HAC
L’actualité en direct
Notre page Facebook HAC FANS 1872 réunit plus de 14 K abonnés qui suivent chaque jour l'actualité du club et de ses groupes de supporters.

CONCOURS
Pronostiquez la nouvelle saison !
Comme chaque saison, INFOHAC.COM vous offre la possibilité de pronostiquer tous les matchs officiels du HAC. Cette année encore, vous allez pouvoir deviner les scores et vous mesurer aux meilleurs pronostiqueurs Ciel & Marine. A vous de jouer dès maintenant !

PHOTOS
HAC-Grenoble (1-1) | 49 photos HD
Vous pouvez télécharger les photos via la galerie sur le site FlickR

Vous pouvez aussi lancer le diaporama plein écran : Le diaporama du match en plein écran


PHOTOS
HAC-TOURS(2-0) | 44 photos HD
Vous pouvez télécharger les photos via la galerie sur le site FlickR

Vous pouvez aussi lancer le diaporama plein écran : Le diaporama du match en plein écran

 
 
 Vous n'êtes pas connecté
 Connectez-vous ou créez-vous un compte gratuitement
Le forum officiel des Supporters du HAC -> Discussions générales Page : Préc.,1,...,18,19,20,21,Suiv.
Auteur Message
stampede
[Pupille]

stampede
[Déconnecté]

Nb de messages : 146
Posté le: 31 Oct 2019 18:56 || Sujet du message:
Par la Fédératio Française de la Lose

Le Havre – Adriano – Le jour où rien n’a basculé

Automne 2014. Christophe Maillol est pressenti depuis quelques temps pour racheter le HAC. Dans le monde du football, personne ne voit la chose se faire. Et pour cause, il a à son palmarès 3 rachats avortés à Nantes, Grenoble et Nîmes. Pour convaincre les supporters, il promet la venue d’Adriano dès son rachat. Evidemment, personne n’y croit. Sauf que, le 31 octobre 2014…

Arrivée en grande pompe pour la superstar de PES 6. Visite des installations du HAC puis visite de la ville sous le soleil, avec un détour à l’hôtel de ville pour une vue sur le Havre… Le monde du foot est sous le choc, l’ex attaquant de l’Inter est bel est bien dans la ville portuaire normande. Il s’agit pour le club de ne pas louper le coche cette fois. Par le passé, il avait refusé un certain Samuel Eto’o, qui passait un test avec 4 autres joueurs. Des 5 hommes, un seul n’avait pas été retenu, vous devinez bien de qui il s’agit…

C’est donc en superstar que l’attaquant brésilien arrive le soir au stade Océane. Coup d’envoi fictif du choc de Ligue 2 Le Havre – Arles Avignon, interviews à la pelle. Adriano déclare qu’il sera au Havre « à 99% » et « espère trouver un accord et devenir l’idole du club ». Rien que ça, direct, à peine arrivé et il veut prendre la place de Jean-Michel Lesage. Sur le terrain, victoire 2-0 et Adriano s’en va fêter ça avec ses futurs partenaires. Enfin, ex-futurs partenaires.

Alors que le rachat devait être imminent, les jours passent, puis les semaines. Deux mois plus tard cependant, le brésilien relance le palpitant des supporters havrais en leur offrant le plus beau cadeau de Noel :

Sauf que. Pour que le transfert se fasse, il faut bien que Christophe Maillol rachète le club, et les semaines passent encore. Fin janvier, las, le président Jean-Pierre Louvel décide d’abandonner ce projet de reprise et de rechercher des investisseurs. Christophe Maillol sera poursuivi pour avoir laissé des ardoises sur son passage. Adriano lui, déprimé par le fait de ne jamais jouer au Havre, sera arrêté pour l’organisation d’une orgie à Rio. Le destin ça ne se joue à pas grand chose parfois.

https://fflose.com/adriano-le-jour-ou-rien-na-bascule/?fbclid=IwAR3GMXy44HFlDrUJHFb0GhAmnRGm9S6wSE-q5npJewQu1g4wHsU5HkVtkFI
Revenir en haut Voir le Profil
Partenaire
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 04 Nov 2019 08:03 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : le HAC présente une version new look

Sevrés de succès depuis le 30 août, les Ciel et Marine se produiront ce lundi 4 novembre au Stade Océane face à des Nancéiens invaincus depuis le... 23 août. Une soirée que les Havrais traverseront sur fond de changements contraints. Sans que cela ne déplaise à Paul Le Guen.

Il fait partie de ses entraîneurs qui aiment s’appuyer sur une certaine stabilité. Un « onze » type, parfois étanche à la soif de compétition des « seconds rôles » lorsque vont les résultats. Du moins, lorsque va la manière. Alors, une semaine après un résultat certes modeste à Valenciennes (0-0), la tentation aurait été forte de reconduire les mêmes hommes au coup d’envoi de cette 13e journée. En termes de qualité de jeu, le HAC a en effet renoué avec quelques-unes de ses forces sur la pelouse du Hainaut.

Seulement voilà, exception faite du front de l’attaque, où se positionnera une nouvelle fois l’inamovible duo Thiaré-Kadewere, tout est presque à repenser. « Dans le fond, c’est peut-être une chance », admet Paul Le Guen. La chance d’être face à des circonstances qui lui imposent une revue d’effectif. La chance, pour ceux qui jouent peu, ou pas, de revenir dans la boucle.

Même Baba Traoré, apparu six minutes seulement sous les ordres de « PLG » (en Coupe de la Ligue), a été appelé dans un groupe composé des dix-huit joueurs restants à la disposition du staff technique. « De toute façon, ajoute Le Guen, pour aller au bout d’une aventure, il faut pouvoir compter sur l’ensemble du groupe. Ce sera l’occasion pour certains de s’exprimer. Maintenant, il ne s’agit pas non plus que les joueurs, ceux qui ont eu peu de temps de jeu jusqu’alors, aient l’impression de passer un examen. »

La parole est à Ben Mohamed

Si, en défense centrale, Camara a suffisamment de bouteille et de sang froid pour remettre tout le monde d’accord quant à sa solidité (voir par ailleurs), au milieu, nombre de points seront à prendre. Parce qu’au cœur du jeu, manqueront ce soir Bonnet, écarté quatre à cinq semaines des terrains en raison d’une blessure à l’épaule droite, Dina Ebimbe et Fontaine, suspendus. Une liste à laquelle s’ajoute Abdelli, lui aussi sous le coup d’une suspension. Alors s’ouvre en grand la porte à deux hommes qui ne peuvent plus rester dans l’ombre : Ben Mohamed et Bazile. « Ayman (Ben Mohamed), ce sont les circonstances qui ont fait que je le laissais sur le banc. Mais depuis deux à trois semaines, je le sens prêt. »

L’international tunisien, auteur d’un but et d’une passe décisive en six apparitions, honorera ainsi ce soir sa deuxième titularisation en ciel et marine. Soit une de plus que Bazile, appelé à intégrer pour la première fois le « onze ». Il jouera gros, d’autant que le retour de Dzabana, deux mois et demi après sa blessure à la cheville, épaissit la concurrence sur les côtés. « Et physiquement, je suis prêt, annonce l’ex-Lyonnais. Je sens que je monte en puissance et j’espère avoir l’occasion d’apporter de la fraîcheur, de la vitesse, de la percussion. »

A priori, c’est du banc que Dzabana suivra le début de la soirée, là où s’installeront Youga et Y. Coulibaly, eux aussi conviés à se remettre dans l’ambiance Ligue 2. Ce championnat où le Havre AC a déjà perdu trop temps, trop de points. Où le club doyen court après son cinquième succès de la saison depuis plus de deux mois. « Et on a vraiment besoin de cette victoire, insiste Le Guen. Lundi dernier, à Valenciennes, on s’est peut-être remis au pied d’un tremplin. Dans le jeu et les intentions du moins. Maintenant, il nous revient d’imposer les choses, dans la maîtrise, dans l’efficacité. Même avec tous nos absents, même si tout le monde s’accorde à dire qu’il est très difficile de jouer les Nancéiens, il faut gagner ! »

Des Nancéiens, tombés mercredi à Montpellier en Coupe de la Ligue (2-3), qui brigueront quant à eux ce soir un huitième match de rang sans défaite en championnat, une série que les Lorrains n’ont toutefois éclairée que de deux succès jusqu’alors.

Camara : « J’ai une revanche à prendre »
Passé au travers il y a quinze jours lors de la réception de Lorient
(2-2, 11e j.), Samba Camara, piégé par Bozok cinquante secondes après le coup d’envoi et auteur d’une boulette quelques minutes plus tard, n’entend pas rester sur ce jour sans. Relégué sur le banc lundi dernier, durant le face-à-face avec Valenciennes (0-0), le vice-capitaine du HAC profitera ce soir de la suspension de Fernand Mayembo, expulsé il y a une semaine, pour se réinstaller au cœur de la défense. Sur fond d’envie débordante de se racheter.

Avec quelle idée en tête abordez-vous votre retour dans
le « onze » de départ ?

Samba Camara : « Je ne vais surprendre personne, mais avec l’idée d’une revanche par rapport au dernier match que j’ai joué. Je n’ai aucune excuse et franchement, je ne sais pas ce qu’il m’est
arrivé. Je fais une première erreur dès la première minute, et derrière, ça me flingue mon match. Maintenant, il faut que j’évacue ça. Car si je repense à mes erreurs, je vais me mettre trop de pression. Et ce n’est pas le meilleur moyen pour rebondir. »

Depuis, vous êtes tout de même parvenu à relever la tête, non ?

« Oui ! C’est clair que face à Lorient, lorsqu’il a fallu que je cède ma place, j’avais la tête très basse en sortant du terrain. Je m’en
voulais tellement. Et puis il y a eu ces sifflets. C’est la première fois que ça m’arrivait. Maintenant, ces sifflets, je les méritais. J’étais très déçu et je comprends que le public l’ait été aussi. Après, j’ai quand même senti que toute l’équipe était derrière moi. Ça fait du bien dans un moment aussi difficile. »

On sait qu’il en faut sans doute plus pour vous faire
douter...

« Le doute, non. Mais vous savez, même après un bon match,
je sais me remettre en question. Parce qu’il y a toujours des choses à améliorer. Maintenant, on peut dire ce qu’on veut, il n’y a que la vérité du match qui compte. Alors on verra demain (lire aujourd’hui). En tout cas, je vais donner tout ce que je peux. Je n’ai pas le droit de rester sur l’image de Lorient.»

D’autant que la concurrence devient féroce dans l’axe
de la défense. Ça booste votre motivation ?

« Pas spécialement. Devoir composer avec la concurrence fait tout simplement partie de notre métier. La règle est la même pour tout le monde, tu es bon, tu joues, tu n’es pas bon, au mieux tu vas sur le banc. Personne ne doit se croire indiscutable. »

Néanmoins, n’êtes-vous pas nombreux à vous êtes vus
un peu trop beaux au sortir du premier mois de compétition ?

« Je ne crois pas. Maintenant, il est clair qu’on a quand même gâché notre belle entame de saison. »

Et pourquoi selon vous ?

« Tout le monde l’a bien vu, trop souvent, nos débuts de match n’ont pas été bons. Alors n’attendons plus d’être menés pour mettre l’intensité et l’engagement qu’il faut. Agissons dès les premières minutes. Devoir courir après le score nous a déjà fait perdre trop
de points. Alors face à Nancy, on n’aura pas le droit de se louper. Ça fait six matches qu’on ne gagne pas, c’est trop et on se pose des questions. Là, il faudra prendre les trois points et se rassurer. Même si le championnat est long, même si d’autres équipes traverseront des périodes plus compliquées, nous, on n’a pas le choix. Je n’imagine même pas qu’on puisse être à sept matches sans victoire. »
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 08 Nov 2019 09:34 || Sujet du message:
Football - L2 : « Peut-être est-on un peu court en effectif », explique Pierre Wantiez, le DG du HAC
Le directeur général du Havre AC, poste qu’il a longtemps occupé à Sochaux, là où sont attendus vendredi 8 novembre 2019 les Ciel et Marine, ne nie pas le fait que l’effectif dont dispose Paul Le Guen n’est peut-être pas encore suffisamment épais pour briguer l’une des deux premières places.

Pierre Wantiez sera ce soir de retour à Bonal, là où le siège de DG lui fut réservé de 2000 à 2008, avec l’espoir de voir les Ciel et Marine enfin se relancer.

À ce stade de la saison, le HAC dispose du même nombre de points que lors de l’exercice précédent, à savoir 19. Ne ressentez-vous pas un pointe de déception ?

Pierre Wantiez : « Après un mois d’août tout simplement magnifique, il est évident que nous aurions aimé aborder cette quatorzième journée en meilleure position, avec beaucoup plus de points. Maintenant, il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans un championnat où beaucoup de clubs ont investi, parce que tout le monde sait que l’accession en Ligue 1, en mai 2020 ou mai 2021, sera quasi cruciale. L’explosion à venir des droits TV en
Ligue 1 va créer un grand écart économique avec la Ligue 2. Il y a donc une course à l’armement au niveau des effectifs, des entraîneurs. Et cela concerne notamment cinq ou six clubs, ceux qu’on retrouve devant, à l’exception d’Ajaccio qui est la surprise du chef. »

Malgré une série de sept matches sans succès, le Havre AC n’est donc pas encore en vigilance orange alors ?

« Il y a deux choses à mettre en avant. La première, c’est qu’aucune équipe ne parvient à faire le trou. Il y a un mois, tout le monde commençait à dire que Lorient serait intouchable et qu’il ne restait déjà plus qu’une place à prendre. Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. La deuxième, c’est qu’on ne peut pas se satisfaire, non pas du travail effectué, mais de nos résultats depuis la trêve internationale de septembre. »

Comment le directeur général que vous êtes explique-t-il ce trou d’air ?

« On ne va pas nier le fait qu’on est en déficit de points, mais restons calmes, ne commençons pas à tirer de conclusions. Maintenant, il faut effectivement trouver les solutions afin de reprendre notre marche en avant. Avouons quand même que la réussite nous fuit. Après, peut-être que ce groupe a besoin d’un apport, peut-être est-on un peu court en effectif. On va donc y travailler. »

« On est déçus de l’attitude de certains »

En coulisses, le mercato d’hiver a donc commencé.

« On regarde effectivement quelques dossiers avec Paul (Le Guen). On ne fera pas n’importe quoi, bien évidemment, mais on sait que sur certains postes, on n’a pas le droit d’avoir de blessés ou de suspendus. Après, on est persuadé que toutes les recrues de l’été seront bientôt à leur niveau. Et puis enfin, sur un ou deux postes, sans personnaliser, on est déçus de l’attitude de certains que l’on trouve peu impliqués, peu combattants, dans le bon sens du terme. Alors on va prendre des joueurs qui ont envie, et pour ceux qui n’ont pas cette envie, ils feront des choix de carrière, ou leur carrière fera les choix pour eux en fonction de ce qu’ils méritent. Mais j’aurais tendance à dire que c’est la vie normale d’un club qui a un peu d’ambition. »

Durant ce prochain mercato, ne craignez-vous pas, parallèlement aux discussions menées avec de potentielles recrues, que des sollicitations viennent quelque peu perturber des joueurs clés, comme Tino Kadewere ou Pape Gueye ?

