HAC
L’actualité en direct
Notre page Facebook HAC FANS 1872 réunit plus de 14 K abonnés qui suivent chaque jour l'actualité du club et de ses groupes de supporters.

CONCOURS
Pronostiquez la nouvelle saison !
Comme chaque saison, INFOHAC.COM vous offre la possibilité de pronostiquer tous les matchs officiels du HAC. Cette année encore, vous allez pouvoir deviner les scores et vous mesurer aux meilleurs pronostiqueurs Ciel & Marine. A vous de jouer dès maintenant !

PHOTOS
HAC-Grenoble (1-1) | 49 photos HD
Vous pouvez télécharger les photos via la galerie sur le site FlickR

Vous pouvez aussi lancer le diaporama plein écran : Le diaporama du match en plein écran


PHOTOS
HAC-TOURS(2-0) | 44 photos HD
Vous pouvez télécharger les photos via la galerie sur le site FlickR

Vous pouvez aussi lancer le diaporama plein écran : Le diaporama du match en plein écran

 
 
 Vous n'êtes pas connecté
 Connectez-vous ou créez-vous un compte gratuitement
Le forum officiel des Supporters du HAC -> Discussions générales Page : Préc.,1,...,19,20,21,Suiv.
Auteur Message
LesAmateursPro
[Minime]


[Déconnecté]

Nb de messages : 183
Posté le: 23 Juin 2020 07:24 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : arrivé au HAC en provenance de Grenoble, Pierre Gibaud l’affirme, « après la surprise, place au boulot »

Appelé à succéder à Barnabas Bese sur le flanc droit de la défense havraise, Pierre Gibaud distillera, sur le pré comme en dehors, son expérience de la Ligue 2.

dans l’axe (photo L. G. / Paris-Normandie).
L’ex-Grenoblois, capable d’évoluer au cœur de la défense mais avant tout recruté pour son expérience en qualité de latéral droit, s’est posé au Havre AC, via un contrat de deux ans.

À 32 ans, quitter Grenoble pour rejoindre le HAC, n’est-ce pas le challenge rêvé pour vous ?


Pierre Gibaud : « Trente-deux, comme vous dites... Challenge rêvé, oui, parce que sur le plan sportif, je ne pense pas, en Ligue 2, qu’il ait été possible qu’une meilleure proposition se présente à moi. Là, j’arrive quand même dans un club qui parle en France et qui aspire à remonter rapidement. Le challenge est beau. Par rapport à Grenoble, j’estime franchir encore un cap, même à mon âge. Vraiment très heureux, sportivement et humainement. »

Secrètement, espérez-vous, à travers cette arrivée dans un club ambitieux, enfin jouer en Ligue 1 ?

« En L1, j’y ai déjà joué, avec Le Mans. Bon, d’accord, ça date (2009-2010) et j’avoue que c’était court (1 minute ). Alors oui, comme beaucoup de clubs, l’objectif sera de monter dès la fin de la saison à venir. C’est excitant et on a hâte de débuter. »

On vous présente comme un joueur à fort caractère. Assumez-vous cette réputation ?

« Fort caractère... Disons que j’ai de la personnalité. Je ne suis pas quelqu’un qui garde sa langue dans la poche. J’aime dire les choses comme je les pense. Après, j’admets que la forme est parfois moins bonne que le fond mais, au moins, je peux toujours me regarder dans une glace. Je suis franc et spontané. »

« Je n’aime pas me faire marcher dessus »
Et sur le terrain, quelle image véhiculez-vous ?

« Celle d’un joueur qui n’aime pas se faire marcher dessus. Si ce caractère peut être un plus pour l’équipe, tant mieux. »

Lorsque le HAC vous a approché, avez-vous ressenti le besoin de sonder les Grenoblois et ex-Havrais que sont Jérôme Mombris et Loïc Nestor, voire Philippe Hinschberger, l’entraîneur que vous quittez ?

« Non. Je n’en ai parlé à personne. Ce choix ne regardait que ma famille et moi. Lorsqu’il a su que je signais au Havre, Jérôme (Mombris) est d’ailleurs venu me tirer les oreilles. Il aurait aimé que je prenne conseil auprès de lui. Mais globalement, je préfère toujours me faire une opinion personnelle des choses. Et puis, lorsqu’au mois de mai Le Havre m’a contacté, c’était déjà clair dans ma tête. Même si j’avais en main d’autres propositions, mon choix a tout de suite été fait. C’était le HAC, et rien d’autre. »

L’appel du HAC vous a-t-il surpris ?

« Un peu, oui. Dans un premier temps, beaucoup de gens se sont demandé pourquoi je quittais Grenoble. Mais je voulais vraiment trouver un club ambitieux, en Ligue 2, voire à l’étranger où des portes étaient ouvertes. Maintenant, je ne m’attendais pas à un club de la dimension du Havre. Mais aujourd’hui, la surprise est passée, place au boulot. »

Votre épanouissement en L2 s’est dessiné sur le tard (il a évolué en National de 2012 à 2014, au Red Star puis à Carquefou). Pourquoi ?

« J’ai rapidement découvert ce niveau avec Laval, puis au Mans, mais c’est vrai qu’il y a eu un trou. Lorsque j’ai signé à Sochaux (2014), j’y suis donc arrivé sur la pointe des pieds, comme un « petit » joueur de National. À l’arrivée, je suis parvenu à faire quatre saisons pleines là-bas (102 matches). Ensuite, Grenoble, où tout s’est bien passé (50 matches en deux saisons, et maintenant, Le Havre. Je suis donc toujours sur une phase ascendante. Je ne viens pas en retraite ! »
Revenir en haut Voir le Profil
Partenaire
LesAmateursPro
[Minime]


[Déconnecté]

Nb de messages : 183
Posté le: 26 Juin 2020 08:41 || Sujet du message:
Coup de projecteur sur Ghislain Chauray, le nouvel homme fort de l’école des gardiens du Havre AC.


C’était il y a vingt-sept ans. Abdel Djaadaoui dirigeait le centre de formation du Havre AC, Vikash Dhorasoo se préparait à effectuer ses débuts en D1, Mathieu Louis-Jean et Stéphane Samson se présentaient comme de grands espoirs du club doyen. Quant à Christophe Revault, il commençait à marcher dans les pas de Fabien Piveteau.

Dans l’ombre de ces « élèves » qui ont marqué la Cavée Verte, s’entraînait alors, avec la « B », Ghislain Chauray. Un court passage. « Au poste de gardien, le HAC était déjà bien armé et moi, l’année suivante, je devais me plier aux obligations du service militaire », se souvient-il. Arrivé de Versailles, le portier ne resta ainsi qu’à peine douze mois au Havre, là où il vient récemment de se poser à nouveau, en qualité cette fois d’entraîneur des gardiens de la Cavée. Et ce, en lieu et place de Fabien Bardet, parti poursuivre sa carrière au Stade de Reims.

« C’est une belle surprise », avoue celui dont l’identité ne laisse pas insensible au pied des Hautes Falaises, Fécamp, où il a évolué durant deux saisons sous les ordres de Jacky Colinet, en N1 puis en CFA (1996-1998). « Intégrer un club pro, j’en avais déjà eu l’occasion il y a deux ans, au centre de formation de Brest. Mais j’avais déjà donné mon accord aux dirigeants de Cholet et je ne me voyais pas leur faire faux bond. » À 48 ans, Chauray, vu à douze reprises en L2 avec le Stade Brestois (2004-2005), également passé par Noisy-le-Sec, Angoulême et Guimaraes (Portugal) durant sa carrière de joueur, ouvre ainsi un nouveau chapitre.

« Une sacrée responsabilité »
Présent sur une liste où figuraient, entre autres candidats, Eddy Costil, finalement conservé à Caen, François Seguin, sur le point de rebondir à Ouistreham (R2), et Jean-Claude Nadon, Chauray savoure.

« Pour moi, c’est un vrai choix de carrière. J’ai la fibre formation. Chez les amateurs, j’ai touché tous les publics, de l’école de foot aux seniors. Dans un club pro, l’exigence va être poussée à l’extrême, et j’aime ça. Et puis, lorsque le HAC vous propose un tel poste, il vous revient rapidement à l’esprit tous les noms de ces gardiens de très grands talents qui ont été formés ici. C’est une sacrée responsabilité, une opportunité qui correspond à mes envies. »

Libre depuis son départ précipité de Cholet (novembre 2019), Chauray s’inscrira en outre, dès la reprise, comme l’un des adjoints de Mickaël Lebaillif, nouveau patron du staff technique de la « B » du HAC.
Revenir en haut Voir le Profil
yazkaw
image du rang
[Professionnel]

yazkaw
[Déconnecté]

Nb de messages : 671
Posté le: 01 Juil 2020 05:52 || Sujet du message:
Est-il possible d'avoir l'article du Paris Normandie d'aujourd'hui sur
Karim El berkaoui ?

Merci d'avance

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 01 Juil 2020 05:53]


________________
le hac va surVOLPE la ligue 2!!!!!
Revenir en haut Voir le Profil
Guize
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 01 Juil 2020 06:52 || Sujet du message:
Football – L2 : pisté par le HAC, Karim El Berkaoui a la cote au Maroc
Pisté par Paul Le Guen et objet d’une proposition concrète de la part du HAC, l’attaquant marocain Karim El Berkaoui semble être taillé pour s’imposer en Ligue 2.



Sportivement, il n’y aurait qu’un bémol, et c’est Jamel Aït Ben Idir, ancien taulier de l’entrejeu du HAC (2003-2010), qui en parle. « L’unique interrogation, c’est sa capacité à s’intégrer à un nouveau pays, un nouveau football, une nouvelle culture (NDLR : le joueur quittera pour la première fois Agadir et le Maroc). Parfois, ça peut être compliqué, plus compliqué qu’on ne le croit. »

Mais l’homme qui a stoppé sa carrière l’été dernier, après quatre saisons au Wydad Casablanca, estime El Berkaoui sportivement apte à relever le défi proposé par le Havre AC. « Franchement, c’est un bon petit joueur. On en parle beaucoup au Maroc. » « C’est l’un des attaquants les plus cotés du pays », enchérit Mohamed Amine Hamid, journaliste sportif TV, web et radio à Casablanca.

