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stampede
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stampede
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Posté le: 02 Sept 2019 11:28 || Sujet du message:
Toujours un plaisir de lire SoFoot chaque lundi :

L'ÉQUIPE TYPE DU WEEK-END

Pour la rentrée, les « supersubs » sont à l'honneur. Évidemment, Tino Kadewere a encore sa place dans l'équipe type du week-end. Mais qui en doutait ?

Attaquants

Tino Kadewere (Le Havre AC) : Les Havrais sont actuellement des gens heureux. D’une parce qu’ils viennent de salir Caen à l’extérieur dans le derby normand (0-3). De deux parce qu’ils sont en tête de la Ligue 2. De trois parce qu'à la suite du match de vendredi soir, le stade Michel d’Ornano vient de changer de nom et s’appelle désormais la « Tino Arena » .
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olarevic
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Posté le: 06 Sept 2019 03:29 || Sujet du message:
En cette fin d’avant-saison, ce court déplacement dans le cité lexovienne face à une équipe mancelle première de son groupe de R1F la saison passée (tombée en barrages d’accession face au FC Nantes), servit à effectuer quelques derniers réglages à une semaine de la réception de l’OGC Nice au Stade Océane en ouverture de la saison. Car oui, le HAC est bien « en mode championnat ».
Une chose est sûre, les Havraises n’ont pas perdu leur capacité à faire mal sur coups de pied arrêtés. Dès la huitième minute, sur un corner d’Ashley Clark, la tête de Deja Davis fit mouche pour l’ouverture du score. Et Clark s’avère toujours aussi efficace. Sur son premier tir, croisé en l’occurrence après une belle ouverture de Sylia Koui (ex-FC Rouen), l’Américaine trompa la gardienne du Mans. Elle signa un doublé en fin de première période alors qu’elle n’eut presque plus qu’à pousser le cuir au fond, puis un triplé d’un tir bien ajusté lobant la gardienne (4-0, 52e). Malgré l’absence notable de Policarpo, trop gênée par des douleurs au dos, l’attaque du HAC se montra à la hauteur. Et quand ce ne sont pas les attaquantes, les milieux prennent le relais. Preuve en est cette frappe de 30 mètres signée Huaumé-Danet, aussi superbe qu’imparable (75e). « Au-delà du fait de gagner, on marque beaucoup de buts (29 en six matches), ce qui était notre problème l’année dernière, souligne à juste titre la milieu de terrain havraise. On a plus d’armes offensives, on a pris le temps de se connaître, même avec les Américaines qui sont arrivées plus récemment. »

Les recrues semblent apporter un plus
Et parmi ces armes, il y a celles apportées par les recrues. Kyra Carusa notamment, entrée en jeu à la pause. Bien qu’elle manqua son premier face-à-face (59e), l’Américaine trouva la faille au terme d’une contre-attaque et après un décalage de Clark pour sa deuxième passe décisive, d’une frappe en force. Mais aussi Rueda (ex-La Roche-sur-Yon), alignée par Thierry Uvenard sur le côté gauche, qui fit une très belle impression par sa vitesse, ses différences balle au pied et sa technique indéniable.
Et derrière ? Laurène Tresfield, associé en charnière avec McDonough, a montré sa solidité dans les duels. Quant à Constance Picaud, la successeure de Brosnan dans les cages, elle se signala d’un arrêt remarquable à une main sur le seul tir vraiment dangereux des Mancelles (9e).
Avec cinq succès, dont certaines très convaincantes (7-0 contre Issy, 8-0 face à Orléans), pour une seule défaite lors du premier match face à une équipe de D1 Arkema, Guingamp (1-2, avec une large revue d’effectif), la série de matches amicaux s’est révélée être une réussite. Et également une source de petits points à parfaire. « On a repris tôt, le 18 juillet, c’est long et les filles ont vraiment bien travaillé, se satisfait Thierry Uvenard. Que ce soit physiquement ou techniquement. On s’est bien préparé, les résultats durant la préparation ne sont pas le fruit du hasard. Cela prouve qu’on est capable de produire du jeu, de se créer des situations devant le but et de mettre le ballon au fond des filets. C’est sûr que par rapport à l’an dernier, on a moins de pépins. » « Athlétiquement, on est prêtes. À la fin du match, j’ai encore des jambes, ajoute Huaumé-Danet. On a tout pour bien
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Lucky 76
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Lucky 76
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Posté le: 06 Sept 2019 22:00 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : convoité par les grands de Turquie et la L1, pourquoi Ersoy a-t-il choisi le HAC ?

Le défenseur central et international turc, dont les débuts sous les couleurs du HAC sont espérés face au Paris FC, revient sur les raisons qui l’ont poussé à quitter la Turquie et à s’envoler pour la Porte Océane.


Galatasaray et Fenerbahce lui offraient la possibilité de briller en Turquie. Mais il a préféré la France. Amiens et Metz lui proposaient de se faire un nom Ligue 1. Mais il a opté pour la Ligue 2. Lors du mercato d’été, à défaut de pouvoir mettre en exergue ses qualités défensives, Ertugrul Ersoy s’est amusé dans l’exercice du contre-pied.

« L’objectif premier était de me lancer dans une aventure à l’étranger. » A 22 ans, il quitte ainsi pour la première fois son pays, mais aussi et surtout Bursaspor, son club formateur, celui dont il s’est éloigné avec ouvertes quelques plaies. Sur une relégation en Ligue 2 surtout, et sur fond de climat hostile.

« C’est pour ça que je souhaitais m’éloigner de la Turquie. J’aime mon pays plus que tout, Bursaspor restera à jamais mon club de cœur, mais je devais changer de décor. Avec Bursaspor, la saison dernière s’est terminée sur une relégation. Et comme j’étais le capitaine, j’ai pris pour tout le monde. Les supporters et les journalistes m’en ont mis plein la tête. Je voulais donc reprendre mon souffle loin de tout ça. » Ce souhait a ainsi rapidement fait écho loin du Bosphore. En Allemagne (Augsbourg), en Belgique (Anderlecht) et en Italie (Lecce), ses envies d’ailleurs ont été matière à réflexion pour quelques chasseurs de têtes. En France aussi.
« Je vais donner ma vie... »

Et si Amiens mit une pression folle sur le joueur afin qu’il rejoigne la Picardie, Ersoy avait déjà une idée bien précise de sa destination : Le Havre. Un choix a priori surprenant, et nullement guidé par celui qui l’avait précédé de quelques jours au HAC, son compatriote et coéquipier à Bursaspor, Umut Meras. « Je ne l’ai eu qu’une fois au téléphone, puis tout s’est fait très vite. » Parce que le défenseur central, vu avec la Turquie face à la Bosnie, en octobre 2018, et l’Ukraine, un mois plus tard, soit deux entrées en jeu sur neuf apparitions parmi les « 23 » (la première en mai 2018), savait déjà où il se préparait à planter ses crampons. Et pour cause. Au Havre AC officie un homme envers lequel il voue un immense respect : Paul Le Guen.

En 2017-2018, « PLG », alors entraîneur de Bursaspor, eut en effet l’occasion de diriger Ersoy. « Et c’est un grand plus pour moi de retrouver cet entraîneur. Je suis persuadé qu’il va me permettre de franchir un cap. Avec lui, une histoire a débuté en Turquie, et malheureusement, elle s’est arrêtée avant la fin. Je veux la poursuivre, ici au Havre. Et je n’oublie pas que c’est grâce à lui que j’ai été appelé en équipe nationale. »

Un hommage qu’il lui faudra désormais associer à des performances de choix au cœur de la défense havraise. Ce secteur de jeu où Samba Camara et Fernand Mayembo ont fait montre de solidité, notamment vendredi dernier à Caen (3-0). Mais a priori, l’un des deux soufflera vendredi prochain, jour de la venue du Paris FC.

« On verra ce que le coach décide, mais une chose est certaine, je vais donner ma vie pour aider le club à être champion. Le président (Volpe) et Pierre (Wantiez) m’ont tellement montré qu’ils me voulaient que je n’ai pas le droit de décevoir. Le club est ambitieux, on sent que les supporters sont déterminés, et j’aime vraiment ça ! Franchement, je ne pouvais pas espérer arriver dans de meilleures conditions. »

Assis aux côtés de Cebrail Ardiclik, son agent, l’homme qu’il nous faut remercier pour ses qualités d’interprète, Ertugrul Ersoy laisse filtrer calme et sérénité. « C’est ma façon d’être. Dans la vie, je suis quelqu’un de très tranquille. Mais attention, lorsque je suis sur le terrain, je change totalement de visage. »

PN: Benoit DONCKELE
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ricky76
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Posté le: 07 Sept 2019 11:58 || Sujet du message:
https://maligue2.fr/2019/09/07/ligue-2-tino-kadewere-elu-joueur-du-mois-daout-sur-maligue2/

Tino élu meilleur joueur d'Août sur ma ligue 2.

Etonnant
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Posté le: 11 Sept 2019 06:07 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : ça se crispe autour des prix

Les uns, les dirigeants du HAC, mettent en avant, entre autres, le soin qu’il leur faut prendre envers les abonnés. Les autres, les membres de la Fédé des supporters, en appellent à une tarification plus « populaire ». Le débat est ouvert.

hoto Paris-Normandie).
C’est peut-être la rançon d’un engouement qui s’épaissit au rythme des succès scellés par les Ciel et Marine, au nombre de quatre lors des quatre dernières journées. À la vision surtout de ce classement qui réserve actuellement au Havre AC la place de leader, à deux jours de recevoir le Paris FC et sa lanterne rouge. Et en marge de cette troisième affiche de la saison au Stade Océane s’ouvre une discussion autour du prix des places, sur fond de crispation.

« Des gens nous font savoir qu’ils ont envie de revenir au stade. Certains d’entre eux, suite aux déceptions de ces dernières années, s’étaient même juré de ne pas y remettre les pieds. Et on a le sentiment que leur enthousiasme est freiné. » Porte-parole de la Fédération des supporters du HAC, Yann Simon livre un ressenti partagé par les fidèles du Kop. Mais pas que. Hier, à l’heure où nous écrivions ces lignes, seules restaient vacantes, en tribune Est, des places au tarif de 20 et 25 euros (12 et 15 pour les moins de 16 ans). Pour une soirée de L2, pour la réception du dernier de la classe, cela peut effectivement faire réfléchir ceux qui hésiteraient encore.

À ce choix aujourd’hui restreint, ce qui sur le fond est un signe plutôt bon, plusieurs raisons. La première vient du fait qu’à la suite d’une saison 2018-2019 marquée par une affluence moyenne famélique (6734), décision a été prise de ne commercialiser, dans un premier temps du moins, que l’anneau du bas. Soit une capacité maximale de 11 000 sièges. Ensuite, l’abonnement « Family Foot » a rencontré un tel succès que la tribune Sud, où est également installé le Kop 1872, affiche et affichera complet jusqu’au terme de la saison. Enfin, au cœur de l’ambiance, dans le Kop, se massent 1120 abonnés sur les 1750 places disponibles. L’offre en termes de billets à prix bas, aux alentours de 10 euros, s’avère ainsi des plus réduites.

« S’abonner doit rester un avantage »
« Et au Havre, il est difficilement compréhensible qu’il n’y ait que 600 places à un prix « populaire », déplore Yann Simon. Nous avons donc remis au HAC un rapport dans lequel nous détaillons l’utilité d’ouvrir la partie haute du Kop, du moins les deux travées centrales pour commencer. »

« On comprend la demande des supporters, assure Gauthier Malandain, DG adjoint du club. Et on ne l’enterre pas du tout. » La direction du club doyen ne peut toutefois actuellement se risquer à répondre favorablement à la requête des fans. Le loyer versé à l’Agglo, près d’1 million d’euros par an, et les charges de fonctionnement, dont certaines sont proportionnelles, les soirs de match, au nombre de travées ouvertes, restent autant de préoccupations aux yeux d’un président Volpe soucieux, entre autres, de la rentabilité du Stade Océane.

Par la voix de Malandain, le HAC se défend donc de pratiquer une politique tarifaire qui viserait à se priver d’une partie de son public. « On a ouvert des abonnements dont certains entre 5 et 7 euros le match. On a même prolongé d’un mois la campagne d’abonnements. Par rapport à ça, et surtout par respect pour nos abonnés (NDLR : au nombre de 3000 environ), il est difficile de pratiquer, au match, des tarifs semblables. S’abonner doit être et rester un avantage, et cet avantage, nous l’avons cette saison associé à divers contenus autour du match. Mais nous n’avons pas pour autant oublié ceux qui ne se sont pas abonnés. Au match par match, on peut anticiper l’achat de sa place et ainsi obtenir, jusqu’à J-4 du coup d’envoi, 5 euros de réduction. »

La discussion entre le club et la Fédé des supporters devrait ainsi se poursuivre et celle-ci sera bien évidemment orientée par les prochains résultats et la demande qu’ils engendreront. Pour l’heure, les offres se limitent donc à l’anneau du bas, « une réussite au niveau de l’ambiance, les joueurs y sont d’ailleurs très sensibles, note Gauthier Malandain. Même si l’idée est bien évidemment, à terme, d’ouvrir un maximum de travées afin de voir ce stade se remplir de plus en plus. »

Article du PN par BD.
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Posté le: 12 Sept 2019 06:26 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : Victor Lekhal, milieu de terrain du HAC, entrevoit le bout du tunnel

Blessé au genou en mars, au jour de sa première sélection avec l’Algérie, opéré en avril, Victor Lekhal pourrait, peut-être, renouer avec la compétition début décembre.