« Je vais faire court : l’idée claire du club n’est certainement pas de s’affaiblir. »

Revenons à l’actualité et à ce rendez-vous à Sochaux, meilleure équipe à domicile du moment, meilleure défense au coup d’envoi de cette soirée. N’est-ce pas un virage plus serré, plus important que les autres ?

« Pour avoir des amis qui ne ratent pas un match de Sochaux à Bonal, je crois savoir que les Sochaliens ont une réussite impressionnante à domicile. Je ne pense donc pas qu’il faille en faire un épouvantail. C’est une belle équipe, solide, composée de morts de faim, mais on ne va pas commencer à trembler. »
Sauf que cette fois, un nul ne suffira pas...

« On a effectivement besoin de recoller. Mais notez qu’on a jusqu’alors bien négocié nos matches face aux équipes du haut de tableau. Ce qui prouve que la qualité est là. »

Un mot enfin sur le Stade Océane, sa faible affluence et une politique tarifaire autour de laquelle le débat...

« (il coupe) Je ne suis pas du tout opposé à en parler, mais pas comme ça, pas en deux minutes. On doit voir les supporters la semaine prochaine et je ne veux surtout pas entrer dans la polémique. Ce que je constate, c’est que ce sont ceux qui paient l’abonnement quasiment le moins cher de France qui sont les plus virulents sur ce sujet. »

Peut-être parce que les fans aimeraient, eux aussi, vivre leur passion dans un stade, sinon plein, du moins plus fréquenté, plus vivant, plus chaud, non ?

« On y reviendra. Car ce débat mérite d’être très précis. Cela fait partie d’une vraie réflexion que nous menons en interne. À ce propos, un nouveau directeur commercial nous rejoindra en janvier (NDLR : en provenance du RC Strasbourg) et bien évidemment, il travaillera sur le dossier de la billetterie. Mais encore une fois, le débat reste ouvert. »

Un peu de relief, et vite !

Bien trop plat, l’encéphalogramme du HAC laisse bien évidemment sceptique quant au véritable potentiel des Ciel et Marine. Sept matches sans succès, trois nuls de rang et des prestations trop peu abouties. Admettez que pour un ambitieux, cela ne fait pas bien riche. Alors à cela, pourra être mis en parallèle le passage délicat des Lorientais, un temps désigné comme promis à une échappée belle, avec en cours une série de quatre journées sans victoire.
« Dire qu’on est ambitieux, qu’on veut monter, qu’est-ce que ça change ? », interroge Paul Le Guen, lorsque lui est fait remarquer que les Sochaliens, cinquièmes à trois points du sommet, n’avaient publiquement affiché aucune ambition. Du moins sur le thème de l’accession. « Moi, ça ne me dérange pas d’être ambitieux, poursuit « PLG », mais la réalité du classement, celui qu’on affiche toujours dans le vestiaire, met en avant le fait que nous n’avançons effectivement pas beaucoup, sans pour autant être si loin des premiers. »

Chouette, un gros !

Avant qu’un, ou plusieurs leaders ne se détachent réellement, le Havre AC, déjà à six points du trio de tête (Lens, Ajaccio et Troyes), serait toutefois bien inspiré de redresser la barre. Mais quel levier actionner, en plus des changements tactiques, des changements d’hommes, afin de décoincer cette roue qui ne tourne plus dans le sens souhaité ?
L’orgueil ? « Rappeler tous les jours aux joueurs qu’ils n’ont plus gagné depuis sept matches, leur taper dessus tous les jours, ne servirait à rien, répond Le Guen. D’autant que jamais je n’ai eu à leur reprocher un manque de motivation, d’engagement. Ce groupe a un état d’esprit que j’aime bien. Il faut les aider, les protéger parfois, et ils peuvent compter sur moi. »
La patience de l’entraîneur havrais reste donc intacte, son espoir de voir ses hommes briser dès ce soir la terne série l’est tout autant. Même s’il sait le HAC appelé à évoluer ce soir en terrain miné. « Quand on voit jouer Sochaux, on comprend pourquoi ils sont si bien placés. Ces Sochaliens, je les trouve forts, très réalistes également. Maintenant, c’est une équipe du haut de tableau et peut-être qu’actuellement, c’est un profil d’adversaire qui nous convient mieux. » Face aux quatre acteurs les plus brillants du moment, le HAC avance en effet un bilan de deux succès, à Troyes (2-1, 3e j.) et à Lens (3-1, 4e j.), et de deux nuls, à Ajaccio (2-2, 1re j.) et face à Lorient (2-2, 11e j.).
Enfin, outre cette occasion de croiser le fer avec une formation à laquelle le HAC recollera en cas de succès, la bonne nouvelle vient également de cette feuille de match sur laquelle trois des quatre suspendus réapparaîtront : Mayembo, Dina Ebimbe et Fontaine. Ce qui permet à Paul Le Guen, dans la composition de son groupe des dix-huit, de ne pas être contraint dans ses choix.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 10 Nov 2019 16:56 || Sujet du message:

Tous les entraîneurs le savent et aiment le répéter à ceux qui se risquent à enterrer bien trop vite les espoirs d’accession : l’important est d’être dans la course, non pas à l’automne venu, mais lorsque l’hiver se prépare à laisser place au printemps. En mars, il ne s’agit donc plus de prendre position, mais d’être en position.

Cette ligne virtuelle, celle du départ d’un nouveau championnat qui amorce le sprint, Paul Le Guen l’a déjà tracée dans son imagination. Seulement voilà, en l’état de ses prestations, de ses résultats, de son classement surtout, le club doyen en est très, très loin. Parce qu’encore une fois, le Havre AC affiche un teint bien trop blême pour imaginer un rapide et sensible regain de forme.

La série de huit matches sans succès, le troisième revers concédé vendredi, à Sochaux (0-2), et les faillites individuelles ne laissent en effet rien présager de bon à court terme. Plus inquiétant encore, à l’exception de Gorgelin et de Meras, aucune des recrues n’est encore parvenue à poser son empreinte sur le jeu du HAC. Dina Ebimbe n’est clairement pas au niveau, Ben Mohamed court après le sien. Mais il y a pire. On parle bien évidemment du Turc Ertugrul Ersoy, fébrile et fautif au stade Bonal. Comme trop souvent depuis qu’il a intégré pour la première fois la charnière centrale, au soir de la septième journée.

Ersoy, ça se complique

Non seulement, l’ex-capitaine de Bursaspor (Tur), tout de même appelé à deux reprises en équipe nationale, ne rassure pas, mais il fait peur, fait trembler l’ensemble de ses partenaires. Son déficit de communication, notamment avec son numéro 1, ce ballon qui lui brûle les pieds sur de nombreuses relances, son absence de lucidité,etc.À ce stade de la saison, il paraît tout simplement impossible de lui associer une qualité première, pas plus qu’un semblant d’intégration sportive. Paul Le Guen l’a lancé, l’a piqué, l’a relancé, mais rien n’y fait. Ersoy concentre ainsi toutes les critiques au sein d’une défense qui n’avait concédé « que » six buts lorsque la charnière Mayembo-Camara se produisait (de la 1re à la 6e j.), cette défense qui vient d’en encaisser dix lors des huit dernières échéances, avec un axe central qui n’offre plus aucune garantie. Face à Lorient, Camara s’est troué, à Sochaux, Mayembo dut sentir comme un vide sous ses pieds lors du deuxième but des locaux (84e). Rien ne va plus.

Dans ce secteur de jeu, Paul Le Guen a déjà tout tenté. Un entraîneur très certainement poussé à se poser mille questions au sujet d’un joueur, Ersoy, qu’il eut pourtant déjà l’occasion d’entraîner à Bursaspor (2017-2018) et qu’il n’a bien évidemment pas recruté sans avoir quelques données précises. Incontestablement, le défenseur, peut-être toujours marqué par une saison 2018-2019 ponctuée d’une relégation avec son club formateur et le climat hostile qui alla avec, peut-être aussi frappé d’un dépaysement plus développé que celui de son compatriote Meras, évolue à un niveau qui ne lui ressemble pas.

Mais combien de temps cela durera-t-il ? Comment faire pour le sortir de la nasse ? Insister ? Sans doute Paul Le Guen y sera contraint, dès vendredi. C’est en effet avec un effectif famélique qu’il faudra au staff technique préparer le 7e tour de Coupe de France, programmé au Stade Océane face à Dunkerque (N1). Meras, Bese, Mayembo, Y. Coulibaly, Ben Mohamed, Youga, Dina Ebimbe et Bazile vont rejoindre leur sélection, ou se préparent à le faire, Bonnet restera pour deux à trois semaines encore à l’infirmerie, rejoint qu’il a été vendredi par Kadewere (voir ci-dessous). Autant écrire tout de suite qu’il y aura de la nouveauté, et peut-être même des surprises. Et ce, pour une soirée qui ne pourra voir le HAC décevoir encore.

ÉLONGATION POUR KADEWERE

Touché à la cuisse et sorti vendredi à l’heure de jeu, non sans avoir tenté de serrer les dents durant quelques minutes, l’attaquant Tino Kadewere, dans un premier temps appelé à défendre les couleurs du Zimbabwe ces prochains jours, souffrirait d’une élongation. Des examens complémentaires apporteront plus de précisions sur la gravité de sa blessure et la durée de son indisponibilité.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 06 Déc 2019 11:43 || Sujet du message:

«Ce n’est pas un nouveau départ, mais c’est un vrai départ. » Cette déclaration, le virevoltant Alan Dzabana aurait pu la souffler mardi soir à tous ses interlocuteurs. Mais non. Celle-ci n’est pas aussi fraîche que les trois nouveaux points enregistrés par les Ciel et Marine, puisqu’elle avait accompagné l’arrivée de l’ex-Lyonnais il y a déjà vingt-deux mois.

Près de deux ans donc, durant lesquels de « vrai » départ il n’y eut finalement pas. Tout juste eut-il l’occasion, en août dernier, de démontrer qu’il ne faisait pas simplement le nombre à l’entraînement, d’une titularisation en Coupe de la Ligue et d’un but qui n’empêcha pas l’élimination des Ciel et Marine (1-1, 3 tab à 3), à Clermont. Là où le Havre AC se rendra le 13 décembre, avec un Dzabana cette fois lancé.

Le Guen : « C’est qu’il y avait une raison »

Mardi, soir de la 17e journée et du troisième succès cette saison sur la pelouse du Stade Océane, l’attaquant, jusqu’alors apparu à six reprises seulement en Ligue 2, pour un total de soixante-treize minutes de temps de jeu, eut pour la première fois l’occasion de débuter un match de championnat sous le maillot du HAC. Et pour la première fois également à ce niveau, il parvint à faire trembler les filets, auteur de l’ouverture du score (17e). « J’ouvre mon compteur, au bout de ce match, il y a les trois points, franchement, je ne pouvais pas rêver mieux. »

Dans sa voix, aucun accent de revanche ne se fait entendre. Pourtant, le temps lui parut long, alors que son ascension rapide ne semblait faire aucun doute. Sorti d’un exercice 2016-2017, ponctué de quinze réalisations en CFA (aujourd’hui N2), pisté par l’OGC Nice à l’été 2017, et arrivé quelques mois plus tard au Havre avec l’image d’un ex-réel espoir de l’Olympique Lyonnais, son empreinte aurait dû être aussitôt visible. Oswald Tanchot en décida toutefois autrement.

« Si Alan (Dzabana) ne jouait pas, c’est qu’il y avait une raison », confiait Paul Le Guen, en juin, à l’heure de ses premiers pas à la tête de l’effectif havrais. En clair, le successeur de Tanchot n’entendait pas, lui non plus, faire de Dzabana un acteur de la saison en cours. Un avis qu’il révisa rapidement. « Pendant la préparation, je le sentais monter en puissance, note « PLG ». Et rapidement, j’ai cru en lui. Je n’ai d’ailleurs jamais cessé de le dire. Alan est un bon attaquant. Maintenant, ça demande confirmation. »

Dans la hiérarchie du moment, Dzabana a ainsi effacé des tablettes Ebenezer Assifuah, inefficace et même transparent depuis trop longtemps, mais peut-être aussi Hervé Bazile, un joueur qui se prépare à boucler une phase aller sans relief, après avoir tourné le dos à un exercice 2018-2019 dans un relatif anonymat. Assifuah et Bazile, deux hommes pour lesquels la porte de sortie devrait d’ailleurs être grande ouverte en janvier 2020. Pendant que Dzabana, lui l’offensif, poursuivra sa percée au cœur d’une Ligue 2 qui voit le Havre AC, vingt-sept buts au compteur, s’installer un peu plus encore parmi les quatre meilleures attaques du championnat (aux côtés de Lens et Guingamp, deux longueurs derrière Lorient). Des conditions idéales pour celui qui a touché ses premiers cuirs là où le club doyen était allé dénicher Paul Pogba, à l’US Torcy (Seine-et-Marne). Pour ce joueur qui a patienté sans jamais laisser filtrer, publiquement du moins, le moindre état d’âme.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 13 Déc 2019 10:12 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : à Clermont, il faudra au HAC maintenir la cadence

Les Havrais, aux côtés desquels l’attaquant international ivoirien, Wilfried Bony, poursuivra son essai, ont rendez-vous vendredi 13 décembre 2019 à Clermont-Ferrand pour y justifier, et leur retour en force, et leur place retrouvée au sein du Top 5. Un quatrième succès de rang est visé.

Entre le ciel couvert d’une météo automnale et l’horizon bouché par la fumée des pneus brûlés, le choix de se concentrer sur l’actualité des Ciel et Marine s’impose afin de s’imaginer une trouée bleue. De retour au sein du club des cinq, revenus sur le chemin d’un succès qui a ponctué leurs trois dernières sorties en championnat, c’est avec le moral et la confiance retrouvés que les hommes de Paul Le Guen se rendent ce vendredi à Clermont-Ferrand. Et ce pour la deuxième fois cette saison, puisque c’est au pied des Volcans qu’ils avaient tourné le dos à la Coupe de la Ligue, au cœur du mois d’août, au terme d’une fatale séance des tirs au but (1-1, 3 t.a.b. à 4).

Autre époque de la saison, autre contexte, autre enjeu. Et autres acteurs. A l’occasion de ce match couperet, Kadewere n’avait pas effectué le déplacement, Thiaré, Dina Ebimbe et Gueye n’avaient quant à eux pas quitté le banc. Cette fois, point de turn-over en toile de fond de ce duel, mais l’obligation d’apporter tout de même deux modifications.

Bony, une semaine de plus

Parce qu’au stade Gabriel-Montpied, ni Bonnet, ni Mayembo, ne pourront s’y poser. Suspendus, ils seront numériquement remplacés par Amos Youga, dont Paul Le Guen loue l’état d’esprit, et par une surprise qui n’en sera plus une. A savoir le jeune Loïc Badé, 19 ans, 191 centimètres sous la toise, défenseur central de formation. « Et j’ai décidé de l’intégrer définitivement au groupe professionnel », annonce « PLG ».

