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mathelvin
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Posté le: 25 Avril 2018 09:38 || Sujet du message:
BENOIT DONCKELE

Comme souvent ces dernières semaines, ces derniers mois même, la mise en action fut longue. Mais à l’inverse de trop nombreuses échéances, cette fois, ils n’ont pas eu besoin de réagir, pas eu besoin de courir après le score. Enfin redevenus cohérents défensivement, les hommes d’Oswald Tanchot sont en effet parvenus à mettre fin à une série de six matches au cours desquels leurs filets avaient au moins une fois tremblé. Et leur force de frappe s’est occupée du reste. Et de quelle manière !

Si lors du premier acte, c’est la maladresse d’un Assifuah en totale perdition qui fit parler, lui qui manqua un duel face à Jourdren (9e) avant d’empiler des centres venus s’échouer dans le désert de la tribune Kop, par la suite, Mateta remit tout le monde d’accord. Et pourtant, c’est du banc que l’attaquant prêté par l’Olympique Lyonnais avait vécu le début de cette soirée, Tanchot lui ayant préféré Andriatsima au coup d’envoi. Mais au sortir d’un duel aérien, le Malgache, peu en vue jusqu’alors, resta à terre et dut quitter le pré dans la foulée (37e).

C’était alors à Mateta de jouer. Et de marquer. Une fois, puis deux ! Oui, l’ex-Castelroussin s’offrit hier son deuxième doublé de la saison, après celui signé à Sochaux le 16 février (2-3). Déjà menaçant avant la pause, c’est à l’heure de jeu qu’il fit sauter le verrou lorrain, en jaillissant au premier poteau pour reprendre victorieusement un centre parfait de Bonnet (60e). Pressant depuis la reprise, le HAC, emmené par un rayonnant Youga, prenait logiquement les devants, et enfonçait tout aussi naturellement le clou. Par Mateta donc, cette fois alerté par une lumineuse inspiration de Bese qu’il prolongea au fond des filets d’une frappe en première intention (69e).

A quatre points et un match en moins
Et de treize, puis quatorze réalisations pour l’attaquant havrais, comme Lys Mousset en 2015-2016, quatre de moins, pour le moment, qu’un certain Mickaël Le Bihan qui avait été sacré meilleur buteur de L2, sous ce même maillot, en mai 2015. Suffisant pour réveiller un stade privé de ses plus chauds supporters et pour faire taire des fans Nancéiens adeptes d’une poésie peu recommandable. Mais surtout, si précieux pour le Havre AC, aujourd’hui neuvième, à quatre points de Clermont (4e) et de Brest (5e), avec un match en moins au compteur (à Reims, lundi). Dire que les Ciel et Marine se sont réellement relancés serait aller un peu loin, mais le spectacle offert hier en seconde période laisse tout de même planer comme un espoir, si mince soit-il. D’autant que cette soirée fut ponctuée d’un numéro comme seul Rafik Guitane en est capable, un solo qui laissa deux Lorrains sur place avant que le futur Rennais ne vienne crucifier Jourdren dans les arrêts de jeu (3-0, 90e+1). Du grand art pour le deuxième but de la carrière de l’international U19.

Si large et beau soit-il, ce succès ne pourra toutefois être trop longtemps savouré. Car dès vendredi, c’est l’AC Ajaccio, actuellement installé en troisième position, qui se posera à son tour au Stade Océane. Avec pour les Havrais l’idée d’y croire encore, un défi qu’ils ne pourront se permettre de relever sans les fidèles du Kop. Si la tribune Nord restera fermée, peut-être avant la fin de la semaine serait-il bon d’enterrer la hache de guerre entre la direction du club et les groupes de supporters.

LES NOTES

Thuram (5,5), Bese (6), Moukoudi (6), Bain (5,5), Coulibaly (5,5), Lekhal (6), Assifuah (3), Fontaine (5,5), Youga (6,5), Bonnet (6), Andriatsima (non noté) puis Mateta (7).

AU HAVRE, LE HAVRE AC BAT NANCY 3 À 0 (0-0)
Arbitre : M. Ben El Hadj. Spectateurs : 5 771.
Buts pour le HAC : Mateta (60e, 69e), Guitane (90e +1).
LE HAVRE AC : Thuram – Bese, Moukoudi, Bain, Coulibaly – Lekhal –
Assifuah (Gory, 50e), Fontaine, Youga, Bonnet (cap) (Guitane, 86e) – Andriatsima (Mateta, 37e).
Remplaçants : Balijon (g), Camara, Danger, Dzabana.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
NANCY : Jourdren – Cuffaut, Diagne, Lang, Muratori – A. Ba, Cétout (cap) (Nguiamba, 61e), N’Guessan, Busin (Dalé, 59e) – Koura (Bassi, 73e), Nordin
Remplaçants : Ndy Assembé (g), Yahia, Badila, Eler.
Entraîneur : Didier Tholot.
« Les entrées ont été marquantes »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « Sur la deuxième mi-temps, on a eu un football alerte, dynamique, avec beaucoup de mouvements, de la simplicité et des jolis buts. On a mis du temps à faire sauter le verrou, mais j’ai retrouvé une identité de jeu. C’est étonnant, parfois des choses se débloquent. Pourquoi ce soir ? Je ne sais pas. Les rentrées ont été marquantes ce soir, avec la vitesse d’Ali (Gory), la présence dans la surface de J.-P. (Mateta) et le talent de Rafik (Guitane). C’est la preuve qu’on a besoin de toutes nos forces vives. C’est une clé à l’enchaînement des matches. Maintenant, ce soir, ce match aurait mérité une autre atmosphère. L’ambiance était bonne avec les petits, mais on aurait aimé avoir notre Kop. Dès vendredi, on a un super challenge à relever face à Ajaccio avec, j’espère, tout notre public. Les choses peuvent très vite tourner, on est à portée de points de quelques équipes qui avaient pourtant enchaîné des victoires. Quand je regarde notre classement, j’ai les boules, mais encore une fois, on y croit encore. »
Didier Tholot (entraîneur de Nancy) : « On n’a pas eu le même contenu que face à Auxerre. On n’était pas trop mal en première mi-temps, puis en deuxième, on craque sur une contre-attaque. A l’extérieur, on n’a pas le droit. C’est quelque chose qu’on avait identifié et on se fait piéger. Trop de joueurs ont été en dessous. On repart avec trois buts, c’est sévère mais pas illogique. On a subi, on ne leur a jamais fait mal, il n’y a pas d’excuse à aller chercher. Dans l’utilisation du ballon, ça n’a pas été loin d’être le néant. »
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Posté le: 27 Avril 2018 10:03 || Sujet du message:
Revenus à quatre points des 4e et 5e places, et donc d’une position de barragiste, les Ciel et Marine joueront ce soir à quitte ou double. Soixante-douze heures après avoir vu Nancy tomber (3-0), et à soixante-douze heures d’un déplacement à Reims, pour y remettre le calendrier à jour, c’est l’AC Ajaccio, visible sur la troisième marche du podium, qui se présentera au Stade Océane. Pour une soirée qui conditionnera la présence du HAC dans le money-time. Seulement voilà, en termes de mobilisation populaire, aucun dispositif n’a été, ou n’a pu être mis en place. La course-poursuite des hommes de Tanchot, crédités de sept points sur les neuf derniers qu’il y avait à prendre, se poursuivra donc ce soir sans ferveur particulière.

« On irait à Nîmes ou à Ajaccio, là, on sentirait l’environnement pousser, note Oswald Tanchot. Ok, nous ne sommes que 9es, mais partout où il reste quelque chose à jouer, il y a une effervescence. Nous, rien... Le fait de jouer sans nos supporters est un réel handicap. » C’était peut-être le soir ou jamais pour mobiliser, pour créer l’événement. Ce match, l’avant-dernier de la saison au Stade Océane, pourrait pourtant redonner un peu de sens aux trois dernières échéances au programme du HAC. Mais non. Rien n’a été fait pour que l’antre du club doyen, privé de sa tribune Nord jusqu’au terme de l’exercice, sonne autre chose que le creux.

L’interdiction de la LFP
« On était coincés, se défend Arnaud Tanguy, le DG du Havre AC. Dans la foulée de l’envahissement du terrain (NDLR : le 30 mars), tous les supporters ont tenu à se montrer solidaires. Une position a donc été prise par rapport à ça, sans qu’il n’y ait eu de plainte déposée comme l’aurait souhaité la Ligue, et c’est cela que nous avons fait remonter à la LFP. Jeudi dernier, la sanction est ainsi tombée, avec ce huis clos partiel de trois matches. D’où cette offre ad hoc permettant aux abonnés de la tribune Nord d’assister au match face à Nancy, en échange d’une place à 5 €. Entre-temps, les Barbarians ont décidé d’assumer seul l’envahissement et ses conséquences. Mais il était trop tard. Dans un PV de la Ligue reçu lundi soir, il nous a bien été rappelé qu’il nous était interdit de replacer gratuitement les abonnés de la tribune Nord. »

Ce soir encore, Bonnet et les siens se produiront donc en l’absence des BH, du KCM et très certainement du Kop 1872, seul en poste mardi dernier, en bas de la tribune Sud.