Détour par l’infirmerie du HAC pour quelques minutes d’entretien avec le vice-capitaine des Ciel et Marine. Touché au genou droit, le 26 mars lors de ses débuts sous le maillot des Fennecs, Victor Lekhal, sous contrat jusqu’en 2023, voit poindre une petite lumière au bout d’un tunnel encore long.

Votre protocole de rééducation se déroule-t-il sans accroc ?

Victor Lekhal : « Tout se passe très bien. Là, je suis à quatre mois
et demi, je double les séances tous
les jours, ou presque. Je suis dans
les temps, même un peu en avance. On ne va pas précipiter les choses, mais c’est toujours bien d’être dans les clous. »
A quelques jours, ou semaines près, à quand est estimé votre retour à la compétition ?

« Entre deux mois et demi et trois mois. En octobre, j’ai rendez-vous à Clairefontaine, pour deux semaines de tests. Je verrai le chirurgien à la suite de ça et c’est lui qui m’autorisera, ou pas, à reprendre. J’attends cet instant avec impatience. Ça sent bon. »
Mentalement, vous restez toujours aussi costaud ?

« Oui. Le plus dur, je l’ai vécu lors des premiers jours. Là, j’ai vraiment accusé le coup. Mais plus je me rapproche du bout, mieux je me sens. »
Néanmoins, le fait d’avoir vu l’Algérie devenir championne d’Afrique sans vous, et de voir le HAC signer un début de saison canon, sans vous également, n’engendre-t-il pas une réelle frustration ?

« Ça me donne surtout encore plus faim. J’étais heureux pour l’Algérie, là, le groupe fait une entame de championnat remarquable, c’est dommage d’être simplement spectateur de tout ça, mais au moins, je suis sûr de revenir dans d’excellentes conditions. »
Vous ne vous sentez jamais à part ?

« Un peu, forcément. Quand les copains sont sur le terrain, moi je suis en salle, quand ils sont en match, je suis en tribune. Mais tout le monde ne cesse de prendre de mes nouvelles, des joueurs au staff, en passant par les supporters. Ça fait toujours du bien. »
« Complètement fou, incroyable ! »
Justement, supporter, vous l’avez récemment été très activement, au cœur des fans, lors des 45 premières minutes du derby normand. Un grand moment ?

« Oh que oui ! C’était complètement fou, incroyable. La façon dont les supporters ont poussé les joueurs, tout au long de ce match, les a sûrement aidés à aller chercher la victoire. Ils ont été exceptionnels. Et comme l’a dit le coach, ce serait bien de retrouver ça à domicile. »
Lors de cette immersion dans le parcage visiteurs de d’Ornano, avez-vous facilement mis entre parenthèses votre statut de joueur ?

« Sans aucun problème. Avant d’être pro, j’ai d’abord été supporter du HAC. J’allais au stade avec mon père, et au centre de formation, on avait créé un petit kop entre nous. Et puis, j’aime et j’ai besoin de cette proximité avec les supporters. Franchement, cette expérience, je conseille à tous les joueurs de la vivre au moins une fois. »
La blessure vous permet d’analyser les choses avec un recul qu’il est sans doute impossible d’avoir au cœur de l’action. Alors, que vous inspire ce début de saison, cette place de leader, cette invincibilité et cette série en cours de quatre victoires ?

« Comme tout le monde, j’ai la sensation qu’il se passe quelque chose de fort. Maintenant, il ne faut surtout pas commencer à se projeter trop loin. Des débuts de saisons réussis, avant de tout gâcher rapidement, on a connu. Alors attachons-nous à trouver la constance qui nous permettra d’aller loin. Mais je pense qu’on a retenu les leçons du passé. »
En termes de jeu, avez-vous noté des changements radicaux, où est-ce une série de détails qui permet d’inverser la tendance de la saison passée ?

« Il y a détails, oui, mais aussi le retour de la confiance chez certains, un recrutement bien fait et qui permet aux nouveaux de s’intégrer petit à petit. Et enfin, un attaquant qui marche sur l’eau. C’est vrai qu’en début de saison, avec le départ de quelques cadres, il y avait peut-être de quoi avoir peur, mais rapidement, on a senti que tout s’articulait correctement, que même les plus jeunes se mettaient au diapason. Mais encore une fois, il faut que ça dure.»

Paris-Normandie par BD
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mathelvin
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Posté le: 12 Sept 2019 23:04 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : ce soir face au Paris FC, le HAC étrennera un statut de leader flambant neuf

C’est en leader que le HAC se dressera, ce vendredi 13 septembre, face au Paris FC, l’actuelle lanterne rouge. Un match des extrêmes qui marque le coup d’envoi d’un nouveau cycle, aussi porteur d’espoirs en termes de points qu’empreint de vigilance.

Ils sont de retour ! Deux semaines après avoir colorié le drapeau normand de ciel et de marine, quinze jours après avoir humilié le SM Caen à d’Ordano (3-0), les hommes de Paul Le Guen reviennent en scène. Au Stade Océane cette fois, avec à défendre la plus belle des places réservées par le classement, celle de leader. Ce sommet où le Havre AC a donc relayé le FC Lorient avant la trêve internationale. « En être là aujourd’hui, c’est vrai que personne ne s’y attendait, note Mathieu Gorgelin, le gardien havrais. Quand on a vu le calendrier, on s’est tout de suite dit que le mois d’août serait dur. On en sort dans la position qui est la nôtre, mais si on n’est pas capables d’enchaîner, tout ça n’aura servi à rien. »

Tout ça, ce sont quatre victoires lors des quatre dernières journées, dont trois succès à l’extérieur, trois buts inscrits à Bollaert (3-1, 4e j.), trois autres face à Grenoble (3-1, 5e j.) et encore trois à Caen (3-0). Tout ça, ce sont également six journées traversées sans le moindre revers, une invincibilité aujourd’hui partagée par les seuls Camblysiens. « Mais restons calmes, coupe Gorgelin. On progresse de match en match, mais nous ne pouvons pas encore nous appuyer sur une énorme marge. »

En termes de points, celle-ci pourrait toutefois grossir. Et pour cause. Après un mois d’août notamment marqué par des déplacements à Troyes (2-1, 3e j.), Lens et Caen, soit autant d’adversaires pour lesquels seule l’accession rime avec ambition, septembre verra le HAC croiser, d’un vendredi à l’autre, trois formations pour lesquelles seul le maintien rime (déjà) avec dessein. À savoir le Paris FC, coincé en fond de cale, Orléans (18e) et Châteauroux (19e). Un contraste du calendrier qui ne fait pas pour autant de Paul Le Guen un entraîneur totalement détendu.

« J’en appelle à une extrême vigilance, insiste-t-il. Je préfère bien évidemment être à notre place qu’à celle du Paris FC, mais prenons vraiment du recul par rapport à ça. D’abord, et je ne cesse de le dire, on ne peut pas tirer de réelles conclusions après seulement six journées, et ensuite, parce que personne n’a oublié ce qu’a fait le PFC la saison dernière. Cette équipe va très vite retrouver ce qui faisait sa force. » Ou pas.

Une défense à fort accent turc
Car entre son élimination au 1er tour des play-offs 2018-2019 et l’ouverture de l’exercice 2019-2020, les Parisiens ont dû se résoudre à voir partir le meilleur latéral gauche du championnat, Perraud (r.p. Nice puis Brest), l’un des meilleurs attaquants de L2, Wamangituka (Stuttgart, All), et l’un de ses cadres offensifs, Saint-Louis (Beerschot, Bel).

Le Havre AC, sa place de leader, son attaque de feu (14 buts), son insatiable finisseur et recordman du nombre de réalisations à ce stade de la saison (Kadewere, 9), entrera donc dans cette septième échéance avec l’étiquette d’immense favori.

D’autant que pour la première fois au Stade Océane, sa défense attisera, elle aussi, la curiosité. Et ce, avec la présence au coup d’envoi des deux internationaux turcs et ex de Bursaspor (Tur), que sont Umut Meras, auteur de débuts sans accroc à Caen, et Ertugrul Ersoy, appelé pour la première fois à endosser le rôle d’axial droit. Peu à peu, le puzzle prend ainsi forme et la dynamique pourrait en être que plus belle. « Mais j’insiste sur le fait que face au Paris FC, sans doute faudra-t-il être patient. Le public devra le sentir et aura un rôle à jouer. »

Un public annoncé de plus en plus nombreux derrière le HAC. « Et c’est une très bonne chose, conclut « PLG ». Il se crée quelque chose, ça marque l’esprit des joueurs, mais il faut que tout le monde garde à l’esprit qu’il y aura forcément des moments plus difficiles dans la saison, et que là aussi, nous aurons besoin d’un soutien populaire. Parce que je veux croire que cette équipe, mobilisée, ambitieuse, peut le mériter. »
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Posté le: 13 Sept 2019 06:46 || Sujet du message:
Ligue 2 : Le Havre sort de la brume

Après six journées de Championnat, le leader havrais, dirigé depuis cet été par Paul Le Guen, vit un état de grâce. Objectif : quitter la L2 où le club évolue depuis 2009. La ville y croit plus que jamais.


À deux pas du tramway, Vincent, biberonné au HAC depuis tout petit, vit dans un joli pavillon situé sur les hauteurs du Havre d'où l'on a une vue imprenable sur le Stade Océane. Mais c'est dans sa cave que ce postier reçoit, au milieu des livres et des reliques du club doyen, des maillots, des écharpes, des fanions et, à l'entrée, un autocollant qui interdit l'accès aux Rouennais, la base. Une cave comme un symbole des années de déshérence du club normand, deux saisons de L1 en vingt ans et « dix dernières années à bouffer de la L2. Ce n'est pas normal d'y rester si longtemps ».

Ce membre du Kop Ciel et Marine a été de toutes les batailles, des déplacements épiques à Monaco « avec une 405 qui avait 300 000 bornes », à Caen « avec des gars tenant des crans d'arrêts », sans oublier le fameux match de la montée contre Mulhouse en 1984 devant plus de 16 000 personnes, à Jules-Deschaseaux, « mon plus beau souvenir »... On ne l'a lui fait donc pas à l'envers et quand il lance, au sujet de la saison à venir, « avant, j'avais toujours une petite réserve, là, j'y crois », il faut vraiment le croire. Avec une crainte, néanmoins : « Si on se taule cette saison, je ne sais plus. Tout est aligné, on a tout. »

« C'était bingo, le jackpot. Putain Le Guen, c'est le très haut de gamme ! » - « Bou », président du Kop Ciel et Marine

Tout et, surtout, un entraîneur renommé, Paul Le Guen, passé sur les bancs de Lyon, de Paris, de Rennes, vainqueur du Championnat de France à trois reprises (2003, 2004, 2005 avec l'OL), de la Coupe de la Ligue (2008 avec le PSG), sans oublier son passé de grand joueur. Assis à côté de Vincent, Baptiste, dit « Bou », le président du Kop Ciel et Marine, ne l'a pas cru, au départ, quand le nom du Breton est sorti du chapeau, au cours d'un été havrais qui s'est écoulé avec les rumeurs des signatures de Ben Arfa et Nasri : « Quand j'ai appris la nouvelle, je me suis jeté sur Wikipédia pour revoir son palmarès et wouah ! C'était bingo, le jackpot. Putain, Le Guen, c'est le très haut de gamme ! »

L'ancien milieu de terrain de Brest et du PSG a séduit au-delà du raisonnable et il se garde bien d'en rajouter, refusant poliment les interviews pour « tempérer tout ça ». Il n'a pas encore une statue au pied du Stade Océane, entre les deux arches de conteneurs multicolores ou au pied du « pot de yaourt » (*), en plein centre de la cité, mais son arrivée a créé plus qu'un frémissement dans un club qui ne pensait pas le mériter, au début. L'attaquant sénégalais Jamal Thiaré, pas vraiment en odeur de sainteté l'an passé sous les ordres d'Oswald Tanchot (4 titularisations), a fait évoluer son quotidien : « Le monsieur devant toi a fait une grande carrière comme joueur et entraîneur. Tu as envie de lui montrer que tu n'es pas là par hasard. Paul Le Guen motive, il est là, il nous envoie des messages positifs. Même quand on joue à l'extérieur, son discours n'est pas de dire, "on prend un petit point". Avec lui, on y va pour gagner. »

Le milieu de terrain Alexandre Bonnet ne dit pas autre chose : « On a envie de travailler avec ce type d'entraîneur, qui a gagné, qui a de l'expérience, qui arrive avec un regard neuf. Il dégage de la sagesse, il ne s'affole pas et comme il ne s'est pas trompé en six matches, on ne sort pas de son plan. » Ce que Vincent Volpe, le président et actionnaire, appelle « l'effet Le Guen comme il existe un effet Zidane à Madrid ».