Mais la vie du groupe est aussi actuellement marquée par la mise à l’essai de l’attaquant international ivoirien Wilfried Bony (30 ans). Si on ne sait s’il deviendra prochainement l’un des acteurs du Havre AC, il est aujourd’hui certain qu’il restera une semaine de plus au centre d’entraînement de Soquence. « Oui, je peux confirmer que l’essai se prolongera jusqu’à la fin de la semaine prochaine », nous annonça hier Paul Le Guen, non sans un large sourire, après avoir craint que l’ex-attaquant de Manchester City ne doive quitter Le Havre dès ce week-end pour raisons personnelles.

« Mais, insiste l’entraîneur havrais, que les choses soient claires. Nous n’avons pas abordé le sujet du contrat, ni l’aspect financier. Pour le moment, ce que je note, c’est qu’il a besoin de bosser. Néanmoins, ce que j’ai déjà vu est très intéressant, sportivement et humainement. Il est très à l’aise, on a même l’impression qu’il est là depuis plusieurs mois. En tout cas, on peut lui offrir l’occasion de se remettre en route. » Et ainsi de rejoindre, début janvier, une ligne offensive déjà inscrite parmi les plus dangereuses et efficaces du championnat.

« Mais plus globalement, se réjouit Le Guen, c’est cet engagement retrouvé au quotidien qui nous a permis de sortir de notre série difficile. Maintenant, il ne faut surtout pas que ça se relâche. Parce qu’attention, si cette équipe de Clermont ne fait pas beaucoup parler d’elle, je peux vous dire qu’elle est bien là. En termes de possession, c’est par exemple une référence. »

Un adversaire qui ne pointe qu’à deux points du club doyen, mais une équipe friable sur sa pelouse (voir par ailleurs).

Quand le HAC, lui, s’appuie sur des performances, loin du Stade Océane, qui ne laissent guère insensible. Ainsi ce soir, trois semaines après s’être imposé à Rodez (2-1), c’est un cinquième succès en terres adverses qui pourrait être d’actualité. Et ce, avant de mettre un point final à la phase aller, vendredi prochain au Havre, face à Chambly.

Thiaré : « J’aide à finir le travail »

Joker offensif lors des trois dernières journées, Jamal Thiaré, cinq buts au compteur et désormais lié au Havre AC jusqu’en 2023, devrait l’être une nouvelle fois ce soir.

Des buts, des succès et un contrat que vous avez récemment prolongé de deux ans. Tout va bien actuellement pour vous, non ?

Jamal Thiaré : « En ce moment, j’ai effectivement de quoi être heureux. Cette prolongation, par rapport au nombre de matches que je joue cette saison, je pense qu’elle est méritée. Je sens la confiance du staff et du club. Maintenant, ce n’est parce que j’ai signé deux ans de plus que je vais me reposer. J’ai vraiment des ambitions. »

Par rapport à la saison dernière, durant laquelle vous avez peu joué (4 titularisations en 19 apparitions), peu marqué (2 buts), avez-vous tout de même la sensation d’avoir franchi, non pas un, mais plusieurs paliers ?

« Disons que j’essaie juste d’apporter ce que je peux. J’ai travaillé pour ça, je suis sur une bonne dynamique. Mais je suis aussi très bien entouré. Tout le monde se donne à fond. »

En termes de buts inscrits, jusqu’où avez-vous mis la barre ?

« Pour l’instant, il y a un autre attaquant (Kadewere) qui met but sur but. La priorité, c’est de l’aider à en marquer encore plus. Quand un partenaire plante comme il le fait, il ne sert à rien qu’un autre attaquant vienne en concurrence. Pour le moment, Tino fait très bien le boulot... Après, peut-être que je finirai avec dix ou quinze buts. Pour une deuxième saison seulement en Ligue 2, ce ne serait pas mal. »

Certes, Tino Kadewere domine le classement des buteurs (15 réalisations), mais depuis trois matches, n’est-ce pas vous qui faites basculer les matches ? A ce propos, ce statut de super remplaçant vous convient ?

« J’ai amené de la vivacité, c’est vrai, mais je n’oublie pas que pendant quarante-cinq minutes, voire un peu plus, ce sont mes partenaires qui ont commencé le boulot. J’aide simplement à finir le travail. Ce qui prouve que tout le monde est impliqué. Que ce soit les titulaires, les remplaçants ou ceux qui restent à la maison, on a tous un même objectif. Après, personne ne se contente d’une place de remplaçant. Mais quand ça gagne, c’est que les choix de l’entraîneur sont les bons. Il sait qu’il peut compter sur tout le monde. Quand je rentre, je dois donc apporter un bonus. Pour le moment, ça marche. »

Un mot sur la sélection sénégalaise. Votre réussite du moment vous permet-elle d’y penser ?

« Très honnêtement, je ne me focalise pas sur la sélection. Il y a déjà pas mal de très bons attaquants qui jouent pour le Sénégal. Encore une fois, ce n’est que ma deuxième année en L2. Je suis loin d’eux. Avec les équipes de jeunes, j’ai souvent été présélectionné, mais jamais retenu. Il y a encore un petit goût amer. Est-ce trop tard pour les A ? Rien n’est jamais trop tard. J’en rêve. Pourquoi pas à l’occasion d’un match amical. Mais très franchement, aujourd’hui, je suis uniquement concentré sur le club, l’objectif et cette progression que je dois poursuivre. »

Dans les travées

Duel de dauphins
L’affiche de la 18e journée de Ligue 2 oppose demain l’AC Ajaccio à Lens (15 h) avec pour enjeu la place de dauphin du leader Lorient, qui reçoit lui Auxerre ce soir (20 h).
Un seul point sépare les Nordistes (2e) et les Corses (3e). Les Ajacciens restent sur une série de trois matches sans défaite et ont pu souffler pendant 10 jours puisqu’ils n’ont pas joué en Coupe de France le week-end dernier. Et pour cause, ils avaient été éliminés lors du tour précédent. Une mésaventure qui est arrivée ce dimanche lors du 8e tour à Lens, sorti par le FC Dieppe (2-1), équipe de N3.

A domicile, ce n’est pas le pied

Si les Clermontois cultivent l’habitude d’être à l’affût, de regarder vers le haut plutôt que de surveiller la lutte des seconds couteaux de la division, jamais finalement ils ne parviennent à sortir du sprint final avec le rêve en ligne de mire. Chaque saison, il manque en effet aux Auvergnats ce petit plus. Et l’exercice en cours ne déroge pas au passé.
Leader symbolique au terme de la quatrième journée, Clermont Foot n’a pu tenir la cadence. Et pour cause. A Gabriel-Montpied, les hommes de Pascal Gastien, élu meilleur entraîneur de Ligue 2 au terme de la saison dernière, peinent à se montrer souverains. Quatorzièmes au classement « domicile », les Clermontois ne comptent ainsi que deux succès dans leur jardin, un premier au soir de la journée d’ouverture, aux dépens de Châteauroux (3-0), un deuxième le... 29 novembre, face à Niort (1-0, 16e j.). Trois nuls et trois revers, au soir des réceptions de Lorient (0-2), Rodez (0-1) et du Mans (0-1), complètent ce bilan provisoire.
Néanmoins, le CF63 peut être redoutable. A l’instar du HAC, à sa pointe figure une fine gâchette, l’Autrichien d’origine croate, Adrian Gberic (23 ans). Formé au Rapid de Vienne (Aut) puis au VFB Stuttgart (All), c’est au SC Rheindorf Altach, en Autriche, que les recruteurs de Clermont l’ont repéré et fait signer l’été dernier. Pour une pioche qui s’avère excellente. Avec dix réalisations à son crédit, Gberic se présente actuellement à la troisième place du classement des buteurs, six longueurs derrière le Havrais Tino Kadewere. Le museler s’apparente donc à l’une des clés de cette soirée.
Revenir en haut Voir le Profil
56-Clément-76 (BZH)
image du rang
[Internationnal]

56-Clément-76 (BZH)
[Déconnecté]

Nb de messages : 2552
Posté le: 19 Déc 2019 08:31 || Sujet du message:
Qqn pour mettre l’article de pn sur le mercato de ce matin ?
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 19 Déc 2019 11:43 || Sujet du message:

Le 1er janvier, des pièces commenceront à se déplacer sur l’échiquier du football français. Et ce, jusqu’au 31 du même mois et la fermeture du mercato d’hiver 2020. Alors, quid des intentions du HAC ?

« L’attitude d’un joueur qui entend rester »

Un premier élément de réponse a été murmuré en début de semaine dernière, lorsque Wilfried Bony, en quête d’un club depuis avril et la fin d’une courte expérience au Qatar (Al-Arabi), a effectué ses premiers pas au centre d’entraînement de Soquence. Pour un essai d’une semaine renouvelable et donc renouvelée.

« Il a vraiment l’attitude d’un joueur qui entend rester », se réjouit Pierre Wantiez, directeur général du club doyen. « Maintenant, un point sportif sera fait demain (lire aujourd’hui). Quant aux conditions d’une éventuelle signature, elles ont été évoquées, mais pas abordées avec précision. Mais s’il est là, c’est qu’il n’a pas des prétentions financières hors norme. On ne se met donc aucun verrou psychologique. » L’ancien Citizen (31 ans), champion d’Afrique 2015 et révélé outre-Manche à la pointe de Swansea, pourrait donc s’inscrire comme la première recrue hivernale du Havre AC. Comme cet attaquant que recherchait déjà Paul Le Guen dans les dernières heures du mercato estival.

Et après ? D’autres joueurs marcheront-ils dans les traces de l’Eléphant ? « Pour le moment, répond Wantiez, nous n’avons pas de dossier actif. Mais une chose est certaine, nous ne nous affaiblirons pas. Et si des joueurs partent, je ne parle pas bien évidemment des joueurs-cadres, eh bien ils seront remplacés dans la mesure du possible. » Outre Wilfried Bony, un milieu offensif pourrait être pisté, alors que le secteur défensif, lui, affiche en l’état complet.

Annoncés sur le quai du départ

Néanmoins, ce mois des ajustements laisse également ouverte la porte à ceux qui entendent relever un défi aux couleurs différentes, à ceux également qui sentent se lever le vent d’une incitation au départ. Et si dans les rangs du Havre AC, aucun des cadres, des leaders, ne tournera le dos à l’effectif de Paul Le Guen, sans doute en haut lieu s’escrime-t-on à pousser quelques-uns des joueurs vers un nouveau club d’attache. Et bien évidemment sont ciblés les acteurs bien trop discrets en rapport au poids qu’ils pèsent au sein de la masse salariale.

En tête de liste se trouve bien évidemment Hervé Bazile. Au sortir d’un exercice 2018-2019 au mieux décevant (5 buts, 2 passes décisives), l’international haïtien, arrivé du Stade Malherbe de Caen il y a un an et demi, se devait de repartir cet été sur une page blanche. Et à mi-parcours, elle reste désespérément vierge. Aucune titularisation, six courtes apparitions, aucun but, aucune passe. Au cœur de l’automne, Le Guen se demandait d’ailleurs si l’attaquant était encore un « joueur du Havre », rapport à ses nombreux allers-retours sur fond de matches internationaux avec Haïti. Entre retard de préparation, récupération et blessure, Bazile (29 ans) reste transparent.

Repéré par quelques recruteurs dépêchés sur la Gold Cup 2019 par les écuries de la Major League Soccer (MLS), son avenir pourrait-il s’écrire de l’autre côté de l’Atlantique ? Son contrat avec le club doyen expire en juin 2020. L’avenir, il en est peut-être d’ores et déjà question au sein du clan Ebenezer Assifuah. Le Ghanéen (26 ans) ne fait actuellement plus partie des plans d’un Le Guen qui a pourtant tout tenté pour le relancer. Mais l’ex-attaquant de Sion (Suisse) ne retrouve aucune sensation, ni dans le jeu, ni dans la zone de finition. S’il « fêtera » en janvier ses trois années au HAC, en ce mois de décembre, il ponctue surtout deux années sans avoir inscrit le moindre but...

Alors que son contrat court jusqu’en juin prochain, sans doute doit-il d’ores et déjà réfléchir à se relancer loin de la Porte Océane.

Troisième et dernier joueur dont le sac devrait être poussé jusqu’au quai du départ : Baba Traoré (26 ans). Relégué cette saison au rang de sparring-partner, l’ex-Auxerrois, à six mois du terme de son contrat, ne peut se contenter d’un tel statut. Il y a un peu plus d’un an, il avait rejoint le Stade Brestois dans le cadre d’un prêt de six mois (3 titularisations) et put prendre le pouls des émotions d’une accession. Sans que celles-ci ne lui ouvrent un horizon nouveau sous le maillot du Havre AC.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 20 Déc 2019 02:06 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : face à Chambly, le HAC ne peut pas se louper
SPORTS
Si le rendez-vous du vendredi 20 décembre 2019, le dernier de la phase aller, ne conditionnera bien évidemment pas l’avenir des Ciel et Marine, il pourrait d’ores et déjà en tracer les contours. Un succès face à Chambly permettrait de forcer le trait des ambitions. Et d’aborder l’année 2020 en embuscade.

Bien que focalisé sur la réception du promu camblysien, sur cette dix-neuvième journée, cette possibilité de sceller un quatrième succès sur la base des cinq dernières journées, et peut-être ainsi d’aborder la trêve parmi les cinq premiers, Paul Le Guen a offert de sérieux indices sur l’avancée du dossier Wilfried Bony. Absent hier d’une séance d’entraînement mise en place dans l’optique d’un match qu’il suivra au mieux de loin, l’attaquant international ivoirien (31 ans) n’en a pas pour autant fait ses adieux à un club qu’il a découvert de l’intérieur il y a un peu moins de deux semaines. Loin de là.

Hier soir, l’entraîneur havrais était ainsi en compagnie du président Volpe et de Pierre Wantiez, le DG du club, afin d’évoquer, avec précision cette fois, le volet contractuel et surtout financier. «Puis je reviendrai rapidement vers le joueur», indique Paul Le Guen, non sans avoir partagé sa satisfaction sur l’état de forme du champion d’Afrique 2015, libre de tout contrat depuis mai dernier. « Il a la volonté de travailler dur, il serait même déjà opérationnel pour quelques bouts de match. De plus, j’ai le sentiment qu’il s’est senti bien avec le groupe, bien avec le staff. Ce n’est donc pas exclu qu’il soit là à la reprise. »

Un excentré droit ciblé

Le 30 décembre (le 29 si la victoire devait échapper ce soir aux Havrais), l’ex-attaquant de Manchester City et de Swansea, crédité de 115 matches, version Premier League, pour un total de 36 buts, pourrait ainsi donner plus de relief encore au secteur offensif. Là où PLG aimerait attirer durant le mercato d’hiver un excentré droit, ce poste souvent confié, par défaut, à Junior Dina Ebimbe.