A 24 ans, le natif et le joueur d’Agadir paraît ainsi prêt à faire le grand saut. « Il veut venir au Havre, nous assure Hamid Bouzidi, son agent. Il y avait beaucoup d’autres offres, au Maroc, en Arabie Saoudite, mais aussi en France, puisque Nancy était également sur les rangs. Mais il est encore trop jeune pour rejoindre un des pays du Golfe. Karim veut aller en Europe. Et il sait qu’au Havre, il y a un entraîneur de renom. Il veut venir ici, on s’est mis d’accord. »

Agadir le laissera-t-il partir maintenant ?

Reste un détail, et non des moindres : l’indemnité de transfert, sachant que l’attaquant aux 8 buts en 16 matches de championnat, plus 8 autres en 11 rencontres de Coupe d’Afrique (Coupe de la CAF), est lié à l’Hassania d’Agadir jusqu’en 2021. Et là, il se dit tout, et parfois n’importe quoi. « On attend donc une réponse d’Agadir par rapport à la proposition du Havre, précise son agent. Mais ce devrait être très rapide. »

Rapide, à l’image de ce joueur dont la taille, qualifiée de moyenne (1,75 m), ne semble pas être un réel handicap, comme le souligne notre confrère Mohamed Amine Hamid : « Il peut jouer 9, 9 et demi ou dans un couloir. C’est un attaquant très complet. Il n’est pas très grand, c’est vrai, mais il compense avec très belle détente et un timing parfait. Il est technique, opportuniste, intelligent et très malin. » Droitier, mais doté d’un pied gauche qui ne lui sert pas uniquement à monter dans le bus, l’international olympique avance un profil qui ne laisse donc pas insensible.

Voilà qui annonce ainsi au HAC l’arrivée probable d’une quatrième recrue, dans la foulée des signatures du latéral droit Pierre Gibaud (ex-Grenoble), du milieu défensif Nolan Mbemba (ex-Reins) et de l’excentré droit Quentin Cornette (ex-Amiens). Question : El Berkaoui a-t-il été pisté dans l’idée de lui confier la succession de Tino Kadewere (Lyon), ou sa polyvalence laisse-t-elle encore ouverte la possibilité de piocher un avant-centre pur jus ?

« Pour le moment, confie Paul Le Guen, l’idée est de ne faire signer qu’un nouvel offensif. On va évaluer nos jeunes, voir s’il y a des départs, ou pas, puis nous agirons en fonction. » Alors, cette dernière, ou avant-dernière recrue offensive portera-t-elle le nom d’El Berkaoui ? Mardi 30 juin 2020 au soir, le dossier était avancé, mais loin d’être ficelé. « C’est compliqué, admet Pierre Wantiez, le DG du HAC. Agadir n’a pas fini son championnat et est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de la CAF. Et celle-ci est programmée fin septembre. Agadir n’est donc pas très chaud pour laisser partir le joueur dès maintenant, mais on ne pourra pas se permettre d’attendre si longtemps. » Affaire à suivre donc.

Revenir en haut Voir le Profil
yazkaw
image du rang
[Professionnel]

yazkaw
[Déconnecté]

Nb de messages : 671
Posté le: 01 Juil 2020 11:33 || Sujet du message:
Merci GUIZE
________________
le hac va surVOLPE la ligue 2!!!!!
Revenir en haut Voir le Profil
michou76
[Poussin]

michou76
[Déconnecté]

Nb de messages : 75
Posté le: 05 Juil 2020 06:56 || Sujet du message:
http://www.culturepsg.com/news/formation/au-havre-un-jeune-qui-ne-signe-pas-pro-ne-jouera-plus-avec-l-equipe-premiere/32823

Voici un article sur les signatures pros.

L'article ne mentionne pas la personne citait.
Revenir en haut Voir le Profil
Rodjor
image du rang
[Internationnal]

Rodjor
[Déconnecté]

Nb de messages : 7361
Posté le: 06 Juil 2020 08:21 || Sujet du message:
Enfin une décision responsable, depuis le temps qu'on se fait piller nos jeunes.
C'est bien, reste à voir s'il y aura des effets vraiment positifs rapidement.
________________
Je ne suis pas superstitieux ça porte malheur.
Revenir en haut Voir le Profil
olarevic
image du rang
[Cadet]


[Déconnecté]

Nb de messages : 221
Posté le: 21 Juil 2020 03:02 || Sujet du message:

https://www.footofeminin.fr/D1Arkema-Dispense-d-execution-de-3-matchs-de-suspension-PICAUD-et-FERNANDES-ont-fini-de-purger-_a16658.html
Revenir en haut Voir le Profil
yazkaw
image du rang
[Professionnel]

yazkaw
[Déconnecté]

Nb de messages : 671
Posté le: 22 Juil 2020 11:35 || Sujet du message:
Elies Mahmoud, le stagiaire qui se fait remarquer au HAC

Engagé sous contrat stagiaire, le milieu offensif repéré à Châteauroux fait partie des jeunes sur lesquels Paul Le Guen s’appuie le plus depuis le début de la préparation. Il sera du voyage au Touquet, ce mercredi 22 juillet 2020, pour y défier Reims.
David POISNEL

Comme contre Lens jeudi dernier, Elies Mahmoud pourrait entrer en cours de match, cet après-midi, face au Stade de Reims.

Si l’objectif d’un stagiaire est de se faire remarquer dès lors qu’on lui en offre l’opportunité, alors Elies Mahmoud a plutôt réussi son début d’été. Avec 45 minutes face au Paris Saint-Germain (0-9), puis 23 autres jeudi dernier contre Lens (3-1), le milieu offensif de 19 ans, engagé sous la forme d’un contrat stagiaire d’une saison, figure en effet au premier rang des jeunes les plus utilisés par Paul Le Guen depuis le début de la préparation, au même niveau que le défenseur Arouna Sanganté. « Il me plaît car il est arrivé avec la bonne attitude, très à l’écoute, même s’il a un peu surjoué lors des premières séances d’entraînement, apprécie l’entraîneur du HAC, qui emmènera encore Mahmoud avec lui cet après-midi au Touquet pour y affronter Reims (lire ci-dessous), contre qui le n°35 ciel et marine pourrait « entrer en seconde mi-temps ». Pour le moment, dans mon esprit, c’est presque un joker. Il découvre ce niveau, c’est intéressant de voir ce que ça peut donner sur des bouts de match. »

Originaire de Dreux, en Eure-et-Loire, Elies Mahmoud a chaussé ses premiers crampons à Vernouillet, avant de rejoindre le FC Drouais puis d’intégrer le pôle Espoirs de Châteauroux de 13 à 15 ans, porte d’entrée naturelle vers le centre de formation de la Berrichonne, où ce gaucher de petite taille, capable de jouer meneur de jeu ou excentré droit, évoluait depuis quatre saisons. Parmi les tout meilleurs éléments. « Elies a fait une super saison, confirme Sébastien Dubroca, le coach de la réserve castelroussine. Il en était à plus de 10 buts et 10 passes décisives entre les U19 et la N3 au moment de l’interruption des championnats. Il a été influent pratiquement à tous les matches. »

Abonnement numérique à partir de 1 euro
Le Guen : « Nous avons fait les choses correctement »
Des performances qui ont fini par remonter jusqu’aux oreilles de Paul Le Guen. « On avait entendu parler de lui, alors j’ai demandé à Christophe (Revault) d’aller le superviser. Christophe est revenu et m’a dit : ‘‘Ça vaut le coup de se déplacer.’’ » Fin février, PLG allait ainsi profiter du déplacement de son équipe à Gaston-Petit (victoire 3-0) pour rester observer, le lendemain après-midi, les capacités d’Elies Mahmoud face à Avoine/Chinon (2-4), en National 3. « Le match s’était joué sur un terrain... qui n’en était pas vraiment un, se souvient le technicien havrais. Et j’avais trouvé qu’il avait quelque chose. » « Je savais qu’il était présent », sourit aujourd’hui le joueur, buteur et très remuant ce samedi-là. À partir duquel il fut assez vite évident dans son esprit que son futur s’écrirait sur les côtes de la Manche plutôt que sur les bords de l’Indre.

« À Châteauroux, ce n’était pas très clair, on me disait que j’allais signer pro, mais je ne voyais rien venir, poursuit celui qui était alors sous convention avec la « Berri ». Et puis il y a le projet que m’a présenté le coach Le Guen. Je me voyais davantage réussir au Havre qu’à Châteauroux, où il y a beaucoup d’attaquants dans l’effectif. Je pense que j’arrivais au bout de mon histoire là-bas. » Sébastien Dubroca ne cache pas une certaine « frustration » d’avoir vu filer l’un de ses protégés les plus prometteurs. « On aurait préféré qu’il continue sa progression chez nous, où il aurait sans doute intégré pleinement le groupe pro. Il a choisi de partir au Havre, c’est le foot, c’est comme ça. On lui souhaite de réussir. »

Du côté de Paul Le Guen, on se défend d’avoir fait à Châteauroux ce que le HAC n’aime pas qu’on lui fasse. « D’abord parce que le jour où je suis allé le voir jouer, j’avais eu l’occasion de discuter avec son entraîneur et je lui avais expliqué pourquoi j’étais là. Et, deux ou trois jours après, j’avais également pris la précaution d’appeler Jérôme Leroy (alors directeur sportif de Châteauroux), que je connais très bien pour avoir joué avec lui à Paris, pour lui exposer ma démarche. Il m’avait dit : ‘‘On ne va pas le garder, donc ne soit pas gêné.’’ Je crois que nous avons fait les choses correctement. »

En possession d’un contrat stagiaire, Mahmoud a donc au maximum une saison devant lui pour franchir la marche suprême. « C’est un défi, un risque même que j’ai pris, mais je connais mes qualités et je sais que je suis capable d’aller chercher ce contrat pro », ne doute pas ce grand fan d’Hatem Ben Arfa et de Riyad Mahrez. « On sera attentifs à son évolution, à la fois lors des entraînements, d’éventuelles apparitions avec les pros, mais aussi sur les matches avec la réserve », promet Le Guen. Son ancien formateur ne semble guère douter de la suite de l’histoire : « Pour moi, il y a trois types de joueurs offensifs : ceux qui font briller une équipe par leur faculté à faire jouer les autres, ceux qui marquent des buts et ceux qui délivrent des passes décisives. Elies réunit les trois critères à lui seul. »