L'arrivée du manager-entraîneur a coïncidé avec un grand ménage
Résultat, Le Havre est premier de Ligue 2 avec un point d'avance sur Valenciennes et Lorient, grâce aussi à son meilleur buteur (Tino Kadewere, 9 buts), et Le Guen a déjà atteint le statut « de demi-Dieu » selon Gauthier Malandain. Pour le directeur général adjoint du club, « la personnalité de Paul a une dimension qui dépasse celle du HAC grâce à son aura, son contact facile avec les gens. Il y a deux ans, on avait déjà connu un très bon début de saison avec quatre victoires et on n'était pas montés (8e au final). La différence, c'est que Paul peut stabiliser le phénomène. »

Son arrivée comme manager-entraîneur a coïncidé avec un grand ménage, une refonte d'un club doyen qui a longtemps semblé poussiéreux. Le centre d'entraînement, déjà. Basé pendant des années à Saint-Laurent-de-Brévedent, à quinze kilomètres de la cité havraise, il a été déménagé cet été à cent mètres du Stade Océane qui concentre aujourd'hui toutes les activités du club (un hôtel, un restaurant, la boutique, les bureaux), « un vrai lieu de vie » comme le souligne Volpe. Surtout, ce réaménagement a sorti les joueurs de leur confort selon un proche du staff : « Saint-Laurent était balayé par le vent, les joueurs se plaignaient de cet isolement et l'hiver, il fallait souvent s'entraîner à Gournay sur un synthétique. À Saint-Laurent, plus personne ne venait. »

Vincent, le supporter, se souvient, lui, du centre d'entraînement à la Cavée Verte, plus vieux encore, mais dont la proximité lui rappelle le nouvel équipement : « Les lendemains de matches, après une défaite, les petits vieux et pas seulement eux se mettaient contre les grillages et quand les joueurs passaient en courant, ils leur gueulaient dessus : "Feignants", trop payés (rires). Cela leur boostait la tronche. »

Depuis le début de saison, ils n'ont droit qu'aux sourires et encouragements et Paul Le Guen l'a bien compris, surfant sur cette onde positive : mardi, alors que la séance était ouverte au public mais que le portail est resté fermé, c'est le technicien lui-même qui l'a fait ouvrir pour les quelques fans perchés sur les murets. Combien de temps durera cet état de grâce ? « Le Havre, c'est le Havre. Vendredi, on joue les derniers (le PFC), craint « Bou », le bras tatoué de la devise « Toujours avancer, ne jamais rien lâcher » et d'une salamandre, symbole de la ville. C'est là qu'on va voir la patte de Le Guen, si on est capable de ne pas tomber dans le piège, d'améliorer le goal-average. »

En 2016, pour deux buts, le HAC n'avait pas accédé directement à la L1 et deux ans plus tard, il a dû passer par des barrages traumatisants contre Ajaccio, une cicatrice encore vivace, tout comme le burlesque épisode du rachat raté du club par Christophe Maillol en 2014. Un vrai sketch qui « nous a fait du mal, se remémore Fabrice. On a rêvé, c'est normal. » Alors, l'arrivée aussi concrète qu'inespérée de Le Guen « a fait du bien à une ville du Havre qui a été assez moquée comme ça, où il y a que dalle à faire, observe cet employé dans un EHPAD. On a hâte d'être en L1. J'en rêve vraiment la nuit. J'ai l'impression qu'on va y arriver. »

Accoudé sur la main courante, Alexandre, 32 ans, salarié dans l'aéronautique, aimerait solder ses souvenirs : « La dernière fois que j'ai vu le HAC en L1, j'étais tout bézot (enfant) et c'était à Deschaseaux où il y avait beaucoup plus de monde qu'à Océane. » Mais il sent que le public commence à se prendre au jeu : « À Caen (3-0, le 30 août), j'ai vécu un déplacement comme jamais je n'en avais connu, avec six cars, une ambiance hystérique. Je ne rêve que d'un truc, qu'on envahisse le terrain à la fin de la saison. » Pour cela, il faudra être plus de 7 000, l'affluence moyenne sur les deux premières rencontres à domicile alors que l'an passé, avec 6 734 spectateurs, l'enceinte de 25 000 places a connu sa pire affluence moyenne depuis sa construction en 2012...

Chez les joueurs, où un karaoké a été improvisé dans les vestiaires mardi midi, cet engouement est perceptible et Thiaré ne cache pas son envie de l'entretenir : « Il ne faut pas aller trop vite mais on y croit à 200 % comme les supporters. On fera un premier point à la trêve, on va d'abord prendre les matches les uns après les autres. » C'est le discours d'une équipe qui a quelque chose à cacher, de l'ambition probablement, même si Bonnet invite ce « groupe jeune à ne pas s'emballer. Ce serait une erreur de se voir trop beau mais le bon attire le bon, on est dans une spirale positive, une confiance se dégage chez les joueurs, on a l'impression que rien ne peut nous arriver. C'est vrai que la ferveur est plus importante, on ressent l'euphorie des supporters et dans l'environnement du club mais c'est trop tôt. »

Pour Vincent Volpe, le président-actionnaire du club depuis 2015, il n'est jamais trop tôt pour parler de conquête : « Je n'ai jamais changé mon discours, il faut monter le plus vite possible, c'est-à-dire la saison à venir. On a la capacité de monter en L1, je n'ai aucun doute. Et dans dix ans, je dirai la même chose si on est encore en L2. » Ce n'est pas le sens des attentes de Vincent et de « Bou », pressés que leur club sorte de la brume de la Ligue 2 et retrouve la lumière de l'élite.

De Yohann Hautbois pour l'Équipe.

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 13 Sept 2019 06:51]

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Lucky 76
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Lucky 76
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Posté le: 14 Sept 2019 10:11 || Sujet du message:
Football - L2 : le HAC tape à côté du clou

Premier couac de la saison. Vendredi 13 septembre 2019 au Stade Océane, les Ciel et Marine ont en effet buté sur des Parisiens venus avec la lanterne rouge et pourtant réduits à dix avant la pause. La place de leader ne tient plus qu’à un fil.



Pour la première fois cette saison, le HAC n’a pas trouvé le chemin des filets, la meilleure attaque de L2 est restée muette. Peut-être parce que pour la première fois depuis l’ouverture du championnat, Kadewere n’a pas scoré. Pour l’occasion, pour ce troisième match au Stade Océane, le Zimbabwéen, et ses neuf buts au compteur, n’a pu en effet masquer les manques dès lors que les Ciel et Marine se produisent à domicile. Et en l’état, le hic est là : imposer sa loi dans ce jardin où Niort était déjà venu piocher le point du nul (1-1, 2e j.).

Hier, c’est donc le Paris FC, l’une des rares formations à ne pas avoir encore goûté aux sensations de la victoire, un Paris FC emporté par une spirale de quatre revers de rang et bon dernier à son arrivée en Normandie, qui est parvenu à arracher le nul. Et pourtant, les visiteurs purent craindre le pire, quand Rabiu, dans la minute du temps additionnel du premier acte, écopa d’un deuxième jaune, synonyme d’expulsion (45e+1). A onze contre dix, il semblait écrit que les hommes de Le Guen parviendraient à percer le mur. Et ainsi signer un cinquième succès à la suite.

Mais non. La clé, personne ne parvint à la trouver. A l’exception peut-être de Gueye, dont la volée vint s’écraser sur la transversale (82e). Une occasion en or, avant que ce même Gueye ne voit rouge à son tour, lui aussi averti une deuxième fois (85e).
Ça ne tournait pas rond

La plus belle des opportunités à mettre au crédit de Havrais en mal de justesse et d’imagination. A la veille de cette soirée, Paul Le Guen avait pourtant insisté sur le fait qu’il faudrait à ses joueurs faire preuve de patience. Au lieu de ça, à l’image de Kadewere, trop souvent ont-ils tenté, en première période, de la jouer solo, sans pouvoir aller au bout de leurs idées.

Alors oui, il ne manqua à Thiaré que quelques centimètres pour cadrer sa tentative de la tête (8e), ce même Thiaré qui chauffa les gants de Demarconnay pour la première fois de la soirée (22e). Tout comme la réussite aurait pu également sourire à Dina Ebimbe (34e) et Kadewere (39e). Mais globalement, ça tournait, encore et toujours, mais jamais très rond. Jamais dans le bon sens. La pression se faisait sentir, ça poussait très fort parfois, Meras ne cessait de venir créer le surnombre sur le flanc gauche, multipliait les centres, en vain. Les Parisiens, eux, se contentaient de défendre, jouaient plus souvent avec la montre qu’avec le cuir, et cela leur convenait à merveille.

L’agacement se faisait ainsi sentir sur le pré comme dans les travées. Le HAC n’y arrivait pas. N’y arriva pas. Pour deux points de perdus, après une traversée royale qui vit Bonnet et les siens faire tour à tour tomber Troyes (2-1, 3e j.), Lens (3-1, 4e j.), Grenoble (3-1, 5e j.) et Caen (3-0, 6e j.). Certes symbolique à ce stade de l’année, la place de leader sera donc ce samedi sous la menace d’un possible succès de Lorient à Clermont. Sans doute Paul Le Guen n’y prêtera guère attention, lui qui devient toutefois l’unique entraîneur de Ligue 2 à ne pas avoir encore connu les affres de la défaite.

Au moins, le Havre AC aura-t-il ainsi sauvé hier son invincibilité, celle que les Ciel et Marine remettront en jeu vendredi prochain, sur la pelouse d’Orléanais, eux aussi toujours en quête d’un premier succès. Encore une soirée face à des hommes déjà en danger. Cette fois, il faudra viser juste.

Les notes

Gorgelin (5), Bese (5), Ersoy (5), Camara (5), Meras (6), Dina Ebimbe (4), Gueye (5,5), Fontaine (5,5), Bonnet (5), Thiaré (4), Kadewere (4)
Au Havre,
le Havre AC et Paris FC 0 à 0
Arbitre : M. Mokhtari.
Spectateurs : 8594.
Avertissements au HAC : Gueye (53e et 85e) ; au Paris FC : Rabiu (24e
et 45e +1), J. Lopez (59e), Saad (73e).
Expulsions au HAC : Gueye (85e) ;
au Paris FC : Rabiu (45e +1)
LE HAVRE AC : Gorgelin – Bese, Ersoy, Camara, Meras – Dina Embimbe (Abdelli, 76e), Gueye, Fontaine, Bonnet (cap) (Ben Mohamed, 76e) – Thiaré (Assifuah, 60e), Kadewere.
Remplaçants : Fofana (g),
W. Coulibaly, Mayembo, Youga.
Entraîneur : Paul Le Guen.
PARIS FC : Demarconnay (cap) - Mandouki, Yohou, Saad, Abdi – Kikonda, Rabiu – Nomenjanahary
(F. Martin, 88e), Pitroipa, Mara (J. Lopez, 46e) - A. Sarr (Abdeldjelil, 81e).
Remplaçants : Maisonnial (g),
Garcia, Tré, Maletic.
Entraîneur : Mecha Bazdarevic.