Défensivement (voir par ailleurs), il faudra également au club doyen s’activer dans les allées du marché de transferts. L’année 2020, du moins les cinq premiers mois de celle-ci, se prépare donc maintenant. D’autant que janvier réserve quelques duels croustillants, notamment les réceptions de Troyes (le 24) et Lens (le 31).

« On ne doit donc pas se louper face à Chambly, insiste Alexandre Bonnet. Si on bascule sur 2020 avec 31 points, ça restera un bilan honorable. Bien évidemment que nous aurions dû mieux faire, que nous ne pouvions pas nous permettre d’avoir ce trou d’air de huit matches, mais par rapport aux saisons précédentes, je ressens vraiment des ondes positives. D’abord, parce qu’avec Tino (Kadewere), nous disposons du meilleur buteur (16). Et surtout, parce que nous sommes capables, lorsque l’effectif est au complet, de proposer un jeu aussi attractif que généreux. Alors oui, dès demain soir (lire ce soir), préparons la suite, car il faudra repartir à fond en 2020. On veut rêver et faire rêver nos supporters.»

Une semaine après être tombés à Clermont-Ferrand (1-2), au terme d’une soirée qui a laissé le goût d’un «gâchis» dans la bouche de Paul Le Guen, Bonnet et les siens placeront donc, et ce pour la première fois cette saison, un troisième succès de rang à domicile dans leur ligne de mire. Et ce, après avoir accroché coup sur coup l’écusson de Guingamp (4-0, 15e j.) et du Mans (2-0, 17e j.) au tableau de chasse du Stade Océane.

Chambly, un club pas comme les autres

Ne cherchez pas, ne vous perdez pas sur la toile, il n’existe aucun précédent à l’échelle du football français. Ou quand à la tête de l’organigramme technique du FC Chambly 1989 figure un homme aux douze accessions. Oui, douze ! Six en sa qualité de joueur camblysien, six autres dans son rôle d’entraîneur du club phare de l’Oise. Le symbole fort d’une fidélité rare, sur le pré comme sur le banc, jamais entachée de la moindre relégation. Bruno Luzi, frère de Fulvio, président de Chambly, se démarque donc de tous ses autres confrères. Et peut-être n’a-t-il pas fini de surprendre.
A la tête de l’effectif demi-finaliste de la Coupe de France en 2018, il parvint, en mai dernier, à hisser le club aux seules trente années d’existence en Ligue 2. Un exploit qu’il entend donc associer à celui du maintien. Dans des conditions qui, elles, ne font aucun envieux parmi ses homologues.
Sans stade – le nouveau sera inauguré en juillet 2020 – c’est à Beauvais ou à Paris (Charléty) que ses hommes ont élu domicile. Sans centre d’entraînement digne de ce nom, c’est sur un terrain synthétique, et seulement sur ce terrain, qu’ils sont contraints de travailler au quotidien. Et sans grands moyens, c’est tout simplement avec le plus petit budget de la division (6,5 M€), à égalité avec Rodez, que le club de la famille Luzi tentera d’y assurer sa place pour la saison prochaine.
Un défi qu’aideront à relever deux des trois anciens du Havre AC installés dans cette ville de 10 000 habitants, à savoir le gardien Simon Pontdemé (2013-2014), élu meilleur gardien de National 1 en 2018-2019, et Sébastien Flochon (2013-2015), arrivé il y a un an et demi des Herbiers, club avec lequel il eut l’honneur de disputer une finale de Coupe de France (0-2 face au PSG). Quant à Florian Pinteaux, Havrais de 2013 à 2015, il n’est plus apparu sur un terrain depuis mai 2018 et une grave blessure à un genou. Cette même blessure (rupture des ligaments croisés) que vient tout juste de contracter Joachim Eickmayer, milieu de terrain et considéré comme le joueur le plus talentueux abrité par l’effectif camblysien. A cette absence au Stade Océane s’ajouteront celles du défenseur Anthony Soubervie et de l’attaquant Medhi Guezoui, ancien de QRM, suspendus. Trois hommes qui laisseront sans doute ce soir un grand vide, alors que le FC Chambly, sensation du début de saison avec six premières journées croquées sans concéder le moindre but, se posera au Havre avec derrière lui, une série de onze matches marquée par neuf revers et vingt-deux buts encaissés, un nul et un seul succès, éclatant, puisque signé à Troyes et sur un score sans appel (4-0).

Samba Camara va quitter le HAC !

Cette information, dévoilée hier par Paul Le Guen, a eu l’effet d’une immense surprise.
Alors que d’aucuns l’imaginaient ciel et marine jusqu’au bout de sa carrière, Samba Camara (27 ans), sous contrat jusqu’en 2022, quittera très prochainement, sauf surprise, un club doyen qu’il avait rejoint en 2013, en provenance de l’AM Neiges. Professionnel depuis 2016 et des débuts effectués sous les ordres de Bob Bradley, le vice-capitaine du Havre AC pourrait donc ce soir, à l’occasion de son soixante-neuvième match, effectuer ses adieux au Stade Océane.
Pour s’envoler où ? Hier, la seule information qu’il nous a été possible de piocher annonçait le «Soldat Camara» en partance pour un club étranger. En laissant derrière lui cette réflexion faite à son sujet par Oswald Tanchot : «Avec Samba, on peut aller à la guerre». C’est donc avec le sentiment d’un devoir accompli qu’il s’en ira vivre une nouvelle aventure.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 21 Déc 2019 08:35 || Sujet du message:

Septième, avec seulement vingt-neuf unités. C’est sur ce classement, modeste, voire bien en deçà des espoirs qu’avait suscité l’arrivée de Paul Le Guen à la tête du staff technique, que le rideau est tombé sur la première partie du championnat. Dans une atmosphère aussi glauque que le fut la prestation des Ciel et Marine. Une soirée comme on les déteste. Celle d’un nouveau couac sur une pelouse où les Havrais n’ont pour l’heure remporté que trois de leurs matches, pour cinq nuls et un revers. Soit treize points déjà partis en fumée, alors que c’est ici, à la maison, que l’ambition devrait être palpable. Mais non...

Encore une fois un « petit » a donc quitté la Porte Océane sans être bredouille. Sans même avoir eu à contenir un siège. Pas plus qu’il n’y eut matière, dans les rangs de Chambly, à réellement trembler. L’ex-Havrais Pontdemé, numéro 1 du promu, n’a ainsi jamais eu à mettre en exergue son statut de meilleur gardien de la saison passée, catégorie National 1. Au contraire de Gorgelin, décisif en première période sur une terrible frappe de Derrien (34e). Le temps parut ainsi bien long, alors que les premières minutes avaient pourtant donné le ton de ce qui aurait pu être un festival offensif. A la 5e, Dequaire se trouait, Kadewere en profitait pour planter une première banderille. A la 6e, ce même Dequaire commit une nouvelle et grossière erreur, Kadewere rôdait toujours, et cette fois, il fit mouche.

Aucune solution, sur le pré comme sur le banc

Une ouverture du score sur fond de dix-septième but pour le Zimbabwéen. Voilà bien le seul coup d’éclat à retenir. Car pour le reste, que dire ? Qu’il s’agissait, sauf surprise, du dernier match de Samba Camara dans les rangs du HAC, que Ben Mohamed fut prié de mettre un terme à sa production sans odeur ni saveur dès la pause, que le retour de Fontaine passa inaperçu. Et que Chambly égalisa dans les arrêts de jeu de la première période, par Padovani, à la suite d’un corner qu’aucun Havrais ne parvint à repousser (45e+2). Et puis c’est tout. Collectivement, techniquement et même athlétiquement, Bonnet et les siens ont évolué hier à un niveau indigne. Que de passes manquées, que de contres gâchés, que de mouvements offensifs mort-nés. Rien ne fonctionnait, l’entrée de Dzabana (46e) n’amena qu’une touche de vitesse éphémère, celle d’Abdelli (82e) n’apporta rien, bref, pas plus que ses joueurs, « PLG » ne put trouver la solution.

Au sortir d’une telle soirée, il fut bien évident que le mercato d’hiver allait être dans toutes les bouches. Peut-être donc, si les moyens le permettent, l’arrivée de Wilfried Bony permettra-t-elle de changer sensiblement le décor d’une ligne offensive, privée hier de Thiaré (blessé), celle que Kadewere ne peut tenir, tous les vendredis, ou presque, à bout de bras. Mais la seule présence, éventuelle, de l’ex-attaquant de Manchester City ne pourra inverser totalement un scénario que le HAC ne maîtrise pas. Alors au regard de la phase aller, ce n’est pas seulement un excentré droit qu’il s’agira de trouver dans les allées d’un mercato d’hiver toujours complexe. Il faudra également miser sur un excentré gauche flambant neuf. En plus d’un défenseur central, rapport au départ programmé de Camara.

En clair, la trêve ne sera pas pour tout le monde au sein du club doyen. Car au classement, il y a urgence. Et rappelons qu’en janvier, après avoir visité Niort (le 10), ce sont les Troyens (le 24) et les Lensois (le 31) qui feront étape au Havre. Pour deux soirées qui, elles, conditionneront vraiment la suite de la compétition. Après dix-neuf journées, le HAC est bien trop loin du compte, en termes de points et de qualité de jeu.

LES NOTES

Gorgelin (5,5), Bese (4), Ersoy (4), Camara (4), Meras (4,5), Fontaine (4), Gueye (4,5), Ben Mohamed (3) puis Dzabana (4,5), Bonnet (4,5), Dina Ebimbe (3,5), Kadewere (5,5).

AU HAVRE, LE HAVRE AC ET CHAMBLY 1 À 1 (1-1)
Arbitre : M. Palhies. Spectateurs : 7 156.
Buts pour le HAC : Kadewere (6e) ; pour Chambly : Padovani (45e+2)
Avertissements au Havre AC : Bonnet (30e), Fontaine (32e), Dzabana (67e) ;
à Chambly : David (24e), Crillon (87e), Popelard (90e+1)
HAVRE AC : Gorgelin - Bese, Ersoy, Camara, Meras - Fontaine, Gueye, Ben Mohamed (Dzabana, 46e), Bonnet (cap) - Dina Ebimbe (Abdelli, 82e), Kadewere.
Remplaçants : Fofana (g), Y. Coulibaly, W. Coulibaly, Basque, Youga
Entraîneur : Paul Le Guen.
CHAMBLY : Pontdemé - Padovani, Jaques (cap.), Dequaire, Gonzalez, Crillon – David (Popelard, 84e), Beaulien (Flochon, 89e), Derrien, Delos (L. Doucouré, 72e) - Mamilonne
Remplaçants : Pinoteau (g), Fleurier, D. Fofana, B. Doucouré.
Entraîneur : Bruno Luzi.

« On n’a pas mis de cadence »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « C’est parce qu’on a eu ce contenu, qu’on a ce résultat. Je m’attendais à mieux. On a été en dessous de ce qu’on a fait récemment, même à Clermont où on a été mieux collectivement. On a eu la chance d’ouvrir rapidement le score, mais on n’a pas su en profiter. On est tombés dans un faux rythme, on n’a pas mis de cadence. C’est difficilement explicable. On a été mou, on a fait circuler le ballon sans tranchant, sans trouver de profondeur et athlétiquement, on a subi les impacts... On avait l’impression d’avoir bien intégré les nouveaux, d’avancer, et on rechute. J’aurais aimé que le public assiste à une autre prestation. Il y avait de la volonté, mais y avait-il assez d’envie ? J’ai l’impression de reculer. Il va falloir compléter l’effectif, car dès qu’il nous manque deux ou trois joueurs, on se retrouve en difficulté. Maintenant, il faut des départs, car il est hors de question de repartir avec un effectif pléthorique. »

Bruno Luzi (entraîneur de Chambly) : « C’est un très bon résultat, une bonne performance d’ensemble. On a joué au Père Noël dès le début, et avec Kadewere, c’est merci et au revoir. Mais ça me semble être un nul logique. Collectivement, on s’est mis au niveau, face à un adversaire ambitieux et dans un stade qui respire la Ligue 1. Pour un promu, le bilan n’est pas si mal à la trêve. On a payé pour apprendre, on a bien casqué même, mais on sort la tête de l’eau. »
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 22 Déc 2019 05:41 || Sujet du message:

Présent lors de la réception de Chambly vendredi, Vincent Volpe, le président du HAC, est catégorique : « Il nous manque au minimum six points »
La soirée de vendredi, ponctuée d’un triste nul face à Chambly (1-1), a scellé une phase aller, au mieux modeste, au pire décevante. Le boss du HAC peine ainsi à cacher sa déception, son mécontentement, sans pour autant céder au défaitisme.

Revenons tout d’abord sur ce face-à-face avec Chambly (1-1), un duel qui ne restera pas gravé dans les mémoires. Comment avez-vous vécu cette soirée ?

Vincent Volpe : « Il y a eu cette ouverture du score dès la sixième minute et les belles promesses qui allaient avec, et derrière, on a tout raté. Ce résultat nous déçoit bien évidemment tous. »

Mais comment expliquer ce trou noir en termes de jeu, d’envie ?

« Lors des quatre derniers matches, même si nous avions perdu à Clermont (1-2, 18e j.), nous avions, je crois, tout tenté pour gagner. Mais face à Chambly, non. Et puis, on ne peut pas ignorer le fait qu’il nous manquait sur ce match Jamal Thiaré. Il est si important pour l’équipe. »

Il a également manqué une touche d’ambiance dans les travées... Où en êtes-vous dans vos discussions avec les fans ?

« Déjà, pour retrouver une ambiance, commençons pas gagner nos matches. Quant aux supporters, je les ai rencontrés récemment, et la chose qu’il faut traiter rapidement, c’est le problème du local. On essaie vraiment de trouver une solution. Maintenant, quand je regarde ce qu’il se passe ailleurs, je peux tout de même affirmer que les rapports entre les supporters et nous ne sont pas si mauvais. On veut tous le meilleur pour le club, même s’il y a des points de divergence. »

« C’est loin d’être injouable »
Notamment sur la politique tarifaire... Comprenez-vous, non pas leur colère, mais leur incompréhension ?

« Il y a plusieurs choses à prendre en compte. Il y a les gens qui ne veulent pas payer une certaine somme et qui, donc, ne viennent pas. Et puis il y a ceux qui ne peuvent pas payer, ce qui est totalement différent. Là, je peux comprendre qu’une famille de quatre personnes ne puisse pas acheter quatre places à 25 euros par exemple. On a donc essayé de trouver une solution. Mais il faut bien comprendre qu’on ne peut pas casser les prix. Si on met des billets à 5 euros par exemple, que va-t-on dire aux gens qui se sont abonnés à 6 euros le match ? Il faut rester rationnel et suivre la politique mise en place. »

À court terme, les choses resteront donc en l’état...

« Je n’ai pas dit ça. On y réfléchit. Va-t-on ouvrir une autre partie du stade d’ici la fin de la saison, à un tarif intermédiaire ? Dans l’esprit, je n’ai rien contre. Maintenant, je veux aussi insister sur le fait qu’il faut acheter son billet bien avant le match, et dans ce cas, tout le monde bénéficie d’un tarif préférentiel. Tout cela mérite d’être étudié, mais tout ce qui concerne la tarification n’est pas aussi simple que ça. »

Revenons au sportif, et au bilan de la phase aller. Quelle impression vous laisse-t-elle ?

