les joueurs d’Oswald Tanchot entament leur échauffement, les fans donnent déjà de la voix. Olivia Detivelle, installée aux premières loges comme à son habitude aussi, elle qui ne manquerait pour rien au monde un tel rendez-vous. « J’espère qu’il n’y aura pas des spectateurs, mais bien des acteurs, et pas uniquement dans le Kop, si on veut vraiment les soutenir. Il y a un peu la même pression, la même tension qu’avant le match de Bourg-en-Bresse en 2016 (5-0 dans une dernière journée où le HAC échouera à un but de la montée). »

« Un parfum inhabituel »
Le douzième homme est là, et bien là. Et l’un des capi du Kop donne le ton peu avant le coup d’envoi. « On joue le match le plus important de l’histoire de ce Stade Océane, pour la première fois il y a deux tribunes ouvertes. On est les détonateurs, vous les explosifs ! »

Les plus fervents du HAC n’attendaient alors qu’une seule chose au moment de chanter l’hymne du club : un but pour mettre le feu. L’ouverture du score interviendra peu avant la mi-temps, sur cette merveille de frappe enroulée de Fontaine, pour une explosion de joie intense dans les travées du Stade Océane. « Il y a une grosse ferveur, une très bonne ambiance », assure Thierry, qui vient dès qu’il le peut au stade. « On va gueuler ce soir, ça c’est sûr, s’extasie Kévin, abonné depuis dix ans. On sent qu’il y a un parfum inhabituel, et on aimerait tant aller au bout des barrages, et pourquoi pas affronter Caen. Voir le stade aussi plein, c’est presque une première. »

Il n’a pas tort. Avec 13 591 personnes dans les gradins, il s’agissait de la plus grande affluence de la saison, la quatrième meilleure de son histoire. C’est tout un peuple qui a poussé, encouragé son équipe, notamment dans les dix dernières minutes, uni comme un seul homme. Le capitaine havrais libérait alors les siens avec un deuxième but, et tout un stade vibrait à l’unisson, pour ensuite communier lors du tour d’honneur des Ciel et Marine avec cette qualification pour le 2e tour des play-offs !
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Tof76
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Tof76
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Posté le: 17 Mai 2018 08:32 || Sujet du message:
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Quand on va au stade, c'est pour fout' le feu, Deschaseaux en flamme, ca fait des envieux (Les Havrais)
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BouHac76
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Posté le: 17 Mai 2018 08:40 || Sujet du message:
Prébarrages Ligue 2 : Le Havre avec ou sans Amos Youga face à l'AC Ajaccio ?

Le Havre espère qu'Amos Youga, initialement suspendu face à l'AC Ajaccio, puisse finalement jouer le prébarrages de Ligue 2.

Expulsé mardi lors de la réception de Brest (2-0), le Havrais Amos Youga devrait être suspendu pour le match face à l'AC Ajaccio, vendredi, en prébarrages. Le HAC fait son possible pour que le cas de son joueur soit examiné dès ce jeudi soir : le club compte transmettre un montage vidéo des incidents et se servira des déclarations de l'entraîneur de Brest, Jean-Marc Furlan, qui a appelé à l'annulation du carton. Mais il n'est pas sûr que cela suffise.

L.G.C, L'Equipe
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#FierDEtreUnFrancaisDeMerde
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mathelvin
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Posté le: 17 Mai 2018 11:07 || Sujet du message:
Est-ce un hasard, un simple concours de circonstances, si face au Stade Brestois ce sont Jean-Pascal Fontaine et Alexandre Bonnet qui ont permis aux Ciel et Marine d’écrire l’une des plus belles pages de la jeune histoire du Stade Océane ? Non. Peut-être même faut-il y voir un signe. Celui de la révolte de ces cadres portés disparus après la trêve. Ces « anciens » sortis du bois il y a un mois et demi avec une ambition, une efficacité et surtout, un talent retrouvés.Mardi, le chef-d’œuvre de la 38e minute signé Fontaine en fut l’illustration parfaite. Un contrôle orienté de grande classe, une mise en position qui le fut tout autant et une frappe tout juste somptueuse. Le symbole d’une fin de saison canon pour le Réunionnais, lui qui a inscrit ses sixième et septième buts, mais aussi distillé deux passes dé’, lors des quatre derniers matches.
Entre le 16 janvier et le 27 avril, jamais il n’avait été décisif. Doyen du groupe, en termes d’ancienneté au club, Fontaine a ainsi ouvert la voie mardi soir, restant en lice pour une deuxième accession, en dix ans, sous le maillot d’un club qu’il a rejoint à l’âge de 12 ans. Il en a aujourd’hui 28, soit trois de moins que son cadet dans la hiérarchie des anciens du HAC, à savoir Alexandre Bonnet, Ciel et Marine depuis l’été 2009. Et lui aussi finit fort. Buteur mardi, le capitaine havrais, certes toujours exemplaire dans l’esprit, est également resté trop souvent en retrait lors de la phase retour.

« Moukou » a une revanche à prendre
En tout et pour tout, avant que ne débutent les play-offs, il n’avait fait mouche qu’une seule fois depuis la sortie de trêve, lors de la 34e journée. Pour un but ô combien important, puisqu’il permit au Havre AC de quitter Lens avec le point du nul (3-3), après avoir été proche du naufrage. Devant les Brestois, en plus de faire lever les foules à la 88e, Bonnet a réalisé en outre une grosse performance défensive.

Lourds de cinq 154 matches à eux deux sous le maillot du HAC, Bonnet (320) et Fontaine (234) se présentent en guides parfaits avant d’en découdre demain à Ajaccio. Ils ne sont toutefois pas seuls à avoir repris le fil de leur saison en sortie d’hiver. En sommeil depuis novembre, Amos Youga, handicapé par des soucis physiques et relégué sur le banc pour des problèmes de poids qu’il contestait, est revenu début avril au niveau qui était le sien en tout début de saison. Dans l’impact, dans la transmission, courte ou longue, il rayonne. Mardi encore, avant de voir rouge, sa copie fut d’une grande propreté. C’était l’homme qu’il manquait à l’entrejeu depuis le départ de Romain Saïss (Wolverhampton, Ang), en 2015, c’est l’homme qu’il manquera peut-être aux Havrais demain à François-Coty (voir par ailleurs), lui le spécialiste du contexte corse, puisqu’arrivé l’été dernier du Gazélec Ajaccio.

Enfin, derrière le roc de l’entrejeu, s’il est une défense qui a retrouvé de sa superbe - aucun but concédé lors des 540 dernières minutes de jeu - elle le doit en partie au retour en forme d’Harold Moukoudi.

Incontestable lors de la première partie du championnat, cadre naturel malgré ses 20 ans et une expérience qui n’atteint pas encore la barre des cinquante matches (48), il a souffert au cœur de l’hiver. A l’instar de son binôme, Denys Bain, quelques erreurs individuelles sont venues lui gâcher la vie. Depuis cinq à six semaines, il a sensiblement redressé la barre, intransigeant dans les duels, inspiré dans son placement et... buteur lors des 32e, 33e et 34e journées. Demain à Ajaccio, « Sergent Moukou » aura de plus une revanche à prendre sur un certain Gimbert. Lors du premier rendez-vous de la saison face à l’AC Ajaccio (18e j.), l’ex-attaquant havrais avait en effet piégé son ancien partenaire, offrant aux Acéistes le penalty du succès (1-0). Sur une pelouse où les hommes d’Oswald Tanchot reviendront demain, avec cette fois, l’ambition de poursuivre leur route vers la L1.

AC Ajaccio - Havre AC, demain soir à 20 h 45 (en direct sur Canal + sport et beIN SPORTS 1).