« Le problème, reprend Arnaud Tanguy, c’est qu’à un moment, une partie des supporters a pensé que c’était définitivement perdu. Et aujourd’hui, même si, attention, notre classement n’est pas du tout à la hauteur des attentes, on se rend compte qu’on a encore une carte à jouer, mais aussi des conséquences de l’envahissement. »

Une ultime carte abattue dans un climat particu-lier. Loin de ce drame, et de la disparition de Samba Diop, qui avait fédéré du supporter au président Volpe. Mais au-delà de la brouille entre les fans et le club, n’était-il pas envisageable d’aspirer un public plus nombreux, via une offre choc, une tarification à 2 ou 5 €, une place achetée-une place offerte, etc ? « On peut toujours discuter de la stratégie commerciale, répond Tanguy. Mais on le voit dans beaucoup de stades, la variable prix n’est pas le seul paramètre. » Mais celle-ci serait venue s’ajouter, et aux images du spectacle offert mardi soir, et à un enjeu qui a soudainement repris quelques couleurs.

Ajaccio dopé
par ses ex-Havrais
Un instant, l’ACA mit un genou à terre, quand le 21 juin dernier, la DNCG fit tomber le couperet d’une relégation en National. Avant de se relever, le 11 juillet, aidé en cela par une victoire en appel. Puis de se mettre en ordre de marche, en action, et d’entrer dans le cercle des grands acteurs de la saison. Au point de s’être hissé parmi les plus solides candidats à l’accession au soir du dernier round de la phase aller. Depuis, les Ajacciens, aujourd’hui troisièmes, ne sont plus jamais tombés en dessous de la quatrième place. Et s’ils peuvent s’appuyer sur l’expérience de l’enfant du pays, Johan Cavalli et ses 36 ans (6 buts, 4 passes), c’est en grande partie l’efficacité de deux anciens Havrais qui permet au Acéistes de croire en un retour en L1. À savoir Riad Nouri et Ghislain Gimbert. Le premier (32 ans) n’avait effectué qu’un passage express sur les bords de la Manche (juin 2012, décembre 2012). À treize reprises cette saison, il a fait mouche.
Le deuxième (32 ans), malheureusement parti du HAC cet été après deux saisons de bons et de loyaux services (34 matches, 16 buts), a lui aussi atteint la barre des treize réalisations. Un duo de feu à la pointe d’une formation qui a remporté dix des seize matches de la phase retour (pour 2 nuls et 4 défaites), soit le parcours le plus impressionnant sur cette période, derrière l’intouchable Stade de Reims (12/16).
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Posté le: 28 Avril 2018 09:45 || Sujet du message:
On ne sait encore jusqu’où ils iront. Mais ils y vont. Pied au plancher. Hier soir, devant des Corses assurés de disputer au pire les barrages d’accession, les Ciel et Marine ont ajouté trois points de plus à une série en cours de quatre matches sans défaite, au cœur de laquelle ils ont fait du Gazélec Ajaccio (2-1, 33e j.), de Nancy (3-0, 35e j.) et de l’AC Ajaccio (2-0, 36e j.) trois de leurs seize victimes de la saison. Trois succès, et un nul (à Lens, 3-3, 34e j.), pour dix points qui changent tout. Ou presque. Si ce matin, les hommes de Tanchot ne peuvent encore savoir si l’affaire est bonne, ou très bonne, puisqu’il leur faudra attendre le verdict de Clermont-Nîmes (aujourd’hui) et de Lens-Paris FC (lundi), il est incontestable que ce n’est pas ce money-time qui laissera des regrets.

Car depuis quatre journées, Bonnet et les siens, attendus lundi à Reims pour y remettre leur calendrier à jour, se comportent comme de réels candidats. Solides (à l’exception du premier acte à Bollaert), et efficaces surtout. Lors des quatre derniers matches, ils ont en effet signé un festival offensif, avec dix buts au compteur. Dont deux hier soir, un moindre mal pour l’AC Ajaccio. Car sans un grand Leca, les Acéistes auraient tout simplement sombré. Et à l’instar du scénario de mardi et de ce succès face à Nancy, les Ciel et Marine prirent d’entrée les choses en main. Youga (3e), puis Fontaine (4e) furent ainsi les premiers à faire trembler la défense corse, avant que Fontaine, encore (11e), et Mateta (16e) n’en remettent une couche

Le HAC, privé de Denys Bain au coup d’envoi (commotion cérébrale à l’échauffement), déroulait sur les bases d’un 4-1-4-1 des plus séduisants, et ce ne fut que justice lorsque Zinédine Ferhat, d’une dix-septième passe décisive, offrit à Jean-Pascal Fontaine, en position excentrée, l’occasion d’inscrire son sixième but de la saison (1-0, 24e).

On a retrouvé Fontaine !
Enfin le Réunionnais sortait du bois, après des semaines d’une étonnante discrétion, au point d’être proche du doublé, toujours sur un service de Ferhat, d’une volée magistralement repoussée par Leca (35e). L’ACA encaissait les coups sans réagir et si l’entrée de Cavalli, après la pause, remettait quelque peu les visiteurs dans le sens de la marche, si Camara obligea Thuram à une splendide claquette (74e), les Havrais conservaient toujours la main sur le jeu. Et empilaient les occasions franches, avec Coulibaly dans le rôle du passeur (56e et 66e) et Mateta à la finition, pour deux moments très chauds étouffés par un Leca bouillant.

Le scénario paraissait ainsi parfait, un peu trop même, puisqu’il fallut à Gory, entré en jeu neuf minutes plus tôt, se sacrifier pour stopper irrégulièrement Maazou à l’entrée de la surface (71e). Carton rouge direct pour le joker havrais ! Ajaccio allait-il en profiter ? Eh bien non. Si les visiteurs avaient flirté avec la correctionnelle à onze contre onze, quand Ferhat loupa l’immanquable, ou presque (69e), si Moussiti-Oko vit sa tentative mourir au ras du montant gauche de Leca, et si ce même montant gauche repoussa une frappe de l’énorme Fontaine (85e), le break allait tout de même être fait. Sur ce contre de Fontaine qui permit à Youga de venir ajuster Leca en un-contre-un, du plat du pied (90e). Cinq minutes plus tôt, Lejeune avait lui aussi vu rouge, suite à une charge sur Ferhat (85e). Le sort des Corses était scellé.

LES NOTES : Thuram (6,5), Coulibaly (6,5), Moukoudi (6), Camara (6), Bese (6), Lekhal (6), Ferhat (6,5), Fontaine (7,5), Youga (6,5), Bonnet (6), Mateta (5,5).

AU HAVRE, LE HAVRE AC BAT L’AC AJACCIO 2 À 0 (1-0)
Arbitre : M. Brisard. Spectateurs : 6 921.
Buts pour le HAC : Fontaine (24e), Youga (90e).
Avertissement à Ajaccio : Lejeune (61e).
Expulsions au HAC : Gory (71e) ; à Ajaccio : Lejeune (85e, 2e avertissement).
LE HAVRE AC : Thuram - Bese, Moukoudi, Camara, Coulibaly - Lekhal - Ferhat, Fontaine, Youga, Bonnet (cap) (Gory, 62e) - Mateta.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
AC AJACCIO : Leca - Hergault, Sainati, Avinel, Lejeune - Boe Kane, Coutadeur (Ma. Camara, 59e) - Maazou, Ab. Keita (Cavalli, 46e), Nouri (cap) (Vialla, 67e) - Gimbert.
Entraîneur : Olivier Pantaloni.
« Un de nos meilleurs matches »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « Il a peut-être manqué d’un peu plus d’efficacité, mais en face, il y a un gardien de taille Ligue 1. Il les a laissés dans le match, a repoussé l’échéance. Mais on est toujours resté dans notre match, avec beaucoup de qualité sur certaines séquences. Ça restera comme l’un de nos meilleurs matches de la saison, qui plus est face à une équipe qui touche du doigt la Ligue 1 et qui est forcément à 200 %. On retrouve beaucoup de solidité et à chaque match, on se crée six ou sept occasions nettes. Depuis le décès de Samba (Diop) et les mots de sa maman dans le vestiaire avant le Gazélec, il y a eu l’effet d’un électrochoc. Maintenant, on va regarder le match de demain (Clermont-Nîmes) avec du recul, car l’idée, c’est surtout d’aller faire un coup à Reims, avec le couteau entre les dents. À Reims, au pire, on fera comme tout le monde, on perdra, au mieux, ça pourrait changer beaucoup de choses. »
Olivier Pantaloni (entraîneur de l’AC Ajaccio) : « On ne pouvait pas espérer grand-chose. La victoire du Havre est méritée. On fait une première mi-temps calamiteuse, on reste malgré tout dans le coup à la pause, mais... Certains joueurs commencent à être émoussés, physiquement, mentalement. La rentrée de Johan (Cavalli, 46e) a amené un petit plus, mais on a manqué de justesse, de présence devant le but. On voulait mettre la pression sur Nîmes, c’est loupé. »
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Posté le: 29 Avril 2018 09:57 || Sujet du message:
BENOIT DONCKELE

Autour de lui, les questions s’épaississaient, tant il se faisait discret. Sans que personne ne puisse offrir l’ombre d’une réponse. Parce que c’est « Paski », parce qu’il n’est pas tout à fait comme les autres. Parce que son ancienneté dans un club qu’il a découvert à l’âge de 12 ans fait de lui un intouchable. Seul rescapé de cette saison 2007-08 qui vit le HAC dominer la Ligue 2, empocher un cinquième titre de champion de la division et accéder en Ligue 1, Jean-Pascal Fontaine, 28 ans, devrait aujourd’hui être le taulier. Mais non. Sa nature, celle d’un introverti, l’empêche de monter en première ligne.