« Comme tout le monde au club, je ne suis pas du tout satisfait. Néanmoins, par rapport à la saison dernière, l’équipe a prouvé, via deux belles séries, qu’elle était capable d’enchaîner les victoires. Pas suffisamment, puisqu’à mon avis, il nous manque au minimum six points. Je suis donc mécontent. On est à dix points de la deuxième place, c’est loin d’être injouable. Le mois de janvier, avec les réceptions de Troyes et Lens, sera donc très important pour nous. »

Bony, Kadewere, Gueye...
Sur ces deux prochaines affiches au Stade Océane, le nom de Wilfried Bony a-t-il une chance d’être couché ?

« On lui a déjà fait une proposition, il ne l’a pas acceptée. On est très content de ses deux semaines avec nous, il est volontaire, il s’intègre bien dans le vestiaire, mais on ne va pas le payer sur les bases de son passé. Il va donc devoir, s’il souhaite poursuivre avec nous, accepter d’avoir le salaire d’un bon joueur de Ligue 2, mais avec des bonus très conséquents, par rapport à une accession surtout, au nombre de matches joués et de buts marqués. Il n’est pas question qu’il vienne pour une somme exorbitante, mais s’il aide le club à monter en Ligue 1, il touchera pas mal d’argent. Nous ne désespérons pas de trouver un accord. »

Quelle serait la durée du contrat ?

« Six mois dans un premier temps. On verra ensuite ce qu’il se passera. Mais c’est clair qu’avec Wilfried (Bony), Jamal (Thiaré) et Tino (Kadewere), nous disposerions d’une ligne d’attaque très, très intéressante. »

Justement, concernant Kadewere, les sollicitations devraient être très nombreuses lors du mercato d’hiver. Les rejetterez-vous sans même les étudier ?

« Les choses sont claires, je ne donnerai suite à aucune proposition qui nous obligerait à nous séparer de Tino cet hiver. Sauf si quelqu’un pose 40 millions d’euros sur la table. Parce que Tino, ce n’est pas simplement un buteur, c’est un taulier, un exemple. Il défend, il passe, il sait tout faire. »

Est-ce à dire qu’une vente, assortie d’un prêt jusqu’au terme de la saison, pourrait être d’actualité ?

« Ce n’est pas impossible. À mon avis, il va susciter énormément d’intérêt. »

Et quid de Pape Gueye, dont le contrat expire dans six mois ?

« D’abord, je rappelle que Pape, à la différence de Harold Moukoudi, n’a jamais signé la moindre promesse de prolongation. Maintenant, partira-t-il gratuitement l’été prochain ? Je ne sais pas, mais je ne pense pas, car Pape a énormément de respect pour le club. Là aussi, une vente cet hiver, avec un prêt qui nous permettrait de le garder quelques mois encore, pourrait être à l’étude. »

Plus globalement, et pour finir,quel ton donnerez-vous au mercato d’hiver 2020 ?

« Attendons déjà qu’il ouvre. Maison va tout faire pour aider le staff et l’équipe à atteindre l’objectif. S’il faut prendre des risques, on les prendra, mais ils resteront bien évidemment mesurés. On ne fera pas n’importe quoi. »
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 10 Jan 2020 04:38 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : janvier conditionnera en partie l’avenir du HAC

À défaut d’être actuellement en position de viser l’accession directe, le HAC débute ce vendredi 10 janvier la phase retour avec les play-offs en ligne de mire. À Niort, c’est un mois de janvier quasi décisif pour l’avenir des Ciel et Marine qui s’ouvre.

Les revoilà. Certes toujours aussi masqués, mais les Ciel et Marine reviennent en scène, trois semaines après avoir ponctué la phase aller d’une septième place, d’un sombre nul face à Chambly(1-1) et d’une impression bien trop mitigée à l’échelle d’un club à l’ambition clairement annoncée. « J’ai hâte de rejouer », confiait d’ailleurs hier Paul Le Guen, toujours froissé par la dernière prestation en date de ses joueurs. Rejouer, les Havrais en auront donc l’occasion dès ce soir, à Niort, pour le premier acte d’un mois de janvier aussi excitant que dangereux, une fine tranche de saison qui pourrait, en grande partie, conditionner l’avenir du Havre AC dans la course à l’accession, du moins aux play-offs.

« C’est vrai que le programme est copieux, acquiesce l’entraîneur havrais. Et c’est vrai aussi qu’à la fin du mois, nous en saurons beaucoup plus. » « Janvier doit être pour nous un mois déclencheur, enchérit Alexandre Bonnet. C’est souvent à cette époque que les écarts se font, ou se défont. » Une fois le voyage à Niort consommé, les Ciel et Marine croiseront en effet le fer, au Stade Océane, avec Troyes (le 27), actuellement troisième, puis Lens (le 31), champion d’automne.

Lekhal revient en scène !

« C’est un gros cap à passer, note Bonnet. D’autant que début février, nous recevrons Caen. On a fini la phase aller sans être dans les clous, sur une déception et il faut être lucide, sur ce que l’on a montré lors de la première partie de championnat, on est à notre place. Alors, prouvons dès ce match à Niort que nous avons un potentiel bien supérieur à notre classement du moment. » Un potentiel qui s’épaissira un peu plus encore ce soir, non pas à travers l’intégration de recrues qui se font attendre, mais via un retour que tout le monde attendait, non sans impatience : celui de Victor Lekhal. « Il est prêt, apte à débuter », assure Paul Le Guen, un coach qui n’a encore jamais eu l’occasion de diriger l’international algérien.

Touché à un genou en mars dernier lors de sa première sélection avec les Fennecs, le milieu de terrain devrait ainsi renouer ce soir avec une compétition qu’il suit de loin depuis le 15 mars et un succès aux dépens de l’AC Ajaccio (3-1). « Le moment est venu pour lui », se réjouit un entraîneur qui abattra ce soir une autre carte flambant neuve. Jamais vue encore à l’échelle des pros. Celle sur laquelle figure le visage de Loïc Badé, défenseur central de 19 ans, 191 centimètres sous la toise, tout frais sorti de la Cavée Verte, où il s’était posé il y a deux ans et demi en provenance du Paris FC. Au moment même où se déroulent des négociations quant à la signature de son premier contrat pro, le natif de Sèvres (92) profitera de l’absence de Fernand Mayembo (reprise) pour entrer dans une dimension nouvelle. « Lui proposer un contrat et en faire le quatrième ou cinquième choix au poste n’aurait pas de sens, précise Le Guen. Il a l’âge de jouer, il faut donc y aller avec lui maintenant. »

Comme Lekhal, Badé s’inscrit comme un acteur nouveau lors de cet exercice 2019-20, celui pour lequel le compte à rebours est désormais enclenché. « On n’a plus de temps à perdre, confirme Bonnet. C’est maintenant qu’il faut revenir sur les cinq premiers, maintenant qu’il faut montrer à nos adversaires directs que le HAC n’est pas seulement capable de rivaliser sur un match. C’est sur la durée qu’on doit devenir performants. » Le point de départ se situe donc à René-Gaillard, où un huitième succès est attendu.

A force de sonner, votre téléphone résiste-t-il aux premiers jours du marché des transferts ?

Tino Kadewere : « (grand sourire) On parle déjà de ça ! Pour le moment, je me concentre sur le HAC et sur ce mois de janvier qui s’annonce très important pour nous. Je suis un joueur de cette équipe et je me focalise dans un premier temps sur les trois prochains matches. »

Bien évidemment, mais vous ne pouvez sans doute pas rester insensible aux sollicitations. A ce propos, la possibilité de vous voir partir dès cet hiver existe-t-elle ?

« Tout est possible. Si une belle offre se présente pour le club comme pour moi, on y réfléchira. Maintenant, que les choses soient claires. J’ai un très grand respect pour le HAC. Je n’oublie pas, et je n’oublierai jamais que le club m’a acheté alors que j’étais blessé (genou), puis m’a donné ma chance. Et ça, ça compte beaucoup dans ma réflexion. »

Au cours de cette réflexion, vous ne pouvez donc pas ignorer le fait que ce serait un coup très dur pour le HAC de devoir finir la saison sans vous...

« Ce serait difficile pour tout le monde, je crois. Pour moi tout d’abord, car ici, je me sens désormais comme à la maison. J’aime ce club, je parle français, alors partir maintenant voudrait dire tout recommencer à zéro en cours de saison. Et bien évidemment, je sais que ce serait difficile pour le club et pour les fans. Mais c’est le foot... »

Seuls les clubs anglais semblent en mesure de s’aligner sur les souhaits du président Volpe. La Premier League est-elle la seule compétition qui vous attire ?

« Comme tout le monde, enfin je crois, je pense que l’Angleterre est aujourd’hui la plus belle destination pour un footballeur. Mais je ne dis pas non à la France. L’idée est tout simplement de rejoindre un top club européen. »

En cinq mois, vous avez totalement changé de dimension, en vous hissant d’entrée en tête du classement des buteurs puis en devenant l’un des attaquants, évoluant sur le sol français, les plus courtisés. Cette fulgurante ascension vous surprend-elle ?

« Un peu quand même. Et même si j’ai beaucoup de respect pour Oswald Tanchot, cette ascension, je la dois à Paul Le Guen. Il ne cesse de nous pousser, nous en demande toujours plus, et c’est grâce à lui si j’ai fait ce grand bond en avant. Maintenant, ce n’est pas parce que j’ai réalisé cinq très bons mois que je vais me permettre de dire que ma carrière explose. Si je m’arrête là, ça n’aura aucune valeur. »

Malgré vos 17 buts, le HAC ne se présente qu’en septième position sur la grille de départ des matches retours. Cet été, auriez-vous imaginé être si loin du duo de tête à ce stade de la saison ?

« Avec notre début de saison, non. Avec cette équipe, nos qualités, nous devrions être aujourd’hui dans les trois premiers. Il faut donc repartir très fort. Il y a beaucoup d’envie, il nous faut maintenant enchaîner les victoires. Encore une fois, les trois prochains sont très importants pour notre avenir. »

Niort file un mauvais coton

Et le couperet finit par tomber. Dans la foulée d’une élimination en Coupe de France (1-2), au stade des 32es de finale, concédée sur la pelouse de René-Gaillard face aux Réunionnais de la JS Saint-Pierroise (R1), Pascal Planque a trinqué. Successeur un an plus tôt de Patrice Lair sur le banc des Chamois, l’ancien responsable de la formation du club des Deux-Sèvres n’a toutefois pas uniquement payé le prix de ce flop.
Alors que l’agglomération niortaise vient de donner son feu vert pour le lancement de la construction d’un stade flambant neuf, d’un capacité de 8 500 places (évolutive jusqu’à 12 000 sièges), alors que le centre de formation sera prochainement doté de nouveaux terrains d’entraînement, la vitrine, elle, s’est sensiblement noircie. Au coup d’envoi de la phase retour, c’est en effet en position de barragiste que pointent les partenaires de l’ex-Havrais Dylan Louiserre.
Le chantier s’annonce aussi vaste que complexe pour Jean-Philippe Faure, pour la quatrième fois, en quatre ans, appelé à assurer l’intérim à la tête d’un effectif bien évidemment en quête de renforts en ce mois de janvier. Mais surtout à la recherche d’un succès, d’un souffle nouveau, après quatre mois d’asphyxie, ou presque. Lors des treize journées précédentes, Niort n’a ainsi signé qu’un seul coup gagnant, le 22 novembre, aux dépens de Rodez (2-1, 15e j.), pour trois nuls et neuf revers. Dont quatre lors des quatre dernières échéances de championnat.
Une spirale infernale pour une formation qui avait, la saison dernière, traversée un tunnel long de dix-sept matches sans y croiser la moindre victoire. Un trou d’air qui pourrait peut-être permettre au club doyen de s’imposer pour la quatrième fois en dix-sept apparitions à René-Gaillard.
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 11 Jan 2020 09:03 || Sujet du message:

On ne va pas le nier, cette soirée dans les Deux-Sèvres, sur la pelouse de Chamois qui ont concédé leur cinquième revers de rang en championnat, ne sera pas à ranger aux côtés de celles qui auront levé le voile sur de fortes émotions. Mais finalement, qu’importe. Après avoir conclu l’année 2019 sur un revers à Clermont (1-2) et un piètre nul face à Chambly (1-1), les Ciel et Marine ont renoué hier avec la victoire, au soir de l’ouverture de la phase retour, le jour du premier acte d’un mois de janvier ô combien important.

À un peu plus de deux semaines de la réception de Troyes, toujours ancré à la troisième marche du podium, le HAC s’offre donc un joli coup. Avec en tête d’affiche, forcément, le Guerrier de l’effectif, Tino Kadewere, buteur à René-Gaillard sur la première de ses deux seules occasions de la soirée. Une course en solo au milieu d’une charnière centrale niortaise totalement absente, et un duel remporté face à Braat.

Badé, une première qui en appelle d’autres
À la sortie du premier quart d’heure (16e), le meilleur buteur de Ligue 2 portait déjà son capital à dix-huit réalisations, admirablement servi qu’il fut par Fontaine, désormais crédité de six passes décisives. La (re)mise en action des hommes de Paul Le Guen ne pouvait ainsi se dérouler plus efficacement. Un scénario idéal pour un « onze » qui dut intégrer le jeune défenseur central Loïc Badé (19 ans), dont l’impression laissée à Niort attise l’envie de le revoir très vite, tant il dégagea la sérénité d’un vieux briscard dans son placement, ses duels et sa domination dans le domaine aérien (1,91 m). Un« onze » qui dut également permettre hier à Victor Lekhal de reprendre ses marques, après dix mois d’absence en L2. Et le milieu de terrain havrais confirma les dires de son coach : oui, il est prêt, oui le Fennec est de retour !

D’excellentes nouvelles auxquelles se greffa l’état d’esprit du soir. À l’image de Meras, aligné en qualité de milieu gauche, ou encore d’Abdelli, titularisé pour la première fois cette saison et enfin de retour au niveau attendu, les Havrais ont récité une partition défensive tout simplement impeccable.À l’exception de quelques centres, dont un l’obligea à s’y reprendre à deux fois pour capter le cuir (87e), Gorgelin ne fut pas sollicité. Dans l’impact, dans l’envie, dans la solidarité, Gueye et les siens n’ont pas eu le moindre trou d’air.

Seul bémol, cette force de frappe offensive qui n’a tenu que sur l’unique Kadewere. Avec cette crainte permanente que Niort, sur un malentendu, un cafouillage, trouve l’ouverture et prive le HAC d’un succès qui ne pouvait pas lui échapper. Seulement voilà, à l’exception du coup gagnant du Zimbabwéen, les Havrais ont trop souvent géré, à défaut de vouloir se mettre à l’abri. Alors bien sûr, Gueye, d’une tête qui le vit trouver la barre, aurait pu, dû, tuer tout suspense avant la pause (41e). En fin de rencontre, Kadewere (89e) et Gueye (90e+1), encore eux, eurent au bout du pied la balle de break. Mais trop souvent, l’absence de Thiaré (reprise) se fit sentir, tant les solutions manquèrent une fois les trente derniers mètres atteintes.