Youga : le HAC espère la clémence
Il ne restait qu’une poignée de secondes à jouer, quand à la suite d’une faute, ou plutôt d’une poussette de Moussiti-Oko sur Gastien, les Brestois ont dégoupillé. Une échauffourée marquée par l’entrée sur la pelouse de deux membres du service de sécurité, afin de séparer les protagonistes, mais aussi de Jean-Marc Furlan, l’homme qui mit le feu aux poudres. L’entraîneur breton chauffa en effet Amos Youga, lui demandant, par le geste, de venir s’expliquer en face-à-face, avant de revenir vers son banc et de s’en prendre cette fois à Christophe Revault, qui tentait de le calmer.
Entre-temps, une décision mûrissait dans l’esprit de M. Millot, celle d’exclure Youga, chose qu’il fit à la 90e minute, privant de fait l’international centrafricain du déplacement à Ajaccio, où le HAC disputera demain le deuxième tour des play-offs. Un coup dur pour les Ciel et Marine, tant Youga brille depuis un mois et demi. Quelques instants plus tard, l’entraîneur du SB29 recouvrait ses esprits et après avoir été le « bourreau » du Havrais, il en devint son meilleur avocat : « Je n’ai aucune excuse. Il faut vraiment que l’arbitre fasse l’effort de ne pas le suspendre. Je me mets en colère parce qu’il fait une faute (NDLR : la faute est de Moussiti-Oko...), mais il n’y a rien de dramatique. C’était du théâtre. »
Le mea culpa de ce candidat au prix de l’interprétation suffira-t-il à effacer le rouge et la suspension qui va avec ? Au HAC, on veut y croire, aidé en cela par des images qui, certes ne mettent guère Harold Moukoudi en valeur sur le coup, mais témoignent de la sévérité de la sanction à l’encontre du milieu de terrain. Un dossier que le club doyen a transmis dès hier à la commission de discipline de la LFP, dans l’espoir, et comment pourrait-il en être autrement dans cette version à élimination directe de la compétition qui se poursuivra demain, que le cas Youga soit statuer dès ce soir. Avec la clémence que son dossier mérite.
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mathelvin
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Posté le: 18 Mai 2018 07:19 || Sujet du message:
On ne sait encore qui de Troyes (19e), de Toulouse (18e) ou de... Caen (17e) sera à l’affiche du match de l’angoisse, vu sous l’angle de la Ligue 1. Le verdict ne tombera que demain. En revanche, ce soir, peu avant 23 heures, sera connu l’acteur autorisé à se frotter au 18e de L1, pour un aller-retour de tous les espoirs, vu sous l’angle de la Ligue 2. En lice, l’AC Ajaccio, 3e de la saison régulière, et le Havre AC, 4e, et qualifié pour ce deuxième tour des play-offs aux dépens du Stade Brestois (2-0), mardi, dans un Stade Océane en fusion. Cet antre où est espéré un nouveau grand moment, mercredi prochain, avec la manche aller (retour le dimanche 27) d’un barrage qui cette fois ouvrira, ou pas, les portes de l’élite. Tout le monde y pense, tout le monde en rêve, mais personne ne peut aujourd’hui laisser transpirer la moindre certitude.
Parce qu’après l’impressionnante « remontada » (le HAC pointait à la dixième place début avril), parce qu’après avoir subi, résisté et su contourner la domination brestoise, c’est un nouvel Everest, à escalader par une voie ô combien périlleuse, qu’il s’agit de vaincre afin que l’aventure ne s’arrête pas ce soir dans la ville impériale. Ajaccio, peut-être l’endroit le plus hostile pour une soirée de cette importance. « Que ce soit à l’ACA, à Nîmes, Brest ou Clermont, dans ce style de match à élimination directe, ça décuple l’envie, la motivation, note Oswald Tanchot. Et il est certain que l’environnement reste un avantage pour l’équipe qui reçoit. Mais ça reste un match de foot. »

« On est branché footdepuis trois semaines »
« Tout comme Le Havre, nous avons été très performants à la maison cette saison (NDLR : avec Reims, le HAC et l’ACA ont dominé le classement domicile), rappelle Olivier Pantaloni, l’entraîneur ajaccien. Mais ce que je retiens, c’est que Le Havre a disputé mardi un match pénible, avec beaucoup de tension nerveuse, ce que nous n’avons pas eu à subir. » Un avantage au crédit des Corses que Tanchot entend relativiser. Et pour cause. Pendant que Gimbert et les siens regardaient les heures défiler, dans l’attente de l’échéance de ce soir, les Ciel et Marine, eux, restaient au cœur de l’action.Et c’est avec le plein de confiance qu’ils se poseront ce soir à François-Coty, via ces huit matches sans défaite, ces six victoires consécutives, ces cinq cent quarante minutes sans que leurs filets n’aient tremblé. « Il n’est pas évident d’être dans une semaine sans jouer, d’attendre, comme l’ont fait les Ajacciens, de savoir quel adversaire tu rencontreras, estime l’entraîneur havrais. En termes de fraîcheur physique, c’est certes pour Ajaccio un plus, mais nous, on est branché foot depuis trois semaines, on est resté connecté en permanence, ça évite une déperdition de la concentration. »

Pour se rassurer, les deux techniciens actionnent donc tous les leviers à leur portée, eux qui se souviennent que le match aller s’était soldé sur un court succès des Acéistes (1-0), sur penalty, au terme d’un débat bien pauvre, fermé, et que le retour avait vu les Ciel et Marine s’imposer sans trembler (2-0), sur des réalisations signées Fontaine et Youga (36e j.). De retour ce soir à François-Coty, face au duo Gimbert-Nouri, vingt-six buts au compteur, et sans pouvoir s’appuyer sur la puissance de Youga dont la suspension a été confirmée hier soir, les Havrais joueront donc une nouvelle fois très gros. « Avec le souhait, conclut Tanchot, que ce match reste comme l’un de ceux qui compteront dans l’histoire moderne du HAC. »

Moukoudi : « On n’a encore rien fait »
Le défenseur havrais plante le décor d’un nouveau match couperet, sans doute le plus excitant de sa jeune carrière.
Ajaccio, Gimbert, penalty... Sans doute cela vous rappelle-t-il quelques souvenirs, douloureux qui plus est. L’heure est-elle à la revanche ?
Harold Moukoudi : « Non, je ne parlerais pas de revanche, juste de remettre les choses au point. Cette image du penalty, je l’ai encore en tête et l’idée sera d’inverser le rapport de force. À la fin de ce match aller (NDLR : perdu 1 à 0), Ghislain (Gimbert) avait parlé de ma jeunesse, je vais lui prouver que j’ai grandi, mûri. Depuis, j’ai disputé pas mal de matches et j’ai emmagasiné de l’expérience. Je veux être impérial. Mais plus que ce duel avec Ghislain, c’est l’enjeu de ce match qui me plaît vraiment. On est tous déterminés à répondre présent. »
Et à ne pas « dégoupiller » si d’aventure le débat devenait très électrique, à l’image de cette fin de rencontre face à Brest ?
« Ça, on le sait. Contrairement à mardi, il s’agira de garder notre calme, notre sang-froid. »
Vous le premier, non ?
« Il y a les images, mais il y a aussi ma première intention. Au départ, j’y vais pour essayer de séparer tout le monde, et on vient me bousculer. C’est pour ça que je réagis de la sorte. Mais encore une fois, mon premier réflexe est de calmer les choses, pas de les envenimer. »
Physiquement, mentalement, vous reste-t-il suffisamment de ressources pour espérer aller au bout de ces barrages ?
« Lorsqu’on gagne, on récupère beaucoup plus vite. C’est vrai que depuis un mois et demi, on donne à chaque match tout ce qu’on peut donner. Mais on a prouvé qu’on était suffisamment costauds pour enchaîner les victoires, puisqu’on reste sur six succès en six matches. »
Six victoires sans concéder le moindre but. Ne commenceriez-vous pas à vous sentir intouchables ?
« Non, non, pas du tout. Il n’y a aucun risque. Entre le coach et les joueurs d’expérience, il y a suffisamment de monde pour nous empêcher de tomber dans le piège de l’excès de confiance. Et puis pourquoi penserions-nous être intouchables ? Pour le moment, on n’a encore rien fait. Le plus dur est devant nous, notamment avec ce match à Ajaccio. Ce n’est donc vraiment pas le moment de s’emballer. »
Cette équipe ajaccienne, tant à l’aller qu’au retour, n’avait guère impressionné. Partagez-vous cette impression ?
« On peut penser ce que l’on veut, que dans le jeu, Ajaccio n’est peut-être pas l’égal de Brest, mais malgré tout, ça reste une très belle équipe. Les Ajacciens n’ont pas beaucoup bougé du podium depuis la trêve, c’est donc qu’ils ont réellement mérité leur troisième place. Sur la durée, il n’y a pas de hasard. Pendant que nous, on avait des hauts et des bas, eux restaient réguliers. Et puis avec tous leurs trentenaires, ils savent gérer les matches à leur rythme. À nous de faire en sorte que celui-ci soit très élevé, de les bousculer, de mettre une grosse intensité. »
Avant de vous donner rendez-vous à François-Coty, un mot sur l’avenir proche. Votre prolongation de contrat dépend-elle de l’issue de ces barrages ?
« Je suis focus sur le jeu, sur le fait de pouvoir disputer ces matches très excitants avec mon club formateur. Le reste, c’est ma famille qui s’en occupe. »
DANS LES TRAVÉES
Une « Fan Zone » ce soir place Niemeyer
Organisée par les bars-restaurants, la Colombe-Niemeyer,
le O’Brother et l’Eau Tarie, une diffusion sur écran géant de
la rencontre capitale, AC Ajaccio-HAC, deuxième match des play-offs, est proposée à tous les fans du HAC. Une Fan Zone sera ainsi créée pour l’occasion, ce soir, dès 19 heures, sur l’esplanade Niemeyer au pied du Volcan ! Pour la sécurité
de toutes et tous, l’accès à la zone se fera après palpations
et fouilles des sacs, il est donc expressément demandé de ne pas venir avec des objets dangereux ou des bouteilles, lesquels seront systématiquement confisqués pour destruction.
Tiéhi, un contrat et une convocation
Chris Tiéhi, fils de Joël, l’ex-attaquant emblématique du HAC (1987-1994), a paraphé hier son premier contrat professionnel en faveur du club doyen. À bientôt 20 ans
(il les fêtera le mois prochain), le jeune milieu de terrain défensif est ainsi désormais lié au Havre AC jusqu’en 2021.
Et dans la foulée de cette signature, Tiéhi « Jr » apprenait
qu’il était convoqué parmi les « 18 » joueurs appelés à décoller pour Ajaccio.
Petite affluence
Si les rues d’Ajaccio ont été décorées aux couleurs de l’ACA, l’engouement populaire autour de ce match ne semble toutefois pas exceptionnel. Ce soir, seulement 4 500 personnes sont en effet attendues à François-Coty.
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Tof76
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Tof76
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Posté le: 18 Mai 2018 10:00 || Sujet du message:
Corse Matin :