Et pourtant, il en aurait des choses à dire. Au HAC, il a connu deux présidents (Louvel et Volpe), huit entraîneurs (de Nobilo à Tanchot) et vu passer des dizaines et des dizaines de joueurs depuis son début sur la scène professionnelle, un soir d’août 2007, marqué par un succès à Deschaseaux aux dépens du FC Nantes (1-0). Vendredi, c’est un deux-cent trente-huitième match de championnat qu’il a signé en faveur de son club formateur, celui qu’il n’a quitté qu’une fois, pour une parenthèse de six mois à Beauvais, alors en National (de janvier à mai 2010).

Six mois de disette
Et si au coup de sifflet final de ce duel remporté sans contestation face à l’AC Ajaccio (2-0), il fut possible d’exhumer des illusions visiblement enterrées vivantes dans la foulée d’un revers face à QRM (0-2, 31e j.), sans doute Fontaine y est-il pour beaucoup. Le Fontaine qu’on aime, le Fontaine capable de se hisser parmi ces joueurs pour lesquels la Ligue 2 peut parfois paraître bien étroite. À son crédit, un sixième but, rappelons que son record était de quatre (en 2016-2017), et une cinquième passe décisive (record à 9 en 2015-2016). Et ce n’est pas tout. Sans un très grand Leca, il aurait inscrit dans le marbre son deuxième doublé de la saison (35e), après celui qui avait terrassé Nancy en novembre dernier (3-0), ou sans ce coup de malchance, sa frappe de la 87e minute aurait fini au fond des filets plutôt que de venir s’écraser sur le poteau.

Dans tous les bons coups, « Paski », muet depuis le 16 janvier face au but, et depuis six mois dans l’exercice de la passe décisive, fut ainsi l’un des grands artisans de ce qui restera comme l’un des matches, pour ne pas dire le match le plus abouti de la phase retour. Soir d’un douzième coup gagnant au Stade Océane cette saison (pour 5 nuls et 1 revers), un bilan à domicile que seuls Reims et l’AC Ajaccio (14 victoires) peuvent toiser.

Demain à Reims, pour un match à nouveau couperet, le HAC s’appuiera donc encore une fois sur l’homme en forme, du moins l’un de ses hommes en forme. Les Ciel et Marine, enfin conscients de leur potentiel et du gâchis qui pourrait y être associé, ayant pour de bon décidé de se lâcher. Avec en toile fond un défi XXL qui s’annonce : défier le champion, chez lui en Champagne, avec l’idée de croquer sans modération ce qui serait le premier succès à l’extérieur de la phase retour.

Dans les travées...
Sans Andriatsima...
Touché à un genou lors de la réception de Nancy, Faneva Andriatsima souffre d’une entorse qui le privera des trois derniers matches de la saison.
... Mais avec Assifuah ?
Forfait vendredi face à l’AC Ajaccio, Ebenezer Assifuah, handicapé par une douleur aux adducteurs, garde un infime espoir de participer au déplacement à Reims, demain.
Bain incertain
Mis à terre vendredi à l’échauffement, sur un ballon de Yohann Thuram reçu en pleine tête, Denys Bain, qui a d’abord perdu connaissance avant de tenir des propos jugés incohérents et de devoir déclarer forfait, était hier jugé très incertain pour le duel de demain, face à Reims.
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Posté le: 30 Avril 2018 07:56 || Sujet du message:
C’est à Reims, où tout un club se remet en configuration Ligue 1, où se jouera le match en retard de la 32e journée, et où les Havrais avaient appris le 7 avril dernier le décès de Samba Diop, que le HAC se produira ce soir. Avec, en ligne de mire, un retour dans ce Top 5 qui lui ouvrirait de nouveau la porte des barrages.

Avant de se déplacer à Niort (vendredi), pour y croiser le fer avec des Chamois en roue libre (37e j.), et de boucler l’exercice au Stade Océane, le 11 mai, face à des Tourangeaux aspirés par une relégation en National, le club doyen abattra donc dès 19 heures, à Delaune, sa carte la plus importante depuis le coup d’envoi de la saison. Clermont, 5e, n’est qu’à deux points... Et oui, les Ciel et Marine peuvent le faire !

PARCE QUE LE HACARRIVE LANCÉ
On le concède, sur le papier, le voyage s’annonce périlleux. Ou quand les Ciel et Marine se préparent à défier la meilleure équipe à domicile (14 v, 1 n, 2 d), la meilleure défense (20 buts « contre » en 35 matches) et la co-meilleure attaque (69 buts « pour »). Néanmoins, c’est avec le vent dans le dos que les hommes d’Oswald Tanchot ont pris la direction de Reims.

Vendredi, en s’imposant sans trembler face à l’AC Ajaccio (2-0), ils ont empilé un troisième succès en quatre journées, pour un nul (seul... Reims a fait mieux), inscrit leurs neuvième et dixième buts en quatre matches et surtout, en termes de qualité de jeu, ils ont sensiblement haussé le ton. « On va essayer de vivre le plus longtemps possible dans ce championnat, annonce Victor Lekhal. Physiquement, techniquement, on est bien, on gagne avec la manière, on a donc hâte à la suite. À Reims, on y va avec l’esprit conquérant. »

PARCE QUE LA DÉFENSE TIENT
En chantier permanent, au rythme des blessures notamment, rarement cette saison l’entraîneur havrais n’a pu s’appuyer quatre, voire même trois fois de suite, sur la même défense. Vendredi encore, à quelques minutes du coup d’envoi, il dut revoir ses plans, Denys Bain, cérébralement commotionné à l’échauffement, ayant dû jeter l’éponge. Pour un forfait donc de nouveau d’actualité ce soir.

Appelé de dernière minute dans le « onze » de départ, Samba Camara, en soldat exemplaire qu’il est, n’a pas laissé filtrer le moindre signe de fébrilité, artisan qu’il fut de cette deuxième soirée de rang sans que les filets de Yohann Thuram ne tremblent. Une première depuis novembre dernier, quand face à Lens (1-0) et à Nancy (3-0), la défense, aujourd’hui 4e du classement qui lui est réservée (34 buts « contre »), s’était montrée imperméable.

PARCE QUE REIMS EST SERVI
Champion au soir de la 34e journée, et donc promu, le Stade de Reims tenait à placer la barre plus haut encore, cap sur le record de points détenu depuis mai 2000 par Lille (83). Objectif atteint depuis vendredi et un... septième succès de rang aux dépens des Chamois Niortais (3-1). Pour toucher un total de 84 points. Soit la nouvelle référence à ce niveau de compétition.

Et maintenant ? Eh bien les hommes de David Guion, un coach pioché l’été dernier dans les rangs des techniciens du centre de formation, n’ont plus aucune quête à mener. Le job est fait, le record est tombé, les festivités s’enchaînent, et peut-être, on dit bien peut-être, la perspective des vacances pour les uns, et la signature d’un contrat plus juteux ailleurs pour les autres, inciteront-ils quelques Rémois à la prudence, dans les duels notamment. Sachant que personne ne leur tiendrait grief d’un éventuel et troisième échec à Delaune, après les succès de Brest (1-0, 6e j.) et Lorient (1-0, 23e j.) en Champagne. Alors qu’un succès havrais réveillerait très certainement un engouement jusqu’alors plongé dans un profond sommeil. Et si enfin, on vibrait !

ASSIFUAH DE RETOUR DANS LES « 18 »

Absent vendredi, au soir du succès face à l’AC Ajaccio (2-0), Ebenezer Assifuah ne souffre plus de ses adducteurs et a pris, lui aussi hier, la direction de Reims. Sera-t-il pour autant aligné d’entrée ? Peu probable. Le Ghanéen, en crise de confiance face au but depuis... le 15 décembre (19e j.), et toujours dans l’attente de signer sa première passe décisive de la saison, devrait se voir remettre ce soir un rôle de joker.

DANS LES TRAVÉES
Assifuah de retour dans les « 18 »
Absent vendredi, au soir du succès face à l’AC Ajaccio (2-0), Ebenezer Assifuah ne souffre plus de ses adducteurs et a pris, lui aussi hier, la direction de Reims. Sera-t-il pour autant aligné d’entrée ? Peu probable. Le Ghanéen, en crise de confiance face au but depuis... le 15 décembre (19e j.), et toujours dans l’attente de signer sa première passe décisive de la saison, devrait se voir remettre ce soir un rôle de joker.
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mathelvin
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Posté le: 02 Mai 2018 08:59 || Sujet du message:
Revenus de nulle part. De l’enfer même. Le 30 mars, au soir de la réception de QRM et d’un revers (0-2, 31e j.), les Ciel et Marine, vaincus pour la cinquième fois en huit journées, paraissaient débordés, dépassés par l’enjeu. Scotchés qu’ils étaient à une 10e place qui semblait tout simplement en étroite adéquation avec le (peu) de jeu proposé. Et dans la foulée d’un envahissement de terrain sur fond de colère, de résignation surtout, sans doute était-il permis de rayer d’un trait épais les illusions havraises.

À cet instant de la saison, le staff ne laissait transpirer aucune solution, les joueurs, aucune ambition. Jusqu’à ce que le groupe, le club même, ne soit confronté au pire, à ce drame de la vie qu’est la mort, celle de Samba Diop. À cet hommage partagé par tout le peuple ciel et marine, à cet instant unique, poignant, que furent les mots de la maman du jeune défenseur disparu au sein du vestiaire, à quelques minutes de défier le Gazélec d’Ajaccio (2-1, 33e j.). La pudeur empêche de dévoiler la teneur de cet échange empli d’émotion, mais la force de celui-ci a entraîné Bonnet et les siens jusqu’à une impressionnante métamorphose.