Si cela restera toutefois anecdotique, à l’échelle de cette 20e journée, ce hic épaissit un peu plus encore le besoin de piocher un, voire deux renforts offensifs dans les plus brefs délais. Car à suivre, ce sont les Troyens et les Lensois qui se présenteront coup sur coup au Stade Océane, deux clients bien plus coriaces que ne le sont actuellement les Niortais.

LES NOTES :

Gorgelin (5), Bese (5,5), Ersoy (5,5), Badé (6), Ben Mohamed (5,5), Fontaine (6), Gueye (6), Lekhal (6), Meras (6,5), Abdelli (6),Kadewere (7).

À NIORT, LE HAC BAT NIORT
1 À 0 (1-0)
Arbitre : M. Bouille.
Spectateurs : 2 749.
But pour le HAC : Kadewere (16e).
Avertissements à Niort : Vion (39e), Louiserre (44e), Dacosta (49e) ; au HAC : Gueye (42e).
NIORT : Braat - Vion, Dacosta, Passi (Doukansy, 69e), Lapis - Louiserre (cap), Bourhane (Jacob, 73e) - Koyalipou (Leautay, 78e), Kemen, Djigla - I. Sissoko.
Entraîneur : Jean-Philippe Faure.
HAC : Gorgelin - Bese, Ersoy, Badé, Ben Mohamed - Fontaine, Lekhal (90e), Gueye (cap), Meras - Abdelli (Bonnet, 79e), Kadewere.
Entraîneur : Paul Le Guen.

Le Guen : « Je suis très satisfait »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « C’est une victoire méritée. On y a mis beaucoup d’engagement et de détermination. Je suis content, car on restait sur une impression vraiment mitigée face à Chambly (1-1, 19e j.), et ce soir (lire hier soir), on a fait ce qu’il fallait pour l’emporter. C’est vrai que c’est un peu laborieux pour nous à domicile, mais il faut quand même reconnaître qu’à l’extérieur, on a des résultats assez convaincants. Compte-tenu du contexte, du terrain (NDLR : en état lamentable), je suis très satisfait. J’aurais voulu plus de maîtrise après l’ouverture du score, mais on n’a pas concédé beaucoup d’occasions. Mathieu Gorgelin n’a d’ailleurs pas eu grand-chose à faire. Et puis, on peut également être satisfait du retour de Victor Lekhal et des débuts de Loïc Badé. Je n’avais d’ailleurs aucune inquiétude par rapport à eux, vu ce qu’ils montraient à l’entraînement. Maintenant, deux matches nous attendent à domicile, il faudra y mettre encore plus d’intensité. »

Loïc Badé (défenseur du HAC) : « Mentalement, j’ai ressenti la pression, mais tout le monde m’a mis dans les meilleures conditions. J’ai essayé de donner le meilleur, de « péter » quand il le fallait, de jouer au ballon quand la situation le permettait. Pour la suite, je sais qu’il y a de la concurrence, mais comme tout le monde, je serai à l’écoute des choix du coach. »
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 12 Jan 2020 09:27 || Sujet du message:

Au soir de son 92e match de L2 de sa carrière, disputé vendredi soir sur la pelouse de René-Gaillard (1-0), Victor Lekhal (25 ans) a enfin renoué avec les émotions d’une compétition qu’il suivait de loin depuis le 15 mars, et sa dernière apparition.

Où en êtes-vous dans vos études de kiné ?

Victor Lekhal : « Je ne connais pas encore tout le corps humain, mais au niveau du genou, je crois pouvoir être reçu à l’examen. Je suis au top, incollable. »

Plus sérieusement, cette étape à Niort, au-delà du succès, qu’a-t-elle représenté pour vous ?

« Un soulagement, immense. J’attendais ce moment depuis si longtemps. On a été patient quant à mon retour, on n’a jamais voulu forcer les choses, et aujourd’hui, c’est bénéfique. Ce n’est qu’un premier match, mais c’est réellement encourageant pour la suite. »

Votre prestation n’a toutefois jamais laissé deviner qu’il s’agissait d’une première depuis dix mois...

« Je n’avais en effet aucune appréhension. On a tellement bien travaillé avec les kinés et le préparateur physique. J’ai vite retrouvé mes marques, mes sensations, et j’en suis très heureux. »

« Vous vous sentez un peu à l’écart »

Comment avez-vous traversé ces dix mois, loin de vos partenaires, et loin de cette sélection algérienne avec laquelle vous auriez pu être sacré champion d’Afrique en juillet dernier ?

« Je n’ai jamais déprimé, mais je dois reconnaître qu’il y a eu quelques moments de blues. Quand vous savez que vous auriez pu participer au titre de champion d’Afrique, quand vous voyez vos partenaires effectuer un début de championnat canon, forcément, vous ne pouvez pas rester insensible. Vous vous sentez un peu à l’écart de tout ça, et c’est compliqué. Malheureusement, j’ai un peu d’expérience par rapport à la blessure. J’arrive à prendre du recul, à me réfugier dans le travail. Et aujourd’hui, je suis récompensé. Je n’ai plus aucune douleur, je suis tout simplement heureux. »

Un instant, n’avez-vous pas eu la crainte de devoir faire une croix sur votre carrière, puisque victime de la même blessure, au même genou, pour la troisième fois en huit ans ?

« Je me suis posé beaucoup de questions. Chacun donnait son avis, mais j’ai rapidement su qu’il n’y aurait aucun problème par rapport à ma carrière. J’ai eu la chance d’être bien entouré, d’être pris en main par un chirurgien avec lequel une réelle confiance s’est créée. Il a su me rassurer, c’est quelqu’un qui est spécialisé dans les récidives, notamment avec les skieurs. Avec lui, je ne me suis pas trompé. »

« Des clubs s’étaient positionnés »
Comment vous a-t-il expliqué le fait que votre genou ait si souvent craqué ?

« La première fois, en 2011, j’étais en pleine croissance et je manquais de force. Pour les deux autres fois, je ne manquais de rien, il s’agissait tout simplement d’un accident, suite à un contact. Si le genou avait lâché tout seul, là ça aurait été inquiétant. Mais ça n’a pas été le cas. »

Si vous n’aviez pas dû tout stopper en mars dernier, seriez-vous aujourd’hui en Ligue 1 ?

« Franchement, je ne sais pas. Il était encore un peu tôt dans la saison lorsque je me suis blessé. Il y avait des sollicitations, oui, des clubs s’étaient positionnés. Mais je n’avais pas encore la tête à ça. Il y avait toutefois la possibilité de franchir un cap. »

Durant votre absence, les instances algériennes ont-elles souvent pris de vos nouvelles ?

« Oui. Ça m’a même surpris, dans la mesure où je n’ai qu’une seule sélection. Le coach (NDLR. : Djamel Belmadi) m’a même appelé deux jours avant le match de Niort. Ça m’a vraiment touché. »

Venons-en au HAC, à la compétition et à la première partie de saison. Quelles impressions vous ont laissées vos partenaires ?

« Comme souvent, on a fait un bon début, sans parvenir à confirmer derrière. Résultat, on a fini la phase aller sur un sentiment vraiment partagé. J’espère que cette victoire à Niort va nous permettre de nous relancer, d’amorcer une grosse série. »

Craignez-vous que l’histoire se répète, ou estimez-vous que le potentiel du HAC est susceptible de vous emmener très haut ?

« On a effectivement un gros potentiel, mais on a surtout un grand buteur devant, qui marque quasiment à chaque rencontre. Puisqu’on sait qu’on va marquer à tous les matches, insistons sur la solidité défensive, comme à Niort, face à une équipe qui commence à jouer sa vie, et sur un terrain vraiment compliqué. Dans l’engagement, on a été au rendez-vous. Maintenant, on a hâte d’être à la suite. C’est dommage qu’il y ait cette petite coupure, mais il est certain que les deux prochains matches, face à Troyes (le 27 janvier) et Lens (le 31) au Stade Océane, devront nous permettre de revenir vers le haut du classement. »
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 27 Jan 2020 08:11 || Sujet du message:


Football - Ligue 2 : les Havrais ont douze jours pour redevenir des cadors
Il y a cinq mois, c’est en leader que le HAC avait tourné le dos à une série de quatre matches ponctués d’autant de succès. Les retrouvailles avec ces quatre victimes de l’été débutent ce lundi 27 janvier avec la réception de Troyes, une série de quatre rendez-vous en douze jours tour simplement décisive.

«C’est une période cruciale. » Nul besoin d’inciter Paul Le Guen à monter en température, il sait pertinemment que les deux semaines à venir s’annoncent bouillantes, passionnantes. Très certainement décisives. En l’espace de douze jours, les Ciel et Marine seront en effet à l’épreuve de Troyes, en déplacement ce soir au Havre avec la troisième marche du podium provisoire en ligne de mire, puis de Lens, annoncé vendredi au Stade Océane pour y défendre sa place de premier dauphin de Lorient, avant de s’envoler pour Grenoble, dans une semaine, et de défier Caen, le 7 février, au cœur du vaisseau bleu. Chaud devant ! D’autant qu’aucune de ces équipes n’avait résisté, en août dernier, au départ canon du Havre AC.

Si le club doyen ne pourra assurer sa participation au sprint final à la sortie de cette série d’enfer, même en cas de carton plein, en revanche, il pourrait perdre très gros. « C’est un moment de la saison très intéressant, se réjouit Le Guen. Maintenant, j’espère que le public sera là, car il va être indispensable de le sentir avec nous. » Dix-sept jours après avoir ouvert l’année et la phase retour d’un succès à Niort (1-0), le HAC revient donc en scène. Et avec à sa pointe un joueur dont on craint un instant qu’il ne s’envole pour Lyon dès cet hiver. Mais Tino Kadewere, recruté par l’OL en échange d’une somme de 12 M€ (plus 2 M€ de bonus), poursuivra bel et bien sa quête du titre de meilleur réalisateur de L2 sous la forme d’un prêt. Et avec un sourire toujours aussi large et communicatif, comme ce fut le cas samedi, au lendemain de sa présentation officielle à l’OL.

Oui, le groupe est renforcé

« C’est une très bonne chose, savoure. Compte tenu de son talent, on savait qu’il serait amené à rejoindre un club d’une autre dimension. Ai-je eu peur qu’il nous quitte dès cet hiver ? On ne peut jamais être sûr de rien, mais je n’ai pas entendu Tino dire qu’il tenait absolument à partir dès maintenant. J’ai même envie de le remercier quant à la façon dont il s’est comporté durant les discussions avec Lyon. Et je n’ai aucun doute sur le fait qu’il finira la saison avec un état d’esprit toujours aussi exemplaire. De toute façon, sachant que maintenant il va être suivi de très près par les Lyonnais, c’est dans son intérêt de continuer à être performant. Il peut commencer à les conquérir. »

Ce soir, le Zimbabwéen visera donc une dix-neuvième réalisation, voire une cinquième passe décisive, mais surtout un neuvième succès qui donnerait de nouveau accès au Top 5. Et confirmerait cette faculté qu’ont les Ciel et Marine à hisser haut leur niveau de jeu face au quatuor de tête. Un point face à Lorient, trois aux dépens de Lens, un à Ajaccio et trois autres à Troyes. Pour l’heure, le bilan de la chasse aux gros donne des idées. Il se doit surtout d’être épaissi, afin de ne plus marcher dans l’ombre des cadors. Et ce défi, c’est très certainement sans têtes nouvelles que les Havrais devront le relever. Hier, Paul Le Guen a en effet laissé très peu de place à la possibilité d’un renfort. « Je pense que nous ne passerons pas à l’action sur ce mercato d’hiver. S’il n’y a pas de départs, on ne bougera pas. Et puis, plutôt que d’aller chercher de nouveaux joueurs, je préfère récupérer et relancer ceux qui sont déjà là. »

Un recrutement qu’on qualifiera donc d’interne, mais dont les effets pourraient aussi positifs, voire plus encore, qu’une ou plusieurs pioches externes. Absent de la phase aller, Victor Lekhal, déjà très en vue à Niort après dix mois d’absence, s’inscrit en effet comme un renfort de très haute qualité. La révélation Loïc Badé, inconnu de la L2 avant le 10 janvier, offre, quant à elle, une alternative toute neuve au centre de la ligne défensive. « Maintenant, à lui d’être constant », prévient Le Guen. Enfin, le retour dans la lumière d’Himad Abdelli, lui aussi absent, ou presque, de la phase aller (sept apparitions), offre au staff technique une solution de plus, offensivement parlant. « Himad a fait de gros efforts. Il y a trois mois, je n’aurais pas mis une pièce sur lui. Il a su inverser la tendance, je lui dis bravo. » Bravo et enfin (!), tant Abdelli ne peut cacher plus longtemps une classe qui lui est propre et dont le HAC aura besoin pour amorcer son retour dans la roue des leaders. Et ça commence ce soir !

Gorgelin : « Ne pas les laisser s’échapper »

Le portier du HAC, ultime rempart d’une défense qui a cédé à vingt reprises, en vingt journées, sait que les Ciel et Marine joueront gros dans les jours à venir.

De la réception de Troyes à celle de Caen, le 7 février, n’est-ce pas votre avenir de prétendant que vous allez mettre en jeu ?

Mathieu Gorgelin : « Oui, sûrement. Mais ça va surtout être compliqué de se remettre dedans après dix-sept jours sans match. Il sera donc très important, dès ce rendez-vous face à Troyes, de répondre présent à l’entame. Il faut tout de suite reprendre le rythme. Ensuite, c’est vrai que ces quatre rencontres rapprochées, avec deux oppositions face à des équipes mieux classées, vont être très importantes pour nous et pour le rôle qu’on souhaite jouer dans ce championnat. »

Cette série, croustillante sur le papier, provoque-t-elle un surplus d’adrénaline au sein du vestiaire ?

« La semaine s’annonce effectivement belle, et si on pouvait avoir le public avec nous, ce serait parfait. Déjà, ça va faire du bien de rejouer. Après, bien évidemment qu’on espère faire le plein de points. »

Troyens et Lensois avaient subi la loi du HAC à l’aller. Pensez-vous qu’ils ont oublié, ou feront-ils étape au Stade Océane guidés par un sentiment de revanche ?

« Quand on est joueur, il y a toujours des revanches à prendre. Après, ce sont deux équipes qui ont totalement inversé leur dynamique par rapport à leur début de saison. Alors que nous, on a eu un gros passage à vide, avant de s’y remettre, un peu. Et maintenant, Troyes et Lens sont devant nous. L’idée est de ne pas les laisser s’échapper un peu plus. »

Avez-vous un instant tremblé à l’idée de devoir aborder cette période cruciale de la saison sans Tino Kadewere ?

« En le perdant dès cet hiver, ce serait vraiment devenu très compliqué pour nous. Après, c’est la loi du foot. Mais au final, je pense que la façon dont les choses ont été faites satisfait tout le monde. Ça lui assure du temps de jeu et des buts, nous, ça nous permet de garder notre meilleur buteur, et Lyon sait d’ores et déjà qu’il récupérera un super joueur dès l’été prochain. »

« Ce qui arrive à Tino est mérité »

Quelques émissaires de votre ancien club, l’Olympique Lyonnais, vous ont-ils sondé au cours des discussions ?