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[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 18 Mai 2018 13:08]


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Quand on va au stade, c'est pour fout' le feu, Deschaseaux en flamme, ca fait des envieux (Les Havrais)
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mathelvin
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Posté le: 19 Mai 2018 08:14 || Sujet du message:
Du jamais vu ! Certes, le contexte corse n’est pas un mythe. Mais là... Toutes les lignes jaunes ont été franchies, les limites du raisonnable reléguées au rang de l’absurdité. Depuis leur atterrissage à l’aéroport Napoléon-Bonaparte, et les premières intimidations quelques minutes après leur descente d’avion, ils se savaient attendus, intimidés qu’ils ont été toute la journée au pied de leur hôtel, situé à moins de deux kilomètres du stade François-Coty. Néanmoins, sans doute n’imaginaient-ils pas que les débordements les obligeraient, trois heures plus tard, à tourner les talons, sans même avoir joué. Récit d’une soirée malheureusement pas comme les autres
Il est 19h05, quand le car du Havre AC s’annonce aux abords du stade. Au pied de l’antre de l’ACA, un service d’ordre classique, et peu d’agents de la sécurité du club. « En dehors du stade, la sécurité relève des pouvoirs publics », précise Léon Luciani, le président de l’ACA. Soit. Il n’empêche qu’à l’arrivée du car, à moins de cent mètres de son parking, les plus chauds des supporters ont stoppé net la progression du véhicule, debout, en rang serré sur plusieurs couches.

À 20 h 30,le verdict tombe
Dès lors, des chants hostiles aux Havrais et aux Français sont scandés, des bombes agricoles et pétards lancés, des fumigènes allumés. Le car, dont le pare-brise gardera durant quelques jours les stigmates de cet « accueil », ne peut plus progresser. Bloqué par la foule, et mécaniquement endommagé, puisqu’un fumigène, lancé sous celui-ci, a fait « péter » une durit.

Débordé, le maigre service d’ordre du club corse ne put être d’aucun secours. Dès lors, il fallut l’intervention des forces de l’ordre, une trentaine de policiers en tenue de combat, pour mettre en place un périmètre de sécurité, sans que les Havrais, joueurs, staff et dirigeants, ne puissent pour autant descendre du car et rejoindre le stade. La tension montait d’un cran, le lacrymogène répondait aux jets d’objets divers et variés, et l’un des policiers déployés dut même être évacué par les pompiers, blessé. Le calme relatif qui s’ensuivit ne changea rien aux données d’une soirée d’ores et déjà pourrie. Les dirigeants de l’ACA décidèrent alors de mettre à disposition un mini-van, afin de permettre aux Ciel et Marine de rallier le stade. En vain. Les hommes d’Olivier Pantaloni prirent alors l’initiative de se rendre au car des Havrais pour leur demander d’accepter de grimper dans le mini-van. En vain également.

« Pourquoi ils ne veulent pas descendre ? », s’interrogeait l’ex-Havrais Ghislain Gimbert, resté volontairement à l’écart. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’autorité publique enjoignit aux Ciel et Marine l’ordre de ne pas descendre du car. Plus le temps passait, plus le nombre de policiers s’épaississait. La confusion la plus totale régnait et à 20 h 30, après diverses réunions entre les membres de la préfecture, les délégués de la LFP et les présidents des deux clubs, le verdict tombait : match annulé. Et ce, sur décision de M. Xavier Delarue, responsable de la sécurité au service de la préfecture.

Pour autant, la délégation havraise ne bougeait toujours pas. L’attente dura jusqu’à 22 heures, quand, escortés par la police, les Havrais durent quitter l’endroit de la peur, à pied, pour rejoindre un bus qui les attendait deux cents mètres plus loin. À 22h30, ils décollaient, cap sur Le Havre-Octeville, où ils étaient accueillis dans la nuit par des supporters. Et ce, sans savoir si la rencontre sera reportée à dimanche, ou à lundi. Sachant que mercredi, sauf modification du calendrier, le vainqueur de cette rencontre recevra le dix-huitième de Ligue 1. La commission d’organisation des compétitions de la LFP doit se réunir ce samedi matin, à 9 heures. On retiendra en outre que huit ans après le forfait du Havre AC à Ajaccio, suite aux conséquences du volcan islandais Eyjafjöll, un nouveau rendez-vous manqué aura marqué l’histoire des deux clubs. Mais cette fois, ce n’est que partie remise. Dans le calme, espérons-le. Notons enfin qu’aucune sanction ne devrait être prise à l’encontre de l’AC Ajaccio, les incidents ayant eu lieu à l’extérieur de François-Coty.

« La France accepte
ce genre de chose »
Vincent Volpe (président du HAC) : « Nous quittons la Corse car personne ne peut assurer notre sécurité. Même le sous-préfet nous a dit que ce ne serait pas possible demain (lire aujourd’hui). Il y avait en plus des problèmes logistiques, pas d’hôtel de disponible. La sécurité avant tout. On attend maintenant les décisions de la Ligue. Est-ce qu’on joue ou pas ? Où on joue ? Il y a beaucoup de contraintes, sachant que le vainqueur rejouera mercredi. Nous faire jouer dimanche ou lundi serait dommageable pour la suite. Est-ce que la Ligue est prête à tout repousser ? J’ai été très clair auprès des délégués de la Ligue. On ne doit pas être mis dans une position préjudiciable, car les victimes, c’est nous. Ce sont des incidents qui se sont déjà passés en Corse, apparemment, la France accepte ce genre de chose... En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les insultes et les menaces de mort ont commencé ce matin (hier matin). Ensuite, les pétards toute la journée autour de l’hôtel et enfin,
l’incident ici, capté et filmé. Il y a un racisme extraordinaire, je suis choqué. Je tiens enfin à préciser qu’entre les deux clubs, même si chacun veut gagner ce match, il n’y a rien de spécial. Je m’entends très bien avec les dirigeants d’Ajaccio sur un plan humain. Il n’y a aucune polémique avec eux. »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « On ne pouvait pas se préparer, ce n’était pas possible. Une bombe (agricole) a explosé sous nous, ça fait bizarre. Des accueils tendus, j’en ai déjà connus, mais des comme ça, ça dépasse les bornes. »
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Tof76
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Posté le: 19 Mai 2018 10:27 || Sujet du message:
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Quand on va au stade, c'est pour fout' le feu, Deschaseaux en flamme, ca fait des envieux (Les Havrais)
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Posté le: 20 Mai 2018 09:05 || Sujet du message:
Un car bloqué, caillassé, cible de bombes agricoles, un policier blessé, un match annulé sur décision préfectorale, des Ciel et Marine plongés dans un état de nervosité extrême, des insultes racistes crachées durant les trois heures où la délégation havraise resta confinée dans un car privé de climatisation... Et rien. Rien qui n’ait poussé la Ligue de football professionnel à prendre une décision digne de ce nom. Courageuse, tout simplement.
Hier matin, d’un communiqué succinct, la Ligue, sur décision de sa commission d’organisation des compétitions, annonçait sans aucun complexe que la rencontre aurait bien lieu ce dimanche, à 19 heures. « La LFP a reçu les engagements écrits de la part de la préfecture pour garantir la sécurité de la rencontre ainsi que l’accessibilité au stade des joueurs du Havre AC. La LFP demande à tous les acteurs de la rencontre (joueurs, entraîneurs et dirigeants) et tous les supporters d’avoir le sens des responsabilités. »

Voilà, voilà... Quand une poignée de supporters havrais envahit une pelouse du Stade Océane désertée par tous ses acteurs, sans violence, sans dégradation, sans intimidation, c’est un huis clos partiel de trois matches. Lorsqu’Amos Youga subit de la part de l’entraîneur brestois, Jean-Marc Furlan, des insultes à caractère racial, c’est un rouge et un match de suspension ferme pour le milieu de terrain havrais. Lorsque de graves incidents se déroulent à Ajaccio, c’est donc un simple report avec en message de fond, venez nombreux au stade, et surtout, soyez sages. Lunaire.

