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yann
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Nb de messages : 10899
Posté le: 22 Mars 2018 08:12 || Sujet du message: [REVUE DE PRESSE] : pas de commentaire SVP !
Désolé, erreur de manipulation... Et c'est tout le sujet qui a disparu.

Merci de ne pas commenter les articles sur ce sujet.

Un autre y est consacré. Vous pouvez citer l'article de presse et le commenter.

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mathelvin
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Posté le: 29 Mars 2018 09:39 || Sujet du message:
La course-poursuite des Ciel et Marine se poursuivra demain, dans leur jardin, là où devra régner une atmosphère à la hauteur de l’enjeu.

PARCE QUE LE HACNE PEUT PAS SE LOUPER
Huit matches. Et autant de rendez-vous couperet. Cinquième au coup d’envoi des cinq précédentes journées, le HAC a glissé jusqu’à la huitième place, avec au fond de la poche, les quatre seuls points pris sur les quinze derniers distribués. Un rythme qui n’effraie personne, digne d’un prétendant promis à la déception.

Alors demain, pour le premier des cinq derniers matches de la saison qui se dérouleront au Stade Océane, les Ciel et Marine resteront ou disparaîtront de la course aux play-offs, ceux auxquels la cinquième place rend accessible. En clair, lors de cette 31e soirée, la saison du HAC se poursuivra ou s’arrêtera. Jamais encore, depuis l’ouverture du championnat, l’enjeu n’avait été si grand.

PARCE QU’IL EST TROP TÔT POUR FAIRE LES COMPTES
La colère, le pessimisme, la lassitude... Pendant que le HAC reste au point mort, ces sentiments, eux, gagnent du terrain. Si les fans, et pas que, grincent au rythme de résultats trop modestes en rapport aux ambitions et aux moyens, s’ils peinent à entrevoir un coin de ciel bleu, malgré des déclarations d’après-match qui tendent à faire croire que l’horizon se dégage, s’ils broient déjà du noir à l’idée de vivre une dixième saison de rang à l’ombre de l’élite – ce qui serait un triste record depuis la fin des années 70 – il n’en reste pas moins qu’un bilan ne peut être arrêté.

Vingt-quatre points restent à piocher, cinq sont à reprendre au Paris FC (5e), six à Lorient (4e) et sept à l’AC Ajaccio (3e), attendu au Havre le 27 avril... Bref, si le défi est grand, il n’a rien d’inaccessible. D’autant, pour rappel, que le Havre AC, invaincu depuis plus d’un an au Stade Océane, recevra à trois reprises lors des quatre dernières journées (Nancy, AC Ajaccio et Tours).

PARCE QUE QRMNE PEUT PAS SE CACHER
Quand le HAC attend toujours de sceller son premier succès à l’extérieur de la phase retour, Quevilly-Rouen Métropole en compte déjà trois, à Sochaux (1-0), Bourg-en-Bresse (5-3) et Nancy (2-1). Des coups de force qui n’ont toutefois pas permis aux Métropolitains de décoller réellement de cette 19e place qu’ils n’ont quittée qu’à trois reprises depuis la dixième journée. Alors QRM ne peut aujourd’hui faire autrement que de jouer le tout pour le tout, afin, dans un premier temps, de combler l’écart de trois points qui le sépare de Nancy, l’actuel barragiste.

Dans la foulée d’un éclatant succès (4-1, 30e j.) signé aux dépens d’Auxerrois qui avaient choisi Diochon pour laver leur linge sale en public (bagarre entre Polomat et Barreto), les hommes de Da Costa ne se poseront donc pas au Havre en victimes expiatoires. Et ce, même s’il leur faudra composer sans Lamine Ndao, joker hivernal (ex-Valenciennes) qui a déjà fait mouche à cinq reprises, et sans l’ex-Caennais Jeff Louis, lui aussi arrivé cet hiver, deux hommes sous le coup d’une suspension.