Le Guen : « On est frustré »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « On peut considérer qu’on a perdu deux points. Je n’étais pas euphorique après le match à Caen, je ne suis pas abattu ce soir. Evidemment, on est frustré, on aurait voulu trouver l’ouverture, mais au fond, je me dis qu’on a une bonne équipe, qu’on est en train de progresser. Ils ne vont pas m’en vouloir, ce n’est pas une attaque contre eux, mais nos deux attaquants n’étaient pas dans un grand soir, Tino (Kadewere) et Jamal (Thiaré) n’étaient pas très inspirés. Et je pense que ça fait la différence car pour le reste, on a été consistant, on n’a pratiquement rien concédé. Il y a des éléments positifs, le seul truc qui m’embête, c’est de faire 0-0. Globalement, je suis assez content de la prestation des joueurs, c’est dans la lignée de ce que l’on fait depuis le début de la saison, je ne veux pas juger qu’en fonction du résultat. »

Mecha Bazdarevic (entraîneur du Paris FC) : « Face au leader, vu le déroulement du match, avec l’expulsion en fin de première période, c’est un très bon point pour la suite. Cela montre que cette équipe a du caractère, des ressources. On était pas mal jusqu’à l’expulsion, en étant bien organisé, bien en place, en essayant de poser des problèmes"

PN: Benoit DONCKELE

[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 14 Sept 2019 10:27]

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olarevic
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Posté le: 15 Sept 2019 01:39 || Sujet du message:
Après une défaite samedi, la sélection haïtienne recevait Curaçao afin de renouer avec la victoire. Mais les hommes de Marc Collat ont une nouvelle fois patiné en concédant le nul (1-1) au Stade Sylvio Cator.
Les choses ne vont pas pour la sélection d’Haïti qui a subi son premier véritable camouflet depuis sa Gold Cup 2019 étincelante. Les Grenadiers, battus (0-1) il y a 3 jours à Curaçao, n’ont pu faire mieux qu’un nul (1-1) mardi soir à domicile par cette même équipe dans le groupe D de la Ligue A de la Ligue des nations et hypothèquent leurs chances pour toutes les prochaines compétitions à venir dans la zone.
Avec quelques changements dans son Onze de départ avec la titularisation de Zachary Hérivaux à la place de Bryan Alcéus et de Duckens Nazon puis Christiano François pour passer dans un système plus offensif, Marc Collat n’a pas impressionné et ses hommes ont concédé le nul chez eux.
Le Onze de départ: Johny Placide (C) – Stéphane Lambèse (Djimy-Bend Alexis 8e), Ricardo Adé, Jems Geffrard, Alex Christian Jr – Zachary Hérivaux, Steeven Saba, Hervé Bazile – Duckens Nazon (Andrew Jean-Baptiste 52e), Christiano François (Derrick Etienne 71e), Frantzdy Pierrot 20.
Voici les notes des Grenadiers:
– Johny Placide (6,5) : Un match non paisible mais remarquable pour notre capitaine. En effet, il a dû s’employer pour repousser les tentatives adverses.
– Stéphane Lambèse (non noté): Il n’a pas apporté assez avant sa sortie sur blessure à la 8e minute. Il a été remplacé dans la foulée par Djimy-Bend Alexis (noté 7). Une copie intéressante pour le nouveau joueur du FC Lori qui n’a pas chômé en enchainant les allers-retours sur son côté. Pendant ce temps, il aurait pu en faire plus afin d’aider l’équipe haïtienne à s’imposer mardi soir.
– Alex Christian Junior (6): Comme toujours, il n’a pas hésité à prendre son couloir gauche pour porter le danger offensivement. Un de ses centres a été d’ailleurs décisif sur l’ouverture du score de Frantzdy Pierrot (15e). Pour le reste, c’était complète difficile à imaginer vu le contexte du match qui facilitait la tâche à l’équipe visiteuse en 2e mi-temps.
Ricardo Adé (4,5): Début de match intéressant pour Adé qui a toujours été là pour dégager mais il s’est fait drôlement expulser deux minutes après la pause pour une faute, laissant ses partenaires. Le tournant du match.
– Jems Geffrard (5): Depuis la Gold Cup, Jems prend du galon. Il a assumé son rôle en stabilisant la défense haïtienne et montre peu à peu qu’il est bon balle au pied. Mais certains critiquent sa lenteur sur quelques actions.
– Steeven Saba (5) : Une toute petite prestation du milieu de terrain du Violette AC. Très timide, il n’arrivait pas à s’imposer et n’a pas été en vue sur les deux périodes. C’est quand même très loin de ses performances à la Gold Cup.
– Zachary Hérivaux (4,5): Une performance délicate pour Zach à l’image de presque toute l’équipe. Ses interventions ont manqué de rigueur et dans sa position de relayeur, il n’a rien proposé aux attaquants.
– Hervé Bazile (5.5): Pour son premier match au Stade Sylvio Cator, il a alterné le bon et le moins bon. Omniprésent et désireux de faire quelque chose, le joueur du Havre avait un peu de déchets techniques dans son jeu. Il lui a manqué le coup d’accélérateur qui aurait pu faire la différence. Il a tenté plusieurs tirs et a été même tout proche de marquer à deux reprises.
– Christiano François (5): Celui qui avait séduit beaucoup d’observateurs samedi dernier lors du premier match face à Curaçao, a été moins étincelant sur son aile droit. Il a été remplacé par Derrick Etienne Junior (71e).
– Duckens Nazon (5): Très motivé au départ, le Grenadier avait commencé à exciter le public haïtien avec quelques actions individuelles et percées intéressantes. Une frappe qui pouvait faire la différence en première période et le reste c’était compliqué pour Nazon qui a dû céder sa place à Andrew Jean-Baptiste (52e) à la suite de l’explusion de Ricardo Adé.
– Frantzdy Pierrot (6): Le joueur de Guingamp a montré la voie à ses partenaires à la 15e minute. Mais il faut dire que son match n’a pas été très bon. La raison ? On ne l’a pas sollicité assez. Et sur l’une des rares offrandes, il a su prouver qu’il sait faire la différence.
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mathelvin
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Posté le: 15 Sept 2019 06:18 || Sujet du message:
On ne peut leur reprocher de ne pas avoir pressé, poussé. De ne pas avoir fait montre d’envie, de générosité. Mais très certainement auraient-ils pu faire le siège de la surface parisienne pendant des heures que jamais Demarconnay, élu meilleur gardien de L2 version 2018-2019, n’aurait eu à s’incliner face à Kadewere, promu meilleur joueur de L2 édition août 2019. Après sept journées, le gardien du PFC s’inscrit donc comme le premier à ne pas avoir cédé devant le Zimbabwéen, et après sept échéances, le HAC se présente comme la première formation à ne pas avoir fait trembler les filets du PFC.

« Tout le monde faisait la gueule »

« Et il va falloir trouver des solutions, car des matches de ce genre, à domicile, il y en aura d’autres, prévient Alexandre Bonnet. À commencer par le prochain. » Cette affiche en date du27 septembre qui verra Châteauroux, actuellement dans la nasse, tenter d’imiter Niort et le Paris FC. Deux visiteurs pour autant de partages des points. « Chez nous, on ne fait pas assez mal à l’adversaire, constate Bonnet. Ça manque de percussion, de vitesse. Là, on a eu trop de mal à trouver nos attaquants, à combiner avec eux. On n’a pas réussi à s’adapter au bloc très bas du Paris FC. »

Trop de centres n’ont pas trouvé preneur, trop de coups de pied arrêtés ne sont pas arrivés dans la zone souhaitée, trop de contrôles n’ont pas été maîtrisés, trop de passes n’ont pas été millimétrées. Un réel contraste avec ce visage dévoilé à l’extérieur, ces campagnes en terres adverses durant lesquelles les Ciel et Marine semblent capables de faire mouche quand ils le souhaitent.

Devant, les alternatives manquent

« Même si ça peut ne pas plaire au public, concède le capitaine du HAC, peut-être, parfois, faudrait-il jouer de la même façon à domicile qu’à l’extérieur. » Soit être un peu plus attentiste. Néanmoins, s’il avait fallu vendredi attendre des Parisiens qui n’avaient aucunement l’intention de venir, peut-être le ballon se serait-il senti un peu seul... Alors, en exergue de cette soirée, restera une invincibilité devenue unique en L2, après la lourde de défaite de Chambly face à Auxerre (1-4), et un deuxième match de rang sans le moindre but encaissé. « C’est vrai, mais on doit être beaucoup plus exigeants, insiste Bonnet. En quittant la pelouse, tout le monde faisait la gueule, ce qui est le signe d’une équipe ambitieuse. »

Cependant, une zone d’ombre subsiste. Si jusqu’alors Kadewere paraissait inarrêtable, si à ses côtés Thiaré semblait insaisissable, vendredi soir, les deux hommes ont marqué le pas. Et à cela, rien d’anormal. La principale source de préoccupation est ailleurs : quelles alternatives sont actuellement offertes à Paul Le Guen ? Qui pour relayer Kadewere et Thiaré ? Au regard de la récente feuille de match, la solution était unique : Ebenezer Assifuah. Seulement voilà, cela fait des mois, pour ne pas dire plus, que le Ghanéen est en perdition. Et sa toute fraîche entrée en jeu n’est pas apte à inverser le cours des choses...

Qui d’autre ? Eh bien Hervé Bazile. Simplement, entre deux voyages à Haïti, pour y rejoindre sa sélection, l’ex-Caennais traverse les semaines entre retard de préparation, récupération et bouts de match (27 minutes de temps de jeu). À ce rythme, et s’il devait de nouveau s’envoler pour les Caraïbes dans trois semaines, moment d’un nouveau stop international, Bazile ne se verra attribuer par« PLG » qu’un rôle de figurant jusqu’à la trêve hivernale.

Enfin, troisième et ultime option : Alan Dzabana. Actuellement à l’écart des terrains (entorse), la recrue de l’hiver 2018 avait envoyé quelques ondes positives avant sa blessure, mais son unique prestation de bonne facture, en Coupe de la Ligue face à Clermont(1-1, 3 t.a.b. à 4), ne suffit pas encore à faire de lui une réelle possibilité. Il est donc à souhaiter que le duo Kadewere-Thiaré retrouve des ailes, dès vendredi à Orléans. Là où le club doyen visera un quatrième succès d’affilée hors de ses bases. Le genre de défi qu’il est si bon de pouvoir relever, avec une place de leader à reconquérir.
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Lucky 76
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Lucky 76
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Posté le: 20 Sept 2019 08:33 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : attendu à Orléans, le HAC vise un quatrième succès de rang en terres adverses
Déchus la semaine passée de leur statut de leader, les Ciel et Marine, arrivés invaincus au seuil de cette huitième journée, ont pris jeudi 19 septembre 2019 la direction d’Orléans avec l’ambition d’ajouter une unité à leur série de succès en terres adverses.




Depuis que la Ligue 2 se dispute en un groupe unique (1993-1994), jamais, à l’échelle du HAC, un tel bilan n’avait encore été présenté, à ce niveau de compétition, à ce stade de la saison. Quatre déplacements, un nul, trois succès, dix buts inscrits, voilà qui en dit suffisamment long sur l’aptitude des Ciel et Marine à faire mal loin de leurs bases. En l’état, seuls les Lorientais, ceux-là mêmes qui ont soufflé au club doyen la place de leader samedi dernier, parviennent à suivre cette cadence. Un rythme « extérieur » jusqu’alors atteint à six reprises seulement en vingt-six ans, et uniquement dépassé, sur cette même période, par la promotion 2018-2019 du FC Metz (quatre voyages pour quatre succès).

Outre ces dix points mis au chaud par les hommes de Paul Le Guen en dehors du Stade Océane, ce sont également les antres où ceux-ci ont été empilés qu’il s’agit de mettre en exergue. A savoir celui d’Ajaccio (2-2), pour un déplacement qu’il n’est plus utile de qualifier, de Troyes (2-1), là où plane l’ambition d’un retour en L1, de Lens (3-1), sur la pelouse du plus gros budget. Enfin, plus récemment celui de Caen (3-0), où, en L2, Malherbe n’avait plus été à ce point rossé depuis le 1er septembre 2000 et la réception de Nancy. Actuellement, Bonnet et les siens voyagent donc en Première Classe. Un confort dont ils veulent profiter, au moins jusqu’à leur retour d’Orléans.

Une crainte sur le front de l’attaque

Mais pour l’occasion, le décor ne sera pas celui d’un duel de candidats à l’accession. Si le HAC mène la chasse derrière Lorient, Orléans (17e) se voit notamment chassé par les deux derniers de la classe que sont le Paris FC (19e), venu au Havre il y a une semaine pour grappiller un point (0-0), et Châteauroux (20e), annoncé la semaine prochaine au Stade Océane avec des intentions identiques à celles des Parisiens. Alors, à La Source, où Chambly, Clermont et Niort se sont déjà imposés, sur le plus petit des scores, les Ciel et Marine seront donc ce soir très attendus, comme l’annonçait l’ex-Havrais Cédric Cambon dans nos éditions d’hier. « Ils vont nous imposer un défi physique ? Ce ne sera pas une première pour nous, note Paul Le Guen. Nous avons les arguments pour y répondre, et quelques gaillards. »

Mais au-delà de l’aspect athlétique des choses, c’est la dynamique en cours, à l’extérieur, qui préoccupe l’entraîneur havrais. Non pas qu’il doute de la capacité de ses joueurs à aller chercher un quatrième coup gagnant de rang, mais il sait pertinemment que la façon dont le HAC évolue à l’extérieur n’a plus aucun secret pour les techniciens adverses. « Ils nous observent. Si on veut conserver notre élan, on doit être capables de surprendre. »

Peut-être les aléas imposeront-ils d’ailleurs aux Ciel et Marine un schéma quelque peu différent des précédents. Et pour cause. Touché à une cuisse (béquille), Thiaré, pour lequel un ultime test devrait être programmé ce vendredi matin, était hier jugé très incertain. Et les alternatives se font rares. Dzabana (cheville) vient à peine de lâcher ses béquilles, Bazile revient à peine à un niveau physique digne de ce nom... Reste ainsi, sauf à faire souffler le 4-4-2, l’option Assifuah, auteur vendredi dernier d’une entrée en jeu bien terne. « Mais je ne condamnerai pas « Assi » sur cette seule demi-heure, assure Le Guen. Il faut simplement qu’il retrouve la confiance. » Et le chemin d’un but perdu depuis le 15 décembre 2017. Ce but qui a échappé à Kadewere face au Paris FC, et avec lequel il tentera de renouer ce soir. Pour la dixième fois en huit journées, ce qui lui permettrait d’égaler, à ce temps de passage, le record établi il y a un an par le Messin Diallo, depuis que la L2 abrite un seul et unique groupe.