Encore une Ligue 1 au menu:
Après Paris et Lens, et avant Angers la semaine prochaine, le HAC se frotte à une nouvelle écurie de Ligue 1, Reims, cet après-midi (17 h), au Touquet. « Il y aura certes Caen (le 1er août) et Guingamp (le 8) , mais je préfère affronter des équipes qu’on ne sera pas amenés à croiser durant la saison. Je n’ai pas envie de jouer toujours contre les mêmes », justifie Paul Le Guen, qui partira sur la Côte d’Opale avec un groupe de 21 joueurs identique à celui de jeudi dernier dans la banlieue lensoise, dont Joseph Mendes, auquel seront une nouvelle fois offertes 45 minutes. « Mathieu (Gorgelin) jouera tout le match et je m’appuierai essentiellement sur les joueurs de champ qui ont débuté contre Lens ou sont entrés à la mi-temps. C’est ce groupe-là qui se dégage. »
Un socle de joueurs installés dont ne font évidemment pas partie les jeunes Mahmoud, Sanganté, M. Fofana et Ba, bien que du voyage au Touquet. Au contraire de Yacouba Coulibaly et Alan Dzabana, qui semblent quant à eux conviés à trouver un nouveau point de chute. Hier matin, le défenseur et le milieu offensif se sont entraînés avec un groupe de jeunes essentiellement composés des néo-professionnels, dont le géant Isaak Touré (17 ans), qui a donc bien paraphé son premier contrat pro avec le HAC, malgré les sollicitations extérieures. « Nous sommes très contents qu’il ait fait ce choix, Pierre (Wantiez, le DG) s’est battu pendant des semaines pour ça, mais il faut qu’il ait la bonne attitude. Je serai très vigilant là-dessus. Arriver dans le groupe est une chose, s’y imposer en est une autre. Je ne veux pas aller trop vite avec lui, il a très peu joué en N3 la saison passée. Je le prendrai s’il est performant, pas parce qu’il est grand et costaud. Pour le moment, en tout cas, il est très en retard sur le plan athlétique », expose Le Guen.
Côté transferts, enfin, le coach du HAC indique n’avoir « pas avancé davantage » ces derniers jours. « Parce que les deux ou trois joueurs ciblés évoluent dans des championnats où ça joue, répète-t-il. En Turquie, au Maroc... Ce n’est pas facile. Mais ce n’est pas un drame, on travaille avec l’effectif en présence. Je peux comprendre que certains joueurs souhaitent rester concentrés sur l’avenir de leur club, qui ont encore des choses à jouer. » Tel Bursaspor, où évolue l’attaquant turc Kubilay Kanatsizkus, engagé dans des play-offs d’accession.
________________
le hac va surVOLPE la ligue 2!!!!!
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 22 Juil 2020 21:53 || Sujet du message:

L’entraîneur du HAC a trouvé des choses très encourageantes » dans la lourde défaite face à Reims (0-3), ce mercredi 22 juillet 2020. Laquelle a toutefois mis un peu plus en lumière les carences offensives de son équipe.

Et pourtant, ils n’ont pas été ridicules... Installés assez haut sur le terrain, joueurs, les Ciel et Marine n’ont toutefois eu que deux frappes lointaines – une de Fontaine en première période, une autre de Lekhal en seconde – à se mettre sous la dent, mercredi, au Touquet, face à des Rémois plus affûtés qui les auront débordés par leur jeu de transition foudroyant. Des accélérations à l’origine des trois buts, l’une amenant le corner de l’ouverture du score, l’autre laissant Gorgelin un peu seul face aux attaquants champenois, et la troisième poussant Lekhal à la faute dans sa propre surface de réparation. Glaçant de réalisme. Mais tout sauf inquiétant aux dires de Paul Le Guen, un entraîneur qui aura appris des choses de ce troisième match de préparation. Et constaté des lacunes qu’il connaissait déjà.

Le score est-il un peu sévère à vos yeux ?

« Oui, notamment au vu de la première mi-temps. On a fait des choses très encourageantes, on est sur la bonne voie. Cela peut paraître paradoxal après une défaite 3-0, mais je trouve qu’elle est riche d’enseignements. Il y a plein de choses à retirer, j’apprends de plus en plus sur les joueurs, ça me permet d’avoir les idées plus claires. Sur ce qu’on a fait en première mi-temps, et de façon beaucoup plus épisodique en seconde, c’est encourageant. Je sais que ça va paraître étonnant, mais je ne suis pas inquiet après une défaite comme celle-là. »

Vous aviez aligné une défense centrale (Gibaud – Basque) expérimentale...

« Pierre (Gibaud) a joué très régulièrement en défense centrale, Romain (Basque), c’est un poste qu’il a déjà occupé à Quevilly (QRM). Je ferai jouer la meilleure équipe possible au début du championnat. Pour le moment, j’explore les différentes possibilités. Il y a Woyo (Coulibaly) qui est de mieux en mieux à droite aussi. Je tiens compte de ce que je vois au fur et à mesure dans mes compositions, sans chercher absolument le résultat. On n’aurait pas affronter Paris, Reims, et même Lens, si on avait cherché le résultat. Cela nous fait progresser, prendre conscience de nos manques, ça nous permettra d’avancer, j’en suis sûr. »

Qu’avez-vous aimé dans ce match ?

« En première mi-temps, on fait largement jeu égal, on tient bien le ballon. Avec des ajustements, du travail, on peut vraiment s’approcher de ce qu’on veut faire : être une équipe dure à jouer, avec beaucoup de maîtrise, qui joue bien au foot. Au milieu, vous aurez Lekhal, Fontaine, Basque, Mbemba, qui seront complices, je pense que ça va fonctionner. Honnêtement, on n’est pas si loin, on est capables d’avoir du répondant, jusqu’à un certain point. »

La surface de réparation adverse ?

« On le sait depuis le début, on a évidemment besoin de renfort. Tout le monde en est conscient, les dirigeants, le staff, même les joueurs. On essaye de trouver des solutions, ce n’est pas évident. Mais on va finir par trouver. »

« Les solutions ne sont pas légion en France »
Pierre Wantiez disait récemment qu’il serait bien qu’un attaquant vous rejoigne avant le 1er août. Cette date approche...

« Mais Pierre peut en témoigner, sincèrement, on y travaille tous les jours. On reçoit beaucoup de propositions, on essaye de faire le tri, de prendre les bonnes options. Vous avez parlé de (Karim) El Berkaoui. On cherche, il y a (Simon) Msuva (NDLR : attaquant tanzanien de 26 ans, évoluant à El Jadida au Maroc) aussi, on est sur des options différentes, au Maroc, ailleurs, ce n’est pas facile. D’abord parce que ces championnats se déroulent en ce moment. Et puis il y a des négociations, les tarifs sont... Il y a des contraintes, il faut que les gens comprennent. On ne peut pas y aller et dire : ‘’Voilà, on va prendre untel et untel‘’. On essaye de faire de notre mieux, comme on le fait depuis de nombreux mois, pour équilibrer cet effectif. »

Regarder à l’étranger est un choix assumé ou par défaut ?

« Les solutions ne sont pas légion en France. On nous a proposé des choses en France, mais ce n’est pas toujours très... Trouver un attaquant sur le marché à des prix... Ce n’est pas évident. »

À partir de quelle date serez-vous inquiet ?

« On peut commencer la saison comme ça et je ne serai pas catastrophé. Vraiment pas. Avec Cornette, Thiaré, jouer à trois au milieu... Je ne serai pas inquiet. Après, sur une saison, ce n’est pas possible, vous le savez. »

Comment avez-vous trouvé Joseph Mendes ?

« Il n’a pas été très heureux, mais il a évolué dans un contexte difficile, j’en tiens compte. Il n’avait pas joué depuis longtemps, c’est un grand gabarit, il faut qu’il se remette en route. Il a fait de très bonnes choses quand il a commencé à s’entraîner avec nous. Là, il reprend un peu son souffle, visiblement. Je ferai le point avec lui avant la fin de semaine. »

Au Touquet, Reims (L1) bat le HAC (L2) 3 à 0 (2-0)

Arbitre : M. Ustariz. Spectateurs : 300.

Buts pour Reims : Sierhuis (18e), Touré (44e), Zeleni (47e sp).

Havre AC : Gorgelin – W. Coulibaly, Gibaud (Mayembo, 46e), Basque (Ersoy, 46e), Ben Mohamed - Fontaine (cap) (Ba, 82e), Mbemba (Lekhal, 46e) – Cornette (Bonnet, 46e), Abdelli (M. Fofana, 65e), Meras (Mahmoud, 65e) – Thiaré (Mendes (46e).

Entraîneur : Paul Le Guen.

Stade de Reims : Rajkovic (Diouf, 65e) – Foket (Sissoko, 65e), Faes (Maresic, 65e), Abdelhamid (cap) (Drammeh, 65e), De Smet (Doucouré, 65e) – Kutesa (Sakava, 65e), Munetsi (Cassama, 65e), Chavalerin (Cafaro, 65e), Zeneli (Mbuku, 65e) – Sierhuis (Dingomé, 65e), Touré (Hornby, 65e).

Entraîneur : David Guion.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 05 Août 2020 11:51 || Sujet du message:

«Ylan, on ne va pas arrêter le jeu à chaque fois que tu prends un coup. » Ylan, c’est Gomes, l’un des rookies de l’effectif havrais, attaquant de 18 ans, aligné d’entrée ce mercredi en pointe face à la défense de Quevilly Rouen Métropole, pensionnaire de National 1. Hier, le natif de Cormeilles-en-Parisis s’est ainsi fait quelque peu secouer par l’un des adjoints de Paul Le Guen. Sans doute parce qu’il sait le « gamin » pétri de talent, mais que ce talent se doit désormais d’être associé à un caractère bien trempé. Peut-être ce jeudi, Ylan Gomes aura-t-il l’occasion de tester un peu plus sa résistance à la douleur. Et peut-être même de marquer quelques points supplémentaires sur une ligne actuellement privée de son principal acteur : Jamal Thiaré.

Bloqué à l’infirmerie (cheville), le Sénégalais fera ainsi l’impasse sur une deuxième sortie amicale de rang, et rien n’indique officiellement qu’il sera apte pour la prochaine, mardi prochain à Avranches, là où le Havre AC était allé le chercher il y a deux ans. « On espère son retour à l’entraînement la semaine prochaine », confie un« PLG » toujours en attente du dénouement d’un des dossiers en cours, ceux concernant la quête du successeur de Tino Kadewere (Lyon).