PARCE QUE CE DUELÀ LA COULEUR DU DERBY
Les choses sont claires, et l’ont toujours été d’ailleurs. Lorsque le HAC et QRM sont amenés à se croiser sur une même pelouse, l’engouement n’a rien de comparable avec ce qu’il était ou pourrait l’être si le FC Rouen figurait à l’affiche en lieu et place de QRM. Mais l’histoire du football rouennais a voulu que le club du président Mallet prenne la main, sans pour autant déplacer les foules.

Si à Diochon, la première manche de ce face-à-face avait débouché sur un record d’affluence (7 262), pour une moyenne de 2 517 spectateurs (la plus faible de L2, même si le séjour au Mans fausse les chiffres), qu’en sera-t-il demain au Stade Océane ? Les premières estimations flirtent avec la barre des 8 000 spectateurs. Ce qui serait une première depuis la réception du RC Lens (10 299, 16e j.). Et un minimum, avouons-le, un soir où une once de rivalité viendra se mêler à l’aspect décisif de la rencontre, pour les uns, comme pour les autres.

Le coin des internationaux
Durant la pause internationale, sept des hommes d’Oswald Tanchot ont défendu les couleurs de leur pays respectif. A savoir le Hongrois Barnabas Bese dont le bilan est de deux revers, face au Kazakhstan (2-3) puis l’Ecosse (0-1), l’Algérien Zinédine Ferhat, titulaire devant la Tanzanie (4-1) et l’Iran (1-2), le Burkinabé Yacouba Coulibaly, victorieux de la Guinée Bissau (2-0) avant de tomber devant le Kosovo (0-2), mais aussi le Centrafricain Amos Youga, revenu au Havre avec un nul face à la Gambie (1-1) et un succès aux dépens du Kenya (3-2), et le Malgache Faneva Andriatsima, dont la sélection a tenu le Togo en échec (0-0) avant de s’incliner face au Kosovo (0-1).
Avec les Bleuets, version U19, Rafik Guitane, incontournable du « onze » de Bernard Diomède, s’est quant à lui hissé avec les siens jusqu’à la qualification à l’Euro 2018 de la catégorie (Finlande), à la faveur de succès face à la Belgique (3-2), la Bulgarie (2-0) et l’Espagne (4-2), alors que Yahia Fofana (France U18) a vécu la double confrontation face à l’Allemagne, remplaçant lors du premier match (2-2), titulaire lors du deuxième (4-2).
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mathelvin
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Posté le: 30 Mars 2018 14:57 || Sujet du message:
Au prochain échec, l’ambition des Ciel et Marine ne sera plus que cendre et souvenir Leur retard est en effet devenu bien trop conséquent pour les autoriser à piocher le moindre joker d’ici le 11 mai et la trente-huitième et dernière journée. Alors, à une semaine d’une étape en Champagne, où le Stade de Reims aura peut-être ce jour-là l’occasion de sceller définitivement son retour en Ligue 1 (samedi 7 avril, 15 h), et où le HAC devra dépasser son rôle de simple invité d’honneur, un faux pas face à QRM serait fatal. Un nul ayant également dans ce contexte valeur de couac. Désormais, et ce jusqu’à ce que l’espoir demeure, chaque journée de championnat décidera ainsi de l’avenir du club doyen.

« Il n’est plus utile de se projeter sur deux ou trois journées, admet Oswald Tanchot. Chaque match qui se présente devra être abordé avec un instinct de survie, comme s’il s’agissait du dernier. Il reste huit matches et ayons bien en tête que dans le sport, dans le football notamment, il y a eu des retournements de situations autrement plus incroyables. Alors, il faut avoir envie de tout arracher ! » L’entraîneur havrais entend donner le ton. Le message a-t-il été reçu ? Nous ne le saurons que ce soir. Car hier, aucun joueur ne s’est présenté à la conférence d’avant-match...