En l’espace de cinq journées, le Havre AC a ainsi gagné cinq places. Sur cette même période, le club doyen a empilé 13 points sur les 15 mis en jeu. Et ce n’est pas tout.

Un fait unique cette saison
À Reims, les Havrais ont décroché un troisième succès de rang, signé leur premier coup gagnant à l’extérieur en 2018 (le dernier datait du 28 novembre à Nancy) et, chose unique cette saison au crédit du HAC, enchaîné une troisième soirée sans concéder le moindre but. Le tout, dans l’antre d’une formation championne, détentrice du nouveau record de points en L2 (84e), et en quête, lundi, d’un huitième succès à la suite, série jamais réalisée à ce niveau de compétition.

Il est donc incontestable que le quatrième but de Moukoudi, le troisième lors des cinq derniers matches, sur un service de Ferhat (corner), auteur pour l’occasion de sa 18e passe décisive, change radicalement le décor. Et permet au Havre AC de reprendre cette main perdue le 23 février, quand Bourg-en-Bresse avait poussé les Ciel et Marine à plonger le Stade Océane dans un ennui profond. Loin, très loin de ce couac, les hommes de Tanchot déroulent actuellement et récitent un football apte à leur permettre d’en finir, au minimum, en cinquième position.

Cette place qu’ils défendront vendredi à Niort, quand Brest, pointé juste devant à une longueur seulement, recevra une formation de QRM qui jouera sa tête. Cinquième, peut-être était-ce le minimum à attendre cette saison, mais au sortir d’un hiver tout simplement pourri, voilà qui flirte avec l’incroyable.

LES NOTES

Thuram (7,5), Bese (7), Moukoudi (8), Camara (7), Coulibaly (7), Lekhal (7), Ferhat (7,5), Youga (7,5), Fontaine (7), Bonnet (7), Mateta (6).

À REIMS, LE HAVRE AC BAT REIMS
1 À 0 (1-0)
Arbitre : M. Palhies.
Spectateurs : 11 144.
But pour le HAC : Moukoudi (11e).
Avertissement au HAC : Youga (90e +4).
REIMS : E. Mendy – Metanire, Jeanvier (Bouhours, 33e), Disasi, Kamara – Chavalerin, Da Cruz (cap), Diego
(M. Martin, 76e) – Chavarria, Siebatcheu, Oudin (Kyei, 81e).
Remplaçants : Jo. Carrasso (g), Vallier, Ndom, Mbemba.
Entraîneur : David Guion.
LE HAVRE AC : Thuram – Bese, Moukoudi, Camara, Coulibaly – Lekhal – Ferhat, Youga, Fontaine, Bonnet (cap) – Mateta (Moussiti-Oko, 88e).
Remplaçants : Balijon (g), Traoré, Danger, Guitane, Dzabana, Assifuah.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
Les actions chaudes
5e : Kamara échappe à Bese, centre en retrait, Chavarria, seul dans la surface, ne cadre pas
sa tentative.
8e : à la réception d’un corner de Ferhat, Youga, de volée, oblige Mendy à sortir le grand jeu.
10e : Bonnet alerte Mateta, ce dernier est excentré et vient buter sur Mendy.
11e : Moukoudi s’élève plus haut que tout le monde et prolonge au fond des filets rémois un corner de Ferhat (0-1).
18e : Siebatcheu se met en position de défier Thuram, Moukoudi parvient à écarter le danger.
20e : à la suite d’un long centre de Diego, Camara, de la tête, est tout proche de dévier le ballon dans ses propres filets.
30e : Ferhat trouve Mateta, dont l’appel piège Disasi, l’attaquant havrais se retrouve face à Mendy, mais le cadre lui échappe.
46e : Oudin, seul et en force à hauteur de six mètres, voit un grand Thuram lui barrer la route de l’égalisation.
59e : Chavarria s’ouvre le chemin du but avant d’être stoppé net par un retour salvateur de
Camara.
60e : terrible volée de Chavalerin qui ne trouve toutefois pas le cadre.
85e : nouvelle tentative de Chavalerin,
Thuram voit le cuir filer au ras de son montant gauche.
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Dropkick BH93
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Dropkick BH93
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Posté le: 02 Mai 2018 11:05 || Sujet du message:
http://www.letelegramme.fr/football/ligue2/ligue-2-sprint-final-pour-les-play-offs-01-05-2018-11945221.php
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TRIBUNE KOP
HAC FOOTBALL FANS
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mathelvin
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Posté le: 04 Mai 2018 11:44 || Sujet du message:
Lundi soir à Reims, la joie resta contenue. Certes, l’exploit de s’imposer sur la pelouse d’un champion dont la vexation à tout juste fait trembler le HAC, changea tout, ou presque. Mais aucune effusion, juste le soulagement d’être revenu dans cette course qui s’était élancée sans eux. Longtemps restés coincés dans les starting-blocks, les hommes de Tanchot, d’une impressionnante foulée, ont recollé, puis repris cette 5e place qualificative aux play-offs. Chasseurs durant tout l’hiver, ils seront ainsi chassés lors de ces deux dernières journées.

Dans les coulisses du stade Delaune, le chant du succès n’a donc pas résonné. Celui qui ne résonne d’ailleurs plus depuis le succès aux dépens du Gazélec Ajaccio (2-1, 33e j.), la victoire d’un hommage à Samba Diop célébrée dans la plus grande des pudeurs. Par superstition, les coups gagnants signés face à Nancy (3-0, 35e j.), l’AC Ajaccio (2-0, 36e) et Reims (1-0) n’ont ainsi donné lieu à aucun excès d’euphorie. Le HAC fait suffisamment de bruit en cette fin de saison (13 pts sur les cinq derniers matches) qu’il n’est de toute façon pas utile d’en rajouter.

D’autant que les positions ne sont pas encore figées. Ce soir, pendant que les Ciel et Marine se produiront à Niort, Clermont (6e) et Lorient (7e), un point derrière, croiseront respectivement le fer avec Sochaux, dans le Doubs, et Bourg-en-Bresse, au Moustoir. Au moindre couac, tout peut donc de nouveau basculer. « C’est pour cela qu’il n’y a aucun calcul à faire, insiste Barnabas Bese. Physiquement, mentalement, cette fin de saison est dure, mais on ne lâchera pas. Il nous faut six points. Comme tout le monde, je veux monter en L1. »

Youga : « Méfiance, rien n’est fait »
Pour cela, et en l’état du classement, il faudra au Havre AC, lors des play-offs, s’imposer dans l’antre du 4e, puis aller l’emporter sur la pelouse du 3e avant le bouquet final, en aller-retour cette fois, face au 18e de L1. L’élite est donc encore loin, très loin même. Mais la dynamique des Havrais laisse ouverte la porte d’un réel espoir. « Gardons toutefois la tête froide, tempère Oswald Tanchot. Les choses restent à écrire. » Avec en ligne de mire, la possibilité de franchir un nouveau et dernier palier avant le gong de la 38e journée, cette 4e place à laquelle s’accroche actuellement le Stade Brestois, annoncé ce soir face à QRM. Un seul point sépare les Havrais des Finistériens. « Chasser la 4e place passe par un sans-faute, note Tanchot. Il faut aller la chercher et s’en donner les moyens. »

Si les organismes sont forcément atteints par la cadence infernale imposée – le HAC disputera ce soir son sixième match en deux semaines – physiquement, Bonnet et les siens ne laissent toutefois filtrer aucune faiblesse. « Tout le travail de l’ombre fait par le staff nous permet aujourd’hui d’enchaîner les matches et de conserver une dynamique positive », note l’entraîneur havrais.

« La fatigue est là, admet Amos Youga, l’un des grands acteurs de ce retour en force. Mais quand vous avez quelque chose de beau à aller chercher, l’excitation prend le relais. On est bien, on enchaîne, et bien évidemment, on pense aux barrages, à la 4e, voire à la 3e place si l’AC Ajaccio venait à tout perdre. Maintenant, prudence quand même. On a certes gagné à Reims, mais chez les équipes du bas de tableau, on a déjà perdu pas mal de points. Là, les Niortais disputeront leur dernier match de la saison à domicile, ils vont donc vouloir terminer en beauté. Alors méfiance, rien n’est fait. » Mais désormais, le Havre AC ne dépend plus de personne.

THURAM OUT !

Touché aux adducteurs, Yohann Thuram, de nouveau handicapé dans le jeu au pied lundi à Reims, doit renoncer au déplacement à Niort. Arnaud Balijon assurera donc un nouvel intérim.

DANS LES TRAVÉES
Par la route et les airs
Si les Ciel et Marine s’envoleront ce matin de l’aéroport du Havre-Octeville, le staff technique, lui,
a pris dès hier la direction de Niort, par la route, l’avion affrété n’ayant à son bord que dix-neuf places.
Louiserre à Niort
C’est le premier mouvement dans les rangs du Havre AC. Peu utilisé, Dylan Louiserre (23 ans), apparu
à trois reprises seulement en Ligue 2 cette saison,
s’est officiellement engagé en faveur des Chamois Niortais, et ce jusqu’en 2021. Formé au HAC, révélé
en 2014-2015 (16 apparitions), le natif de Saint-Aubin-lès-Elbeuf n’est encore jamais réellement parvenu à s’imposer sur la scène professionnelle. Prêté la saison dernière à Avranches (National),
le milieu de terrain, libre de tout contrat, tentera
ainsi dans les Deux-Sèvres de lancer véritablement
sa carrière.
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Bioubz
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Bioubz
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Posté le: 04 Mai 2018 22:33 || Sujet du message:
Le HAC fait un pas de plus vers les play-offs

Plus que quatre-vingt-dix minutes à cette allure et le Havre AC terminera la saison régulière 5e, au minimum. Soit barragiste. Avec, en l’état du classement de ce soir, la perspective d’un déplacement à Brest, le 15 mai, pour un rendez-vous couperet qui autorisera le vainqueur, trois jours plus tard, à s’envoler pour Ajaccio, toujours 3e, pour le deuxième acte des play-offs.