Alors hier, dès 11 h, tout l’état-major du HAC s’est retrouvé au Stade Océane, pour une réunion de crise, d’une durée de neuf heures. Pour finalement annoncer, à 20 h, que le Havre AC se rendrait bien ce dimanche à Ajaccio. Non sans avoir tenté d’infléchir la décision de la haute instance du foot pro.

Dans l’urgence, et aidé en cela par Maître Jean-Benoît Lhomme, avocat au Barreau de Paris, la direction du club doyen a en effet interpellé la LFP afin que celle-ci réunisse sa commission d’appel. « En appel, précise Maître Lhomme, nous avons présenté l’ensemble de nos arguments, à savoir tout ce qui s’est passé vendredi soir en termes d’agression, insultes, jets de projectiles, bombes agricoles, mais nous avons également fait valoir le fait que nous n’avions aucune précision concernant les conditions de sécurité dans lesquelles allaient être mis les joueurs dimanche (lire aujourd’hui). Nous demandions également à ce que les joueurs puissent avoir soixante-douze heures de repos, donc de reporter le match à lundi, et enfin que cette rencontre se déroule à huis clos. »

Tous les éléments rejetés
« L’ensemble de ces demandes a été rejeté, déplore le président Volpe. On va donc y aller, faire de notre mieux, sachant que si nous avons reçu des garanties quant à la sécurité de nos joueurs, de l’aéroport jusqu’à l’arrivée au stade, aucune mesure concrète n’a été prise pour la sécurité à l’intérieur du stade. On était prêts, on est les victimes et c’est nous qui sommes punis. » Toutefois, le HAC pourrait ne pas en rester là. Les dirigeants se réservent en effet le droit de porter l’affaire devant le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), voire devant le Tribunal administratif.

Et l’AC Ajaccio dans tout cela. Vendredi soir, le président Luciani se retranchait derrière le fait que les incidents, « inqualifiables » selon ses propres propos, n’engageaient en rien le club, puisque ceux-ci s’étaient déroulés sur la voie publique, donc de la responsabilité des autorités. Faux ! Le règlement de la Ligue stipule, en son article 527, alinéa 3, que le club visité se doit d’assurer la sécurité des personnes visées, même à l’extérieur du stade. Et en l’état, aucun communiqué de la LFP ne laisse filtrer la moindre sanction, la moindre réprimande. Qu’ajouter à cela...

Échos
ÇA AURAIT PU ÊTRE PIRE !
La délégation du Havre AC est peut-être passée tout près d’une véritable catastrophe. Pris au piège à une centaine de mètres du stade François-Coty, aspirés dans un véritable guet-apens, les Ciel et Marine ont tout simplement eu peur. « J’ai disputé des matches de Coupe d’Europe en Turquie, confiait Christophe Revault, j’ai connu des ambiances très hostiles, mais ça, jamais. »
Ça, c’est un car stoppé net par quelques irresponsables, mais c’est surtout une bombe agricole lancée sous le car, avec la menace que celui-ci prenne feu. Au point que le chauffeur du véhicule, que les ambassadeurs de l’absurdité taxèrent de supporter du Gazélec Ajaccio, club voisin et néanmoins ennemi, décida de lâcher la barre pour se réfugier dehors, à l’écart des incidents. À l’intérieur du car, coincé en plein soleil, la chaleur devenait alors étouffante, la climatisation, en plus d’une durite, ayant soudain lâché. Pendant ce temps, jets d’objets, crachats et insultes racistes fusaient de partout...
ENTRAÎNEMENT HIER APRÈS-MIDI
De retour d’Ajaccio peu avant 1 h du matin, dans la nuit de vendredi à samedi, les Ciel et Marine, toujours secoués, ont effectué hier après-midi une séance d’entraînement un peu particulière, ne sachant pas, au début de celle-ci, si l’appel de leurs dirigeants recevait un écho favorable. Écœuré parce qu’il a vécu, Oswald Tanchot a néanmoins tenté de remettre ses hommes à l’endroit, et a bien évidemment convoqué le groupe déjà retenu jeudi dernier. Mais dans quel état psychologique seront-ils ce soir ?
RENDEZ-VOUS À 18 H
DANS LES SALONS DU STADE OCÉANE
Hier, le président Volpe en a appelé à la raison des supporters, afin qu’aucun d’entre eux n’effectue le déplacement à Ajaccio. Par ailleurs, le patron du HAC a annoncé qu’il ouvrirait les portes du Stade Océane à 18 h et invite ceux qui le souhaitent à vivre la rencontre dans les salons.
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Posté le: 21 Mai 2018 09:22 || Sujet du message:
Des années durant, ils resteront marqués. Plus jamais sans doute les Ciel et Marine ne revivront le scénario de cette étape en Corse, débutée vendredi par un guet-apens, conclue hier sur une élimination. Et ce, au terme d’une soirée où le tragique a succédé au magique, où la tension est devenue explosion. Il fallait y être pour le voir, pour le croire. Au cœur d’une arène bouillante, prête à dégoupiller à la première étincelle, hostile bien évidemment. Avec ce pic de température, quand Camara, l’Ajaccien, d’une frappe puissante, tendue et cadrée, transperça les filets de Thuram. La prolongation touchait alors à sa fin (120e +5), M. Schneider, d’un triple coup de sifflet, s’apprêtait à officialiser la présence du Havre AC en barrage d’accession, face au Toulouse FC. Mais mercredi, c’est à François-Coty que le Téfécé se produira, et non au Stade Océane.

Parce qu’au jeu des penalties, c’est Ajaccio qui fit un sans-faute, quand Ferhat vit Leca repousser sa tentative (5-3). Et afin que la plaie reste ouverte plus longtemps encore, c’est Gimbert, assoiffé de revanche, qui scella le sort de son ancien club, lui qui avait ouvert le score d’une superbe frappe dès la 16e minute, avant de sortir de son match, mangé qu’il fut par Bain et Moukoudi. Mais c’est en grand vainqueur, en héros même, que Gimbert quitta une pelouse, envahie durant quelques minutes après l’égalisation de M. Camara, un court instant du match que la LFP ignorera très certainement...

Cette Ligue dont les oreilles resteront sans doute hermétiques des années encore au son des chants racistes entonnés par le Kop de François-Coty. Un détail. Alors tranquillement, sans que la haute instance du football professionnel français ne daigne réagir, l’AC Ajaccio s’est approché un peu plus de la Ligue 1, pendant que le Havre AC, lui, préparera sa dixième saison de rang en L2. Mais il faudra du temps pour évacuer l’épilogue de cette saison. Des jours, des semaines, durant lesquelles les dirigeants plaideront leur cause auprès du CNOSF, pour que les stigmates de la tension disparaissent. Et cette tension fut hier à son comble, quand Mateta, d’un penalty sifflé par M. Schneider, après que Coutadeur, expulsé sur le coup, eût bousculé l’homme en noir, donna l’avantage au sien. On jouait alors la 112e minute, et dans la foulée de la célébration du 19e but de la saison de l’attaquant havrais, s’ensuivit une échauffourée.

Les larmes de Ferhat...
Un début de bagarre générale éclata, à laquelle le banc d’Ajaccio, d’où avait disparu Olivier Pantaloni, l’entraîneur de l’ACA (expulsé, 85e), tenta de prendre part. Le calme à peine revenu, M. Schneider vit alors rouge, expulsa Mateta étrangement, que Gimbert gifla dans la confusion, puis Bain, puis l’Ajaccien Sainati (115e). Le débat se poursuivait alors à neuf contre neuf, pendant que le service de sécurité tentait de contenir la volonté des plus chauds supporters de venir, eux aussi, en découdre sur le pré. Hallucinant... Le ton avait toutefois été donné avant le coup d’envoi, entre deux annonces de bonne conscience, par un speaker qui fit monter la pression d’un message envoyé aux Ajacciens : « Montrez-leur qui vous êtes, et surtout, où ils sont ! »

Il fallait aux Havrais, nerveusement entamés depuis les incidents de vendredi, être costauds. Et ils le furent. Puisqu’après une entame, disons timide, après l’ouverture du score de leur ancien partenaire (16e), après la sortie prématurée de Coulibaly, touché à la tête (24e), et après un profond réajustement tactique, ils se mirent en action. Et sur leur première véritable percée dans le camp de l’ACA, Bonnet trouva Mateta en retrait, dont la frappe fit mouche (36e). Ce même Mateta qui aurait dû doubler la mise dans la minute suivante, si une faute imaginaire n’avait pas été sifflée contre lui.