Bain sera-t-il en état ?
Puisqu’il fut donc impossible de prendre la température au sein du groupe, laissons donc Tanchot continuer à planter le décor de cette soirée capitale, celle qui s’inscrit dans la foulée d’un neuvième revers, concédé il y a deux semaines à Châteauroux (1-2). Celle qui sera tout aussi décisive pour des Quevillos-Rouennais scotchés à une dix-neuvième place synonyme de relégation directe. « Mais attention, prévient le patron technique du HAC. De l’avis de tous, QRM développe un football de qualité, sans doute l’un des plus beaux du championnat. Ça ne ferme pas, c’est pour ça que cette équipe prend des points à l’extérieur (NDLR : 12, dont 10 depuis le début de l’année 2018). Maintenant, QRM fait souvent la première erreur, et c’est ça qui les plombe. Un peu comme nous dans le haut du tableau... Et quand je parle d’instinct de survie, je sais que ça vaut également pour QRM. »

En termes d’enjeu, le curseur sera ainsi ce soir poussé très, très loin. Peut-être pour les 9 000 spectateurs attendus l’occasion de vivre une rencontre d’une rare intensité. Peut-être aussi l’opportunité pour les fans de démontrer qu’ils auront, eux, été à la hauteur des ambitions du club. L’idée est donc de s’accrocher aux dernières branches, mais aussi et surtout à cette certitude que le travail a jusqu’alors été bien fait sur la pelouse du Stade Océane, puisque seuls Reims et l’AC Ajaccio avancent un meilleur bilan à domicile.

La faveur des pronostics, c’est ainsi aux Ciel et Marine qu’elle est dédiée, même s’ils sont hier partis au vert, à Honfleur, avec quelques incertitudes, puisque Bain et Gory, récemment touchés à la cheville, ne savaient pas encore quel rôle ils seraient en mesure de tenir, tout comme Tanchot ne savait pas vraiment dans quel état se trouvaient ses internationaux, ces derniers n’étant revenus de sélection que mercredi soir, dans un état de fatigue avancé pour certains. Des détails qui comptent, certes, mais au-dessus desquels le HAC n’a d’autre choix que de passer.