El Berkaoui ? Ça discute toujours
« C’est compliqué, souffle Le Guen. Nous sommes toujours en discussion pour El Berkaoui (Agadir). Avec le joueur, l’accord est trouvé, mais il reste à convaincre le club. » Pour l’heure, l’offre du Havre AC, haute de 400 000 €, ne semble pas séduire des dirigeants marocains décidés à ne pas négocier à moins de 600 000 €. Vu de l’extérieur, le delta semble tout de même propice à un accord. Du moins, est-ce l’issue réellement espérée par un staff havrais également sur la piste du Tanzanien Simon Msuva, lui aussi repéré au sein du championnat marocain (El Jadida). D’autres profils sont-ils également à l’étude ? Très certainement, mais il est clair, à ce jour précisons, que les investigations menées par le club doyen ne s’arrêtent pas du côté du Bursaspor, où évolue un certain Kubilay Kanatsizkus, suivi cet hiver avant que le regard de Le Guen ne s’écarte un peu de lui.

À moins de trois semaines des trois coups de la saison 2020-2021 (le 24 août à Troyes), le chantier reste donc grand ouvert sur le front de l’attaque, là où Elies Mahmoud (19 ans) et Alexandre Bonnet encadreront donc ce mercredi Ylan Gomes. Là où le Ghanéen Godwin Bentil (19 ans), buteur samedi face au SM Caen (2-1), aura lui aussi la possibilité de s’exprimer en cours de jeu. Une rencontre au cours de laquelle Le Guen délaissera le 4-2-3-1 pour un 4-3-3 qu’il entend conserver comme une réelle option, un match durant lequel Umut Meras sera associé à Fernand Mayembo dans l’axe de la défense.

FACE AU FC NANTES LE 15 AOÛT ?

La rencontre de samedi face à Guingamp, annulée. Celle du 12 août face à Avranches, en suspens... La Covid-19, et des cas recensés ou suspectés dans les rangs costarmoricains et manchois, pourrait perturber quelque peu le programme d’avant-saison des Ciel et Marine. Afin de se préparer au mieux à l’échéance troyenne, à cette journée d’ouverture du championnat planifiée au lundi 24 août, Paul Le Guen espère donc valider une nouvelle opposition. Hier, l’entraîneur havrais nous a ainsi fait savoir qu’un ultime galop d’essai pourrait avoir lieu le samedi 15 août, face au FC Nantes, sur la pelouse de La Baule (Loire-Atlantique).

BAZILE À CLAIREFONTAINE

À l’arrêt, si tant est qu’il ait été actif la saison dernière, et ce en raison d’une déchirure au mollet, Hervé Bazile a été invité par le club à aller se faire soigner, et à se remettre en forme, sur les installations du centre technique national Fernand-Sastre de Clairefontaine. L’international haïtien, jamais titularisé en 2019-20 (6 apparitions, 102 minutes), pourrait signer son retour à Soquence la semaine prochaine. En attendant, peut-être, de trouver un nouveau point de chute...

CE SOIR À 18 H À SOQUENCE (HUIS CLOS)
HAVRE AC : Gorgelin –W. Coulibaly, Mayembo, Meras, Ben Mohamed –Lekhal, Basque, M. Fofana –Mahmoud, Gomes, Bonnet (cap).
Remplaçants : Y. Fofana (g), Gibaud, Ersoy, Touré, Mbemba, Fontaine, Abdelli, Cornette, Bentil.
Entraîneur : Paul Le Guen.
QUEVILLY-ROUEN (le groupe) : Lemaître (g), Lejeune (g) – Soilihi, Nadé, Padovani, Taillan, Belkorchia – Toussaint, Rotsen, Sangaré, Kobo, Gobron, Pianelli, Oliveira – Remars, Dadoune, Bahassa.
Entraîneur : Bruno Irles.

QRM en petit comité
Quevilly-Rouen se déplace ce soir au Havre avec un effectif de 17 joueurs seulement, mais le fait que le groupe soit restreint relève plus d’un choix que d’une contrainte selon l’entraîneur quevillais Bruno Irles (Hanquinquant, Galliot, Gabriel et Dunas joueront avec l’équipe réserve ce soir face à Romilly).
« On va s’approcher d’un temps de jeu de 90 minutes pour certains joueurs, explique le coach de QRM. L’objectif sur ces deux derniers matches amicaux est de préparer les joueurs à enchaîner une rencontre en intégralité. »
En plus de Jung et Diaby, Haddad s’est ajouté à la liste des joueurs indisponibles. L’ailier qui vient tout juste de parapher son contrat avec le club seinomarin est touché à une cheville. Des absences qui laissent peu de choix à l’entraîneur de QRM. Dans ce sens, les deux défenseurs Pianelli et Gobron devraient évoluer un cran plus haut qu’à l’ordinaire face au HAC. En manque de solution si les blessures se multiplient au cours de la saison, Bruno Irles l’a de nouveau confirmé en début de semaine, il est toujours à la recherche d’un ailier pour compléter son secteur offensif.
« Cela va dépendre des opportunités, confie l’intéressé. On pourrait s’orienter vers un prêt. Les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 ont encore des groupes assez larges et il faut être à l’affût du bon profil. J’analyse beaucoup. » En attendant de trouver un attaquant supplémentaire, Bruno Irles a mis un nouveau joueur à l’essai : Joé Kobo, un milieu de terrain de 21 ans passé par le SM Caen, mais qui a signé son premier contrat professionnel avec Lille en novembre dernier. « Ce poste n’est pas une priorité, mais Franck Béria (dirigeant au LOSC) m’a parlé de ce joueur et je souhaitais le voir sur une semaine », précise l’entraîneur quevillais.
Revenir en haut Voir le Profil
Bioubz
image du rang
[Internationnal]

Bioubz
[Déconnecté]

Nb de messages : 5336
Posté le: 16 Août 2020 12:04 || Sujet du message:
Football – amical : entre Lekhal et le HAC, il y a comme un (petit) malaise

Cantonné à un rôle de remplaçant lors des derniers matches de préparation, rôle qui devrait de nouveau lui être réservé samedi 15 août 2020 face à Nantes, le milieu de terrain havrais traverse une période trouble. Une envie d’ailleurs ?


Le « onze » dessiné par Paul Le Guen, dans l’optique de l’ouverture de la saison, se prépare sans lui. Son visage, auquel reste habituellement accroché le sourire d’un joueur épanoui, s’est soudainement fermé. Sa communication, si ouverte, se limite actuellement à un refus, poli, de s’exprimer à travers les colonnes de la presse... La pile des indices s’épaissit, suffisamment en tout cas pour y trouver la preuve d’un malaise entre Victor Lekhal et le Havre AC. Une brouille soudaine, inattendue. Surprenante.

Inquiétante même, si on considère, et tout le monde le considère, le milieu de terrain havrais comme l’un des incontournables. « De son retour à la compétition à l’arrêt du championnat en raison du coronavirus, c’était l’un des trois-quatre joueurs que j’alignais d’évidence », atteste « PLG ». Rappelons que Lekhal, victime d’une troisième rupture des ligaments croisés en mars 2019, avait dû rester à l’écart des terrains durant dix mois, avant de reprendre naturellement sa place pour ne plus s’en éloigner. Le fait de ne plus le voir, depuis quelques semaines déjà, dans la peau d’un premier rôle ne peut donc qu’interpeller.

Les mots d’un ultimatum

Rassuré durant sa rééducation par la prolongation, jusqu’en 2023, d’un contrat qui arrivait initialement à terme en juin dernier, revenu au niveau qui faisait de lui une cible pour quelques chasseurs de têtes, Lekhal sentirait-il monter une envie d’ailleurs ? « Il y a eu des touches, confirme Le Guen. Et même des discussions avec un club, des discussions qui ont visiblement cessé. »

Voilà le nœud du problème : l’homme au maillot frappé du numéro 22 n’aurait plus tout à fait la tête au HAC. À 26 ans, et une vie sportive jusqu’alors intégralement dédiée au club doyen – à l’exception d’un prêt à Avranches, de janvier à mai 2016 –, l’international algérien, aux cent matches tout rond avec les Ciel et Marine, ne sait donc plus actuellement sur quel pied prendre appui. « Entre lui et moi, tout est clair, affirme “PLG”. Maintenant, j’aimerais que les choses s’éclaircissent dans son esprit, qu’il revienne à de meilleures dispositions. » Samedi 15 août 2020 (16 h) à La Baule (Loire-Atlantique), face au FC Nantes, Lekhal, sauf surprise, se contentera donc, au mieux, de relayer l’un des ses partenaires de l’entrejeu en cours de seconde période. Autant dire des miettes pour l’un des atouts forts du secteur défensif.

Et après ? Le rendez-vous suivant lèvera le voile sur des choses plus sérieuses, sur le championnat et cette entame ô combien importante. Aura-t-il le temps de se remettre dans le sens de la marche ? Difficile de le prédire. En revanche, la patience de l’entraîneur havrais touche à ses limites. Un ultimatum ? Ça y ressemble. « J’ai admis qu’il y ait une période un peu trouble pour lui, qu’il y ait cet entre-deux, mais je veux que cela prenne fin, au plus tard, en milieu de semaine prochaine. Parce qu’à l’entraînement, j’exige que les joueurs soient à la hauteur de l’intensité demandée. »

Pour la suite de sa saison, au HAC ou ailleurs, Lekhal serait toutefois perdant à lever le pied, même inconsciemment. Lui que Le Guen n’entend pas qualifier d’intransférable, « parce qu’aujourd’hui, dans le foot, ce mot ne veut plus rien dire ». Rien ne dit donc que le milieu de terrain havrais ira au bout de la saison à venir sous les couleurs du HAC. Ni même qu’il la débutera.
________________
Mouette & Sea.
Revenir en haut Voir le Profil Voir le Site Web
Bioubz
image du rang
[Internationnal]

Bioubz
[Déconnecté]

Nb de messages : 5336
Posté le: 22 Août 2020 10:34 || Sujet du message:
Ligue 2 : « Le club remplit toutes les cases », affirme Vincent Volpe, le président du HAC

Successeur de Jean-Pierre Louvel à l’été 2015, Vincent Volpe contient son impatience quant au retour du Havre AC en Ligue 1, guidé qu’il reste par un optimisme sans faille.