« On commence à faire peur »

A 18 ans seulement et fraîchement sorti du centre de formation du PSG, Junior Dina Ebimbe, passeur à Ajaccio (2-2, 1re j.), buteur à Caen (3-0, 6e j.), s’est imposé dans le « onze » du Havre AC.
Après Troyes, Lens et Caen, ce voyage à Orléans ne se présente-t-il pas comme une formalité ?
Junior Dina Ebimbe : « Le nom de l’adversaire ne veut strictement rien dire. Dans ce championnat, je ne connais pas une équipe qui ne soit pas capable d’en battre une autre, quel que soit le classement. Après, ce qui est certain, c’est qu’on est vraiment performants à l’extérieur. On se sent très costauds. Et je pense qu’on commence à faire peur. Nos résultats et nos prestations à l’extérieur ne sont sans doute pas passés inaperçus. »
Le fait d’avoir redonné au FC Lorient le fauteuil de leader, la semaine passée, est-il en revanche passé inaperçu dans les rangs ?
« Oui. On ne va pas faire les comptes dès maintenant. On est là, toujours dans la bonne partie du classement. A ce moment de la saison, c’est la seule chose qui importe. Pour le moment, personne ne peut se permettre de viser plus loin que le prochain match. »
Venons-en à votre début de saison au HAC, et à votre première percée à ce niveau de compétition. La première chose qui saute aux yeux, c’est cette différence entre vos performances à l’extérieur et vos prestations à domicile. Partagez-vous cette impression ?
« Oui. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais à l’extérieur, j’ai peut-être un peu moins de pression, les regards sont différents. A domicile, le coach insiste pourtant pour que je me lâche un peu plus. Et puis à l’extérieur, le fait de souvent miser sur les contres me permet d’être beaucoup plus utile à l’équipe. Je suis un peu en difficulté sur les attaques placées.»
En arrivant de la «B» du PSG et du National 2, vous attendiez-vous à devenir si vite l’un des éléments régulièrement appelés à prendre place dans le «onze» de départ ?
« Rapidement, le coach m’a dit qu’il ne me jugerait pas par rapport à mon âge, mais sur le fait que je sois bon, ou pas. J’ai bossé pour essayer de gagner ma place, et cette place, je fais tout pour essayer de la garder. Au début, ça n’a quand même pas été si évident. Je découvrais le monde professionnel, une intensité de jeu différente, un décor avec du public, des supporters. Ce n’est pas le même foot qu’en N2. Il faut être hyper concentré. »
Vous avez signé au HAC sur fond de prêt de deux ans. Mais cette deuxième année de prêt, ne sera-t-elle pas activée qu’à la condition que le club retrouve la L1 en mai prochain ?
« C’est ce que j’ai cru comprendre. Alors j’espère qu’on montera, car je me sens super bien ici, je progresse. C’est vraiment sympa. Et quoi qu’il arrive, si je dois retourner à Paris l’été prochain, je sais que j’y reviendrai avec l’expérience d’une pleine saison en pro. On me regardera différemment. Mais aujourd’hui, je suis au Havre, et j’y suis très bien. »

Dans les travées

Un... Havrais au sifflet
Promu en L2 au terme de la saison dernière, Gaël Angoula, reconverti arbitre après une carrière de joueur pro qui l’a emmené de Bastia à Nîmes, en passant par Angers, officiera ce soir sur la pelouse de La Source. Frère d’Aldo, désormais membre du staff technique de la Berrichonne de Châteauroux, Gaël a grandi au cœur du quartier de l’Eure et a notamment défendu les couleurs de Frileuse, des Tréfileries et des Municipaux, avant de se faire un nom en National, en L2 et même en L1. Certes Havrais de naissance, il est à préciser que Gaël Angoula arbitre pour le compte de la Ligue de football d’Occitanie.
HAC - Lorient décalé
Le choc qui se profile entre le HAC et Lorient aura lieu le samedi 19 octobre. Coup d’envoi à 15 heures.

PN: Benoit DONCKELE
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Lucky 76
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Lucky 76
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Posté le: 21 Sept 2019 08:52 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : le HAC s’en sort si bien à Orléans


Chahutés vendredi 20 septembre 2019 par des Orléanais toujours en attente des premiers signes du succès, les Ciel et Marine, provisoirement de retour au sommet du classement, ont arraché un point plus que flatteur.




Et tout le public de La Source a bondi, les bras tendus vers un Cédric Cambon qui avait levé les siens vers le ciel. D’un coup de tête, l’ex-Havrais venait de faire trembler les filets, pour le troisième but orléanais, sans doute celui de la victoire. Avant que M. Angoula ne le refuse, pour une position de hors-jeu (85e). Dans la foulée, c’est Thiaré qui crut lui aussi avoir inscrit le but du succès, hors-jeu également (86e). La fin de cette soirée sentait le K.-O., d’un côté comme de l’autre.

A cet instant du match, les deux formations se trouvaient dos-à-dos (2-2), ça poussait autant que ça tremblait. Quelques minutes auparavant, c’est Dina Ebimbe qui mangea la feuille, d’une balle de match, offerte par Thiaré à hauteur des six mètres, envoyée dans les nuages (84e). Sans doute le HAC n’avait-il pas suffisamment mérité ces trois nouveaux points pour que la réussite lui accorde le moindre coup de pouce. Car sans un Gorgelin des grands soirs (64e, 78e, 80e), peut-être le sort des hommes de Le Guen aurait-il été scellé avant ces folles dernières minutes.

Cette folie qui a d’ailleurs manqué aux Ciel et Marine, plus spectateurs qu’acteurs, étonnamment fébriles, tant en défense qu’au milieu. L’absence de Gueye, suspendu, peut-elle être, en partie, l’explication de ce déséquilibre ? Il est possible de le penser. Mais l’envie ne paraissait pas déborder dans les rangs, l’inspiration non plus, pas plus que l’impact.

Et de dix pour Kadewere

Et en dix minutes, Orléans, déjà tombé à trois reprises à domicile, aurait pu éteindre totalement les Havrais. D’abord, sur cette ouverture du score de Scheidler, d’une frappe venue se loger dans la lucarne (17e), puis lorsque Thill enroula et envoya le cuir sur le montant droit de Gorgelin (27e). Une semaine après avoir buté sur la lanterne rouge (0-0 face au Paris FC), le HAC peinait de nouveau à exister face à un autre mal classé. Mais l’une des rares fulgurances permit aux Ciel et Marine de recoller au score, sur cette faute de Vachoux venu au contact d’un Thiaré idéalement lancé par Bonnet. Un penalty incontestable et transformé par Kadewere, auteur de son dixième but de la saison (42e). Le Zimbabwéen égalait ainsi le record de réalisations à ce stade de la saison, détenu par le Messin H. Diallo (2018-2019), depuis la saison 1993-1994 et la création d’une poule unique en L2. A la pause, le HAC donnait ainsi l’impression d’être revenu de loin, une sensation également ressentie au coup de sifflet final.

Car si les 45 dernières minutes furent des plus débridées, c’est encore Orléans qui donnait le ton, et qui reprenait l’avantage. Et ce, sur ce penalty généreusement sifflé par M. Angoula, à la suite d’un contact entre Ersoy et Talal, et transformé par Benkaïd (66e). Une nouvelle fois, il fallut aux Havrais courir après l’égalisation. Celle que signa Thiaré, incertain avant l’échauffement mais si affamé sur le pré, d’une frappe parfaitement croisée, sur un somptueux service de Ben Mohamed (2-2, 71e). Une minute plus tôt, Paul Le Guen avait tenté un coaching offensif, en sortant Youga au profit de Bazile. Un changement pour rien, ou presque, puisque l’international haïtien dut à son tour céder sa place, cinq minutes plus tard, à la suite d’un choc tête contre tête avec Cambon. Un coup dur qui s’inscrira comme le dernier d’une échéance durant laquelle le Havre AC, annoncé vendredi face à Châteauroux, limita la casse.

Les notes

Gorgelin (7,5), Bese (5), Ersoy (4), Camara (5), Meras (6), Dina Ebimbe (4), Youga (4,5), Fontaine (4,5), Bonnet (5), Thiaré (6,5), Kadewere (6)
À ORLÉANS, ORLÉANS
ET LE HAC 2 À 2 (1-1)
Arbitre : M. Angoula.
Spectateurs : 4037.
Buts pour Orléans : Scheidler (17e), Benkaïd (66e sp) ; pour le HAC : Kadewere (42e sp), Thiaré (71e).
Avertissements au HAC :
Dina Ebimbe (82e), Bese (84e).
ORLÉANS : Vachoux - Lambese,
A. Ba, Cambon, Pinaud (cap) - D’Arpino - Thill, Lopy, Talal (Perrin, 78e), Benkaïd - Scheidler.
Remplaçants : Renault (g), Mutombo, Thiam, Keita, Correa, Demoncy.
Entraîneur : Didier Ollé-Nicolle.
HAVRE AC : Gorgelin – Bese, Ersoy, Camara, Meras – Dina Ebimbe, Youga (Bazile, 70e) (W. Coulibaly, 78e), Fontaine, Bonnet (cap) (Ben Mohamed, 57e) - Thiaré, Kadewere.
Remplaçants : Fofana (g), Mayembo, Basque, Assifuah.
Entraîneur : Paul Le Guen.

« On n’a pas été bons »

Paul Le Guen (entraîneur du HAC) : « J’imagine que c’était très intéressant pour les spectateurs et téléspectateurs, mais, autant j’étais content du nul de la semaine dernière, c’était bien, encourageant, autant aujourd’hui, j’ai un regard autre. On n’a pas été bons, on a été vulnérables. On a manqué d’intensité. Alors on reste invaincus, on prend un point, mais je le répète, on n’a aucune marge. Quand on baisse en qualité, on s’expose beaucoup trop. On a été battus dans beaucoup trop de choses. Ça ne m’a pas plu. Je l’ai dit aux joueurs. Je n’ai pas encore d’explications. On est bon quand on est tous ensemble, solides, mais là, ça n’a pas été le cas. L’équipe vit, il y a une âme, mais on ne peut pas se permettre de descendre à ce niveau de performance. Ce soir, c’est un signal. On a moins joué en équipe. Il faut retrouver de la consistance et des principes de base. »

Didier Ollé-Nicolle (entraîneur d’Orléans) : « C’est incontestablement notre meilleur match de la saison. Pour deux raisons. La première, on a rencontré la plus belle de toutes les équipes de L2 en ce début de championnat, une équipe puissante, qui a de la taille, des bons footballeurs. On ne peut pas leur laisser le moindre espace. Ensuite, parce qu’on est sans doute l’équipe qui les a le plus bougés. Je dois féliciter mes joueurs. Qu’ils gardent la tête levée, qu’ils restent dignes. Après, je ne suis pas une pleureuse, mais sur le premier but du Havre, il y a un hors-jeu d’un mètre, et sur notre troisième but, celui de Cédric (Cambon), il n’y pas hors-jeu, donc il ne doit pas nous être refusé. »

Benoit Donckele

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mathelvin
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Posté le: 22 Sept 2019 11:03 || Sujet du message:

«C’est un signal. » Si vendredi soir au stade de La Source, Paul Le Guen n’a guère eu le temps de s’ennuyer, en revanche, rarement l’entraîneur havrais n’eut l’occasion de goûter son plaisir. Trop souvent sous pression, trop souvent déséquilibrés, trop souvent contraints de réagir à défaut de pouvoir agir, ses hommes n’avaient sans doute jamais été si proches de concéder un premier revers. Pas une période pour rattraper l’autre, à l’inverse de la première journée au cours de laquelle les Ciel et Marine, dominés par l’AC Ajaccio jusqu’à la pause, avaient par la suite montré les crocs (2-2).

En mal d’inspiration face au Paris FC une semaine plus tôt (0-0), à Orléans (2-2) les trous d’air ont fait tomber d’un ou deux crans une défense pourtant restée étanche lors des deux journées précédentes, et un entrejeu mangé dans l’impact. Si l’USO n’a pas laissé filtrer les signes d’un « onze » aux moyens si limités, le Havre AC n’a quant à lui pas laissé transpirer la puissance d’un intouchable ténor. Et ce, même si offensivement, Kadewere a porté son total à dix réalisations, de son premier penalty de la saison, et que Thiaré passa du statut d’incertain à celui d’insaisissable. Le Sénégalais, buteur lui aussi, après avoir été à l’origine de l’action qui se termina sur la première égalisation. Une prestation tout simplement aboutie.

« Vite se remettre la tête à l’endroit »

Dans l’ombre une semaine plus tôt, le duo de pointe, de retour sur le devant de la scène, n’a cependant pas permis au HAC d’en finir avec les huit premières journées sur un cinquième succès. « Devant, c’est vrai qu’on a été très efficaces, confirme Mathieu Gorgelin. Car on n’a quand même pas eu beaucoup d’occasions. Mais c’est surtout défensivement qu’il faut retrouver des bases. » Un secteur au cœur duquel l’international turc Ertugrul Ersoy semble encore en déficit de tonicité, lui qui doit jongler entre retard de préparation et adaptation à un football nouveau. Néanmoins, l’état de forme du moment de l’ex-capitaine de Bursaspor n’est que détail.