Ce soir à Niort, où les Chamois ne se sont imposés qu’une seule fois lors des cinq derniers mois, les Ciel et Marine ont ainsi fait le job et gonflé un peu plus leurs stats de fin de saison. Et ce, via un quatrième succès de rang, le cinquième en six journées, un deuxième coup gagnant de suite à l’extérieur et un quatrième match sans concéder le moindre but.

Un succès acquis dès l’entame de cette rencontre, quand Mateta, déjà menaçant au bout de vingt-cinq secondes, reprit à hauteur des six mètres un centre parfait de Ferhat. On ne jouait que depuis la deuxième minute, et l’attaquant havrais, sur une dix-neuvième passe décisive de Ferhat, inscrivait son quinzième but de la saison. Scénario parfait. D’autant que les Niortais, en lice pour une soirée dénuée d’enjeu pour eux, ne réagissaient que mollement et laissaient les Havrais s’approcher à de nombreuses reprises du but d’Olliero. Fontaine (7e, 15e, 33e), Ferhat (12e) plantaient ainsi de nouvelles banderilles, avant que Ferhat, d’une frappe déviée par Sans, ne trouve la transversale (37e).

La rencontre se déroulait à sens unique, mais Niort, dans le temps additionnel du premier acte, parvenait à sortir quelque peu du bois, obligeant Balijon à se montrer décisif à deux reprises (45e +2, 45e +3). Ce même Balijon qui resta solide sur ses appuis pour repousser un puissant coup de tête de Sans (61e). Un arrêt salvateur, lors d’une seconde période durant laquelle les hommes de Tanchot sont apparus fébriles, même si Lekhal (66e) et Bese (80e, 81e) eurent la possibilité de breaker. Des occasions manquées sans conséquence, pour trois points de plus avant la réception de Tours (20e), vendredi prochain, pendant que Brest, 4e, se rendra à Châteauroux, 8e, éliminé de la course aux barrages. L’ultime journée s’annonce donc très chaude.

À NIORT, LE HAC BAT NIORT 1 À 0 (1-0)

Arbitre : M. Mokhtari. Spectateurs : 5 288

But pour le HAC : Mateta (2e).

Avertissements à Niort : Dacosta (50e), Sans (85e) ; au HAC : Lekhal (29e), Moussiti-Oko (87e).

NIORT : Olliero - Dacosta, Sans, Choplin, Brison (Rivieyran, 30e) - A. Dembélé (cap), Bourhane – Djigla (Koyalipou, 60e), Roye (Leautey, 81e), Lamkel Zé – Dona N’Doh.
Remplaçants : Desmas (g), Bena, Lebeau, Vion.
Entraîneur : Jean-Philippe Faure

LE HAVRE AC : Balijon – Bese, Moukoudi (Bain, 50e), Camara, Coulibaly – Lekhal – Ferhat, Youga, Fontaine, Bonnet (cap) – Mateta (Moussiti-Oko, 80e).
Remplaçants : Fofana (g), Ozdemir, Guitane, Assifuah, Gory
Entraîneur : Oswald Tanchot
________________
Mouette & Sea.
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cricridu76
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cricridu76
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Posté le: 05 Mai 2018 12:44 || Sujet du message:
article sur ferhat https://www.francefootball.fr/news/Zinedine-ferhat-le-caviar-a-l-algerienne/898347
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meven
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Nb de messages : 10078
Posté le: 05 Mai 2018 14:38 || Sujet du message:
cricridu76 a dit :
article sur ferhat http://www.francefootball.fr/news/Zinedine-ferhat-le-caviar-a-l-algerienne/898347


Il faut enleveler le s de https
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HAC13
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Posté le: 05 Mai 2018 18:26 || Sujet du message:

Ferhat : le replace en arrière latéral !

Pourquoi pas ? N'est-ce pas Tanchot ? Fallait y penser ?

Ou juste une option marketing pour élargir la palette des clubs intéressés par ce profil ?
________________
Ciel et marine
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sebastopoulpe
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Posté le: 05 Mai 2018 18:51 || Sujet du message:
HAC13 a dit :

Ferhat : le replace en arrière latéral !

Pourquoi pas ? N'est-ce pas Tanchot ? Fallait y penser ?

Ou juste une option marketing pour élargir la palette des clubs intéressés par ce profil ?


C'est ce topic pour réagir aux articles de presse : http://forum.infohac.com/index.php?page=post&ids=317995&pg=1#319289
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mathelvin
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Posté le: 06 Mai 2018 22:58 || Sujet du message:
Alors fort logiquement, aujourd’hui, tout le monde se félicite de retrouver les Havrais si proches d’une fin de saison on ne peut plus excitante. Des play-offs, qu’il s’agit toutefois d’assurer, voilà qui permet de remettre tous les compteurs à zéro et surtout, d’écrire un chapitre pas comme les autres. Suffisant pour que vendredi, soir de la réception de Tours pour la trente-huitième et dernière journée du championnat, le Stade Océane soit le lieu de rendez-vous de tout le peuple ciel et marine. « Je ne suis personne pour lancer un appel, mais si on pouvait avoir un stade plein pour vivre une grande soirée, ce serait vraiment bien. » Quelques minutes avant de quitter Niort, où il fut grand, le gardien Arnaud Balijon tenta de donner le ton.

À l’image de ses partenaires, mais aussi de son staff technique et de quelques dirigeants, le numéro 1 bis n’entend pas que la soirée de vendredi se déroule dans une ambiance, disons fraîche, et devant une affluence, disons modeste. C’est pourtant à craindre. Dès hier sur les réseaux sociaux, les plus fidèles n’ont en effet pu contenir leur colère. Et pour cause.

Les fans l’ont mauvaise
Alors qu’une histoire, belle de surcroît, laisse en vie l’espoir de créer l’un des plus beaux exploits, version Ligue 2, la direction du HAC n’a pas daigné en rajouter afin de relayer la mobilisation. Pour vendredi, et la venue des derniers de la classe, des Tourangeaux renvoyés en National, les tarifs ne subiront ainsi aucune baisse. Comme si ce bouquet final n’était la seule conséquence d’une saison formidable. Comme si un claquement de doigts, luxe que s’offrent les grands clubs et ceux qui ne sont qu’à quatre-vingt-dix minutes du Graal, suffisait à faire converger les Havrais en direction du vaisseau bleu. Encore une fois, les supporters l’ont mauvaise.

Ceux-là mêmes qui ont tant manqué lors des deux derniers matches au Havre, puisque privés de leur tribune Nord (fermée vendredi soir encore, sur décision de la LFP), ceux-là mêmes que la direction du club doyen n’aurait pas le droit, toujours sur décision de la Ligue, de replacer gratuitement. Au moment où l’avenir pourrait prendre une nouvelle dimension, sans doute aurait-il au moins été possible de renouer les liens avec les fans, dont certains ont effectué vendredi le voyage à Niort, pour un retour au Havre aux alentours de 5 h 30, hier matin.

Mais non. Le pari a été fait, celui-ci s’annonce risqué. En cas d’accession, il sera gagné. En cas d’échec, la prochaine campagne d’abonnements en subira de lourdes conséquences. Car pour certains des fidèles du Kop, ceux qui se privent pour s’offrir une carte à l’année, la somme de 5 €, qu’ils se doivent de mettre sur la table pour être replacés ailleurs qu’en tribune Nord, n’a rien de dérisoire. Quant aux autres, à l’image de la direction du HAC sans doute, ils en font une question de principe. Un bras de fer dont les premières « victimes » restent les hommes d’Oswald Tanchot. Les seuls, dans un tel contexte, qui ne sentiront sans doute pas derrière eux pousser tout un peuple.

Encore une fois, si l’envahissement du terrain, en date du 30 mars, avait été marqué par des violences, des dégradations, la stratégie aurait été légitime, mais rien de tout cela, si répréhensible fut l’acte, n’est venu ternir l’image d’un club qui fait sans doute trop souvent le plein d’émotions pour décider de créer ce qu’on aimerait encore appeler un engouement... populaire. L’occasion d’aller rechercher ceux qui ne regardent désormais que l’extérieur du Stade Océane paraissait pourtant belle.
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mathelvin
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Posté le: 11 Mai 2018 10:49 || Sujet du message:
Le 28 juillet, au coup d’envoi de la journée d’ouverture et d’un premier succès éclatant à Tours (3-0), sans doute était-ce le minimum attendu, une place dans ce top 5 pour la première fois synonyme de play-offs. Ambitieux, le HAC ne pouvait avoir pour autre objectif qu’une qualification au tour final, à défaut de pousser officiellement le curseur jusqu’à cette accession directe, cette promotion que sont allés chercher Rémois et Nîmois. Mais les Ciel et Marine reviennent de si loin qu’il sera impossible de minimiser la performance, si celle-ci venait à être validée ce soir.