Ouvrons d’emblée les dossiers sensibles. Après les départs de Kadewere (OL) et Gueye (OM), deux éléments majeurs de la saison passée, puis de Badé (Lens), révélation du début d’année, Lekhal pourrait à son tour quitter le club, et une menace plane sur l’avenir havrais de Meras. Pour un club aussi ambitieux que le HAC, cela fait beaucoup, non ?
Vincent Volpe : « Il y a effectivement une forte probabilité que Victor (Lekhal) nous quitte, pour aller en Arabie Saoudite. Quant à Umut (Meras), il est peut-être sollicité, mais à ce jour, aucun club n’est entré en discussion avec nous. Maintenant, faut-il s’inquiéter pour autant ? Si Victor nous quitte, nous ferons en sorte de le remplacer. Plus globalement, par rapport à notre recrutement du moment, et à bien d’autres choses, je peux même dire que les signaux sont aujourd’hui positifs. »

Néanmoins, comme l’a constaté Paul Le Guen au sortir du dernier test-match de l’été (défaite 3-1 face à Nantes), l’effectif paraît encore un peu court. Combien de recrues sont-elles encore attendues ?
« Deux, peut-être trois. Avec une priorité concernant l’attaquant. Par rapport au recrutement, nous avons d’ailleurs revu notre façon de penser. Trop souvent, nous avons essayé de nous projeter sur l’avenir, avec le souci de savoir si les joueurs que nous recrutions auraient le niveau pour évoluer en Ligue 1 dans un ou deux ans. Mais la réalité est que nous sommes en Ligue 2, et ce sont d’abord des joueurs capables de nous emmener vers le haut du tableau de cette Ligue 2 que nous souhaitons. Et une fois que nous serons en Ligue 1, nous aviserons. Le fait que le staff technique ait une année de Ligue 2 derrière lui (NDLR : Paul Le Guen et son adjoint Yves Colleu découvraient ce championnat) permet d’être plus précis sur le profil des joueurs recherchés. Depuis que Paul (Le Guen) est là, on ne s’est d’ailleurs pas beaucoup trompé, je crois. »

« On a limité la casse »

Ersoy et Ben Mohamed sont tout de même attendus à un niveau bien supérieur à celui de la saison passée...
« Oui. Maintenant, ces deux joueurs ont fait beaucoup de progrès en phase de préparation. Et on a bon espoir que cela se concrétise en compétition. Maintenant, il faut aussi prendre en compte le fait que certains joueurs étrangers ont plus de mal à s’adapter que d’autres à un nouveau pays, à un football différent. Je crois qu’aujourd’hui, ils se sentent très bien dans leur vie et sur le terrain. »

Vous parliez précédemment de signaux positifs. Quels sont-ils ?
« C’est simple, je crois aujourd’hui qu’on remplit toutes les cases. On a les outils d’entraînement, un stade magnifique, on a un staff technique et médical plus que compétent, et un effectif très bien préparé. Après, comment les joueurs réagiront-ils lorsqu’on sera dans le dur ? C’est l’inconnue. »

Nombreux sont ceux à mettre en parallèle les entrées d’argent, via les ventes, ainsi que les bonus reçus, de ces quatre dernières années, et l’argent injecté afin de renforcer l’effectif. Et nombreux sont ceux à y voir un déséquilibre. Comment l’expliquez-vous ?
« D’abord, j’insiste une nouvelle fois sur ce point : jamais je n’ai dit non pour un transfert, dès lors qu’on était sûr que ce joueur pouvait nous aider. Je pose des questions, mais je n’ai jamais dit non. La deuxième chose, c’est que la majorité des clubs, hors mutations, ont des pertes opérationnelles. Une partie de l’argent des transferts vient donc combler ce trou. Enfin, on a fait des investissements, notamment à Soquence. Le centre d’entraînement nous a coûté plusieurs millions. Tout ce qu’on touche est réinvesti. »

Les actionnaires attendront donc encore un peu pour les dividendes.
« Il n’y a pas un centime de verser aux actionnaires. Une fois par an, lors de l’assemblée générale, ils tapent d’ailleurs sur la table. Certains le font poliment, d’autres moins. Je serais le premier à voter pour, le premier à espérer pouvoir parler de dividendes, mais actuellement, l’important est le bien-être du club. »

La crise sanitaire et économique a-t-elle eu de lourdes conséquences en termes de sponsoring ?
« Disons qu’on a limité la casse. Certains partenaires arrivaient en fin de contrat et nous ont quittés. Mais personne n’a demandé à casser le contrat à cause de la Covid-19. Et d’autres nous ont rejoints. »

Un mot pour conclure sur la jauge de 5 000 personnes arrêtée dans les stades. Quelle est votre opinion sur le sujet ?
« Il va falloir apprendre à vivre avec et espérer, grâce au temps et au respect des règles, des dérogations des préfets. Parce que je sens une forte envie du côté de notre public, privé de foot depuis plus de cinq mois, et j’ai apprécié les retours positifs concernant notre campagne d’abonnements. Je suis donc plus enthousiaste que jamais. »

________________
Mouette & Sea.
Revenir en haut Voir le Profil Voir le Site Web
Bioubz
image du rang
[Internationnal]

Bioubz
[Déconnecté]

Nb de messages : 5336
Posté le: 22 Août 2020 16:27 || Sujet du message:
Le Guen au HAC jusqu’en 2023

Le contrat liant le Havre AC à Paul Le Guen, paraphé à l’été 2019, et ce jusqu’en juin 2021, vient d’être prolongé de deux ans.

En juin 2019, il avait décliné l’offre. Non pas de s’engager avec le Havre AC, mais de s’y inscrire sur une durée plus longue que les deux années de contrat. Une décision nullement associée à un doute né des discussions avec le président Volpe, mais très certainement liée au fait que Paul Le Guen, si expérimenté était-il à son arrivée sur les bords de la Manche, ne bénéficiait d’aucun vécu en Ligue 2.

Jusqu’alors, l’ex-milieu de terrain international, vainqueur de la Coupe des Coupes avec le Paris Saint-Germain en 1996, n’avait en effet dirigé que des écuries d’élite nationale ou internationale, que cela soit à Rennes, Lyon, Paris ou encore Glasgow (Rangers, Éco) et Bursa (Bursaspor, Tur). Sans oublier ses prises de fonctions à la tête des sélections camerounaise et omanaise. Bien loin de Châteauroux, Rodez, Chambly...

Le technicien âgé de 56 ans n’aura donc eu besoin que d’une seule saison, enfin presque, pour voir, et accepter de suivre une nouvelle proposition de Vincent Volpe, sur fond de prolongation. De deux ans, étirant les liens jusqu’en 2023. Triplement couronné sur la scène française, en tant qu’entraîneur de l’Olympique Lyonnais (2003, 2004, 2005), « PLG » entend donc plus que jamais relever le défi de l’accession.

« Ça me gêne un peu de parler de cette prolongation, je ne voudrais pas encombrer la conférence de presse du jour. » Hier en effet, au pupitre de l’auditorium du Stade Océane, c’est le nouveau partenariat scellé avec Siemens Gamesa (voir ci-dessous) qui fit l’objet de tous les discours. Un instant suivi avec attention par Le Guen, diplômé qu’il est en sciences économiques (maîtrise).

« En deux minutes, c’était validé »

« Dans mon esprit, nous avions un accord depuis presque deux mois. C’est fait, tout s’est déroulé très naturellement. On a parlé de discussions, mais non. On m’a proposé de prolonger, j’ai dit oui tout de suite. En deux minutes, c’était validé. Et j’en suis heureux. » Un bonheur qu’il partagera avec ses adjoints, Yves Colleu, son bras droit, Christian Mas, entraîneur des gardiens, et Olivier Rodriguez, préparateur physique, eux aussi sur le point de prolonger.

Afin d’éviter le mélange des genres, lors de la conférence de presse d’hier, le service communication du Havre AC avait donc décidé de laisser filtrer l’officialisation de cette prolongation dès jeudi soir. « Et à travers celle-ci, insiste Le Guen, je me sens réellement privilégié. Je suis dans un endroit où je me plais, je travaille avec un président et un directeur général qui me font confiance, tout est donc réuni pour que je sois bien. Et je le suis. »

D’autant qu’aujourd’hui, avec vingt-huit soirées de Ligue 2 sur un banc, l’antichambre de la L1 n’a plus rien d’une inconnue. « C’est vrai, mais l’idée n’est pas d’y rester. Comme tous les Bretons, je suis têtu, et quand je ne réussis pas la première fois, puisque nous n’avons fini que sixièmes, l’idée est d’y retourner, de m’obstiner, pour y arriver. Ce club n’a de cesse de se développer, mais il lui faut absolument retrouver la Ligue 1. Pour moi, c’est une obsession. Je ne m’échappe pas, ma réussite au HAC en dépend totalement. » Premier acte de ce deuxième essai, lundi soir à Troyes.

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 22 Août 2020 16:28]


________________
Mouette & Sea.
Revenir en haut Voir le Profil Voir le Site Web
Bioubz
image du rang
[Internationnal]

Bioubz
[Déconnecté]

Nb de messages : 5336
Posté le: 28 Août 2020 21:05 || Sujet du message:
Football – Ligue 2 : « Ma vision de l’avenir a changé », explique Victor Lekhal, le milieu de terrain du HAC

Titulaire lundi 24 août 2020 à Troyes, Victor Lekhal le sera de nouveau samedi 29 août face à Amiens. Mais jusqu’à quand Paul Le Guen pourra-t-il s’appuyer sur l’un des maillons très forts de son « onze » ?

C’est au centre de l’Arabie Saoudite qu’il est espéré, à Harmah très précisément, cité historique localisée à deux cents kilomètres de la capitale (Riyad). Là où évolue le club d’Al-Faisaly, entraîné par le Brésilien Péricles Chamusca et cinquième d’un championnat 2019-20 qui tire à sa fin (27 j./30). À 26 ans, Victor Lekhal, sous contrat avec le HAC jusqu’en 2023, pourrait ainsi effectuer un grand saut vers l’inconnu, vers l’exotisme, avec à la clé, un contrat financièrement alléchant. Mais pourquoi s’envoler si jeune vers le Golfe, là où se côtoient nombre de joueurs en bout de course ? Explications du milieu de terrain havrais.

Annoncé en partance depuis plusieurs semaines, exempté du dernier test-match face à Nantes, vous avez néanmoins croisé le fer avec Troyes, et face à Amiens, Paul Le Guen vous accordera de nouveau sa confiance dans le « onze » de départ. Où en êtes-vous réellement ?