DANS LES TRAVÉES
Balijon ou Thuram ?
Cette fois, un choix devra être fait. Absent des pelouses de Ligue 2 depuis le 15 décembre dernier, et la réception des Chamois Niortais (2-1), en raison d’une blessure à la cuisse, Yohann Thuram est de retour. Le week-end dernier, le portier havrais a même renoué avec la compétition dans les rangs de
la « B ». Et ce soir, son nom sera couché sur la feuille de match. Mais quel rôle lui sera confié. « Le choix n’est pas encore arrêté, confiait hier Oswald Tanchot. Yohann est prêt, ça ne fait aucun doute, mais pour lui, c’est comme s’il sortait d’une trêve de deux mois et demi, avec seulement deux semaines d’entraînement et un match joué. » De l’avis de l’entraîneur havrais, peut-être relancer Thuram dès ce soir paraît donc prématuré. D’autant qu’Arnaud Balijon n’a cessé d’enchaîner les prestations de haute qualité depuis le début de son intérim. Néanmoins, dans l’esprit de Tanchot, les choses sont claires : « Yohann était et restera le numéro 1 au poste. La question est simplement de savoir s’il n’est pas raisonnable d’attendre une semaine. »
Quart d’heure de protestation
C’est une décision étrange, un tel soir surtout, mais visiblement, ils n’en dérogeront pas. Déçus, pour ne pas dire plus, de voir le HAC évoluer dans l’ombre des cadors et
des outsiders, une partie des fidèles du Kop a en effet décidé
de boycotter le premier quart d’heure de cette rencontre.
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Posté le: 30 Mars 2018 15:17 || Sujet du message:
Da Costa : « Oswald est pragmatique »
Ils sont tous les deux passés par la case National (QRM/Poiré-sur-Vie), ont un jour ou l’autre occupé le poste d’adjoint (l’un d’Eric Garcin au FCR, l’autre de Bob Bradley au HAC) avant d’être responsabilisés en Ligue 2 dans un passé récent. Ce soir, Manu Da Costa et Oswald Tanchot s’affronteront lors d’une affiche régionale qui ne manquera pas d’enjeux (voir par ailleurs). Pour l’occasion, nous avons demandé au premier (40 ans) de parler du second (44 ans), et notamment de la gestion du cas Guitane.
LEUR RELATION
« Quand on se voit, on est du genre à se parler. En début d’année, « Normandie-foot » (association de supporters normands de l’équipe de France) nous avait conviés tous les deux à ses vœux et on avait passé un très bon moment. C’était la période de recrutement et je lui avais dit que j’étais également sur le petit Lyonnais (Dzabana) qu’il allait prendre, que c’était un bon joueur. C’est très sain entre nous. On a beaucoup d’atomes crochus, notamment sur la philosophie de jeu et la conception du football. Oswald a un parcours qui lui permet de relativiser et de prendre du recul quand les choses se passent un peu moins bien. Que ce soit lui à la Vitréenne ou moi à mes débuts, on a eu les mains dans le cambouis : on sait donc d’où on vient. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, même si on ne se connaît pas intimement. Il mérite ce qui lui arrive. Maintenant, comme nous tous, il lui faut du temps pour mettre des choses en place. C’est vrai que lui en a peut-être un peu moins que les autres parce qu’il y a énormément de pression, avec de gros objectifs. »
SA NOMINATION
AU HAC
« Je n’ai pas été surpris quand il a été nommé entraîneur du HAC. D’après tout ce qu’on avait pu me rapporter, il avait été très bon lors de son tout premier entretien avec la direction du club (avant qu’il n’intègre le staff, dans un premier temps). Tellement bon que le HAC n’avait pas envie de le laisser partir si mes sources sont bonnes. Alors quand ils lui ont proposé d’être l’adjoint de Bradley, je pense qu’ils avaient déjà quelque chose derrière la tête : ils s’étaient dit que peut-être, il y avait une perspective d’avenir pour lui. On a vu ce qui s’est passé depuis... Il est un tout petit peu en avance sur moi, il mène 1-0 puisqu’il m’avait battu à l’aller (0-2). »
SES RÉSULTATS
ET LA GESTION
DE L’EFFECTIF
« Si on doit juger son travail, il ne faut pas oublier, déjà, qu’il (sic) a vendu un joueur (Guitane) 10 millions d’euros à Rennes... Ça veut dire qu’il a su déceler un gros potentiel chez un jeune et qu’il est parvenu à l’exploiter de bonne manière. Ce dernier ne joue plus depuis (c’est ce qu’on lui fait remarquer) ? Certes, mais même si je ne travaille pas avec Oswald, je suis persuadé que c’est pertinent. Dans une saison, il y a forcément des moments clés où on est obligé de faire des choix, de privilégier un collectif, de faire confiance à certains plutôt qu’à d’autres. S’il décide de ne pas faire jouer le petit Guitane, c’est qu’il a dû se passer quelque chose. Ce serait mal placé de ma part d’émettre un jugement mais c’est comme ça que je vois les choses. J’estime que mon homologue est pragmatique, qu’il ne se laisse pas mener par le quotidien, les transferts et les millions d’euros qui vont avec. Je pense qu’il sait maintenir une symbiose dans le vestiaire : Alexandre Bonnet par exemple, je pense qu’il ne peut dire que du bien d’Oswald Tanchot. En ce qui concerne les supporters qui grincent des dents, ça fait partie du jeu. Personne ne peut faire l’unanimité. Il y a des gens qui sont capables d’avoir du recul et d’autres qui ne tiennent compte que des résultats. Mais là encore, je trouve qu’il y a du bon travail de fait puisque le HAC est encore en course pour les play-offs. »
PROPOS RECUEILLIS PAR VICTORIEN LENUD
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Posté le: 30 Mars 2018 15:27 || Sujet du message:
Vincent Volpe ne versera pas dans ce pessimisme qui a récemment gagné du terrain. Le boss du club doyen assure que les Ciel et Marine ne tourneront pas le dos à cette saison sans avoir, au moins, accroché les play-offs.

Lors des cinq dernières journées, le HAC n’a cessé de perdre du terrain sur le « top 5 ». Votre confiance n’en souffre-t-elle pas ?