Rappelons-nous de cet hiver totalement pourri sur les routes du championnat, marqué par ces deux points grattés à l’extérieur sur les dix-huit mis en jeu (du 12 janvier au 16 mars), souvenons-nous de cette soirée sans âme et sans but lors de la réception d’une formation de Bourg-en-Bresse à la défense pourtant trouée de partout (0-0, 27e j.), mais aussi de ce succès estampillé QRM au Stade Océane (2-0, 31e j.) et d’un glas qui se mit à sonner. Des joueurs pris en flagrant délit de démission, un staff sans solution, une direction sans réaction... Les critiques noircissaient alors le décor. Jusqu’à ce que tout un club, sans vague, sans panique, sans hurlement, ne se relève.

Bain : « On nous avaitrayés de la course »
« Plus personne ne croyait en nous, on nous avait rayés de la course, constate Denys Bain. Alors on a joué sans pression, ce qu’on aurait d’ailleurs dû faire beaucoup plus tôt, et puis on a enchaîné les bons résultats. C’est passé in extremis, mais aujourd’hui, on a notre destin en main et la possibilité d’offrir au club un supplément. Avec, peut-être, la possibilité de rêver. » Alors oui, ce vendredi planera au-dessus du Stade Océane le parfum des très grands soirs. A l’inverse de mai 2016 et de cette soirée magico-tragique, lorsqu’après avoir écrasé Bourg-en-Bresse (5-0), la montée se défila pour un but seulement, cette fois, il est toutefois certain qu’il n’y aura rien à fêter. Tout juste le droit de rêver, et c’est déjà beaucoup.

Rêver à cette cinquième place qui obligera les Havrais à se déplacer trois fois en quatre matches si d’aventure ils allaient au bout de ces barrages, rêver même à la quatrième place, si Brest venait à lâcher deux, voire trois points à Châteauroux (lire notre édition d’hier). « Le danger, insiste Tanchot, ce serait de croire qu’on est déjà qualifiés. Il reste cette 38e journée à disputer et pour le moment, le HAC est juste l’un des acteurs d’une dernière journée à suspense. »

Un point derrière Brest (4e), un point devant Lorient (6e) et Clermont (7e), le Havre AC bouclera ainsi ce soir la boucle de la saison régulière, avec à l’affiche, des Tourangeaux scotchés en dernière position depuis... le 19 septembre, eux qui au mieux auront pointé le bout de leur nez à la... dix-neuvième place (6e et 7e j.). A priori... « A priori, rien du tout, coupe l’entraîneur havrais. On ne s’occupe pas du tout de l’adversaire. L’idée est d’être au max à l’heure H, un point c’est tout. Et on verra dans les dernières minutes s’il faut ajuster le coaching par rapport à tel ou tel résultat. Je dis bien dans les dernières minutes, car avant, je ne me tiendrai pas au courant de l’évolution des scores. » Si ses hommes, vainqueurs de leurs quatre derniers matches, et ce sans concéder le moindre but, maintiennent la cadence, sans doute n’aura-t-il pas à s’en inquiéter du tout.

Lekhal : « Ça nous manquait »
Il dut attendre la 5e journée pour signer sa première apparition de la saison. La première de ses trente titularisations, lui dont le nom n’a plus jamais quitté la feuille de match depuis la septième échéance. Soit un record pour Victor Lekhal (24 ans), auteur d’une saison tout simplement impeccable, au point de le hisser au tout premier rang des hommes qui auront marqué l’exercice de leur empreinte. Incontournable du « onze », il veut désormais mettre la barre plus haut encore. Objectif Ligue 1 sous les couleurs d’un club dont il porte le maillot depuis l’âge de 12 ans.
Il n’y a pas encore de Graal à aller chercher, mais cette soirée ne s’annonce pas tout à fait comme les autres. Pour la première fois cette saison, ne sentez-vous pas monter une excitation particulière ?
Victor Lekhal : « C’est vrai que c’est un peu différent. C’est la dernière journée et on sait qu’en cas de succès, il y aura les barrages au bout. Il y a donc un supplément d’excitation et ça fait du bien. Ça nous manquait. »
Très honnêtement, avant que vous n’amorciez cet impressionnant retour en force, n’avez-vous pas craint d’avoir tout perdu ?
« Oui... Après la trêve, on a mal redémarré et après QRM (0-2, 31e j.), là, on a eu peur. On ne prenait plus beaucoup de points et c’est vrai qu’on se posait pas mal de questions. Maintenant, on n’a jamais renoncé. Il y a eu des moments très pénibles, mais on s’est accroché et finalement, on a réussi à rebondir. Et aujourd’hui, on a l’occasion de valider tous nos efforts. »
Vous êtes-vous sentis seuls lors de ce long passage à vide ?
« Disons, et ce n’est pas totalement illogique, qu’on sentait bien qu’il n’y avait plus que nous pour y croire. Alors, comme plus personne ne nous attendait, on s’est dit qu’on n’avait plus rien à perdre et qu’il fallait jouer libéré, sans calculer, en prenant un maximum de plaisir. Maintenant, on n’est pas encore arrivés. Cette place, il faudra la défendre face à Tours. »
« On joue enfin sur notre vraie valeur »
Sur le papier, difficile d’imaginer qu’un accident puisse vous arriver. Comment se prépare-t-on à disputer un match à fort enjeu face à un adversaire qui est au fond de la classe et annoncé à l’étage inférieur ?
« C’est vrai, tout le monde nous voit déjà remporter ce match, comme tout le monde nous voyait hors course il y a un peu plus d’un mois. On ne s’occupe donc pas des pronostics, parce que c’est le match piège par excellence, face à des Tourangeaux qui vont vouloir se montrer. Alors gardons bien en tête la façon dont on est revenu dans les cinq premiers, et ne changeons rien. Parce qu’en termes de qualité de jeu, de solidité et d’efficacité offensive, on joue enfin sur notre vraie valeur. »
En termes de régularité, vous dégagez auprès des fans et des observateurs l’image d’un joueur susceptible de devenir l’homme de la saison. Partagez-vous cette impression ?
« C’est en tout cas ma saison la plus complète au niveau du temps de jeu et des performances. Je pense avoir tout donné. Maintenant, tant que je n’aurai pas atteint l’objectif fixé par le club, je ne pourrai pas être totalement satisfait. Monter avec mon club de toujours, ce serait vraiment magique. Alors commençons par assurer notre place en barrages, et si ça passe, on se battra pour aller chercher cette Ligue 1. »
DANS LES TRAVÉES
Entre le HAC et ses fans, ça se détend
La hache de guerre est enterrée. Si ce soir, les Barbarians seront de nouveau absents des travées, puisqu’ils ont décidé de s’auto-sanctionner, en revanche, si le HAC venait à se qualifier pour les play-offs, un geste sera fait à l’endroit des fidèles et des abonnés.
En cas de quatrième place, et donc l’assurance de recevoir le cinquième mardi, le Havre AC invitera tous ses abonnés. En cas de cinquième place, et donc l’assurance de se déplacer mardi chez le quatrième, le président Volpe prendra personnellement à sa charge le coût des billets en tribune visiteurs. Rappelons que l’entrée sera gratuite ce soir pour les moins de 16 ans.
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mathelvin
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Posté le: 12 Mai 2018 08:48 || Sujet du message:
Lorsque d’un coup franc, le Castelroussin Benrahma permit aux siens, pour la deuxième fois de la soirée, de revenir à la hauteur du Stade Brestois, à deux minutes du gong, les 12 597 spectateurs du Stade Océane se mirent à vibrer un peu plus fort encore. Ils avaient compris que ce n’est pas de loin qu’ils allaient vivre le premier acte des play-offs. Mais de l’intérieur, dans les travées du Stade Océane. Tenus en échec à Châteauroux (2-2), les Brestois laissaient en effet aux Havrais l’occasion de finir en quatrième position. Ce qui change tout. Car mardi, ce n’est pas en Bretagne que Brest et le HAC se disputeront le droit de se déplacer vendredi à Ajaccio (3e), mais bel et bien au Havre, dans l’antre des hommes d’Oswald Tanchot.


Un grand moment se prépare, avec cette fois, quatre-vingt-dix minutes à quitte ou double. Et ce, entre deux équipes qui surfent sur une série d’invincibilité suffisamment épaisse pour que le combat promette d’être de très, très haut niveau. Hier soir, aux dépens de Tours, Bonnet et les siens ont en effet signé leur cinquième succès de rang, le sixième d’une série de sept matches sans défaite. Les Finistériens, eux, n’ont plus concédé le moindre revers depuis le 19 mars, soit huit matches à la suite, pour cinq victoires et trois nuls.

Mateta sur le podium
Mais force est d’annoncer que la faveur des pronostics penchera du côté du Havre AC. Parce que les Ciel et Marine paraissent actuellement intouchables, parce que Jean-Philippe Mateta, l’homme qui partage avec le Nîmois Alioui et le Rémois Siebatcheu la deuxième marche du podium des buteurs (17 réalisations), est actuellement insatiable, parce que Zinedine Ferhat a pulvérisé le record dans l’exercice de la passe décisive (20), parce que l’équilibre du bloc est juste impressionnant, et parce que depuis quatre cent cinquante minutes, jamais la défense n’a cédé. Néanmoins, mardi, le contexte sera diamétralement opposé. Le match sera couperet, la pression à son comble, l’enjeu énorme pour l’avenir des vingt-deux acteurs.

Ce sera beau, ce sera chaud, beaucoup plus croustillant que le duel d’hier soir, avec des Tourangeaux venus finir leur chemin de croix. Une galère de laquelle ils ne purent s’échapper, pris à la gorge qu’ils furent par des Havrais qui avaient décidé de vite boucler l’affaire. Avec en action Ferhat, dont le centre en retrait permit à Mateta d’ouvrir le score d’un somptueux coup de tête. Le chronomètre n’affichait que quatre minutes de jeu. Tours posait un premier genou à terre, puis un deuxième quand Fontaine servit Mateta dans la profondeur avant que ce dernier n’ajuste Descamps d’une frappe croisée (10e).