Victor Lekhal : « Pour le moment, je suis toujours au club, je joue. Après, c’est vrai qu’il y a des discussions avec un club saoudien. Est-ce que ça va se faire ? Je ne sais pas. Je reste donc concentré sur ce début de saison avec le HAC. J’ai eu une bonne discussion avec le coach, je pense avoir tout donné à Troyes, j’en ferai de même face à Amiens. Pour le moment, il n’y a pas de souci. »

Ce contact avec le club d’Al-Faisaly remonte-t-il loin dans le temps ?
« Ça fait un moment, oui. Au début, il n’y avait rien de concret, mais tout s’est accéléré au moment du déconfinement. En fait, ce contact s’est noué par le biais de la sélection algérienne. Les clubs saoudiens suivent de près les joueurs de la sélection. »

« Je ne suis pas en guerre »

Mais pourquoi, à 26 ans, prêtez-vous un intérêt à une telle proposition venue d’un championnat peu réputé pour son niveau de jeu ?
« C’est simple. Oui, je n’ai que 26 ans, mais je me suis déjà fait opérer trois fois des ligaments croisés. Et je sais que ça va devenir de plus en plus compliqué pour moi. Je suis très bien revenu de ma dernière opération (avril 2019), je n’ai plus la moindre douleur, ni aucune appréhension, mais quand vous avez vécu ce que j’ai traversé, vous réfléchissez différemment. Et lorsqu’une telle offre se présente, forcément, ça ne vous laisse pas insensible. »

Vis-à-vis du HAC, votre club de toujours jusqu’alors, vous vous sentez comment ?
« D’abord, je tiens à ce que le club ne soit pas pénalisé. J’ai bien dit au président que je souhaitais que tout le monde s’y retrouve. Dans l’intérêt de tous, il ne faudrait d’ailleurs pas que les choses traînent de trop. Après, si je dois poursuivre ici, je le ferai avec plaisir. Je ne suis pas en guerre avec le HAC. Tout se passe bien avec tout le monde. Et là, je suis complètement focus sur le match face à Amiens. »

Soyons clairs, c’est l’aspect financier qui motive votre départ.
« Je ne vais pas le cacher. Mais encore une fois, il faut bien avoir en tête qu’à ma prochaine blessure grave, peut-être que ma carrière s’arrêtera brutalement. Je dois penser à mon avenir, à ma famille. Si je n’avais pas eu ces problèmes aux genoux, bien évidemment que mon plan de carrière serait totalement différent. »

En souhaitant que votre corps résiste très longtemps aux exigences du football de haut niveau, ne craignez-vous pas de vous enterrer sportivement en Arabie Saoudite ?
« On peut évidemment le penser, mais moi, je sais tout ce qu’il m’a fallu endurer pour retrouver mon meilleur niveau après chaque opération. Il faut l’avoir vécu pour comprendre. Ma vision des choses et de l’avenir a donc changé. »

Les clubs de Ligue 1 qui vous pistaient à l’hiver 2019 ne vous donnent plus signe de vie ?
« Ils ne veulent pas prendre le risque de payer un transfert pour un joueur qui a eu trois fois les croisés. »

Ce risque s’appuie-t-il sur un diagnostic médical précis ?
« Non. Maintenant, les deux premières fois, on m’avait dit que ça ne craquerait pas, et finalement... Je n’ai pas de crainte, mais je n’en avais pas non plus avant de me blesser à nouveau (NDLR : le 26 mars 2019, jour de sa première sélection avec l’Algérie), alors que je faisais sans doute ma meilleure saison (2018-19). »

Puisque le HAC ne souhaite pas vous voir partir, puisque Paul Le Guen fait de vous un élément majeur du « onze », n’espériez-vous pas que les dirigeants tentent de vous retenir via une revalorisation de votre contrat ?
« Ce n’est pas à moi d’en parler. Ça doit venir des dirigeants. On dit que l’on compte sur moi, que je suis, entre guillemets, un joueur de L1, ceci, cela... Le reste ne m’appartient pas. En tout cas, je n’ai pas discuté avec le club saoudien dans l’idée d’obtenir une augmentation de mon salaire actuel. Mais j’insiste, il n’y a pas le moindre problème entre le club et moi. »
________________
Mouette & Sea.
Revenir en haut Voir le Profil Voir le Site Web
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 30 Août 2020 10:32 || Sujet du message:

À ce rythme, les dirigeants havrais bénéficieront bientôt d’un salon privé dans les locaux dédiés à la commission de discipline de la Ligue de football professionnel. Après seulement deux journées, ils iront en effet défendre un troisième dossier, puisque dans la foulée d’Ersoy et Fontaine, expulsés lundi à Troyes, c’est Mbemba qui, hier, vit l’arbitre sortir le rouge à son encontre, à la suite d’un tacle non maîtrisé, synonyme de deuxième avertissement. Il restait alors trente-sept minutes à jouer dans le temps réglementaire...

Comme un mauvais rêve pour Paul Le Guen, même si à cet instant de la soirée, ce sont ses hommes qui avaient la main, sur le jeu, sur le score également. Depuis la 44e minute, le compteur des Ciel et Marine s’était mis à tourner, certes à la faveur d’une forte dose de chance, mais qu’importe. Oui, enfin la ballon allait faire trembler les filets adverses, sans toutefois qu’il ne soit poussé par un Havrais. Pour un « c.s.c » signé de Monzango, d’un geste qu’il pensait a priori salvateur, quand il vint couper l’herbe sous le pied de Thiaré (44e).

Amiens presse, Thiaré proche du break

Une ouverture du score logique, si on se référait uniquement à une possession largement en faveur du HAC en première période (62/38). Mais que les Ciel et Marine peinaient à montrer les crocs à l’approche du but gardé par Thuram. Une domination bien trop stérile, sans doute le prix à payer en attendant que signe le futur complice de Thiaré à la pointe de l’attaque. Néanmoins, en termes de qualité de jeu, Lekhal et les siens en imposaient. Eux qui comptaient hier dans leur rang un certain Bazile, titularisé pour la première fois depuis le... 26 avril 2019 (à Châteauroux).

Un retour sur le devant de la scène, disons honnête, pour ce joueur qui a aimanté tous les ballons sur son côté droit durant le premier quart d’heure, sans qu’il ne puisse se montrer décisif. Cette force de décision dont Gorgelin, lui, ne se sépare jamais, homme du HAC une nouvelle fois, homme du match tout simplement. Le numéro 1 du club doyen a en effet poussé très loin le curseur du talent, en première période, à la suite d’une frappe sèche d’Otero (34e), puis en seconde, face aux tentatives d’Akolo, à bout portant (71e), et de Blin, de volée (90e). Monstrueux Gorgelin ! Comme le fut d’ailleurs son confrère amiénois, et ancien de la maison havraise, à la suite d’un coup de tête de Thiaré que Thuram repoussa d’une détente venue d’ailleurs (77e).

Animée et bien plus équilibrée, la seconde période, en partie traversée en infériorité numérique par les hommes de Le Guen, même si Alphonse écopa lui aussi d’un rouge à la 83e (deux avertissements), offrait aux visiteurs l’occasion de presser, de menacer, sans toutefois qu’il n’y ait le moindre dégât au tableau d’affichage.

Le Havre AC aborde donc la trêve internationale avec une confiance naissante, même s’il faudra que le chantier de l’animation offensive prenne forme, avant de se rendre le 12 septembre à Guingamp. Car s’il est rare de voir une équipe exposer une telle maîtrise collective, les Ciel et Marine ne font pas assez mal, ne font pas assez peur. Les deux semaines à venir modifieront-elles le visage du secteur offensif ? C’est à souhaiter. Tout en souhaitant également que l’ovation faite hier soir à Lekhal par le Kop au coup de sifflet final ne soit pas celle de ses adieux. Que les dirigeants fassent en sorte de le retenir, le HAC a déjà perdu bien trop de ses joueurs majeurs cet été. Si sereine sera-t-elle, la pause devra ainsi être marquée par une forte activité en coulisses.

Les notes : Gorgelin (9), W. Coulibaly (5,5), Mayembo (6,5), Basque (6,5), Ben Mohamed (6), Mbemba (4), Lekhal (6), Bazile (5), Abdelli (5), Meras (5,5), Thiaré (5,5).

« Très content du résultat »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « Le sentiment qui prédomine, c’est le soulagement. On a terriblement souffert dans la dernière demi-heure. On était en infériorité numérique, Amiens poussait fort. On a terriblement souffert. Je suis donc très content du résultat et de la façon dont on a résisté. Le groupe est prêt à combattre, on a eu un très, très bon gardien, mais il faut faire preuve de plus de lucidité. On a eu un peu de réussite, mais on n’a rien volé. La volonté de jouer est là, sans être suffisamment efficace, mais ça va dans le bon sens. »

Romain Basque (défenseur du HAC) : « On prend un nouveau rouge et tout de suite, on repense à Troyes. Mais cette fois, on a fait avec, cela a été dur défensivement, mais c’est passé. On a été solidaires, costauds, on a fermé les lignes, et puis, on a eu un grand Mathieu (Gorgelin). Il fait les parades au bon moment et quand vous avez un gardien comme ça, il ne faut surtout pas le lâcher, il faut qu’il sente qu’on est avec lui. »