Vincent Volpe : « Non. Je reste très positif. Bien sûr, si on regarde les matches qui sont derrière nous, il est clair que les résultats ne sont pas à la hauteur de nos attentes. Mais ne regardons pas derrière, ça ne sert à rien. Avant le match de Clermont (2-1, 29e j.), j’ai d’ailleurs envoyé une lettre à tous les joueurs pour leur demander de ne penser qu’aux matches à venir. »

Ne craignez-vous pas qu’il soit déjà trop tard ?

« On disait déjà ça il y a deux ans, et tout le monde se souvient qu’au final, ça ne s’est joué qu’à un but. Alors oui, je comprends qu’il soit difficile d’imaginer notre retour sur les premières places, mais nous ne sommes qu’à sept points du troisième (NDLR : l’AC Ajaccio). C’est donc loin d’être fini pour nous. »

« Guitane ? On a fait notre job »
À ceux qui pensent que, finalement, votre objectif consiste à vendre, et à bien vendre, les plus grands espoirs du club (Mousset, Mendy, Guitane), que répondez-vous ?

« Je réponds que désormais, le HAC ne vend plus pour se sauver financièrement. Nous vendons lorsqu’il est impossible de refuser l’offre, pour le club comme pour le joueur. Si l’offre est exceptionnelle, c’est que le salaire proposé au joueur l’est tout autant. Ça devient ensuite ingérable. Maintenant, je peux vous assurer que les intérêts du club passent en premier. Il y a un peu plus d’un an, l’Olympiakos (Gre) avait proposé à Ferland Mendy un salaire incroyable, mais pour le club, rien. On a dit non, le joueur s’est vexé, et ensuite, nous avons obtenu ce que nous souhaitions avec Lyon (NDLR : 6,5 M€ plus le prêt totalement gratuit de Mateta). »

Néanmoins, la vente de Rafik Guitane au Stade Rennais dès cet hiver n’a-t-elle pas marqué la fin de l’histoire entre le HAC et son prodige de l’entrejeu, malgré le prêt de ce dernier ? N’était-il pas opportun d’attendre l’été pour classer ce dossier ?

« Non. Imaginez qu’il se blesse. On fait quoi derrière ? D’autre part, si nous avions refusé qu’il signe à Rennes cet hiver, aurait-il gardé le même niveau de performance ? »

On ne le saura jamais, mais ce qu’on sait, c’est qu’il ne joue plus, ou presque...

« C’est à lui de prouver qu’il peut jouer et au staff de décider. En tant que président, je peux vous dire que le club a bien manœuvré dans ce dossier. On a fait notre job. On nous proposait 10 M€, le joueur était d’accord pour signer, Rennes l’était pour nous prêter Rafik dans la foulée, tout était clair. »

« Vous ne ferez pas venir Ben Arfa »
Les ventes ne vous suffisent donc pas à atténuer la déception qui découle de résultats loin d’être en rapport avec les moyens du club ?

« Tant que l’objectif ne sera pas atteint, à savoir la Ligue 1, je ne serai pas content. Ceux qui pensent le contraire ne me connaissent vraiment pas. Oui, le club a fait de belles ventes, mais encore une fois, la masse salariale a augmenté de 70 % depuis trois ans ! Et puis, vous pouvez avoir tout l’argent du monde, à partir du moment où vous êtes en L2, vous ne ferez pas venir Ben Arfa, même libre. »

Oui mais, pendant ce temps, le HAC stagne. Et, surtout, le Stade Océane se vide. Vous ne perdez jamais patience ?

« Lorsque l’équipe ne propose pas de spectacle, je comprends. En revanche, en début de saison, lorsque nous enchaînions les victoires et qu’il n’y avait même pas dix mille personnes au stade, là, je trouvais ça minable. Mais je ne perds pas patience, jamais. Et surtout, je reste persuadé que nous finirons dans les cinq premiers. »
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mathelvin
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Posté le: 31 Mars 2018 08:48 || Sujet du message:
Et soudain, en rang serré, ils ont pénétré sur la pelouse. Prêts à faire front, à rester droit dans leurs bottes face à l’avancée d’une éventuelle menace. Non, on ne parle pas des Ciel et Marine, mais des CRS, appelés à la rescousse quand quelques fidèles du Kop décidèrent d’envahir la pelouse et de partir pied au plancher vers le tunnel où les hommes de Tanchot venaient de s’engouffrer, tête basse. Humiliés qu’ils venaient d’être par Quevilly-Rouen, dix-neuvième au coup d’envoi de cette journée, et premier visiteur, depuis plus d’un an à s’imposer sur la pelouse du Stade Océane. Un succès, le quatrième à l’extérieur, dessiné dans une certaine tranquillité, tout en maîtrise, devant des Havrais qui n’ont décidément ni les épaules, ni le mental, ni le talent, pour espérer autre chose qu’un second rôle.