À la pause, le suspense restait donc entier, celui que le HAC aurait pu tuer en seconde période, si Leca n’avait pas été impeccable face à Mateta (58e et 60e), avant qu’il ne sorte un double arrêt venu d’ailleurs devant Bonnet puis Gory (69e). Des occasions manquées pour, au final, autant de regrets. Mais comment pourrait-on reprocher quoi que ce soit aux Ciel et Marine ? Au cœur de ce contexte pas comme les autres, ils ont été grands, beaux, parfois héroïques, avant que les larmes, celles que Ferhat ne put retenir, ne commencent à leur piquer les yeux. Mille mercis à vous pour cette fin de saison.

IMPRESSIONNANT SERVICE D’ORDRE !

Cette fois, les autorités publiques n’ont pas fait les choses à moitié. Si vendredi, c’est un service d’ordre classique qui avait été déployé, hier, les grands moyens étaient de sortie. Cela a commencé à l’aéroport, avec un car, sous escorte, venu au pied de l’avion accueillir les Ciel et Marine. Puis à Porticcio, lieu où les Havrais ont passé la demi-journée, cent cinquante CRS étaient en place aux abords du Sofitel. Accompagnée depuis Le Havre par une dizaine de membres d’une société de sécurité parisienne, dont un resta en permanence auprès du président Volpe, la délégation ciel et marine s’est ensuite dirigé vers le stade François-Coty, avec devant le car, quatre fourgons de police, et derrière, quatre autres fourgons. L’arrivée dans l’antre de l’ACA put ainsi se dérouler dans une ambiance, certes hostile, mais sans le moindre incident. Au coup d’envoi, le président Volpe s’est alors installé en tribune, aux côtés d’Agnès Firmin Le Bodo, députée de la 7e circonscription de Seine-Maritime venue soutenir le HAC, deux personnalités entourées de quatre gardes du corps taillés comme des montagnes.

TANCHOT : « JE SUIS DÉGOÛTÉ DU FOOT »

« Ce soir, avant tout, je suis fier, très fier de mes joueurs. On en a entendu des choses depuis 48 heures, comme quoi les Havrais n’avaient pas de couilles par exemple. Eh bien ce soir, ils ont montré qu’ils en avaient. Ils sont revenus ici, sans avoir peur de quoi que ce soit. Aucun n’a fait défection après les incidents de vendredi. Je leur tire mon chapeau. Mais je suis triste et surtout dégoûté du foot. Le scénario est cruel et l’arbitre nous pénalise vraiment en expulsant Mateta. Il fait quoi ? Il se bouche les oreilles pour rendre hommage à Memphis Depay le Lyonnais qui est son pote. Et alors, ça mérite un rouge ça ? Il n’y a pas eu d’équité sur ce barrage. On s’est déplacé deux fois en 48 heures. La France veut organiser les JO et on est incapables de mettre sur pied un barrage de play-offs de Ligue 2... »

À AJACCIO, AJACCIO BAT LE HAVRE AC 5 TAB À 3 (2-2, 1-1)
Arbitre : M. Schneider. Spectateurs : 6 541.
Buts pour Ajaccio : Gimbert (16e), M. Camara (120e +5) ;
pour le HAC : Mateta (36e et 112e sp).
Les tirs au but pour Ajaccio : Selemani, Laci, M. Camara, Lejeune et Gimbert ;
pour le HAC : Guitane, Fontaine et Gory. Raté : Ferhat.
Avertissements à Ajaccio : Lejeune (33e), Maazou (52e), Boé Kane (90e +4) ;
au HAC : Fontaine (7e).
Expulsions à Ajaccio : Pantaloni (entraîneur, 85e), Coutadeur (108e), Sainati (115e) ;
au HAC : Mateta (115e), Bain (115e).
AC AJACCIO : Leca – Hergault, Sainati, Avinel, Lejeune – Boé Kane (M. Camara, 105e), Coutadeur – Maazou, Cavalli (cap) (Laci, 62e), Nouri (Selemani, 74e) - Gimbert.
Remplaçants : Mandanda (g), Marin, Ab. Keita, Vialla.
Entraîneur : Olivier Pantaloni.
LE HAVRE AC : Thuram – Bese (Ozdemir, 90e +1), Moukoudi, Camara, Coulibaly
(Gory, 24e) – Bain, Lekhal - Ferhat, Fontaine, Bonnet (cap) (Bonnet, 99e) – Mateta.
Remplaçants : Balijon (g), Tiéhi, Assifuah, Moussiti-Oko.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
À AJACCIO, AC AJACCIO BAT LE HAVRE AC 5 TAB À 3 (2-2, 1-1)
Arbitre : M. Schneider. Spectateurs : 6 541.
Buts pour Ajaccio : Gimbert (16e), M. Camara (120e +5) ;
pour le HAC : Mateta (36e et 112e sp).
Les tirs au but pour Ajaccio : Selemani, Laci, M. Camara, Lejeune et Gimbert ;
pour le HAC : Ferhat (raté), Guitane, Fontaine et Gory.
Avertissements à Ajaccio : Lejeune (33e), Maazou (52e), Boé Kane (90e +4) ;
au HAC : Fontaine (7e).
Expulsions à Ajaccio : Pantaloni (entraîneur, 85e), Coutadeur (108e), Sainati (115e) ;
au HAC : Mateta (115e), Bain (115e).
AC AJACCIO : Leca – Hergault, Sainati, Avinel, Lejeune – Boé Kane (M. Camara, 105e), Coutadeur – Maazou, Cavalli (cap) (Laci, 62e), Nouri (Selemani, 74e) - Gimbert.
Remplaçants : Mandanda (g), Marin, Ab. Keita, Vialla.
Entraîneur : Olivier Pantaloni.
LE HAVRE AC : Thuram – Bese (Ozdemir, 90e +1), Moukoudi, Camara, Coulibaly
(Gory, 24e) – Bain, Lekhal - Ferhat, Fontaine, Bonnet (cap) (Bonnet, 99e) – Mateta.
Remplaçants : Balijon (g), Tiéhi, Assifuah, Moussiti-Oko.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
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Posté le: 21 Mai 2018 11:49 || Sujet du message:

Ajaccio-Le Havre: "Quand on vous rabâche qu’en cas de victoire, vous ne sortirez pas…", Moukoudi dénonce les menaces
21/05/2018 à 10h58

Le Havre a été éliminé en play-off par l'AC Ajaccio (2-2, 5 tab à 3) ce dimanche soir, au terme d'un match houleux. Harold Moukoudi, le défenseur du HAC, condamne les menaces dont son équipe a fait l'objet.

Soirée très agitée ce dimanche à Ajaccio. Le play-off entre l'ACA et Le Havre, reporté après les incidents autour du bus normand vendredi et remporté par les Corses (2-2, 5 tab à 3), a complètement dégénéré. Dans la prolongation, deux Ajacciens et deux Havrais ont été expulsés. Au cœur de la polémique, un penalty jugé injustifié par les joueurs de l'ACA et transformé par Jean-Philippe Mateta, qui a ensuite chambré le public, déclenchant une bagarre générale. Une atmosphère délétère qu'Harold Moukoudi a regretté après la rencontre.

"On nous a mis des bâtons dans les roues pendant deux ou trois jours, a déclaré le défenseur havrais sur le site de son club. On a fait face. Malgré tout on a su répondre sur le terrain. C’est dommage de sortir aux tirs au but. Je pense que sur le terrain on méritait gagner le match. Après, quand vous jouez ici et que pendant 90 minutes, voire même avant, on vous rabâche qu’en cas de victoire du HAC, vous ne sortirez pas… Que ce soit le groupe ou les arbitres, c’est compliqué à gérer."
"Parce qu'on est en Corse, on n’a pas le droit?"