AU HAVRE, LE HAC BAT AMIENS 1 À 0 (1-0)
Arbitre : M. Palhies.
Spectateurs : 4 126.
But pour le HAC : Monzango (44e, c.s.c).
Avertissements au HAC : Mbemba (35e, 59e), M. Fofana (57e) ;
à Amiens : Alphonse (29e, 83e), Opoku (46e), Ghoddos (80e).
Expulsions au HAC : Mbemba (53e) ; à Amiens : Alphonse (83e)
HAC : Gorgelin - W. Coulibaly, Mayembo, Basque, Ben Mohamed - Mbemba, Lekhal (cap) - Bazile (Cornette, 67e), Abdelli (M. Fofana, 56e), Meras (Touré, 88e) - Thiaré.
Entraîneur : Paul Le Guen.
AMIENS : Y. Thuram - Alphonse, Opoku, Monzango, Lewis - Blin (cap), I. Gomis (A. Ciss, 74e) - Timité (Papeau, 67e), Ghoddos, Akolo (Lahne, 82e) - Otero
Entraîneur : Lukas Elsner.
LES AUTRES MATCHES :
SM CAEN - AJACCIO :
1-0 (1-0)
But pour Caen : Bammou (18e, s.p.).
NANCY - GUINGAMP :
2-2 (0-0)
Buts pour Nancy : Biron (63e, 69e) ; pour Guingamp : Gomis (56e), Phaëton (90e).
CHÂTEAUROUX - AUXERRE : 1-2 (0-0)
Buts pour Châteauroux : Mulumba (66e) ; pour Auxerre : Autret (59e), Begraoui (90e).
DUNKERQUE - CLERMONT : 1-1 (1-0)
Buts pour Dunkerque : Ketkéophomphone (39, s.p.) ; pour Clermont : Magnin (53e).
GRENOBLE - TOULOUSE :
5-3 (4-2)
Buts pour Grenoble : Nestor (12e), Anani (16e), Benet (32e), Semedo (42e) Djitté (69e) ; pour Toulouse : Bayo (30e, 45e), Antiste (80e).
NIORT - CHAMBLY : 1-1 (0-1)
Buts pour Niort : Baroan (84e) ; pour Chambly : (42e, s.p.).
PARIS FC - VALENCIENNES : 1-0 (0-0)
But pour Paris FC : Laura (47e).
PAU - RODEZ : 1-1 (0-0)
Buts pour Pau : Bansais (82e) ; pour Rodez : U. Bonnet (60e).
SOCHAUX - TROYES :
2-1 (1-0)
Buts pour Sochaux : Lopy (28e), Weissbeck (84e) ; pour Troyes : Ba (90e)
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 31 Août 2020 13:10 || Sujet du message:

Peut-être une part de doute aurait-elle pu s’installer, peut-être la trêve internationale se serait-elle écoulée au rythme des interrogations associées à un début de saison que les Amiénois eurent l’occasion de plomber. Car si personne ne peut nier le fait qu’en termes de maîtrise collective, le HAC dispose déjà d’une réelle identité, l’absence de poids offensif colle également à l’image du Havre AC.

Samedi soir, seul Thiaré, d’un coup de tête superbement détourné par Thuram (77e), parvint ainsi à trouver le cadre, et au terme des cent quatre-vingt premières minutes de la saison, aucun des Ciel et Marine n’a encore fait mouche. L’Amiénois Monzango restera donc comme le premier buteur... havrais en 2020-2021. Une première depuis l’exercice 2013-2014 et ces deux revers de rang à l’entame, face à Arles/Avignon (0-2) et Clermont (0-1). Seulement cette fois, c’est avec un premier succès que le club doyen aborde la troisième journée, programmée le 12 septembre à Guingamp (15 heures).

Trois points qu’il est juste de dédier à une réelle solidité défensive, non sans une spéciale dédicace faite au numéro 1, on nommera Mathieu Gorgelin. Monstrueux face aux ex-pensionnaires de Ligue 1, l’ancien Lyonnais, déjà impeccable à Troyes (0-2) et impressionnant lors du dernier galop d’essai face à Nantes (1-3), surfe sur une incroyable confiance. S’il ne fait jamais dans le clinquant loin des projecteurs, son talent, lui, se fait éblouissant.

Un numéro 1 (presque) tout neuf

Longtemps numéro 3 à l’Olympique Lyonnais, où il s’est posé l’âge de 12 ans, puis doublure d’Anthony Lopes, Gorgelin, arrivé il y a un an alors que sa carrière aurait pu se poursuivre sous les couleurs du FC Nantes, s’est rapidement fait un nom. Après des années dans l’ombre, sur le banc, il lui tardait ainsi de savoir s’il pourrait enchaîner les performances de choix. Jusqu’à l’été 2019, jamais il n’avait encore eu l’occasion, à l’échelle des pros, d’empiler les matches. Au mieux, à 29 ans, avait-il disputé six rencontres à la suite de National 1, en 2011-2012, alors prêté par l’OL au Red Star. Et si certains doutaient de ses capacités à poser sa griffe, les 28 rencontres de la saison passée ont fait taire les sceptiques. Une éclosion tardive sur le devant de la scène, mais si impressionnante. A 30 ans, le gardien aux douze apparitions en Ligue 1, auxquelles s’ajoutent une percée en Ligue Europa et une autre en Ligue des Champions, semble donc atteindre la plénitude de ses moyens. 30 ans, l’âge auquel le successeur de Yohann Thuram ne cesse d’afficher de réels progrès, dans la lecture du jeu, dans le jeu au pied, dans ce rôle de patron qui lui revient tout naturellement. Gorgelin dispose ainsi aujourd’hui de la panoplie des grands gardiens, incontestablement l’un des meilleurs de Ligue 2.

« Quand vous avez un gardien comme ça, il ne faut surtout pas le lâcher, confiait Romain Basque quelques minutes après cette première victorieuse au Stade Océane. Il faut qu’il sente qu’on est tous avec lui. » Comme ce fut le cas samedi, lorsque s’est levée la tempête.

Guingamp fait déjà sauter son coach !

Et une tête qui tombe ! Une première en L1-L2 cette saison, après seulement deux journées disputées, au cœur d’un début de saison bien évidemment pas comme les autres. Mais à Guingamp, où le Havre AC se rendra le 12 septembre pour le compte de la troisième journée, le contexte importe peu. L’impatience est déjà grande. Si grande que le sort de l’entraîneur, Sylvain Didot, vient d’être scellé. Et ce, au lendemain d’un nul arraché à Nancy (2-2), une semaine après un faux départ au Roudourou (0-1), au profit des Chamois Niortais.
Deux résultats jugés, logiquement, bien trop modestes par la direction du club. Mais une entame sur laquelle plane, non pas les choix du staff technique, mais la fébrilité du Danois Larsen, gardien fraîchement arrivé de Nordsjaelland (Dan) et auteur de deux prestations peu convaincantes, puisque que coupable sur les trois buts concédés par En Avant.
Successeur il y a près d’un an de Patrice Lair, limogé, lui, au lendemain de la... 8e journée, Sylvain Didot est donc à son tour prié de s’effacer. De faire place nette à Mécha Bazdarevic, vu récemment sur le banc du Paris FC (2018-2019). Le Bosnien aura donc pour première mission de préparer les Costarmoricains à la réception du Havre AC, lui qui sera notamment épaulé par Thibault Giresse, ciel et marine en 2004-2005. Rappelons que la saison dernière, au moment de l’arrêt du championnat, Guingamp pointait en huitième position, à onze points des play-offs.
Revenir en haut Voir le Profil
onedok
image du rang
[Internationnal]

onedok
[Déconnecté]

Nb de messages : 3164
Posté le: 08 Sept 2020 10:39 || Sujet du message:
Pas de lien direct avec le HAC, mais petit article sur le RCPH :

https://www.sofoot.com/rcph-la-puissance-des-dockers-du-havre-488197.html
________________
THE DRUG IS FOOTBALL
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 18 Sept 2020 04:37 || Sujet du message:

Après quatre saisons à Sochaux, et deux autres à Grenoble, c’est au HAC que Pierre Gibaud poursuit sa carrière.

À 32 ans et avec 151 matches de Ligue 2 dans les jambes, Pierre Gibaud se présente comme l’homme d’expérience du mercato estival. Comme un leader de vestiaire également. Capable de s’imposer en charnière mais aussi en qualité de latéral droit. Un élément du groupe annoncé comme majeur, mais freiné avant les deux derniers test-matches par une déchirure au mollet. Entré en jeu pour la première fois samedi à Guingamp (3-1), Pierre Gibaud devrait de nouveau patienter en chambre d’appel, demain, lors de la réception des Chamois Niortais (19 h).

Le temps ne commence-t-il à vous paraître long ?

Pierre Gibaud : « Un peu oui. Je me blesse alors que personnellement, la préparation se passait très bien. Viens donc ce coup de frein et ces trois semaines d’arrêt. »

Alors que vous sembliez avoir déjà convaincu Paul Le Guen dans un rôle de défenseur axial...

« Ce sont des choses qui arrivent. Mais une saison, c’est long. Là, je suis dans la peau du joueur qui est obligé d’attendre son tour. Aujourd’hui, je suis prêt à jouer, j’ai envie de réellement débuter ma saison, mais si je reste sur le banc, ça veut dire que les gars font le nécessaire sur le terrain, qu’on a de bons résultats, c’est donc une belle consolation. »

Laréral droit, axial... Quelle est votre position préférentielle ?

« Je n’ai pas de préférence. Maintenant, disons que je n’ai pas vraiment le profil d’un latéral moderne, capable de contre-attaquer. À ce poste, on y voit d’ailleurs beaucoup d’anciens ailiers. Chez moi, c’est l’aspect défensif qui prime. À Grenoble, j’ai d’abord joué à droite pour dépanner et comme ça se passait bien, j’y suis resté. Mais à la base, j’étais arrivé là-bas pour jouer dans l’axe. »

Seulement, actuellement, n’y a-t-il pas comme un embouteillage en charnière ?

« Romain (Basque) et Fernand (Mayembo) jouent et ça se passe bien. Romain a été repositionné à ce poste suite à ma blessure, car le coach estimait qu’il était celui qui occuperait mieux le poste à ce moment-là, ensuite, il y a eu la suspension d’Ertugrul (Ersoy), Fernand est rentré et a fait le taf. Alors je me prépare sereinement en me disant qu’il sera plus facile d’intégrer une équipe qui tourne bien. »

Outre vos qualités défensives, c’est votre faculté à assumer un rôle de leader qui a séduit le staff technique. Êtes-vous déjà dans la peau de celui-ci ?

« C’est vrai que je ne suis pas quelqu’un qui reste dans son coin. J’ai de l’enthousiasme, j’aime déconner. Peut-être que ça manquait un peu au HAC ces dernières années. En tout cas, mon intégration s’est faite très rapidement, naturellement. Maintenant, je suis aussi capable d’aboyer quand ça se passe mal, mais ça va, on n’en est pas encore là (rires). »

Avec le recul que la blessure vous a imposé, quelle analyse faites-vous du début de saison ?