Hors sujet, Tours ne put réagir, alors que le HAC entendait en remettre une dernière couche, via Mateta encore (16e et 28e) et surtout Fontaine, dont la frappe enroulée vint s’écraser sur la transversale (39e). Un dernier coup de chaud pour la lanterne rouge, puisque lors du deuxième acte, les hommes de Tanchot se mirent logiquement à gérer, tournés qu’ils étaient déjà vers l’échéance de mardi soir (à20 h 45). Et on a déjà hâte d’y être !

LES NOTES :

Thuram (5), Bese (6,5), Bain (5,5), Camara (5,5), Coulibaly (5,5), Lekhal (6), Ferhat (6,5), Youga (6), Fontaine (6), Bonnet (6), Mateta (7)

LE HAC VA SIGNER LE CANONNIERDU NATIONAL

Le contrat n’a pas encore été paraphé. Mais ça ne saurait tarder. Et celui-ci liera pour les trois prochaines saisons le HAC à un tout nouvel attaquant, Sénégalais de nationalité, pioché dans les rangs du National, à Avranches très précisément. Il s’agit de Jamal Thiaré, 25 ans en mars dernier. Et surtout, c’est auréolé d’un titre de meilleur buteur de National qu’il se posera au HAC. L’attaquant avranchinais a en effet fait mouche à quinze reprises, et succède ainsi à Umut Bozok, alors à Marseille-Consolat et auteur de dix-huit buts. Aujourd’hui Nîmois, Bozok a été sacré meilleur buteur de L2 avec vingt-quatre réalisations au compteur. Formé à Charleroi (Bel), d’où il est arrivé il y a quatre ans, Thiaré a ainsi bouclé hier son exercice le plus abouti avec Avranches. Et se prépare, à l’instar de Kelly Irep, latéral gauche recruté et prêté dans la foulée à Concarneau (Nat), à franchir un, voire peut-être même deux nouveaux paliers.

AU HAVRE, LE HAVRE AC BAT TOURS 2 À 0 (2-0)
Arbitre : M. Thual. Spectateurs : 12 597.
Buts pour le HAC : Mateta (4e, 10e).
Avertissements au HAC : Lekhal (65e) ; à Tours : Etcheverria (30e), Devaux (75e).
HAC : Thuram - Bese, Bain, Camara, Coulibaly - Lekhal - Ferhat (Assifuah, 89e), Youga (Guitane, 69e), Fontaine, Bonnet (c) (Gory, 83e) - Mateta.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
TOURS : Descamps - Etcheverria, Gradit, Filippi (c), El Hriti - Devaux - Ndoye (S. Sissoko, 82e), Larbi, Bulot (Bayard, 58e) - Diarra, Tshibumbu (Tall, 58e).
Entraîneur : Jorge Costa.
« On ne va pas exulter maintenant »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « On ne va pas exulter maintenant. On ne peut pas. Si on doit exulter, ce sera tout au bout de cette aventure. On va rentrer dans une période assez excitante, palpitante. Là où on doit aller, ça demande encore quatre matches. Mais il faut féliciter les joueurs, car on finit avec 66 points durement acquis, avec des moments difficiles. On a battu le nombre de points du HAC depuis la relégation en Ligue 2 (N.D.L.R. : mai 2009), on a battu le nombre de buts marqués depuis la descente en L2, on a la meilleure différence de buts depuis la descente en L2... Je ne suis pas très fan des chiffres, mais à la 38e journée, on peut en parler. On coiffe Brest sur le fil et c’est un plaisir de recevoir cette équipe, avec un Kop qu’on va retrouver et je pense qu’il va être chaud bouillant. J’espère qu’on sera le représentant de la L2 face au dix-huitième de L1. »
Alexandre Bonnet (capitaine du HAC) : « L’objectif était de garder au moins cette place de cinquième, en mettant d’entrée de l’impact. Là, on va finalement avoir la chance d’offrir un gros match à notre public. Mais il ne faut pas se laisser gagner par l’euphorie. On a réalisé quelque chose de bien, mais ça continue. On a vraiment hâte d’y être. On s’est donné les moyens d’y être, à travers une grosse série, mais encore une fois, le travail n’est pas fini. Mardi, on n’aura pas le droit de se manquer. Il faudra rester maître de nos émotions, en profitant de l’instant et en y mettant de la vie. »
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mathelvin
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Posté le: 13 Mai 2018 12:58 || Sujet du message:
Autant il ne versait pas dans le tragique lorsque ses hommes avançaient à reculons, lorsque le classement n’annonçait rien de bon. Autant Oswald Tanchot, l’entraîneur qui a pioché le plus grand nombre de points en L2 (66) depuis Jean-Marc Nobilo (78, 2007-08), a toujours su rester en retrait de l’euphorie ambiante, à l’image du technicien mesuré qu’il est. Cette capacité à rester calme en toutes circonstances, comme lors du 16 février dernier, soir d’un échec du HAC à Sochaux (2-3), non sans avoir mené 2-0, d’aucuns avaient mis en exergue le show de Peter Zeidler, entraîneur du FCSM, contre l’apparente passivité d’Oswald Tanchot dans la tempête. Aujourd’hui, l’entraîneur sochalien est en vacances, le coach havrais toujours en lice pour l’accession. Et ce, au terme d’une saison régulière qui laissa tout de même craindre le pire à la sortie de l’hiver.


Peut-on dire que cette qualification aux play-offs, qui plus est en quatrième position, était inespérée ?

Oswald Tanchot : « Inespérée... Tout dépend comment on prend le terme. Disons qu’à un moment, le challenge était devenu difficile à relever. Lorsque vous êtes dixième ou neuvième, que rien ne vous sourit, que vous payez cash la moindre erreur, les barrages vous semblent loin. »

Quel était alors votre discours ?

« C’est simple. Tous les jours, j’insistais sur le fait qu’il fallait tout mettre en œuvre pour avoir encore quelque chose à jouer lors de la dernière journée. Et petit à petit, on a réussi à reprendre du terrain sur les équipes qui nous devançaient. »

« On avait les moyens de viser la 3e place »
Jusqu’à souffler la quatrième place au Stade Brestois vendredi soir...

« L’idée était de rester dans la peau du chasseur. Se fixer pour seul objectif de défendre notre cinquième place aurait été dangereux. Il y avait encore quelque chose à aller chercher et l’entame de match a prouvé que les joueurs avaient toujours aussi faim. »

La Ligue 1 est encore loin, mais au terme de la saison régulière, le HAC, positionné au pied du podium, est-il à sa place ?

« Je pense qu’on a exploité le potentiel de l’équipe. Maintenant, je pense qu’on avait les moyens de viser la troisième place. Par rapport à ça, il y a un regret. En revanche, les deux premières... Reims et Nîmes ont réalisé un parcours vraiment fantastique. De notre côté, on peut se satisfaire d’avoir battu au moins une fois les trois premiers, mais aussi Brest (5e), Clermont (6e), Lorient (7e) et le Paris FC (8e). Ce que le HAC ne parvenait pas à faire les saisons précédentes. Maintenant, il est dommage d’avoir perdu tant de points à l’extérieur. »

Avec le recul, comment expliquez-vous cet écart qu’il y a longtemps eu entre le HAC du Stade Océane et le HAC en version extérieur ?

« Il y a des choses qui ne s’expliquent pas toujours. Il y a eu ce déclic à Reims (1-0), puis à Niort où on a fait le boulot (1-0) et à l’arrivée, on se rend compte que le point pris à Lens (3-3), alors que nous étions largement menés à la pause (1-3), a une très grande valeur. À l’extérieur, l’équipe s’est décomplexée. »

Cette phase retour, vous l’avez commencée avec treize points pris en douze matches, et vous venez de la finir sur un bilan de dix-neuf points en sept matches. Quel levier avez-vous actionné ?

« Peut-être que c’est une somme de détails, mais je crois surtout que ça vient d’abord des joueurs. Après QRM (0-2, 31e j.), ils ont arrêté de se poser cinquante mille questions. Ils avaient conscience de décevoir les gens, de ne pas répondre aux attentes. Ils ne trichaient pas, mais ils étaient moins bien. Et puis ils sentaient monter la tension autour d’eux. Parce qu’il y a ce contexte havrais, toutes ces années sans résultat, dont les joueurs d’aujourd’hui sont les héritiers. Ils ont compris ça, sont parvenus à passer outre, et peu à peu, ils ont joué avec plus de légèreté. Et puis il y a eu le décès de Samba, un moment terrible qui a soudé un peu plus encore un groupe qui l’était déjà. »

Maintenant, place aux barrages ! Vous les imaginez comment ?