"Qui a dit ça? Un peu partout, même des membres du club de l’ACA, a enchaîné Moukoudi. A un moment donné, nous sommes dans le football. Quand Nabil Fekir ou Lionel Messi font ça lors de gros derbies ou d'un Clasico, on crie au génie. Et parce qu'on est en Corse, on n’a pas le droit? A un moment donné, c’est n’importe quoi. Quand c’est Mateta, on crie au scandale. Il y a un gros souci."
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Posté le: 21 Mai 2018 12:02 || Sujet du message:
Ajaccio-Le Havre : bus attaqué, insultes et bagarre, retour sur ce grand n'importe quoi

FIASCO - Dimanche soir, l'AC Ajaccio s'est qualifié au bout du suspense pour le match de barrage de Ligue 1, après sa victoire sur Le Havre (2-2, 5 t.a.b à 3). Mais deux jours après l'attaque du bus du HAC par des pseudo-supporters corses, la rencontre a de nouveau été émaillée d'incidents sur et en dehors du terrain.
21 mai 12:02 - Yohan ROBLIN

Le football français n'en est pas ressorti grandi. Deux jours après le report du match initial, programmé vendredi, en raison d'incidents à proximité du stade François-Coty, l'AC Ajaccio a finalement remporté aux tirs au but (2-2, 5 t.a.b à 3) le barrage de Ligue 2, ce dimanche 20 mai, face à l'équipe du Havre. Les Corses affronteront Toulouse, 18e de Ligue 1, dès mercredi pour retrouver l'élite, quatre ans après leur relégation. Mais plus que tout, on retiendra que le play-off a tourné au pugilat, comme on le redoutait. La rencontre a basculé dans le n'importe quoi (quatre cartons rouges), les deux équipes terminant à 9 contre 9 dans un climat délétère. Autant d'éléments qui interrogent sur la gestion du match par la Ligue de football professionnel (LFP).
Une célébration qui fait basculer la rencontre

Dimanche soir, les deux formations, à égalité (1-1), disputent la prolongation du pré-barrage d'accession à la Ligue 1. On joue alors la 108e minute lorsque tout dégénère. Bousculé avec véhémence par Mathieu Coutadeur, l'arbitre Frank Schneider exclut le Corse et siffle un penalty en faveur du Havre, comme l'y autorise le règlement, l'action s'étant déroulée dans les 16 mètres ajacciens. Jean-Philippe Mateta, l'attaquant du HAC, le transforme, puis s'en va chambrer le public corse, en réaction à des insultes venus des tribunes. Dès lors, une bagarre éclate entre les deux équipes. Des coups sont échangés et des supporters envahissent la pelouse. Dépassé, M. Schneider sort trois cartons rouges coup sur coup. Mateta, et son coéquipier Bain, sont finalement renvoyés au vestiaire, tout comme Sainati pour Ajaccio.

La fin de match est houleuse entre les deux formations, réduites à neuf. La nervosité est contagieuse. Finalement, au bout du temps additionnel, à la 126e minute, c'est Mohamed Mady Camara d'une demi-volée puissante depuis l'entrée de la surface qui remet les deux équipes à égalité (126e, 2-2) et arrache les tirs au but pour Ajaccio. À ce moment-là, François-Coty chavire de nouveau. Les supporters, fous de joie, craquent des fumigènes et envahissent partiellement la pelouse. Quelques minutes seulement avant la séance décisive. Grâce à un arrêt de Jean-Louis Leca, c'est finalement l'ACA qui empoche la qualification.
Un résultat, deux ambiances

Un épilogue final que ne digère pas Oswald Tanchot, l'entraîneur du HAC. "Je suis fier de mes joueurs et dégoûté du football. Et triste car l'équipe qui devait passer a été éliminée. Je suis triste pour mes joueurs qui ont été au bout d'eux-mêmes dans les conditions que vous connaissez. Ils ont réussi un exploit jusqu'à ce dernier ballon. On n'a pas été arbitré correctement sur le but de Jean-Philippe Mateta. Il a l'habitude de célébrer ses buts comme Memphis Depay (l'attaquant de Lyon, ndlr) qui est son ami. Il lui a rendu hommage et termine avec un carton rouge", regrette-il, amer. "C'était sans doute mieux que ce match se termine par une victoire de l'AC Ajaccio. On s'est déplacé deux fois en 48 heures. Il n'y pas eu d'équité dans ce match."


Du côté de l'ACA, Olivier Pantaloni préfère retenir la qualification miraculeuse plutôt que les incidents qui ont émaillé le pré-barrage d’accession en Ligue 1. "C'est le plus beau moment de ma carrière", avoue le coach d'Ajaccio. "Avec un scénario assez particulier, des décisions qu'on a eu du mal à comprendre. On a retrouvé, à l'image de certains matches de cette saison, l'énergie nécessaire pour renverser la vapeur et aller chercher cette victoire. Tout le monde voulait réaliser quelque chose de grand. On avait travaillé les penalties. Cette équipe est très puissante et dispose d'atouts physiques. Ils ont eu 48 heures de plus pour venir, ils étaient frais. Ce match a été compliqué, l'égalisation est un coup de massue. On n'a jamais renoncé."
La gestion du match par la Ligue interroge

Il n'empêche qu'après l'accueil réservé par les pseudo-supporters corses aux Havrais vendredi, entre chants racistes et jets de bombes agricoles causant le report de la rencontre, ce match de pré-barrage d'accession à la Ligue 1 reprogrammé ce dimanche soir a de nouveau entaché l'image du foot. Les conditions étaient tout sauf optimales pour jouer ce match couperet.

De fait, après les incidents survenus deux jours plus tôt, on peut s'interroger sur les raisons qui ont poussé la Ligue à privilégier un report du match à Ajaccio, et non le fait de disputer la rencontre sur terrain neutre. Pourquoi une telle décision ? Sur le terrain, ensuite, le chambrage de Mateta, réponse inutile aux insultes venues des tribunes, a été logiquement sanctionné. Mais des coups ont été portés à son encontre, par Gimbert notamment, sans qu'aucune sanction. Comment l'expliquer ? L'attaquant de l'ACA a par ailleurs donné la victoire aux Ajacciens en transformant le dernier tir au but. Enfin, qu'en est-il d'Olivier Pantaloni, l'entraîneur corse exclu à la 85e minute mais revenu sur la pelouse, sous le nez des délégués et des arbitres, pour préparer la séance de tirs au but ? Cela est pourtant strictement interdit par le règlement. Bref, tout n'a pas tourné rond dimanche soir en Corse. Reste à savoir quelle suite, s'il y a, la LFP donnera à ce simulacre de football.
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sherlhac holmes
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sherlhac holmes
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Posté le: 21 Mai 2018 17:19 || Sujet du message:
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Le Havre est un poème écrit par les nuages.
En son port, s'agitent les ombres de la nuit.
Des bateaux rejoignent l'horizon qui s'enfuit.
D'autres se reposent après un long voyage.
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yann
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Posté le: 23 Mai 2018 09:05 || Sujet du message:
Polémique : la LFP donne le coup de grâce au HAC

Christophe PRETEUX | Publié 22/05/2018 23:30

Sous les yeux de Monsieur Schneider, les joueurs de l’AC Ajaccio perdent leur sang-froid après le deuxième but inscrit par Mateta, pourtant l’attaquant du HAC et son coéquipier Bain seront expulsés par l’arbitre (crédit photo : AFP)
Sous les yeux de Monsieur Schneider, les joueurs de l’AC Ajaccio perdent leur sang-froid après le deuxième but inscrit par Mateta, pourtant l’attaquant du HAC et son coéquipier Bain seront expulsés par l’arbitre (crédit photo : AFP)
Agnès Firmin a remis hier à la ministre Laura Flessel sa lettre en main propre
Agnès Firmin a remis hier à la ministre Laura Flessel sa lettre en main propre
Le couperet est tombé ! Après l’hallucinant périple en Corse, la LFP s’est fendue hier d’une décision qui fera malheureusement date. Le guet-apens tendu par l’AC Ajaccio, tant vendredi que dimanche, offre officiellement aux Acéistes le droit de rêver encore à l’accession à la L1. Le procureur de la République d’Ajaccio a ouvert de son côté une enquête pour faire toute la lumière sur les incidents qui se sont déroulés au stade Coty
Ce fut une sombre journée pour le football français. Un horrible message envoyé par la Ligue de football français. Hier, une fois réunie les commissions d’organisation des compétitions et de discipline, un communiqué a en effet mis fin à la saison du Havre AC. Celui-ci met en avant l’absence d’artifice juridique afin que le résultat, comme le demandait le HAC, soit inversé.

Ce mercredi, c’est donc bien l’AC Ajaccio, malgré la violation d’un certain nombre de règles, qui défiera Toulouse. Sur terrain neutre, et à huis clos, la rencontre ayant été délocalisée à Montpellier. Un minimum. « Je rappelle, souligne Vincent Volpe, que nous avions demandé samedi à ce que le match se déroule à huis clos. On nous a répondu qu’en termes d’organisation, cela était impossible. Et là, alors que le timing est encore plus serré, ça devient possible ! »

Le président du Havre AC n’entend toutefois pas aller beaucoup plus loin dans ses commentaires. « Je suis déçu, forcément, mais il faut faire preuve de maturité. » Tout comme il ne s’étendra pas sur les plaintes déposées par son homologue ajaccien Léon Luciani, pour « dénonciation calomnieuse » et « incitation à la haine raciale ». Non, non, vous ne rêvez pas. Tout comme est bien réelle cette déclaration de Jean-Guy Talamoni, président indépendantiste de l’Assemblée de Corse, qui lui aussi met en avant une « haine anti-corse », et qui promet « une riposte énergique ». Consternant... Précisons que le président Volpe, agressé dimanche en tribune « officielle », n’a pas eu à déposer plainte, le procureur de la République d’Ajaccio ayant, de son propre chef, ouvert une enquête.