Quelle leçon QRM est donc venue donner au Havre AC ! Les Quevillo-Rouennais avaient prévenu qu’ils tenteraient d’entrée d’alourdir un peu plus l’atmosphère (voir par ailleurs), ils sont passés à l’acte, d’un but signé Gakpa, son septième de la saison, d’une superbe frappe décochée dès la 3e minute. À l’origine de cette action, la première relance douteuse, pour ne pas dire désastreuse, de Traoré. Le ton était donné, le HAC déjà plombé, et dans la foulée, Assifuah débutait son festival d’immanquables devant le but de Hartock (4e). Oui, le Ghanéen, pourtant actif, toujours au bon endroit au bon moment, toucha des sommets en termes de maladresse, lui qui se retrouva ensuite seul aux six mètres, à la réception d’un centre de Mateta, avant de voir le cadre lui échapper encore une fois (19e).

Défiléde banderoles
Dans les travées, ça se tendait donc un peu plus. Une première banderole (« Direction, staff, joueurs : accrochons la dixième place, vous être formidables »), puis une deuxième (« Objectif Ligue 1 échoue, heureusement qu’on a vibré en Coupe »), puis une troisième (« Ras-le-cul »), allaient être déployées. Pendant ce temps, on s’interrogeait toujours sur l’absence de Guitane dans le groupe et sur la présence de Coulibaly, au-dessus de Traoré même diminué, sur le banc. Fontaine (22e), Mateta (23e) et Assifuah (28e) parvinrent toutefois à faire oublier ces interrogations, en vain. Et lorsque la différence fut faite, c’est Basque, à deux reprises, qui suppléa Hartock, sur une tentative de Mateta (51e), puis une autre d’Assifuah (55e).

Ne sentant rien venir, voyant, comme tout le monde, les Ciel et Marine parfois perdus, souvent battus dans les duels, les fans demandèrent alors la démission de Tanchot, de Tanguy, de Volpe. Trois hommes qui auront bien évidemment des comptes à rendre, et vite. Car hier, QRM a mis un point final à la saison des Ciel et Marine, du moins en termes d’émotions, de sensations. Mateta eut toutefois l’occasion de redonner une once d’espoir, mais sa déviation termina sa course au ras du poteau (81e). Cet espoir, celui de la survie, qui gagna en revanche un peu plus encore les rangs de QRM, quand Mamilonne fila comme une flèche côté gauche avant de crucifier Thuram, d’une frappe somptueuse (85e), avant de quitter le pré sous les applaudissements du Stade Océane (87e).

Le club du président Mallet venait là de signer le coup parfait, sans que cela ne souffre la moindre contestation. Plongeant dans la honte Bonnet et les siens, pour lesquels la fin de saison risque d’être longue. Toutefois, samedi, pour le déplacement à Reims, sur les terres du leader, il s’agira d’être bien rasé, bien coiffé et bien habillé, afin de s’installer à la table d’honneur. Car rappelons qu’à l’occasion de la prochaine journée, le Stade de Reims pourrait officialiser, face au club doyen, son retour en L1. Chouette, un après-midi de gala... n Le Havre AC peut donc d’ores et déjà se préparer à une dixième saison de rang en L2, niveau de compétition d’où ne mérite pas de disparaître Quevilly-Rouen, appelé la semaine prochaine à croiser le fer avec Nîmes.