« Tout s’enchaîne, tout va si vite. Mais pour le moment, on n’a rien gagné. Mardi, on va juste tenter de se donner le droit de disputer un quarantième match, vendredi à l’AC Ajaccio. Face à Brest, ce sera un choc entre deux équipes qui se ressemblent. Car les Brestois aiment aussi le jeu, et le beau. Il faudra être à la hauteur, d’autant que j’imagine qu’il y aura une très, très grosse ambiance au stade. Physiquement, les voyants sont au vert, humainement, ce groupe dégage une extraordinaire solidarité, on est donc tous prêts à aborder cette nouvelle aventure, avec l’envie forte d’aller au bout. »

DANS LES TRAVÉES...
Les abonnés invités
La gratuité a été décidée pour tous les abonnés, ainsi invités mardi à assister à ce premier match des play-offs. Rappelons que le coup d’envoi sera donné à 20 h 45.
Le Kop affiche
déjà complet
Hier, en un peu plus d’une demi-journée, toutes les places de la tribune Nord, fermée lors des trois dernières soirées de championnat au Stade Océane, avaient trouvé preneur. Le retour du Kop et de ses fans les plus chauds est ainsi attendu avec une forte impatience.
Tous sur le pont
À l’exception d’Andriatsima, touché au genou le 24 avril, tous les Ciel et Marine sont opérationnels. Si quelques joueurs ont dû hier soigner quelques coups, le staff médical ne laissait toutefois planer aucune incertitude sur l’un des hommes d’Oswald Tanchot. À noter que Harold Moukoudi, présent vendredi sur le banc, sera mardi en état de tenir sa place.
Des absents à Brest
Trois et peut-être même quatre joueurs importants de l’effectif brestois resteront mardi dans le Finistère. Gaëtan Belaud, latéral droit, est touché à un œil, Ibrahima Sissoko, athlétique milieu et révélation brestoise de la saison, souffre du pied, alors qu’Alexandre Coeff, milieu offensif, est stoppé par une blessure à la cuisse. Trois absences auxquelles pourrait s’ajouter celle de Jessy Pi, fortement gêné par une douleur aux adducteurs.
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mathelvin
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Posté le: 15 Mai 2018 08:14 || Sujet du message:
Ce soir, ça passe ou ça casse ! Entre le HAC et Brest, c’est un billet qualificatif pour le 2e tour des play-offs qui sera en jeu, pour un pas de plus vers la Ligue 1.


Ils y sont ! Et c’est d’autant plus beau, d’autant plus fort, qu’ils y sont arrivés seuls, ou presque, lâchés qu’ils ont été un instant par les fans, les observateurs. Oui, contre la critique et le scepticisme, ils sont restés debout, pour prendre tout le monde à contre-pied et s’offrir un final croustillant.

Ce soir, ce pourrait donc être grand. Et ce, sous les yeux des 14 000 spectateurs attendus, devant un Kop qui vivra et poussera à nouveau, devant un peuple ciel et marine à la fierté retrouvée. Une revanche pour le vestiaire ? « Non, non, assure Christophe Revault. A un moment donné, on s’est tous fait taper dessus, à juste titre parfois, mais on n’a rien lâché. Et aujourd’hui, on s’offre et on offre une fin de saison inédite. »

Co-meilleure équipe à domicile de la saison régulière (44 pts), deuxième défense du championnat (34 buts « contre »), emmené par le meilleur passeur de la compétition (Ferhat, 20) et le co-meilleur deuxième buteur (Mateta, 17), le Havre AC aborde donc ce premier tour des play-offs avec le vent dans le dos, vainqueur de ses cinq derniers matches, sans concéder le moindre but s’il vous plaît. « On a toujours essayé d’amener des ondes positives autour de l’effectif, ajoute Revault. Par rapport à la qualité du groupe, à ce que les gars produisaient à l’entraînement, on ne comprenait pas ce qu’il se passait, mais on restait persuadés que notre place serait dans les cinq premiers. Maintenant, attention. Ne croyez pas que nous sommes soulagés. L’objectif n’est pas encore atteint, l’histoire reste à écrire. »

Avec un premier chapitre ce soir, avant, peut-être que l’aventure se poursuive vendredi à Ajaccio. Mais de ce voyage en Corse, personne n’ose en évoquer la possibilité. L’événement de ce soir, sur fond de match couperet, se suffit à lui-même pour que tout le monde se focalise à cent pour cent dessus.

« Au niveau émotionnel,ce sera très fort »
« En termes de ferveur, ça me rappelle ce que nous avons vécu il y a deux ans (NDLR : ce final face à Bourg-en-Bresse), note Oswald Tanchot. On renoue avec notre public, et cette fin de saison aura déjà été utile de ce point de vue-là. Maintenant, on ne veut surtout pas que ce soit le dernier match de la saison au Stade Océane. Il n’y aura pas de calcul, c’est un match sec, avec prolongation et tirs au but si besoin. Au niveau émotionnel, ce sera très fort je pense. C’est bien que les gens, qui se coltinent parfois des matches moyens de Ligue 2, puissent vivre ça. Ce sera un huitième de finale, et pas un match à la « mort », car c’est un terme qu’on n’a pas envie d’utiliser. On a une quête, on sait pourquoi on fait les choses, et on a un ange qui veille sur nous. » Une forte et émouvante pensée à Samba Diop de la part d’un entraîneur qui attend encore de ses hommes qu’ils jouent pour leur jeune partenaire disparu le 7 avril.

« Et on va le jouer comme les précédents, assure Yohann Thuram. C’est vrai que cette fois, il n’y aura pas d’autre chance, que tout s’arrêtera pour le perdant, mais il est hors de question de ne pas aborder cette rencontre pied au plancher. On a gagné nos derniers matches comme ça, alors surtout, ne changeons rien. En Ligue 2, beaucoup de joueurs sont aujourd’hui en vacances, on a la chance d’être toujours en course, ne gâchons pas ce plaisir. Et puis le fait d’être chez nous, devant un gros public, avec un Kop qui va enfin de nouveau pousser avec nous, ça va nous donner de la force.»

Vingt-neuf ans après (lire par ailleurs), le HAC est donc de retour en barrages d’accession, les premiers depuis que la Ligue 2 se joue sur une poule unique (1993). Pour une soirée à croquer sans la moindre modération.
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mathelvin
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Posté le: 15 Mai 2018 08:29 || Sujet du message:
Retombé en Ligue 2 il y a cinq ans, le Stade Brestois, 5e de la saison régulière, fera ce soir étape au Havre pour l’acte I des play-offs, sans pression, du moins selon leur entraîneur.


Les barrages d’accession... Le Stade Brestois et le Havre AC sur une même affiche... Voilà qui nous renvoie loin dans le temps, à la fin des années « 80 », saison 1988-1989 très précisément. Le Brest de Roberto Cabanas, Paul Le Guen et Corentin Martins, 2e du Groupe A de Deuxième division, reçoit le HAC de Jean-Pierre Delaunay, Thierry Uvenard et du duo irlandais Byrne-Stapleton, 3e du Groupe B. Et en ce mois de mai 1989, ce sont les Finistériens qui sortent vainqueurs, sans suspense (4-1), sur la pelouse de Francis-Le Blé.

Près de trois décennies plus tard, les deux clubs se retrouvent face à face, pour un 1er tour de barrages qui, cette fois, se déroulera au Havre, au Stade Océane, où le SB29 s’est incliné le 9 février dernier (0-1) sur un but de Mateta. Période de la saison au cours de laquelle les Bretons tiraient la langue et disparaissaient peu à peu de la course (10e). Mais à l’instar du HAC, ils se sont relevés.

« Notre méthode a mis du temps à payer, note Jean-Marc Furlan, l’entraîneur aux trois accessions en L1. Avec mon staff, on est ravi d’être à cette place en cette fin de saison. Je me sens léger, les garçons ont bien géré pour bien finir. Notre groupe est solidaire, jamais cette saison il n’a été déstabilisé. » Un discours qui ne peut toutefois cacher cette pointe de déception due au fait qu’il faudra au Stade Brestois se déplacer au Havre, après avoir perdu la 4e place sur le fil, vendredi à Châteauroux. À deux minutes près, le duel de ce soir aurait eu lieu dans le Finistère.

« On a tout à gagner »
« À chaud, j’étais très en colère de ne pas faire ce match de play-offs à domicile, concède Furlan. Maintenant, on part plus libérés car on aurait eu plus de pression à jouer à Le Blé. Mais l’essentiel, c’est d’être heureux de disputer ce match de play-offs, on va le jouer léger et plein d’enthousiasme. Ce qu’il faut se dire, c’est qu’on a tout à gagner. C’est le message que je passe aux joueurs. »

Alors ce soir, Brest s’appuiera sur sa série en cours, ces huit matches sans revers (dont 5 succès), le dernier couac datant du 19 mars, jour de la réception de Nîmes (0-2). Mais aussi sur sa faculté à voyager solide et efficace, Faussurier et les siens ayant empilé plus de points à l’extérieur (33) qu’à domicile (32), soit un bilan que seuls Rémois et Nîmois peuvent toiser. Néanmoins, les visiteurs ne se poseront pas sur les bords de la Manche avec l’intégralité de leurs atouts forts.

En plus de Belaud, l’indiscutable latéral droit, de Sissoko, l’homme qui apporte de l’impact à l’entrejeu, et de Coeff, joker du couloir droit, Pi, l’indétrônable du milieu, sorti blessé vendredi à Châteauroux, ne pourra en effet être du voyage. « On va avoir une équipe new-look, annonce Furlan. Mais le onze qui va débuter au Havre donnera le meilleur sur le terrain. » Avec, à la pointe du dispositif, ce trio offensif lourd de vingt-six buts : Charbonnier (9), H. Diallo (9) et Faussurier (8), ce dernier n’étant autre que le dauphin de Ferhat au classement des passeurs, avec treize offrandes au compteur, contre vingt pour le Havrais.
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sweetchinhbk
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Posté le: 15 Mai 2018 14:47 || Sujet du message:
Excellent article de So Foot comme souvent à lire ici

http://www.sofoot.com/jean-philippe-mateta-a-les-yeux-bleus-455644.html
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