« On n’a pas fait le match qu’on voulait, qu’on devait faire, tranche tout simplement le portier havrais, décisif à trois reprises dans le Loiret. Orléans nous a imposé un gros pressing et on n’a pas su répondre. On se doit donc d’être tout heureux d’avoir sauvé un point, même si ce n’est pas du tout ce qu’on était venus chercher. Il faut vite se remettre la tête à l’endroit, avoir conscience qu’un championnat ne se joue pas seulement face aux gros. On a fait un bon mois d’août, mais en septembre, nous sommes en dessous. Il faut vite remédier à ça. »

D’autant que vendredi s’annonce au Stade Océane une nouvelle formation actuellement en zone rouge, cette Berrichonne de Châteauroux qui n’a glané qu’un seul point vendredi face à Grenoble (1-1), et inscrit qu’un seul but en huit journées. Prédire qu’un match verrouillé se profile ne fera de personne un visionnaire. Les Castelroussins tenteront bien évidemment de copier et de coller la façon dont le Paris FC a récemment tenu le choc dans le jardin du Havre AC.

Cette fois, les Ciel et Marine ne pourront donc se contenter du minimum, au risque d’aborder le voyage à Auxerre (le 5 octobre) et la réception de Lorient (le 19 octobre) avec une confiance quelque peu chiffonnée.

Rien ne va plus pour Caen

Le RC Lens continue sur sa lancée et se rapproche du podium (à 2 pts ) (1-0), après sa victoire hier sur le SM Caen (2-0) au Stade Michel-d’Ornano.
Devant un stade parsemé, Caennais et Lensois ont mis en première période beaucoup de rythme et d’intensité, parfois trop. Les joueurs de Philippe Montanier ont pris l’avantage à la 29e minute grâce à un but contre son camp du néo-défenseur caennais Rivierez, sur un corner, alors qu’aucun Lensois ne se trouvait à la retombée du ballon
(1-0, 29e). Les Artésiens menaient logiquement, sans avoir été réellement mis en danger. Comme en première période, Caen a manqué de précision, à l’image de ce coup franc tiré en plein dans le mur, après une faute à l’entrée de la surface (74e). Il a fallu attendre le deuxième but des Sang et Or (83e), de Simon Banza, pour voir un tir cadré dans ce match. Caen a concédé sa quatrième défaite cette saison et n’a pas encore gagné à domicile. Une situation mal vécue par certains supporters caennais. À la fin de la rencontre, des projectiles ont été lancés sur le cage de Rémy Riou. Puis un supporter est entré sur le terrain, adressant un doigt d’honneur à Rui Almeida, ainsi qu’à son banc.
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Posté le: 23 Sept 2019 02:01 || Sujet du message:
Cela ressemble à des débuts rêvés. À une première presque idéale sous le maillot des Ciel et Marine, avec un doublé qui aurait presque pu se transformer en triplé sur la pelouse de Thonon-les-Bains (3-0). Sur sa première occasion, elle convertit une offrande de Laura Rueda, pour l’ouverture du score. Sur le deuxième but havrais, lancée par Sylia Koui à la limite du hors-jeu, elle loba la gardienne thononaise avant que le ballon ne toucha le montant droit et qu’une défenseure adverse mit le cuir malencontreusement au fond de ses propres filets. Et sur le troisième, elle protégea parfaitement le ballon pour se l’emmener et fit mouche d’une belle frappe croisée.
Sans conteste, Kyra Carusa a posé son empreinte sur ce deuxième succès des Havraises. « Et encore, elle aurait pu marquer plus de buts, souligne à juste titre son entraîneur, Thierry Uvenard. Elle a une tête qu’elle met au-dessus en première période, deux autres situations en deuxième. » « C’était vraiment excitant comme premier match, déclare la native de San Diego (Californie). Mais je sais que la saison est longue, qu’il y aura d’autres tests face à des équipes, d’autres longs voyages, qu’il faudra marquer encore. On va se donner à fond pour obtenir le maximum de succès, en équipe. »

Arrivée en cours de préparation avec Jaye Boissiere, Kyra Carusa n’a pas mis longtemps avant de faire trembler des filets. C’est dire si son intégration au sein de l’équipe havraise se déroule bien. « Même si cela a été un peu dur au début, je ne peux pas être plus heureuse d’être ici, de jouer avec des athlètes, de m’entraîner tous les jours. J’apprends plein de choses sur le terrain, mais aussi en dehors, que ce soit la culture, la langue, indique l’attaquante américaine âgée de 23 ans. Les filles sont ouvertes, bienveillantes, et le fait que Jaye soit là rend les choses plus faciles. »
Championne universitaire en 2017 aux USA
Sans le savoir au départ, les deux joueuses formées à Stanford ont été en contacts avancés avec le HAC au printemps dernier. « On était toutes les deux très intéressées par le projet. C’est une bonne amie, cela a été un plus dans ma décision », précise Carusa. Championne NCAA en 2017 avec Stanford, elle a bouclé son cursus universitaire avec une participation au Final Four avec Georgetown University. « Une expérience incroyable » pour celle qui a cumulé au total 35 buts et 32 passes décisives en NCAA.
Bien que sélectionnée en 19e position lors de la draft universitaire par Sky Blue FC, une équipe professionnelle (NWSL) basée à Piscataway (New Jersey), en vue de la saison 2019, Carusa a opté pour le challenge proposé par le HAC. « Venir en France, découvrir un nouveau pays, un autre style de jeu, c’est la meilleure opportunité qui puisse m’arriver pour grandir et devenir différente. Je sais qu’on attend de moi, en tant qu’attaquante, de marquer des buts à chaque match. » Ce qu’elle a réussi dès la phase de préparation.« Lors des matches amicaux, on a senti qu’elle pouvait beaucoup nous apporter offensivement, reconnaît Uvenard. Sur le peu de temps de jeu qu’elle a eu, elle a été capable de marquer un (contre Saint-Malo), voire deux buts (contre Orléans), sur une seule période. Sur les vidéos que j’ai pu voir de Kyra, on a vu que son point fort, c’est lorsqu’elle est dans la surface. C’est très dangereux, elle est très efficace. Et puis elle veut gagner, elle a la gnaque. »
Il n’y a qu’à voir ses grandes courses lors des entraînements afin de mettre la pression sur les défenseures pour s’en rendre compte. Où dès lors qu’un but est inscrit, sa joie manifeste, pour s’en rendre compte. Autre atout, outre sa complémentarité naissante avec Ashley Clark, l’autre attaquante américaine du HAC, c’est sa polyvalence. « L’avantage avec Kyra, c’est qu’elle peut jouer partout en attaque, ajoute le technicien du HAC. Le seul problème, c’est qu’elle est une des joueuses extra-communautaires... » À ce sujet, compte tenu de ses origines irlandaises, Kyra Carusa pourrait obtenir prochainement un passeport européen, ce qui permettrait à l’entraîneur havrais de résoudre ce problème et d’aligner une autre Américaine.
HAC - Yzeure, cet après-midi à 15 h, au Stade Océane.
Tarifs : 6 €, 3 € (moins de 16 ans).
Tresfield sans doute forfait
Jeudi, lors d’une séance d’entraînement, la défenseure Laurène Tresfield s’est blessée sur un mouvement a priori anodin. Bloquée au dos, celle qui s’est installée dans la charnière en ce début de saison aux côtés de Jesse McDonough a été transportée par les pompiers à l’hôpital, duquel elle en est sortie vendredi. Le verdict ? Un lumbago aigu, et un forfait quasi certain pour le HAC. Un nouveau casse-tête en perspective pour Thierry Uvenard, qui va devoir modifier sa défense.
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mathelvin
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Posté le: 26 Sept 2019 12:13 || Sujet du message:

S’il en est que l’on voit venir de loin, internationaux qu’ils sont dans les catégories jeunes qu’ils traversent, lui a tracé sa route sans faire de bruit, sans jamais avoir l’occasion d’entendre retentir une Marseillaise, droit comme un « i » face à la Présidentielle. « C’est un manque et j’espère que ça arrivera un jour. » A 20 ans, c’est l’équipe de France Espoirs qu’il est en droit de lorgner. Un objectif à court terme, comme il aime se les fixer. « Pour le moment, je prends ce qui vient. Des rêves, bien sûr que j’en ai, mais il ne faut pas être pressé. »

Pourquoi d’ailleurs se presserait-il ? Autour de lui, les événements se se sont suffisamment accélérés ces derniers temps. En mai, il paraphait un premier contrat professionnel, d’une durée de trois ans. En juillet, il se produisait sous les ordres de Paul Le Guen, lors des test-matches. Et en août, il signait ses grands débuts en Ligue 2. Au soir de la réception de Niort (1-1, 2e j.), le jeune défenseur, étiqueté latéral droit, profita en effet de la suspension de Yacouba Coulibaly pour prendre la lumière des projecteurs dans le couloir gauche. Et prouver qu’un Coulibaly pouvait, non pas en cacher un autre, mais tout simplement en dépasser un autre.

Une image juste parfaite

Avant qu’Umut Meras ne mette pour la première fois son statut d’international turc au service de la défense havraise, à Caen (6e j., 3-0), Woyo relégua ainsi Yacouba, au mieux sur la banc, au pire avec la « B ». « En dehors du terrain, « Yacou » est un grand frère pour moi, confie Woyo. Mais sur le terrain, il y a le jeu de la concurrence, c’est comme ça. » Lors des 2e, 3e, 4e et 5e journées, l’ancien élève d’Abasse Ba a ainsi enchaîné les titularisations. Avec une étonnante sérénité. « Le voir à ce niveau ne m’a pas surpris, avoue l’entraîneur de la « B ». En revanche, ce qui m’a étonné, c’est sa constance. Généralement, les jeunes font un ou deux bons matches, et ensuite, c’est un peu plus difficile. Mais c’est un garçon qui sait depuis longtemps se donner les moyens d’atteindre ses objectifs. »

Un jeune dont jamais l’image n’a été écornée, en sept années de présence au HAC. Rien ne sert de gratter, aucun de ses éducateurs, entraîneurs, dirigeants ou partenaires n’aura une parole déplacée à son encontre. « Il est très respectueux, appuie Abasse Ba. Et surtout, il aime son club. » « Disons que je pense être quelqu’un de sérieux. Je ne cherche jamais les ennuis, poursuit le plus jeune des joueurs jusqu’alors utilisés par Paul Le Guen. J’ai tout simplement reçu une très bonne éducation. » Une façon d’être dessinée dans le Val-d’Oise, ce département qui le vit caresser ses premiers cuirs à Ermont, puis à l’Entente Sannois/Saint-Gratien. « Je me suis fait remarquer par quelques clubs. Le HAC a été le premier à me proposer de faire un test, puis tout s’est enchaîné. »

Jusqu’à cet été qui le marquera forcément à vie. « C’était une chance pour moi de pouvoir jouer d’entrée. Mais dès les premiers entraînements, j’ai montré que je voulais m’imposer. Le coach me fait confiance, mes partenaires aussi, je pense avoir fait ce que j’avais à faire. J’ai surtout le sentiment d’avoir progressé à une vitesse que je n’imaginais pas. Alors oui, actuellement je suis sur le banc, mais il n’y a aucune frustration. » Ce jeudi, sans doute son nom sera-t-il une nouvelle fois couché sur la liste des « 18 » communiquée par Paul Le Guen.

HAC - Châteauroux demain à 20 heures au Stade Océane.

La «Berri» ne s’est pas encore décoincée

« Je ne veux manquer de respect à aucune des équipes de notre championnat, mais je sais qu’il y a ici des joueurs plus motivés à l’idée de rencontrer Lens ou Le Havre, que Chambly. » L’expérimenté Romain Grange (245 matches au compteur), récemment de retour à la Berrichonne de Châteauroux, onze après l’avoir quittée, a rapidement pris le pouls d’un groupe où les cadres se font rares. Ceux qui sont en mesure de donner de la voix entre les murs du vestiaire, ceux qui ont pour mission de donner le tempo sur le pré. Orphelins depuis cet été de Bourillon (sans club) et Barthelmé (Troyes), deux hommes autour desquels l’équilibre se faisait, les Castelroussins ne peuvent toutefois se permettre de choisir leurs échéances. Et pour cause.
En huit journées, la « Berri » s’est déjà inclinée à cinq reprises, sans gagner le moindre match. Plus préoccupant, en 720 minutes, une seule fois Châteauroux est parvenu à s’ouvrir le chemin du but adverse. Une réalisation signée vendredi dernier au soir de la réception de Grenoble et d’un troisième résultat nul (1-1). A l’instar du Paris FC et d’Orléans, soit les deux derniers adversaires du HAC, Châteauroux accumule donc les rendez-vous manqués avec la victoire depuis l’ouverture de la saison. Et ce n’est pas la perspective de se rendre demain au Havre, avant de rallier Caen la semaine prochaine, qui tend à injecter une dose d’optimisme.
Offensivement, depuis le départ de Bourillon, meilleur buteur en 2018-2019 (8 réalisations), et la blessure de Boukari contractée dès la première journées (genou), c’est donc morne plaine, ou presque. Défensivement, les renseignements pris pointent du doigt une charnière peu rassurante. Et globalement, l’impression laissée est celle d’un groupe encore un peu vert, de par le peu d’expérience d’une majorité de joueurs, mentalement fragilisé par le classement (19e) et tout juste maintenu à flot par le fait de savoir le Paris FC (20e, 2 pts), Le Mans (18e, 3 pts) et Orléans (4) installés dans la même
galère.
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Posté le: 28 Sept 2019 08:50 || Sujet du message:
Football - Ligue 2 : les Ciel et Marine dévissent face à Châteauroux

Et l’invincibilité du HAC vola en éclats... Hier soir au Stade Océane,les Havrais ont concédé leur premier revers de la saison, face à des Castelroussins qui n’avaient pas encore savouré les émotions d’un succès (0-1). Sombre période pour es Ciel et Marine.