Depuis hier, journée au cours de laquelle appel a été fait, sans qu’il ne reçoive le moindre écho avant la nuit, domine donc au Havre, et bien plus loin, le sentiment que les incidents, d’une extrême gravité, qui ont éclaté vendredi et dimanche, n’ont uniquement fait trembler que les officiels envoyés par la LFP. À savoir les délégués, et par la FFF, on citera le corps arbitral. « Le quatrième arbitre (M. Castro) nous a même demandés, alors que nous menions 2-1 et qu’il ne restait que cinq minutes à jouer, que tout le banc se précipite au milieu du terrain au coup de sifflet final, pour essayer d’éviter les coups », confie Oswald Tanchot. La raison ? Il se dit que le tunnel avait été bouché après le penalty de Mateta afin que les Ciel et Marine ne puissent rejoindre le vestiaire. « De toute façon, ça faisait un moment qu’on nous disait qu’en cas de victoire, nous ne sortirions pas du stade », précise Harold Moukoudi.

« Personne ne l’oubliera »
Mais tout cela, et bien d’autres choses encore, n’a pu inciter la LFP à rayer l’AC Ajaccio de la course à l’accession à la L1. Certes, peut-être demain, lors d’une nouvelle commission de discipline, Olivier Pantaloni, l’entraîneur qui s’est permis de faire un bras d’honneur à son exclusion (84e) et suspendu à titre conservatoire, se verra-t-il lourdement sanctionné. Peut-être le stade François-Coty, l’antre du non-droit, fera-t-il l’objet d’un huis clos de longue durée. Peut-être Selemani, l’homme qui est venu gifler Mateta, suspendu lui aussi à titre conservatoire, sera-t-il également lourdement puni. Quant à Gimbert, bourreau du HAC, l’un des premiers à mettre le feu aux poudres, il est parvenu à passer à travers toutes les mailles du filet.

« Nous allons attendre cette commission de discipline et les sanctions à l’encontre de l’AC Ajaccio pour décider des recours que nous ferons par la suite », précise Vincent Volpe. « On ne lâchera pas l’affaire, assure Christophe Revault. On ne s’attendait pas à être débouté de tout. Voir de telles choses et derrière, ne pas être entendu... On nous a renvoyés à Ajaccio, on nous a fait des promesses qui n’ont pas été tenues... On a un vrai sentiment d’injustice. » « Cette décision de la LFP ne va pas me réconcilier avec le football, souffle Oswald Tanchot, lui qui a dirigé hier après-midi une ultime séance d’entraînement, au cas où. Et le communiqué de la Ligue me dégoûte encore plus. C’est incroyable, et ça aurait pu être plus grave. La bonne nouvelle, c’est qu’un entraîneur exclu peut revenir tranquillement sur le terrain quelques minutes plus tard. Laissons donc les joueurs expulsés sur la pelouse, non ? Maintenant, il va falloir se relever, mais ce qu’on a vécu, personne ne l’oubliera. Je vais essayer de reconstruire ma passion à travers les valeurs et le courage de mes joueurs. »

« On sort d’un week-end de fou, lâche Harold Moukoudi. Et au final, on se rend compte que selon la position géographique d’un club, les règlements ne sont pas les mêmes. C’est incroyable... Quand j’y repense, ces chants racistes, ces pressions dans les couloirs du stade, etc. Le foot me déçoit, un club ne peut pas se comporter comme l’a fait l’AC Ajaccio. » Aux yeux de la LFP, c’est possible, enfin presque.

Pétition en ligne
La pétition lancée en ligne sur le site change.org n’a pas tardé à prendre de l’ampleur. En quelques heures, elle a réuni plusieurs milliers de signatures au cours du week-end. Hier soir, le nombre de signataires dépassait les 23 000 personnes. Intitulée « Pour une réaction de la LFP après les incidents survenus en Corse dimanche », cette pétition dénonce « de nombreux manquements au règlement » du football, comme le retour sur le terrain de l’entraîneur corse après son expulsion, ou encore l’agression du président Volpe et de la députée de la Seine-Maritime, Agnès Firmin-Le Bodo, des insultes racistes, l’envahissement du terrain et des jets de projectiles.
« J’ai mal à mon foot ! »
Dimanche, la députée du Havre était en tribune à Ajaccio avec le président Volpe avant d’être « mise à l’abri » dans les vestiaires et d’interpeller la ministre des Sports. Très déçue, Agnès Firmin Le Bodo prend acte de la décision de la LFP.
La députée Agir-Les Constructifs de la 7e circonscription de la Seine-Maritime, Agnès Firmin Le Bodo, avait effectué le déplacement au stade François-Coty « en qualité de supportrice » du HAC. Après avoir entendu et subi la violence et les injures racistes proférées dans l’enceinte ajaccienne, c’est l’élue de la République qui a pris la plume pour dénoncer l’inacceptable dans une lettre qu’elle a remise en main propre hier à Laura Flessel, la ministre des Sports.
« Entendre le pire
dans une enceinte sportive
de la République »
« J’ai mal à mon foot ! Je suis triste pour le HAC, je suis triste pour ses dirigeants, pour ses joueurs et pour tous ses supporters. Les faits sont avérés, ils sont graves, j’en ai été le témoin. Tout était réuni pour que la Ligue de football professionnel prenne une décision en conséquence », a réagi la députée, ex-adjointe au maire du Havre chargée des Sports. « Je regrette que la LFP ne se soit pas clairement prononcée contre les injures racistes proférées durant ce match. Entendre le pire « sale Français, ramasseur de coton, Français de merde » dans une enceinte sportive de la République, ce n’est pas anodin. C’est en tout point inadmissible alors que la France va accueillir en 2024 les Jeux Olympiques. Je suis triste de voir que la Ligue n’a pas réagi à cela. Je prends toutefois bonne note des autres décisions de la LFP, qui n’avaient hélas pas pu être appliquées au HAC dimanche à savoir que le prochain match de barrage entre Ajaccio et Toulouse se déroulera sur terrain neutre et à huis clos ».
Pour Agnès Firmin-Le Bodo, la Ligue reconnaît ainsi la gravité des faits commis dimanche dernier au stade François-Coty. « Il n’empêche que le sport, ce n’est pas ça : être accueillis sur le tarmac corse par six camions de CRS et exfiltrée avec le président Volpe de la tribune par quatre agents de sécurité. J’ai mal pour tous ces éducateurs, ces entraîneurs qui transmettent les vraies valeurs du sport à nos jeunes » ajoute l’élue havraise, qui attend maintenant, comme les dirigeants du Havre AC, l’issue de l’appel formulé par le club doyen. « Le HAC a perdu sur le terrain mais a gagné dans les cœurs et cela se verra la saison prochaine » pronostique-t-elle.
« On a voulu l’instauration de pré-barrages. C’est un pari gagné pour l’intérêt du championnat. Il ne faut pas que cet incident isolé remette tout en cause ». Nathalie Boy de la Tour avait quelque part annoncé la couleur en cette soirée du lundi de Pentecôte. Rattrapée par l’affaire ACA/HAC qui, en cette fin de long week-end, commençait à tourner en boucle sur tous les médias nationaux, celle qui, en 2008, a participé au lancement de la Fondaction du football, qui consiste à développer « des actions innovantes visant à promouvoir une vision citoyenne du football », a dû sortir de son silence et annoncé une réunion en « urgence » pour étudier ce dossier brûlant. Comme il fallait s’y attendre, la Ligue de Football Professionnel a entériné hier la qualification de l’AC Ajaccio. Envoyant en vacances le HAC. Car les textes réglementaires ne permettent pas, selon la gardienne de la tour d’argent de la Ligue, de retirer la victoire à l’ACA sur la foi des éléments portés à sa connaissance par le HAC. Quand on se souvient que cette même LFP avait d’abord refusé de lever le huis clos qui frappait le HAC qui voulait rendre hommage le 7 avril dernier à son espoir, Samba Diop, mort brutalement à l’âge de 18 ans au domicile de ses parents, avant de « retirer de manière tout à fait exceptionnelle cette mesure », moins de 24 heures avant un match contre l’autre équipe d’Ajaccio, le Gazelec, on ne peut s’empêcher d’écrire que quelque chose ne tourne vraiment pas rond dans le football français. « L’image du football ne se résume pas uniquement à ça », voudrait nous faire croire Nathalie Boy de la Tour. « Ça », c’est juste la honte. Mais ça, Madame la présidente de la LFP, elle ne sait pas ce que c’est. Le show doit continuer. Dès ce soir à Montpellier.