AU HAVRE, QUEVILLY-ROUEN BAT LE HAC 2 À 0 (1-0)
Arbitre : M. Castro. Spectateurs : 9 326
Buts pour QRM : Gakpa (3e), Mamilonne (85e).
Avertissements au HAC : Lekhal (55e) ; à QRM : Rogie (42e), Mamilonne (80e).
LE HAVRE AC : Thuram – Bese, Moukoudi, Camara, Traoré – Fontaine (Andriatsima, 81e), Lekhal – Ferhat, Bonnet (cap), Assifuah (Gory, 69e) – Mateta.
Remplaçants : Balijon (g), Coulibaly, Gueye, Louiserre, Moussiti-Oko.
Entraîneur : Oswald Tanchot.
QUEVILLY-ROUEN : Hartock - Nguinda, Basque, Albert, Lefort - Tie-Bi,
Oliveira (cap), Rogie Clauss (Boujedra, 79e) – Mamilonne (Caddy, 87e), Gakpa.
Remplaçants : Delaunay (g), Yakoubi, Sery, Vignaud, Madiani.
Entraîneur : Manu Da Costa.
DANS LES TRAVÉES
Les notes
LE HAVRE AC : Thuram (5), Bese (3,5), Moukoudi (3,5), Camara (3,5),
Traoré (2), Fontaine (3,5), Lekhal (4), Ferhat (5), Bonnet (5,5), Assifuah (3), Mateta (4).
QUEVILLY-ROUEN : Hartock (5,5), Nguinda (6,5), Basque (7), Albert (5), Lefort (4,5), Oliveira (6), Rogie (5,5), Tie-Bi (4,5), Clauss (5,5), Gakpa (6), Mamilonne (6).
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mathelvin
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Posté le: 31 Mars 2018 09:33 || Sujet du message:
Deux semaines après avoir poussé les Auxerrois à la faute, dans un stade Diochon où Pierre-Yves Polomat et Mickael Barretto en sont venus à se battre, Quevilly-Rouen comptait bien profiter du climat de tension qui existait entre les joueurs du HAC et leurs supporters pour jouer à nouveau les trouble-fêtes, hier, au Stade Océane. L’idée était d’éviter toute réconciliation et de plomber l’ambiance autant qu’il en était possible, de façon à se donner un peu plus de chances sur une pelouse où aucune équipe visiteuse n’était venue s’imposer depuis plus d’un an.

Manu Da Costa et ses joueurs n’avaient pas caché cette semaine qu’ils comptaient bien user de ce plan, un plan qu’ils ont donc exécuté avec une précision d’horloger : on jouait alors depuis moins de trois minutes et voilà que le promu trouvait déjà le moyen de rendre le silence encore plus étourdissant, plus pesant (voir par ailleurs) pour des Ciel et Marine cueillis à froid. « Le coach avait insisté là-dessus, en nous disant que le premier quart d’heure serait capital », explique Anthony Rogie. « J’avais pris comme exemple notre déplacement à Nancy, a confirmé l’entraîneur de QRM après la rencontre. Quand on était allé gagner là-bas, le contexte était un peu similaire. On savait que si le scénario tournait en notre faveur, ça allait compliquer la vie de notre adversaire. »

Ses protégés ont rarement connu une telle réussite, tout du moins aussi rapidement lors d’un match. « On a respecté le plan de jeu et on a su garder le cap. Sans faire trop d’erreurs individuelles, pour une fois. Sincèrement, je pense qu’on a fait le coup parfait. Aujourd’hui, on respire un peu, mais il faudra lutter jusqu’à la fin. Quand tout le monde tire dans le même sens, on est capables de faire de belles choses. »