Sensation du mois d’août, le club doyen a traversé le mois de septembre dans le plus total anonymat. Tenus en respect il y a quinze jours par des Parisiens qui traînent la lanterne rouge telle un boulet (0-0), secoués la semaine passée à Orléans (2-2), hier soir, c’est au tapis que les Ciel et Marine ont fini. Poignardés dans le temps additionnel à la suite d’un contre intervenu suite à une mauvaise passe d’Assifuah, conclu sur un centre de Ghezali repris victorieusement par Goncalves Pereira (90e+1). Châteauroux inscrivait là son deuxième but de la saison, le tout premier dans le jeu, suffisant pour quitter les bords de la Manche avec une victoire que les Berrichons n’ont pas volée. Du moins si on se réfère à ces quarante-cinq premières minutes durant lesquelles les visiteurs donnèrent la leçon à des Havrais transparents, sauvés qu’ils allaient être par le seul talent de Gorgelin. Oui, une fois encore, le portier du Havre AC se montra décisif, notamment sur cette tentative de Cordoval qu’il détourna au prix d’une superbe parade (40e).

Trop de déceptions individuelles

À la pause, Châteauroux pouvait ainsi craindre d’avoir laissé passer sa chance. D’autant que Paul Le Guen n’hésita pas à modifier son « onze » dès la sortie du vestiaire, en lançant Bonnet et W. Coulibaly en lieu et place de Ben Mohamed, titularisé pour la première fois, et Bese. Un double changement qui eut pour effet, sous l’impulsion de Bonnet, de remettre les Ciel et Marine dans le sens du jeu. Plus pressants, plus saignants, enfin bousculaient-ils les Castelroussins. Enfin Pillot, le portier de la Berrichonne, allait-il entrer en action. Une première fois à la 61e, quand Dina Ebimbe, alerté par Bonnet, l’obligea à repousser un ballon dans les pieds d’un Kadewere qui ne put trouver le cadre, puis une deuxième fois, sur cette tête de Kadewere qu’il détourna d’un réflexe exceptionnel (73e). La plus belle occasion au crédit du HAC, lors d’une soirée qui vit M. Lepaysant expulser deux joueurs, Meras, pour avoir bousculé Cordoval, et Cordoval, pour avoir été à l’origine de cette altercation (69e).

Le défenseur turc venait là de démontrer que la nervosité gagnait les rangs, ce manque de lucidité qui priva sans doute Kadewere de son onzième but de la saison, le Zimbabwéen étant venu buter sur Pillot, une poignée de secondes avant le but de Châteauroux. Pour la deuxième fois en deux matches à domicile, l’attaque havraise resta donc muet. Inquiétant, d’autant plus qu’en quatre apparitions au Stade Océane, déjà sept points ont disparu, et une seule fois la victoire fut au rendez-vous (3-1 face à Grenoble, 5e j.).

Hier soir, les déceptions individuelles auront donc été bien trop nombreuses pour faire du HAC une équipe imprenable. Devant, Kadewere et Thiaré marquent incontestablement le pas, au milieu, Dina Ebimbe peine à trouver un second souffle, Ben Mohamed n’a pas crevé l’écran pour sa première dans le « onze », et Fontaine perd de son influence à la création. Enfin, derrière, la naïveté avec laquelle le but fut concédé appelle également à la réflexion. Et samedi prochain, c’est à Auxerre, favori en quête de dynamique positive, qu’il faudra se produire. Ce sera le jour d’un rebond, ou alors c’est dans le rang que rentrera le club doyen.

Les notes :

Gorgelin (7), Bese (4) puis W. Coulibaly (5), Ersoy (4,5), Camara (5,5), Meras (4,5), Dina Ebimbe (3,5), Gueye (5,5), Fontaine (4), Ben Mohamed (3,5) puis Bonnet (5,5), Thiaré (4,5), Kadewere (4,5).



AU HAVRE, CHÂTEAUROUX BAT LE HAVRE AC 1 À 0 (0-0)

Arbitre : M. Lepaysant. Spectateurs : 6 935.
But pour Châteauroux : Goncalves Pereira (90e+2).
Avertissements au HAC : Bonnet (52e) ; à Châteauroux : Sanganté (6e), Cordoval (33e et 69e), Mboné (59e), Mulumba (68e).
Expulsions au HAC : Meras (69e) ; à Châteauroux : Cordoval (69e).

HAC : Gorgelin - Bese (W. Coulibaly, 46e), Ersoy, Camara (cap), Meras - Dina Ebimbe, Gueye, Fontaine, Ben Mohamed (Bonnet, 46e) - Thiaré (Assifuah, 81e), Kadewere.
Entraîneur : Paul Le Guen.

CHÂTEAUROUX : Pillot - Alhadhur, Marega (Mulumba, 54e), Mboné (cap),
Opéri - Grange, Vanbaleghem, Sanganté - Cordoval, F. Diarra (A. Goncalves, 75e), Chouaref (Ghezali, 86e)
Entraîneur : Nicolas Usaï.


Lorient en leader, Caen à la dérive


Le FC Lorient a consolidé hier sa place de leader grâce à une troisième victoire d’affilée, obtenue à Chambly (0-1). Il a fallu attendre la seconde période pour voir les Merlus faire la différence grâce à Yoane Wissa (59e), déjà décisif lundi face à Rodez (2-1), dans un match dominé par les joueurs de Christophe Pelissier. En face, l’international français Marvin Martin (15 sél) a effectué ses grands débuts avec sa nouvelle équipe.


La très bonne opération du soir est venue d’Ajaccio, tombeur de Valenciennes dans le haut du tableau (2-0) grâce à un doublé d’Hugo Cuypers (33e, 43e) pour son troisième match avec l’ACA. Le club corse dépasse le HAC et grimpe sur le podium (2e).

Troyes, à l’inverse, n’a pu enchaîner une cinquième victoire de rang et s’est incliné à domicile face à Orléans (1-2), pourtant en grande difficulté au classement (17e au coup d’envoi). Dans les autres rencontres, Auxerre a arraché le point du nul à Niort (2-2), et Clermont et Nancy n’ont pas pu se départager dans un match spectaculaire (2-2). Sochaux s’est imposé contre Rodez
(0-2) et reste meilleure défense de L2 avec seulement cinq buts encaissés.
Dans le bas du classement, la pression s’est un petit peu enlevée de Grenoble, vainqueur 1 à 0 grâce au quatrième but de Moussa Djitte cette saison (18e), gagnant une place et enfonçant un peu plus Caen, 17e. Le Stade Malherbe, avec quatre revers de rang, n’a plus gagné depuis le 9 août.
Benoit Donckele

Journaliste, service des sports Le Havre
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[Ce message à été édité par son auteur pour la dernière fois le 28 Sept 2019 09:09]

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mathelvin
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Posté le: 04 Oct 2019 11:58 || Sujet du message:
Quatre ans avoir quitté le HAC, Le Bihan, dont le plaisir d’évoluer en L1 avec Nice a été gâché par les graves blessures, est de retour en L2, sous les couleurs d’Auxerre (photo AFP).
D’abord une mise au point. Comme un besoin de renouer un lien avec des supporters qui ne sont certes plus les siens, les fidèles du Stade Océane, mais que Mickaël Le Bihan sait avoir quitté sur un malentendu. « J’ai l’impression d’être parti du HAC comme un petit con, comme un mec qui se la joue... » Ce raccourci lui reste encore en travers de la gorge. La vérité est ailleurs. « Parce qu’une promesse m’avait été faite. »

On est alors en 2015, à cheval entre la fin du printemps et le début de l’été, période où s’organisait la passation de pouvoir entre Jean-Pierre Louvel, président depuis quinze ans, et Vincent Volpe. « Et moi, je sortais d’une belle saison, avec les sollicitations qui vont avec. » Cet exercice 2014-2015 ponctué par l’ex-Sedanais d’un titre de meilleur buteur de Ligue 2, avec 18 réalisations.

« J’ai pensé arrêter ma carrière »

A un an de la fin de son contrat, il lui avait stipulé qu’un bon de sortie lui serait attribué, en échange d’un transfert à hauteur de 700 000 €, au minimum. « Caen avait proposé 800 000 je crois, sans suite. Le club avait également raccroché au nez de Saint-Etienne. » Puis l’OGC Nice s’est mis sur les rangs. Avec une offre d’1,5 M€. Cette fois, et après avoir déploré l’attitude d’un joueur qui se mit à l’écart du groupe durant la préparation, Volpe ne put faire autrement que de le libérer.

« La carrière est si courte qu’il me fallait surfer sur la saison que je venais de faire. Le train, si tu le loupes une fois.... Maintenant, je regrette vraiment que l’histoire se soit terminée ainsi.» D’autant que son histoire avec le foot aurait, elle aussi, pu s’arrêter brutalement. « Il y a eu un moment où j’ai pensé arrêter ma carrière. » Et pour cause.

De son passage à l’OGC Nice, le Breton d’origine n’en gardera surtout que des cicatrices. Quatre saisons avec les Aiglons, pour seulement 27 matches, 5 buts et des mois à l’infirmerie. Pour y soigner une fracture de la jambe droite, puis y réparer un tibia péroné cassé. Pour un rêve brisé. Celui de s’imposer au plus haut niveau. Pourtant, un scénario idéal se dessinait.

Le 23 septembre 2015, soir de sa première titularisation en L1, Le Bihan, d’un but et d’une passe décisive, posa sa griffe sur la démonstration niçoise aux dépens de Bordeaux (6-1). « Et à la suite d’un choc avec un défenseur bordelais, ma jambe s’est fracturée. Derrière, je suis resté 17 mois sans jouer et comme j’ai été mal opéré, j’ai empilé plein de petits pépins. »

« Ça commence mal »

Avant un nouvel arrêt au stand, de longue durée encore une fois, en ce 12 mai 2017. « Cette fois, c’est à l’entraînement que ça se passe. Je prends un coup, et tout craque. » Tibia et péroné cassés, onze mois sans pouvoir humer l’atmosphère de la L1. « Heureusement que ma famille ne vit pas loin de Nice. Sans elle, je n’aurais jamais tenu. Quand les blessures graves se répètent, tu as le sentiment que ça ne s’arrêtera jamais. »

Alors, bien avant la fin de sa quatrième année sur la Côte d’Azur, Le Bihan estima qu’il lui fallait tourner la page, quitter cette spirale. « J’avais le choix entre rester en L1 dans un club appelé à jouer le maintien, ou rejoindre coach Furlan, reconnu pour la qualité du jeu qu’il met en place, dans un club ambitieux de L2. »

L’ancien Havrais (2013-2015, 69 matches, 26 buts) est ainsi de retour à la case départ. « Sur un sentiment partagé, admet-il. J’ai bossé dur pour évoluer en Ligue 1, et finalement, à cause des blessures, je n’ai pas pu en profiter. Mais aujourd’hui, L1 ou L2, c’est le plaisir de jouer que je veux retrouver. Dommage que ça commence mal. » Buteur lors de son premier match, face à Chambly (4-1), il vit en effet rouge lors du deuxième, à la suite d’une altercation avec le Troyen Salmier. « Il n’a pas arrêté de me mettre des coups, et sur le dernier on s’est retrouvé tête contre tête. Il a été très bon, il est tombé en se tenant le nez, alors qu’il n’avait rien. La preuve, il s’est vite remis à galoper.» Demain après-midi, Le Bihan purgera ainsi le deuxième de ses trois matches de suspension.

PREMIER Test POUR CAEN ET DUPRAZ

Caen et son nouvel entraîneur Pascal Dupraz ont un premier rendez-vous d’importance ce soir lors de la 10e journée de L2 avec la réception de Châteauroux, comme eux à la lutte au fin fond du classement. « Je suis venu entraîner un club de Ligue 1 qui est temporairement à l’étage en dessous. Cette équipe vaut mieux que la 17e place. La première des missions, c’est de lui redonner confiance : elle peut viser les cinq premières places » : Dupraz a dégainé fort pour son intronisation mardi, sans peur de l’accident. Un discours fort qui correspond à l’homme, connu pour ses opérations maintien ou sauvetage à l’étage supérieur avec Evian et Toulouse. Cette 10e journée réserve par ailleurs une affiche remarquable : Lorient face à l’AC Ajaccio. C’est le match au sommet entre le solide leader breton et son premier dauphin ! Les Merlus de Christophe Pélissier naviguent en haute mer depuis le début de l’exercice avec 7 victoires en 9 matches (plus un nul et une seule défaite).
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Posté le: 18 Oct 2019 08:42 || Sujet du message:

Depuis janvier 2018 et son arrivée de Lyon, Alan Dzabana n’est apparu, en Ligue 2, qu’à cinq reprises sous le maillot du HAC.