Christophe PRETEUX

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yann
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Posté le: 23 Mai 2018 09:10 || Sujet du message:
http://www.francebleu.fr/sports/football/courez-au-milieu-va-prendre-des-coups-les-cinq-dernieres-minutes-du-match-ajaccio-le-havre-1527024416
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sherlhac holmes
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sherlhac holmes
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Posté le: 23 Mai 2018 20:01 || Sujet du message:
http://www.sofoot.com/harold-moukoudi-l-ac-ajaccio-a-le-droit-d-avoir-une-fierte-mais-le-hac-aussi-455968.html

Très belle interview de Moukoudi.
Ce gars est bon sur le terrain.
Ses propos, posés, pertinents, montrent qu'il l'est aussi dans sa tête.
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Posté le: 23 Mai 2018 20:37 || Sujet du message:
L'émission de "L'Equipe d'Estelle" du 22/05/2018 : Lien

Et ce dessin de Faro :

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Paikan
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Posté le: 23 Mai 2018 20:44 || Sujet du message:
Avec tous les événements en ce moment, c'est presque passé inaperçu, mais la DNCG a donné son verdict pour le HAC :

Citation :
DNCG : RELEVÉ DE DÉCISIONS DU 22/05/2018


Dans le cadre de l’examen de la situation des clubs au titre de la saison sportive 2018-2019, la Commission de Contrôle des Clubs Professionnels a pris les décisions suivantes en application de l’article 11 du Règlement de la D.N.C.G. :

LIGUE 1 CONFORAMA

ANGERS SCO
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Aucune mesure prise à l’égard du club par la DNCG


DOMINO’S LIGUE 2

HAVRE AC, US QUEVILLY ROUEN METROPOLE, RC LENS
----------------------------------------------------------------------------------
Aucune mesure prise à l’égard du club par la DNCG


FOOTBALL BOURG EN BRESSE PERONNAS
----------------------------------------------------------------------------------
Aucune mesure prise à l’égard du club par la DNCG, sous réserve du maintien en Domino’s Ligue 2.
Le club sera réentendu en cas de relégation en National 1 à l'issue des barrages.


FC SOCHAUX-MONTBELIARD
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Encadrement de la masse salariale et interdiction de recruter à titre onéreux



Source : Lien
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mathelvin
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Posté le: 24 Mai 2018 10:32 || Sujet du message:
Si les images reçues d’Ajaccio, vendredi et dimanche, ont créé autour du Havre AC un véritable élan de sympathie, les voix qui portent attendent, ou peinent à se positionner.
L’UCPF CALME LE JEU
L’Union des clubs professionnels de football (UCPF), dirigée depuis un an par Claude Michy, actuel président de Clermont Foot, n’entend pas ajouter de trouble à la confusion. « Pardonnez-moi l’expression, s’excuse Michy, mais cette affaire est un merdier. » Réputé discret, sans pour autant mâcher ses mots, l’homme ne lèvera pas le voile sur une quelconque position officielle estampillée UCPF. « On va attendre que le feu s’éteigne sous la cocotte, car en l’état, il n’est pas utile de jeter de l’huile sur le feu. »

Néanmoins, Claude Michy ne peut que prendre acte de la récente décision de la LFP, celle qui a validé mardi la victoire de l’AC Ajaccio. « La Ligue ne peut juger que d’après ses textes. Je suis navré pour Vincent (Volpe), qui est un homme fantastique, pour Le Havre qui a subi un préjudice après avoir vécu un moment dramatique avec la perte d’un de ses jeunes joueurs, mais le règlement ne permettait pas une autre décision. Imaginons un instant que la LFP ait pris le risque d’inverser le résultat. Dans la foulée, Ajaccio aurait fait appel, serait allé devant les tribunaux, et je peux vous garantir, sans la moindre hésitation, que l’ACA aurait eu gain de cause. Pour ne rien vous cacher, je viens d’avoir un président de L1 au téléphone qui m’a dit que ce qu’il avait vu à Ajaccio était à vomir. » Mais...

Toutefois, Claude Michy attend que ces incidents permettent une réelle prise de conscience. « Maintenant, la Ligue doit prendre des décisions qui serviront de socle pour l’avenir. Parce que si notre société est malade, le foot l’est encore plus. Il est urgent d’y remédier. »

L’UNFP CONDAMNE, ET...
« Puisse la rencontre de dimanche nous permettre de revenir au jeu de football. A notre jeu. Car ces quelques énergumènes ne nous en déposséderont jamais ! » Dans un communiqué, dont voici la conclusion, publié samedi, soit au lendemain des premiers incidents et de l’annulation du match sur décision préfectorale, l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP) s’est bien évidemment émue des images diffusées partout en France, et au-delà de nos frontières. Oui, le 19 mai, l’UNFP a condamné les événements. Mais depuis ? Rien. Pourtant, malgré ces dernières lignes empreintes d’espoir, ou de naïveté, sans doute les événements de dimanche auraient-ils mérité une nouvelle missive. Ferme, mettant notamment en exergue les insultes racistes et intimidations diverses dont ont été victimes des joueurs que cette Union se doit de défendre. Mais non. Pas une ligne. « Je n’ai pas de commentaire particulier à faire, nous répond Sylvain Kastendeuch, coprésident de l’UNFP. C’est un dossier très juridique et je ne suis pas là pour apporter une appréciation personnelle. Les faits de racisme seront punis. L’UNFP ne peut pas changer la société. »

Mais peut-être pourrait-elle se montrer plus tranchante, plus apte à créer un vrai débat, public pour le coup, autour de ce problème, qui ne concerne bien évidemment pas qu’Ajaccio, qu’est le racisme dans ce milieu où pourtant se mélangent admirablement bien toutes les cultures. Seulement voilà, face aux « vous êtes tous des Français de merde », aux « ramasseurs de coton », et on en passe, pas une réaction de l’UNFP n’est venue se dresser. Du moins, pas encore... « En Corse, on arrivera à ce que tout se passe bien. » L’AC Ajaccio vient de donner des premiers signes d’optimisme...

LE HAC EN APPEL LE 28 MAI

Suite à l’appel formulé ce mardi par le Havre Athlétic Club, la commission d’appel de la LFP auditionnera lundi 28 mai, à 10h30. Par ailleurs, le club doyen attend toujours les différents procès-verbaux de la commission des compétitions qui ont motivé son refus, mardi, suite au recours du club.

« Le courage » de la LFP
Pour la Ligue de football professionnel (LFP), « le courage » dans la gestion de AC Ajaccio-Le Havre réside dans « le respect de nos règlements », a expliqué sa présidente, Nathalie Boy de la Tour, hier dans le cadre de la convention du football à Cannes.
La LFP a été critiquée dans la gestion des incidents du prébarrage AC Ajaccio-Le Havre, qu’elle est votre réponse ?
Nathalie Boy de la Tour : « Tout d’abord, à titre personnel, je suis scandalisée par ce qui s’est passé ces derniers jours, on ne devrait pas voir cela dans le football français, le football français est et doit rester une fête. L’image donnée ces derniers jours va à l’encontre de ce que doit être notre football. Maintenant, comprenez que nous avons des règlements, et le vrai courage pour moi, et la mission qui m’a été confiée, c’est de garantir un championnat éthique, impartial, dans le respect de nos règlements, sans tenir compte des pressions diverses. C’est ce qu’on fait à la Ligue aujourd’hui. Si ces règles ne conviennent pas, si le système doit évoluer, faisons-le en nous mettant tous autour de la table. Vous pouvez compter sur moi pour le faire. »
Fallait-il rejouer dimanche après les incidents de vendredi ?
« A partir du moment où nous avions un courrier de la préfecture de police nous garantissant que le match pouvait se rejouer à Ajaccio le dimanche dans des conditions de sécurité publique satisfaisantes, nous ne pouvions que le faire. La sécurité publique prime. Je rappelle que tout ce qui est à l’extérieur du stade, et c’est le cas avec ce bus caillassé, est du domaine de la sécurité publique et ne dépend pas du club. Nous ne pouvions pas condamner le club pour des choses dont il n’était pas tenu responsable. Cela n’aurait pas tenu juridiquement en appel. »
Que répondez-vous au club d’Ajaccio qui estime « honteux » que le barrage aller contre Toulouse ne se joue pas dans son stade ?
« Dimanche, les incidents se sont passés dans le stade. Quand les incidents se tiennent à l’intérieur du stade, le club est alors tenu responsable. Compte tenu de la gravité des faits, la commission de discipline s’est réunie beaucoup plus rapidement que d’habitude, moins de 36 heures après le match, ce qui est compliqué puisqu’elle doit analyser quand même un certain nombre de pièces. Elle a estimé qu’au regard des incidents dans l’enceinte du stade, les incidents en tribunes, les propos racistes insupportables et le comportement de certains acteurs du jeu sur le terrain, le club devait être sanctionné. C’est pour cela qu’elle a pris une mesure à titre
conservatoire, de délocaliser le match sur terrain neutre et à huis clos. »
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