« On ne va pas compter le premier match, à Troyes (0-2), car à part le PSG, il n’y a pas grand monde qui arrive à gagner à neuf contre onze. Mais je pense qu’on aurait tous signé pour avoir six points après les trois premières journées. Maintenant, on sait tous que la Ligue 2 peut être le championnat des paradoxes. Regardez le week-end dernier. Tout le monde nous dit qu’on a surclassé Guingamp (3-1), mais finalement, on n’a pas été très bons. Ce ne sont pas toujours les meilleures équipes qui gagnent en L2. Globalement, c’est donc encourageant, mais il ne faut surtout pas perdre de vue le fait qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Le coach ne cesse de nous mettre en alerte par rapport à ça. »

Plus personnellement, que vous apporte un entraîneur de la dimension de Paul Le Guen ?

« Ce que j’aime, c’est sa sincérité, sa franchise. Il ne prend pas de pincettes, mais il trouve toujours les bons mots. C’est carré, il n’y a pas d’ambiguïté. Il sait où il veut aller et tout le groupe se met au diapason. Avec lui, c’est clair, net et précis. C’est tellement rare dans le football que c’est à souligner. »

Les Chamois ont tourné la page

Ils n’ont pas eu besoin d’être testés pour se savoir positifs au stress. À l’angoisse d’une possible relégation, directe ou via un barrage. Lorsque la Covid-19 a muté en un virus capable de mettre à l’arrêt total la France, le sport, le football et la Ligue 2, les Chamois Niortais louvoyaient en 18e position, deux points derrière le Paris FC, au coude-à-coude avec les Manceaux, tombés en National, eux, pour un simple écart de quatre unités au goal-average. Le souffle du couperet s’est donc fait ressentir dans les Deux-Sèvres.
L’idée était donc de repartir sur une page blanche. Et les Niortais n’ont pas fait les choses à moitié. Un nouvel actionnaire majoritaire, Eytan Hanouna, un nouveau président, Guy Cotret, et un nouvel entraîneur, Sébastien Desabre. Un coach au parcours atypique, puisqu’avant de succéder à Franck Passi, il a sillonné l’Afrique, de la Côte d’Ivoire à l’Ouganda, en passant par le Cameroun, la Tunisie, l’Angola, l’Algérie, le Maroc et l’Égypte. Sans oublier une percée à Dubaï. Un sacré périple, associé aujourd’hui à une envie de se faire un nom sur le sol français.
Et pour l’heure, les temps de passage de ce challenge semblent être respectés. Pourtant orphelins en ce début de saison d’Ibrahim Sissoko, quinze réalisations en 2019-20 et actuellement blessé (genou), ses hommes empilent les points. Un premier succès sur la pelouse de Guingamp(1-0, 1re j.), un autre la semaine passée aux dépens de Nancy (1-0, 3e j.), deux coups de force entre lesquels Niort fut tenu en échec par Chambly, à René-Gaillard (1-1, 2e j.).
C’est donc invaincus que les Chamois de Dylan Louiserre se présenteront demain au Stade Océane. D’où ils étaient repartis avec le partage des points la saison passée (1-1, 2e j.)
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 20 Sept 2020 09:37 || Sujet du message:

Il ne restait qu’un quart d’heure à jouer dans le temps réglementaire et très certainement Paul Le Guen avait-il estimé, en sortant le très offensif Cornette pour lancer le très défensif Gibaud, que le temps était venu de verrouiller. Non pas qu’un court avantage était à conserver, mais depuis le retour des vestiaires, ses hommes bafouillaient leur football, au point d’être dominés dans tous les compartiments du jeu par des Niortais plus saignants, plus pressants. Au point même de faire perdre sa lucidité à Mathieu Gorgelin, lorsque ce dernier manqua sa relance, plein axe, et permit à Jacob de prendre sa chance. Sans conséquence (49e).

Depuis le coup d’envoi de la seconde période, ce sont donc des Ciel et Marine méconnaissables qui peinaient à donner la réplique, eux qui allaient une nouvelle fois devoir composer avec une infériorité numérique dès l’heure de jeu. Quand Mbemba, les deux pieds décollés, vint charger Boutoba, pour un« rouge » direct. Le deuxième à l’encontre de l’ex-Rémois, déjà expulsé face à Amiens (2e j.), le quatrième en quatre journées sorti sous le nez d’un Havrais. Un (triste) record...


Dans ce contexte, il fut ainsi difficile d’espérer d’eux autre chose qu’un nul et vierge d’un peu de tout. Mais les Chamois, arrivés au Havre invaincus, en voulaient plus, et c’est Olivier Kemen, d’une frappe venue d’ailleurs, logée sous la transversale, qui offrit aux siens les points du succès, à l’entame des quatre minutes du temps additionnel (90e).

Finalement, les visiteurs repartaient avec un succès on ne peut plus mérité, une place de leader en prime. Fontaine et les siens, eux, quittaient la pelouse du Stade Océane des doutes plein la tête, tant ils se sont décomposés au fil des minutes, secoués qu’ils avaient été rapidement quand Jacob vint faire trembler la transversale de Gorgelin dès la 13e minute. Pourtant, sur les coups de 19 h, on savourait à l’idée de voir évoluer le Havre AC avec deux vrais techniciens sur ses flancs, Cornette à droite, impressionnant une semaine plus tôt à Guingamp (3-1), et Alioui à gauche, pour la première dans le « onze » de l’ex-Monégasque. Mais au bilan, l’animation offensive fut trop discrète en première période, quasi inexistante par la suite. Même si Abdelli, de la tête, fut tout près de trouver le cadre dans les arrêts de jeu (90e+2).

Vite, un attaquant !

À l’exception de ce pic d’émotion dans la surface niortaise, il ne se passa donc rien. Aucune frappe cadrée entre les 45e et 90e minutes, deux seulement avant la pause, dont une qui aurait toutefois dû faire mouche si Fontaine, seul et plein axe, n’avait pas simplement caressé un cuir qu’il envoya directement sur Allagbe (37e). Les Havrais ne jouaient que par à-coups, les Niortais camouflaient sans réellement trembler malgré quelques légèretés défensives. Et comme souvent, Thiaré se trouvait contraint de courir dans le vide.

Alors vite, un attaquant ! Un réel soutien au Sénégalais ! Le président Volpe a de nouveau fait savoir en début de saison que ce n’était pas un problème d’argent, le temps est donc venu de le mettre sur la table. Car en l’état, le HAC est bien loin de dégager la puissance d’un prétendant. Derrière, la relance laissa trop souvent à désirer, au milieu, l’agressivité, débordante sur le geste de Mbemba, ne fut pas à la hauteur de l’affiche. Et devant, ça ne pèse pas. Jusqu’alors, sur fond de réussite, tant face à Amiens qu’à Guingamp, les carences n’avaient rien coûté aux Havrais. Cette fois, l’addition est amère, un premier avertissement avec frais. La semaine prochaine à Nancy, les Ciel et Marine ne pourront donc pas se louper.

LES NOTES :

Gorgelin (4,5), W. Coulibaly (5), Mayembo (4,5), Basque (5,5), Ben Mohamed (5), Mbemba (4), Lekhal (4), Cornette (5,5), Fontaine (4), Alioui (5), Thiaré (4,5)

« C’est dur à avaler »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « C’est cruel, car on a tenu bon à dix, et je pensais qu’on allait y arriver, car on faisait preuve de courage. Et puis il y a cette frappe sublime... Après, je trouve qu’on ne fait pas tout bien, il y a des manques, bien évidemment, mais j’aurais aimé que l’équipe soit récompensée d’un point. Je ne conteste pas la victoire de Niort, même s’il y a eu des décisions litigieuses, avec deux situations de penalty en première période. On peut les passer sous silence, ça ne me dérange pas, mais elles existent. C’est dur à avaler. Et puis il y a cette expulsion, c’est la quatrième, c’est trop, la deuxième pour Nolan (Mbemba), c’est dur pour lui, mais on va l’aider à se retaper. Il doit faire preuve de plus de contrôle, mais je ne vais pas l’accabler. »

Sébastien Desabre (entraîneur de Niort) : « C’est une satisfaction de gagner. Qui plus est avec une telle grinta et le nombre d’occasions obtenues. Même s’il faut avouer que le carton rouge est un tournant du match. Mais sur la première mi-temps, on a essayé d’exister, de produire du jeu. Ce n’est pas un match parfait, mais correct. Il ne faut quand même pas oublier que Le Havre est une belle équipe. De plus, on avait quelques blessés et on a su trouver un réel équilibre. On a des jeunes qui ont envie, qui savent maîtriser le ballon. Ça peut être fragile, je suis très curieux de voir ce que ça va donner par la suite, mais il y a de vraies valeurs morales en plus des qualités techniques. Leader ? Très bien, mais ce qui nous intéresse, c’est de poursuivre notre chemin tout en mettant en place quelque chose de plaisant. »

AU HAVRE, NIORT BAT LE HAC 1 À 0 (0-0)
Arbitre : M. Landry. Spectateurs : 4 377.
But pour Niort : Kemen (90e).
Avertissements au HAC : Thiaré (41e), Mayembo (44e) ;
à Niort : Kilama (22e), Paro (78e), Moutachy (82e).
Expulsion au HAC : Mbemba (60e).
LE HAVRE AC : Gorgelin - W. Coulibaly, Mayembo, Basque, Ben Mohamed - Mbemba, Lekhal (Abdelli, 57e) - Cornette (Gibaud, 75e), Fontaine (cap), Alioui (Bonnet, 57e) - Thiaré
Entraîneur : Paul Le Guen.
NIORT : Allagbé (cap) - Moutachy, Paro, Kilama, Yongwa - Bourhane (Barouan, 90e+1) - Koyalipou (Boutoba, 53e), Louiserre, Kémen (Bena, 90e+1), Jacob (Autchanga, 83e) - Ibnou Ba.
Entraîneur : Sébastien Desabre
Revenir en haut Voir le Profil
Page : Préc.,1,...,19,20,21,Suiv.

Qui est en ligne ?
Qui est en ligne ?

Nous avons 5316 membres enregistrés. Ils ont posté un total de 134311 messages.
Dernier utilisateur inscrit : Mickahac
Il y a actuellement 0 utilisateur en ligne : 0 visible et 0 invisible .
Utilisateur connecté :

 

[ Copyright SoftBB v0.1 ] , [ Par Atapi ] , [ 3 Requête s mysql utilisée s] , [ GZIP désactivé] , [ Page générée en 2,5438s ]
Ce forum vous est gracieusement proposé par : [ Infohac.com ] , [ Barbarians Havrais ] , [ Kop Ciel & Marine ]