Recruté en janvier 2018, avant qu’Osawald Tanchot ne l’écarte régulièrement de ses choix, l’ex-attaquant de l’Olympique Lyonnais (22 ans), devenu Havrais en échange d’un chèque de près d’1 M€ et d’un contrat scellé jusqu’en 2021, a traversé ses dix-huit premiers mois en ciel et marine sur fond d’incompréhension. Jusqu’à ce que Paul Le Guen ne s’installe à la tête du staff technique et ne décide de lui accorder sa confiance. Sérieusement touché à une cheville le 17 août, lors de la dernière minute d’un après-midi victorieux à Lens (3-1, 4e j.), Alan Dzabana, buteur et convaincant lors du premier tour de la Coupe de la Ligue perdu à Clermont (1-1, 3 tab à 4), pourrait ainsi demain s’installer sur le banc. En attendant que vienne enfin le jour de sa première titularisation en Ligue 2.

Si on vous dit Lorient, à quoi pensez-vous ?

Alan Dzabana : « C’est simple, Lorient, ça correspond aux deux seules fois où Oswald Tanchot m’a permis de jouer quelques minutes en L2. Une première fois en 2017-2018 (11 minutes), une deuxième fois lors de la dernière journée de la saison dernière (11 minutes). Et là, j’espère que cette nouvelle confrontation sera celle de mon retour. »

Deux mois d’absence, dus à une grave entorse de la cheville, alors que vous sortiez tout juste d’un long tunnel... N’avez-vous pas eu le sentiment d’être maudit ?

« Maudit ? Non. Cela fait simplement partie des aléas d’une saison. »

Néanmoins, cette blessure a fait suite à de longs mois passés à l’ombre de l’actualité du groupe pro. Comment expliquez-vous le fait qu’Oswald Tanchot ne vous ait jamais accordé le moindre crédit ?

« Je ne vais pas contester ses choix, peut-être que ça venait de moi, mais en signant ici, ce n’est vraiment pas ce que j’imaginais. J’en ai donc profité pour me forger un gros mental. Je n’ai jamais baissé les bras. »

Vous lui en voulez ?

« Non. On va me dire que je suis fou de ne pas lui en vouloir, mais je suis sûr que cette période sera bénéfique pour la suite. Si j’ai réussi à franchir cet obstacle, c’est que je réussirai à franchir les prochains. »

Mais que vous reprochait-il ?

« Il me trouvait trop personnel, estimait que je ne faisais pas les efforts pour le collectif. Et d’autres choses dont il ne me parlait pas en direct. Pourtant, lorsque je jouais avec la réserve, je donnais tout, j’étais décisif. Et derrière, rien... Je me suis souvent demandé ce qu’il fallait que je fasse de plus pour être appelé en équipe première. C’était son avis, son choix. Il m’a voulu et m’a tout de suite écarté. Je n’ai pas tout compris, d’autant qu’il communiquait très peu avec moi. Heureusement que mes partenaires étaient là, car personne au sein du staff ne me soutenait. Là, j’ai l’impression de ne pas avoir changé ma façon de travailler, et je remarque simplement que le nouveau coach ne me laisse pas de côté. »

Avez-vous eu la tentation de quitter le HAC ?

« Je me suis posé la question. Mais lorsqu’il me faudra quitter le club, je veux que ce soit par la grande porte. Et sincèrement, à part des prêts, je n’ai pas reçu d’offre très concrète. »

Le moment est donc venu de vous faire un nom !

« C’est clair que cette saison sera décisive pour la suite de ma carrière. Je veux aussi montrer aux supporters qui est Dzabagoal. »

Dzabagoal ?

« Oui, c’est le surnom qu’on m’avait donné à Lyon lorsqu’avec la réserve, j’avais battu le record de buts marqués par Lacazette en CFA. »

Au Havre, votre surnom, c’est «L’énigme». Vous le saviez ?

« Oui. Encore une fois, personne ne comprenait réellement ce qu’il se passait. Mais le mystérieux Dzabana, c’est du passé. »

Physiquement, êtes-vous prêt à croiser le fer avec les Lorientais ?

«Oui. J’ai énormément bossé avec les kinés et le préparateur physique. Je n’ai plus la moindre appréhension.»

Et si le joker offensif, recherché par Paul Le Guen, c’était finalement vous ?

« J’ai en tout cas les qualités pour être ce joker. On a de très bons attaquants, Tino (Kadewere) et Jamal (Thiaré) sont très efficaces. Et comme le foot, c’est avant tout de la concurrence, je vais essayer d’aller les titiller. Mais dans un premier temps, il me faut retrouver du temps de jeu, être décisif, et ensuite, il sera temps de prétendre à une place de titulaire. »
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Posté le: 19 Oct 2019 09:18 || Sujet du message:

Football - Ligue 2 : sortie de trêve excitante pour le HAC face à Lorient

En difficulté lors des quatre dernières journées, les Ciel et Marine, écartés du podium après l’avoir été du sommet, auront l’occasion ce samedi 19 octobre 2019 faire de nouveau parler d’eux. Ce n’est autre que Lorient, le leader qui est annoncé.

C’est comme un clin d’œil, ou plutôt un message envoyé au Havre AC par le calendrier. Ou quand à chaque sortie de trêve internationale, c’est une histoire de leader qui s’écrit. Lors de la précédente, ce sont les Ciel et Marine, après quinze jours de pause et une série en cours de quatre succès, qui avaient été appelés à jauger leur capacité à tenir les rênes du classement. Une place sur le devant de la scène qui n’avait alors pas résisté au nul concédé face au Paris FC (0-0, 7e j.). Les Lorientais en avaient ainsi profité pour prendre le relais au sommet. Ces mêmes Lorientais qui tourneront aujourd’hui le dos au deuxième break imposé par les dates FIFA, en leaders et visiteurs d’un Stade Océane où Châteauroux s’est récemment imposé (0-1, 9e j.), avant que le HAC ne s’incline à Auxerre (2-0, 10e j.).

Du changement derrière

« C’est effectivement un match particulier, note Paul Le Guen. On reste sur deux défaites, Lorient arrive avec sept points d’avance et l’occasion de faire un break. Faut-il avoir la crainte de rentrer dans le rang ? Non. Je ne vois pas les choses sous cet angle. Je préfère me placer dans un cas de figure qui verrait le HAC bousculer Lorient. Car oui, c’est un tournant. » Et un beau défi à relever. Cet après-midi se dresseront face aux Ciel et Marine des Merlus quasi intouchables à l’extérieur, puisque seuls les Nancéiens sont parvenus à leur contester la victoire(1-1, 3e j.). Caennais, Manceaux, Clermontois et Camblysiens ont dû quant à eux s’incliner sous les yeux de leur public.

Alors, si l’entraîneur havrais ne put faire autrement que de traverser la trêve sans ses sept de ses joueurs, internationaux, les deux semaines dénuées de rendez-vous officiel lui ont permis de faire un point précis, notamment sur les récents soucis défensifs. Avec un choix fort : le retour de Fernand Mayembo en lieu et place d’Ertugrul Ersoy, un international turc à l’intégration délicate.


« Pour un joueur étranger, ce n’est pas toujours facile de s’adapter, explique Le Guen. Il faut qu’on aille vers lui, mais il lui faut également faire les efforts. Face au Paris FC, sa prestation avait été très convenable, je pensais qu’il monterait en puissance, ça n’a pas été le cas. J’ai donc une décision à prendre, et face à Lorient, c’est la charnière du mois d’août qui sera alignée. » Un duo Camara-Mayembo qui avait été impeccable lors de sa dernière apparition, à Caen (3-0, 6e j.). Et à sa droite, confiance pourrait être renouvelée à Woyo Coulibaly.

De l’appétit devant

Il serait néanmoins réducteur de confier au seul secteur défensif les clés de ce duel de gala. Car si le HAC s’est montré bien trop friable derrière ces derniers temps, offensivement, les Ciel et Marine ont perdu le fil. Jugez plutôt. Après avoir fait mouche à quatorze reprises lors des six premières échéances, les filets adverses n’ont tremblé que... deux fois sur la base des quatre dernières sorties.« On est dans le dur et on commence vraiment à être en manque de buts, admet Jamal Thiaré. C’est un souci collectif, mais il va vite falloir y répondre. Car le match qui se présente est très, très important. » Et le mur à fissurer, à casser, très, très solide. Les hommes de Christophe Pelissier, le technicien qui a fait des miracles à Amiens, après en avoir fait à Luzenac, s’appuient, entre autres qualités, sur la défense la plus étanche du championnat, avec seulement cinq buts concédés (à égalité avec Sochaux avant cette 11e journée). « Ne pas marquer commence à nous peser, avoue Thiaré. Là, on a bossé pour que les autres prennent un peu le relais lorsque Tino ne marque pas, ou quand je ne suis pas bien. » Voilà en effet deux matches que Kadewere, toujours étiqueté numéro 1 des buteurs de L2 avec dix réalisations, n’a pas trouvé le chemin des filets. Le choc du jour lui offrira ainsi l’occasion de montrer à nouveau les crocs. Offrira surtout au HAC la possibilité de revenir dans l’aspiration du duo de tête.

Avec les fans, le climat se tend

Lancé le mois dernier, à quelques jours de la venue du Paris FC (0-0), soirée durant laquelle les Ciel et Marine étrennaient un statut de leader perdu au terme des quatre-vingt-dix minutes de cette 7e journée, le débat autour du prix des places s’accentue. Et se tend. La réception du leader lorientais, cet après-midi, et la tarification pratiquée en cette occasion, ont incité la Fédération des supporters du HAC à publier une lettre ouverte, à destination des élus du Havre Seine Métropole, des dirigeants du club doyen, des supporters du Havre AC, des Havraises et des Havrais.
Le peu de places vendues à un prix dit populaire (600 à 10€) et la mise en vente de sièges à 31€, y compris dans le virage qui se trouve entre la tribune officielle et le Kop, pour une affiche certes croustillante, mais estampillée Ligue 2, ont provoqué le courroux des plus fidèles. « Ça va se tendre... », annonce Yann Simon, porte-parole de la Fédé des supporters. « Attention, ajoute-t-il. L’idée n’est pas que ça vire à un climat nauséabond durant le match, parce que les joueurs n’y sont strictement pour rien, mais ce mécontentement se traduira demain (lire aujourd’hui) par des banderoles. Car aujourd’hui, il n’y a plus de discussion possible avec le club. »
Si, légitimement, la direction du HAC mettra en exergue une campagne d’abonnements audacieuse, originale et bien évidemment financièrement intéressante, si en marge du match de plus en plus d’animations sont à l’affiche, et si des « packs » permettent de réaliser une réelle économie, la faible fréquentation enregistrée au Stade Océane, et ce depuis son inauguration (2012), peine les supporters. Au coup d’envoi de cette 11e journée, l’affluence moyenne, la septième de Ligue 2, atteint à peine les 7 400 spectateurs (7 399), alors que le début de saison des Ciel et Marine fut tout simplement canon.
« À trois jours du match, il ne restait en vente que des places à 31€, est-il écrit au cœur de la lettre ouverte. Une somme supérieure à la moyenne pratiquée en Ligue 1. C’est tout simplement prohibitif. Inacceptable. Le Havre est une ville où le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale (...) Le Stade Océane a été financé à hauteur de 80 M€ par des fonds publics (...) Le HAC est un club de Ligue 2, et ce depuis presque 20 ans (...) » Si les membres de la Fédération des supporters avaient cru comprendre, lors de leur première montée au créneau, que le président Vincent Volpe admettait un léger excès en termes de tarifs, ces derniers n’ont rien vu venir.
« Sans doute qu’on n’a pas la même notion des prix que lui, souffle Yann Simon. Le club a bien essayé quelque chose, en ouvrant une partie d’un virage, mais sincèrement, ce n’est pas face à Châteauroux qu’il fallait tenter l’expérience, mais là, face à Lorient. Et surtout pas au tarif de 31€ ! Sincèrement, je ne vois pas comment il est possible de fidéliser le public dans ces conditions. »
« Conscient des remarques de certains amoureux du club, le HAC poursuit sa réflexion et ses études pour augmenter l’affluence tout en satisfaisant le plus grand nombre, pouvait-on lire hier soir sur le site internet du
Havre AC, par le biais d’un communiqué rappelant tous les avantages dédiés aux abonnés et les initiatives mises en place en avant-match. Le club et ses dirigeants ont d’ailleurs rencontré à plusieurs reprises les représentants de la Fédération des supporters, et continueront à le faire. » Sans doute, et les fans, et les dirigeants, ont-ils de réels arguments à avancer, à opposer, mais il n’en reste pas moins que les 31€ demandés pour l’achat d’une place, en Ligue 2, même pour les retardataires, même pour les occasionnels, sont à même de provoquer une indigestion.
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