« J’ai effectivement reçu un ou deux messages, voilà... Mais je vous rassure, je n’ai joué aucun rôle dans ce dossier. C’est Tino (Kadewere), sur les bases d’une grosse première partie de saison, qui a tenu le rôle le plus important. Tout ce qui lui arrive est mérité. »
Un mot sur Loïc Badé, défenseur que vous avez découvert en situation de match il y a un peu plus de deux semaines à Niort. Il vous a surpris ?

« Non. Il a simplement confirmé ce qu’il montre depuis qu’il s’entraîne avec nous. Il bosse, il ne dit rien et il est très souvent bon. Il a logiquement été lancé à Niort, il a tenu sa place, a fait bon match, c’est très bien pour lui, pour l’équipe aussi. »

À propos de l’équipe, Paul Le Guen annonce que sans départs, le HAC restera spectateur du mercato d’hiver. En tant que joueur, estimez-vous, en l’état, le groupe suffisamment étoffé pour fondre sur les équipes qui vous devancent ?

« On n’attendait pas spécialement de renforts. En cette période, c’est de toute façon toujours compliqué de viser juste sur le recrutement, de faire venir une personne en capacité d’intégrer le groupe avec de bonnes intentions. Maintenant, ce n’est pas à nous de faire les choix, il y a le staff et les dirigeants pour ça. Nous, on est là pour jouer, point barre. »

Le Kop se réveille, la Fédé en veille

La suspension du mouvement de grève, entamé par les supporters du HAC le 15 novembre, est actée. Ce soir, banderoles et chants feront donc de nouveau partie du décor. Mais le cœur n’y sera pas. Enfin pas totalement. L’amertume accompagnera en effet une fois de plus les fidèles du Kop jusqu’au Stade Océane. Parce qu’en l’état, le dossier de la contestation, celui d’un local dédié aux différents groupes de fans, baigné depuis septembre dans les odeurs de friture du Stadium Bar & Grill, n’est toujours pas refermé.
Jeudi, une énième réunion entre les dirigeants du HAC et les représentants de la Fédé des supporters, initialement organisée dans le but d’apaiser la tension, a finalement accentué l’incompréhension qui sépare les deux parties. Un clash qui incite la Fédé à se mettre en sommeil, pour une durée indéterminée.

Affaire réglée vendredi ?

« Devant le manque d’avancée concrète, notre légitimité et notre crédibilité auprès des groupes sont mises à mal, peut-on lire sur un communiqué publié hier. La Fédération n’a pas les moyens de fonctionner normalement sans un local associatif au Stade Océane. Nous ne serons donc plus les interlocuteurs privilégiés du club pour l’ensemble des sujets, notamment liés à l’organisation des matches et à la sécurité. » D’autres moyens de contestations sont ainsi à l’étude, comme le boycott du restaurant placé au centre de la discorde. « On pensait être proche d’une solution, mais finalement, on revient au point de départ », déplore Yann Simon, porte-parole de la Fédé.
Néanmoins, interpellés par l’atmosphère houleuse de la dernière entrevue, les dirigeants du club doyen semblent avoir statué sur la mise en place d’une solution d’urgence. Dès aujourd’hui peut-être, les fans pourront-ils ainsi constater un premier pas effectué en direction de leur principale revendication. « A priori, tout pourrait être réglé vendredi prochain, pour le match face à Lens, annonce Simon, non sans prudence. Tant que rien n’est fait... »
Revenir en haut Voir le Profil
Fabien2
image du rang
[Internationnal]

Fabien2
[Déconnecté]

Nb de messages : 4572
Posté le: 27 Fév 2020 10:39 || Sujet du message:
Mis à jour le 26/02/2020 à 23:49
Temps de lecture : 3 minutes
Pierre Wantiez se dit persuadé que le HAC peut vite inverser la tendance (photo Paris-Normandie).




En l’absence du patron Vincent Volpe, actuellement de l’autre côté de l’Atlantique, Pierre Wantiez incarne la plus haute autorité dans la maison ciel et marine. Une direction qu’il semblait opportun d’interroger en cette période de vaches maigres pour l’équipe de Paul Le Guen, plombée par une série de cinq matches sans victoire avant de s’arrêter à Châteauroux demain.
Paul Le Guen a utilisé le mot « crise » à l’issue de la défaite contre Orléans (1-2). Est-ce un terme que vous employez également ?

Pierre Wantiez : « Il y a une crise de résultats, c’est une évidence. Mais pas une crise au sens large, comme on peut l’entendre en général, ou comme on peut le constater actuellement au Mans ou à Lens, qui viennent de changer d’entraîneur. Il y a de la déception concernant nos résultats, qui va au-delà des défaites face au Paris FC (1-0) et Orléans (1-2). L’enchaînement d’événements négatifs, entre le but refusé à Loïc (Badé) contre Lens (0-0), l’égalisation tardive à Grenoble (1-1), celle quasiment dans les arrêts de jeu face à Caen (1-1), nous a tous, moi inclus, un peu assommés. Mais la saison est longue, je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’elle est déjà finie. »
Votre entraîneur a aussi parlé de « crise de comportement ». Quelle peut en être la cause ?
« La seule personne à même de vous répondre avec pertinence est Paul, parce qu’il vit au quotidien avec le vestiaire, mais il y a peut-être un élément dont je peux parler, pour en avoir discuté avec lui, ce sont les incertitudes contractuelles entourant certains joueurs. Quand un joueur se trouve à quelques mois de la fin de son contrat ou à un moment charnière de sa carrière, on peut comprendre qu’il soit un peu perturbé. Ce n’est pas de la triche, du laisser-aller ou du renoncement, juste la nature humaine. »
Qui sont ces joueurs ? Pape Gueye par exemple (en fin de contrat en juin, le milieu est libre de s’engager où il le souhaite) ?
« Notamment. Il est capitaine, on sait tous que c’est un joueur qui compte. Il y a des périodes dans une saison où on peut être un peu moins bien. Y a-t-il un lien de cause à effet avec sa situation contractuelle ? Je ne sais pas. »
À qui d’autre pensez-vous ?
« Je n’ai pas envie de faire du cas par cas. Cela ne concerne pas nécessairement des joueurs en fin de contrat. Même si, en théorie, il ne devrait rien se passer avant la fin de la saison, on sait qu’on se trouve à une période où les joueurs commencent à être plus ou moins approchés. On sait par exemple que Loïc Badé est un joueur de qualité, donc un joueur courtisé. Que des clubs plus huppés que Le Havre le trouvent intéressant. Forcément, il entend des choses. Je n’affirme pas que cela le perturbe, mais ça peut. »

« Le mercato ? On n’a pas de regret et on assume »
Son contrat stagiaire se termine en juin, craignez-vous de ne pas réussir à le faire signer pro et de le voir partir libre lui aussi ?
« Ce n’est pas comme ça que nous voyons les choses. Avec Loïc, la relation est franche et fluide. C’est un garçon qui a la tête sur les épaules et qui se trouve à un moment important de sa vie de footballeur et d’homme. Il peut être amené à se poser des questions. Je connais le monde du football, j’imagine qu’il y a un tas de gens qui doivent l’appeler pour lui dire : « Fais-moi confiance, l’herbe sera plus verte avec moi. » C’est la première fois qu’il se trouve confronté à ce genre de situation. Quel que soit l’individu et sa valeur morale, ça peut perturber. »
Au-delà de ces considérations, que pouvez-vous faire, en tant que dirigeant, pour participer à relancer la machine ?
« Personnellement, je ne fais pas partie des dirigeants qui pensent que, plus ils vont hurler dans les médias ou dans le vestiaire, plus ils allumeront leurs joueurs, meilleurs ils seront. Cela se saurait. Ça ne veut pas dire que je n’ai pas quelques messages à faire passer. Mais, je le redis, aujourd’hui, nous ne sommes pas face à un groupe qui triche, désintéressé ou démobilisé, auquel cas une autre attitude pourrait se justifier. On a surtout un vestiaire qui peut avoir le sentiment d’avoir vu 4 ou 6 points lui filer sous le nez de façon injuste, entre guillemets, un groupe qui est moins en réussite, comme ça arrive parfois. Aux joueurs de faire en sorte que cela ne demeure qu’une mauvaise passe. »
Recruter cet hiver aurait peut-être pu permettre d’éviter celle-ci, non ?
« C’est toujours facile de faire une analyse a posteriori. À l’instant t, on peut le penser. Mais que dira-t-on si Tino (Kadewere) revient bien à partir de vendredi (demain à Châteauroux) comme on l’espère tous ? On s’est posé la question de recruter. Mais les quelques joueurs qui étaient sur le marché n’étaient pas des joueurs en qui Paul voyait une plus-value pour le groupe. On n’a pas de regret et on assume. Regardez ailleurs en Ligue 2 : quels clubs se sont réellement renforcés en janvier ? Je n’en vois pas. Pas parce que les clubs ne le voulaient pas, mais parce que c’est très compliqué. »
On peut quand même citer Lens avec Corentin Jean (2 buts en 6 matches) ou Troyes avec Hyun-jun Suk (1 but en 3 matches).
« Certains clubs avaient des manques évidents à des postes clairement identifiés. Chez nous, on ne l’a pas ressenti de la même façon. On avait la conviction que, sans blessé majeur, ce groupe-là a la qualité pour accrocher au moins une des cinq premières places. Et nous en sommes toujours convaincus. Il reste 12 matches à jouer, soit l’équivalent d’un tiers du championnat. Les matches se jouent parfois à rien, tout peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre. Où était Lens il y a quel-ques semaines ? On ne se satisfait pas des résultats de février, mais n’exagérons pas non plus le contexte et n’en faisons pas un psychodrame. Nous avons encore le temps, et la qualité, pour revenir dans les cinq premiers. »
Kadewere de retour, le 3-5-2 avec ?
Absent lors des quatre derniers matches, Tino Kadewere a bien repris l’entraînement collectif cette semaine et devrait logiquement débuter demain à Châteauroux. Le Zimbabwéen pourrait être associé à Jamal Thiaré pour la première fois en 2020, au sein d’un onze à nouveau dessiné en 3-5-2. Les jeunes Badé et Gueye pourraient faire les frais de leur récente méforme, au profit de Mayembo et Basque, tandis que Youga fut testé mardi dans l’axe de la défense à trois.

________________
"" alors, si vous êtes plus à l'aise avec les notions concrètes, j'peux vous proposer mon pied dans les noix ..."" Léodagan
Revenir en haut Voir le Profil
mathelvin
image du rang
[Vétéran]


[Déconnecté]

Nb de messages : 487
Posté le: 04 Juin 2020 23:08 || Sujet du message:
Vincent Volpe l’assure, malgré la crise sanitaire et financière, le Havre AC, sixième lorsque la saison 2019-2020 s’est brutalement arrêtée, restera très ambitieux.
Pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’accepter de vous exprimer ?

Vincent Volpe : « Il y a deux raisons principales. La première, ce sont les problèmes familiaux qui ont touché ma famille. La deuxième, c’est mon confinement aux Etats-Unis. J’ai donc laissé Pierre Wantiez (NDLR : le directeur général) porter la parole du club. »

Cette parole, allait-elle dans le sens de ceux qui prônaient un retour la compétition, ou dans celui des opposants à cette reprise ?

« J’ai toujours plaidé pour une reprise. Parce que notre objectif est de monter en Ligue 1. Je reste persuadé que nous avions l’équipe pour, au moins, accrocher une place en play-offs et, peut-être, aller au bout. Mais il faut savoir se ranger dans le camp de la collectivité. C’est pour ça que nous n’avons pas publiquement fait état de notre position. Car si tout le monde s’exprime, n’importe quand, n’importe comment, ça ne mène à rien, ça pourrit le débat. Chacun a voulu mettre en avant ses intérêts personnels, mais maintenant, on passe à autre chose. »

La crise sanitaire a mis à mal les finances de l’ensemble du football français. Au HAC, quel en est l’impact ?

« Nous n’avons pas encore mesuré précisément les conséquences. Ce que je peux vous dire, c’est que la perte va se chiffrer à plusieurs millions d’euros. Ceci étant, financièrement, c’est certes difficile, mais le club est dans une position stable. »

Un grand merci à l’Olympique Lyonnais d’avoir signé Tino Kadewere dès cet hiver (12 M€ plus bonus), non ?

« Le transfert de Tino nous aide effectivement à passer le cap. D’ailleurs, je n’entends plus ceux qui étaient contre sa vente cet hiver. C’est drôle, ce sont les mêmes qui nous critiquaient lorsque nous l’avons acheté (2,5 M€). »

« Paul (Le Guen), je souhaite qu’il prolonge »
Des sponsors vous ont-ils déjà fait savoir qu’ils ne renouvelleraient pas leur engagement ?

« Pour le moment, nous n’avons pas eu d’information allant dans ce sens. On reprend contact avec eux. On croit en leur fidélité et ils doivent croire au fait que nous restons ambitieux. »

Il se murmure tout de même que Seafrigo disparaîtrait du maillot. Vous confirmez ?

« Le contrat arrive effectivement à son terme, mais là aussi, nous allons en discuter avec eux. »

Quelques présidents ont incité leurs joueurs à une baisse de salaire. Est-ce le cas au HAC ?

« Non, ce n’est pas d’actualité. »

Le budget 2020-2021 a-t-il déjà été validé ?

« Non. Il nous manque encore quelques éléments. Mais ce qui est sûr, c’est que nous ne sommes pas dans une situation aussi critique que certains clubs. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre gestion est rigoureuse. »

Le bruit court que vous seriez en quête d’un nouvel actionnaire. Simple rumeur, ou réelle information ?

« On m’a remonté ça. Je peux vous garantir qu’il ne s’agit que d’un simple bruit. »

Les abonnés 2019-2020 se trouvent eux aussi lésés par l’arrêt prématuré de la saison. Quelles solutions leur proposez-vous ?

« Il y a deux options, enfin trois. La première, c’est un avoir sur la saison à venir, car on compte réellement sur leur fidélité. La deuxième, c’est un don. Que cela soit pour le grand public ou pour les entreprises, nous proposons en effet que les abonnés fassent don de ce qui pourrait leur être remboursé, et nous nous engageons à reverser 20 % de la somme au sport et à la culture havraise. Enfin, la troisième, c’est en remboursement à échéance de 18 mois. »

« On a fait preuve de naïveté »

Rapprochons-nous du terrain, et plus précisément de Paul Le Guen, dont le contrat court jusqu’en juin 2021. Des discussions autour d’une prolongation ont-elles débuté ?

« Tout a pris du retard en raison de la crise, mais on va bien évidemment discuter de ça. D’ailleurs, s’il n’y avait eu que moi, je l’aurais fait signer pour quatre saisons au départ. Mais il a préféré adopter une attitude qui consistait d’abord à voir comment cela allait se passer. Maintenant, je souhaite réellement qu’il prolonge. Je suis très satisfait de ce que lui et son staff apportent au club. »

A propos de contrat, les départs, sur une simple poignée de main, ou presque, de Pape Gueye (Watford ?) et de Loïc Badé (Lens) ne vous mettent-ils pas hors de vous ?

« Je ne vais pas mentir, on a fait preuve de naïveté. Avant de valoriser un joueur, on doit être sûr de son engagement. C’est une leçon et si on ne réagit pas, on perdra de nouveau de l’argent. »

En termes de recrutement, Paul Le Guen disposera-t-il des moyens nécessaires afin de dessiner un effectif taillé pour les premiers rôles ?

« Là aussi il nous faut voir avec précision ce que l’on peut faire, financièrement. Mais il y a du temps. Je rappelle que le mercato se terminera fin août. Maintenant, je sais que tout le monde attend notamment de savoir qui succédera à Tino (Kadewere) et épaulera Jamal (Thiaré). On cherche. »

Terminons avec ce rayon de soleil et l’accession des féminines en D1. Contrat rempli. Et maintenant ?

« Et maintenant, il nous faut recruter pour aligner une équipe capable de faire de très jolis coups contre les meilleures. Nous avons déjà trouvé un accord avec trois ou quatre très bonnes joueuses, mais nous ne communiquerons pas avant qu’elles aient signé. Trois ou quatre autres devraient suivre. Et puis nous nous appuierons toujours sur Thierry (Uvenard), un entraîneur qui fait les bons choix au bon moment. En tout cas, l’idée ne sera pas de se contenter de la dixième place, celle qui est juste au-dessus de la zone de relégation. »
Revenir en haut Voir le Profil
meven
image du rang
[Internationnal]


[Déconnecté]

Nb de messages : 9959
Posté le: 19 Juin 2020 12:40 || Sujet du message:
Le recrutement du Grenoblois Pierre Gibaud


« Je trouve qu’il a un bon profil. C’est un joueur d’expérience, un joueur régulier, qui a joué 30 matches lors des deux dernières saisons. Je pense qu’il a le profil idéal pour encadrer un groupe très jeune comme le nôtre. »

Celui du Rémois Nolan Mbemba


« J’avais de bons échos le concernant, j’ai regardé des vidéos, on s’est évidemment beaucoup renseignés à son sujet. Il m’apparaît intéressant. Avec Gibaud, ce sont vraiment deux profils que nous souhaitions. Je suis content d’avoir pu les concrétiser. »

L’Amiénois Quentin Cornette en troisième recrue ?


« Je ne sais pas. Pour le moment, ce n’est pas fait. Il n’y a pas d’accord, donc on va attendre. »

Quel remplaçant pour Kadewere ?


« On a différentes options. Ce n’est pas encore déterminé. On n’est encore que mi-juin, à plus de deux mois de la reprise du championnat, on a déjà bien avancé sur le recrutement avec les joueurs qu’on voulait. Disons qu’on se presse doucement (sourire). Ce genre de joueur est recherché par pratiquement tous les clubs. Il y a différents profils, énormément de candidats. Beaucoup de joueurs se proposent, aimeraient nous rejoindre, mais il faut faire le bon choix. Cela va dépendre de l’option qu’on va prendre. Je veux que ce soit un bon joueur, capable de bien s’intégrer, et surtout complémentaire à ce qu’on a. (A propos des moyens mis à sa disposition) Je ne veux pas faire de promesse, ce que je veux, c’est équilibrer l’effectif. Je suis uniquement guidé par ça. L’an dernier, nous avions été guidés par ça et je trouve que nous avons, globalement, respecté l’objectif. Cette année, c’est la même chose, ne pas faire de bêtises, ne pas prendre de joueurs qui seraient des joueurs de complément, prendre de vraies valeurs ajoutées. On y travaille tous les jours en collaboration permanente avec les dirigeants. »

En quête d’un défenseur central ?


« On verra... On a Mayembo, Ersoy, Gibaud aussi qui joue beaucoup dans l’axe. On a différentes possibilités. Le jeune Arouna Sanganté va également reprendre avec nous lundi. On verra s’il y a des opportunités, mais aujourd’hui, on ne recherche pas spécialement de défenseur central. »

Des néo-pros à la reprise


« Six néo-professionnels vont reprendre avec nous lundi : Mamadou Fofana (2000), Godwin Bentil (2001), Josué Casimir (2001), Ylan Gomes (2002), Momo Cissé (2002) et Abdoullah Ba (2003). Arouna Sanganté (2002) va également intégrer l’effectif mais il n’a pas encore signé pro (stagiaire). Même chose pour Elies Mahmoud (2001), un joueur offensif qui évoluait la saison dernière à Châteauroux et qui nous rejoint sous contrat stagiaire. Ateef Konaté et Daylam Meddah (signés pros l’an dernier) reprendront avec le centre de formation. Quant à Isaack Touré (2003), on lui a fait des propositions, on aurait voulu qu’il les accepte, mais il y a toujours des discussions. Dans tous les cas, il lui reste un an de contrat stagiaire, donc il sera là, certainement, à la reprise avec le centre de formation. »

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 19 Juin 2020 12:43]

Revenir en haut Voir le Profil
LesAmateursPro
[Minime]


[Déconnecté]

Nb de messages : 183
Posté le: 22 Juin 2020 06:26 || Sujet du message:
Paul Le Guen et Olivier Rodriguez n’ont pas encore arrêté avec précision le programme des deux prochains mois.
« C’est vraiment le contact avec la réalité qui nous donnera la direction à prendre », explique le préparateur physique du HAC

Quatre-vingt-dix-huit jours. Fermé depuis le lundi 16 mars, le centre d’entraînement du Havre AC s’apprête à reprendre vie, lundi 22 juin 2020, au gré des arrivées de Paul Le Guen, son staff et ses joueurs, lesquels se retrouveront plus de trois mois après s’être vus pour la dernière fois en chair et en os. Si huit visages auront disparu par rapport à la dernière séance d’entraînement, ils seront malgré tout 28 Ciel et Marine à franchir les portes au cours de la matinée : 15 « anciens », 1 retour de prêt, 3 recrues et 9 jeunes (voir récapitulatif ci-dessous). Tous se soumettront, durant les premiers jours, à une batterie de tests médicaux. A commencer bien entendu par celui de la Covid-19.

« Leur température sera prise tous les jours et ils seront testés régulièrement », rapporte Olivier Rodriguez, le préparateur physique du staff (le médecin Jérémie Bertin fut malheureusement impossible à contacter). A titre d’exemple, trois joueurs de l’AS Saint-Etienne ont été testés positifs lors de la reprise mercredi dernier, aussitôt isolés, avant d’être rapidement réintégrés une fois établi que les traces de Covid trouvées au sein de leur organisme étaient anciennes et qu’ils ne présentaient aucun risque de contagion. Utilisation des vestiaires et des douches, lavage du linge...

Cette rentrée pas comme les autres s’effectuera selon un protocole et des règles d’hygiène bien particulières pour Alexandre Bonnet et ses partenaires. « Ils seront aussi interrogés sur la façon dont ils ont vécu, psychologiquement, cette période hors du commun », précise Olivier Rodriguez, l’homme qui prendra la main à compter de la deuxième partie de semaine, une fois venu le moment de jauger l’état athlétique des troupes.

« Une centaine de jours sans jouer au football, c’est du jamais-vu ! On part dans l’inconnu total, comme tous les autres clubs. Allons-nous les tester physiquement dès cette semaine ou bien allons-nous attendre un peu afin qu’ils retrouvent un niveau athlétique cohérent ? Nous allons découvrir les choses au fur et à mesure. » L’ancien entraîneur de tennis n’a toutefois guère de doutes quant au sérieux affiché par ses protégés durant ces trois mois passés en autonomie. « Groupe WhatsApp, Instagram, appels, SMS... Je n’ai jamais perdu le lien avec eux. Ils ont toujours eu un programme à suivre, adapté à leur situation personnelle - appartement, maison avec jardin, matériel... - et réactualisé régulièrement. Même chose avec le doc et les deux kinés, toujours disponibles, même si soigner à distance n’est évidemment pas le plus pratique. On a bien eu quelques bobos, mais on a la chance de ne pas avoir eu de grosses blessures à déplorer. »

« Vite reprendre les entraînements collectifs »
Selon Rodriguez, Lekhal et les siens pourraient même réattaquer avec « un bagage physique plus consistant que lors d’une reprise traditionnelle ». « Car d’habitude, ils coupent complètement pendant les vacances, alors que là, ils n’ont pas pu se le permettre après autant d’inactivité », avance le spécialiste, dont le programme des deux prochains mois n’est pas encore précisément arrêté. « On a imaginé deux ou trois trames, mais c’est vraiment le contact avec la réalité qui nous donnera la direction à prendre. » « Si le maître-mot est d’y aller de façon progressive, je crois qu’il est tout de même important que nous reprenions assez vite les entraînements collectifs », estime de son côté Paul Le Guen, un entraîneur qui a accueilli avec satisfaction l’annonce du gouvernement autorisant la pratique des sports collectifs à compter de ce lundi 22 juin.

Autre priorité pour le technicien havrais : « Bien calibrer la charge de travail ». « Il va certes falloir bien travailler, mais aussi laisser des plages de repos aux joueurs. Nous allons partir sur des semaines de cinq jours d’entraînement/deux jours off. Car deux mois, c’est long, et le but n’est pas non plus d’arriver avec un manque de fraîcheur le 22 août (date de la reprise du championnat). » Mais neuf semaines de « prépa », cela peut aussi présenter certains avantages, d’après son adjoint. « D’habitude, nous avons cinq semaines durant lesquelles il faut à la fois construire une équipe, souder un collectif, le préparer à reprendre la compétition... Tout va très vite. Là, nous aurons un peu plus de temps pour toutes ces étapes. Comme quoi, on peut quand même trouver un peu de positif dans cette reprise remplie de contraintes », sourit pour finir Rodriguez.

Repères
Vingt-huit joueurs convoqués
Ils sont partis (8) : Badé, Traoré, Bese, Youga, Gueye, Dina Ebimbe, Assifuah, Kadewere.

Ils sont toujours là (15) : Gorgelin, Y. Fofana, Mayembo, Ersoy, W. Coulibaly, Meras, Ben Mohamed, Lekhal, Basque, Fontaine, Bonnet, Abdelli, Dzabana, Bazile, Thiaré.

Il revient de prêt (1) : Y. Coulibaly (Irep est dispensé de reprise).
Ils arrivent (3) : Gibaud, Mbemba, Cornette.
Ils reprennent avec les pros (9) : Curcija, Sanganté, M. Fofana, Ba, Bentil, Casimir, Gomes, Cissé, Mahmoud.

Les matches amicaux
11 ou 12 juillet : HAC – PSG ?
22 juillet : Reims – HAC
28 juillet : Angers – HAC
1er août : Caen – HAC
5 août : QRM – HAC
8 août : Guingamp – HAC
12 août : Avranches – HAC
Revenir en haut Voir le Profil
LesAmateursPro
[Minime]


[Déconnecté]

Nb de messages : 183
Posté le: 23 Juin 2020 07:20 || Sujet du message:
venus de Ligue 1 (photo L.G/Paris-Normandie).
Il y a un an, sans doute n’imaginaient-ils qu’il leur faudrait repasser par la case Ligue 2. À Reims comme à Amiens, la lumière venait des projecteurs de la Ligue 1. Enfin, peut-être y pensaient-ils, un peu. Car avant de traverser une saison blanche, Nolan Mbemba (25 ans), pourtant membre actif de l’accession du Stade de Reims (2017-2018), n’avait pu croquer que huit matches sur la plus belle des scènes françaises (2018-19), quand l’Amiénois Quentin Cornette (26 ans) se remettait de soucis physiques relativement sérieux (ligaments croisés, péroné, ménisque), avant de remonter à la surface la saison passée.

« Je n’arrive pas dans la peau d’un joueur de Ligue 1, annonce Mbemba, milieu défensif de profession. Mais plutôt dans celle d’un joueur qui a encore beaucoup de choses à apprendre, à prouver et à donner. Et puis j’ai aussi une petite revanche à prendre, car ces deux dernières saisons, je n’ai pas eu souvent l’occasion de jouer et de prendre du plaisir. »

Formé à Lille, vu à Mouscron (Belgique) et Guimarães (Portugal), le natif d’Amiens ne put donc faire son trou sous les ordres de David Guion. « Il y a un an, peut-être que je n’étais pas prévu pour faire la saison avec Reims. Finalement, je suis quand même resté et j’ai passé une année compliquée. Cette fois, il fallait vraiment que je parte. »

Laissé libre par le Stade de Reims, malgré l’année de contrat qu’il lui restait à honorer, Mbemba entend donc remettre les compteurs à zéro et se faire un nom sous les couleurs du Havre AC, avec lequel il est lié jusqu’en 2023. « J’aimerais m’installer ici sur la durée. Je suis encore assez jeune, mais je pense avoir déjà pas mal voyagé. Je ne le regrette d’ailleurs pas. Ça forge un sacré mental, car on passe par des hauts et des bas, ça permet de s’intégrer plus facilement, de s’adapter à un football différent, à des cultures différentes. Mais aujourd’hui, j’ai surtout besoin de jouer. »

Jouer, enchaîner, se relancer... Tout cela a guidé Quentin Cornette sur le court trajet qui sépare Amiens, où il s’était posé il y a quatre ans en provenance de Montpellier (son club formateur), du Havre, où le milieu excentré, qualifié de rapide et d’explosif, s’est engagé jusqu’en 2022.

« En raison des blessures, j’ai parfois vécu un calvaire à Amiens. Et j’espère aujourd’hui pouvoir tourner la page de ces pépins physiques. En tout cas, j’arrive au Havre sans aucune séquelle. À part un ou deux bobos classiques, je sors d’ailleurs d’une saison normale. » Avec une vingtaine d’apparitions dans le groupe des dix-huit, dont treize sur le pré.

« Maintenant, revenir en L2 n’est pas une frustration pour moi. L’été dernier, et même cet hiver, j’étais déjà prêt à accepter un défi en L2. Il n’y a aucun souci. Je veux retrouver le plaisir du jeu, car c’est ma passion, et prouver à tous ceux qui ont cru en moi par le passé, et qui croient en moi pour l’avenir que je peux être à la hauteur. »
Revenir en haut Voir le Profil
Page : Préc.,1,...,18,19,20,21,Suiv.

Qui est en ligne ?
Qui est en ligne ?

Nous avons 5316 membres enregistrés. Ils ont posté un total de 134312 messages.
Dernier utilisateur inscrit : Mickahac
Il y a actuellement 0 utilisateur en ligne : 0 visible et 0 invisible .
Utilisateur connecté :

 

[ Copyright SoftBB v0.1 ] , [ Par Atapi ] , [ 3 Requête s mysql utilisée s] , [ GZIP désactivé] , [ Page générée en 2,6322s ]
Ce forum vous est gracieusement proposé par : [ Infohac.com ] , [ Barbarians Havrais ] , [ Kop Ciel & Marine ]