« Je peux comprendre leur frustration »
Ce coup qui est parti comme une droite dans le visage des coéquipiers d’Alexandre Bonnet a eu l’effet escompté, même si les fans havrais ont admirablement repris leurs chants une fois le quart d’heure de jeu consumé. Ces derniers ont toutefois été accompagnés de plusieurs banderoles, avant que des sifflets se fassent entendre, au fur et à mesure que le chrono avançait. « Autour de la 65e, on a commencé à sentir que les choses tournaient vraiment, a commenté le coach franco-portugais. C’était évident que la tension allait augmenter si on tenait le score. » C’est que la patience du public commençait à avoir des limites. Plus les minutes passaient, plus les espoirs de Ligue 1 diminuaient. Ils disparaissaient même totalement lorsque Yannick Mamilonne a mis fin au suspense, d’une superbe frappe enroulée. Dans la foulée, plusieurs supporters ont essayé d’envahir le terrain, contenus par des stadiers qui ne pourront leur résister au coup de sifflet final. « Ça ne reste que du football. C’est dommage de voir ça », lance Rogie. « Je peux comprendre leur frustration, reprend « MDC ». Lorsque vous voyez une telle ville avec un tel stade, vous avez envie de voir ce club en Ligue 1. Je suis triste pour Oswald, qui ne mérite pas ça. Mais je ne vais pas faire la fine bouche. » Surtout qu’il s’agissait du plan programmé au départ...

« Certains doutent devant le but... »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « Une soirée noire ? Évidemment... Quand tu perds chez toi un match qui était très important, que tu le débutes de cette façon, que tu as ensuite un nombre incalculable d’occasions... Dans la finition, on a été inexistants. Mais c’est notre entame de match qui nous plombe, parce qu’on ne jouait pas dans un stade en fête, et le but a contribué à alourdir l’atmosphère. Malgré tout, je n’ai pas vu une équipe tricher, ni renoncer. On a eu les occasions pour égaliser, mais certains joueurs doutent devant le but. On a couru après le score, on a souvent cru que c’était bon, mais il y a toujours eu un sauvetage, un pied... Maintenant, est-ce la défaite de trop ? On le saura plus tard. J’estimais qu’il fallait six ou sept victoires sur les huit derniers matches. On commence cette série sur une défaite, mais rien n’est encore écrit. Il faudra réussir à se relever dans un climat qui va se crisper. On est tristes, mais pas abattus. Quant à l’envahissement du terrain, je n’ai pas vu. Ça fait partie de l’histoire de notre saison. Mais on a suffisamment de caractère dans ce club pour
essayer d’aller l’emporter à Reims. »
Alexandre Bonnet (milieu de terrain du HAC) : « Tous les éléments ont été contre nous. C’est une soirée à oublier... Tout le monde est touché par la situation dans laquelle on est. On entre mal dans ce match, on leur laisse de la liberté et ils marquent. Après, on a eu les occasions, mais on n’est pas assez tueurs. C’est peut-être le match où on a eu le plus d’occasions. Maintenant, si on est dans cette situation, c’est qu’on s’y est mis. À nous joueurs, les principaux acteurs, d’assumer. Que chacun prenne ses responsabilités. On peut comprendre le désarroi des supporters, ils s’attendaient à mieux, et nous aussi. Le championnat n’est pas terminé, mais ce n’est pas facile de vivre une telle soirée. Il va falloir se remettre les idées en place pour finir la tête haute. On fait quand même le plus beau métier du monde et on n’a pas le droit de jouer à moitié. »
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Posté le: 01 Avril 2018 09:15 || Sujet du message:
Ne reste qu’aux utopiques le droit de penser que l’échec subi vendredi(0-2), catastrophique en termes d’image, n’a pas ponctué d’un point final la saison des Ciel et Marine. Que la défaite au Stade Océane, la première depuis le 10 mars 2017, infligée par un voisin que l’on disait condamné au National, n’a pas sonné le glas des ambitions havraises. Que les sept dernières journées seront celles d’une « remontada » à laquelle ne croiraient même pas les supporters du Barça. Vendredi, Quevilly-Rouen a plongé le HAC, sinon dans la crise, du moins dans un océan d’incertitudes quant à l’avenir.

Comment, en effet, pourrait-il être raisonnable de laisser les hommes d’Oswald Tanchot rêver, alors que ces derniers signent une phase retour qu’un candidat au maintien jugerait tout juste respectable ? Depuis le coup d’envoi de la 20e journée, le Havre AC louvoie en quatorzième position, cinq places derrière QRM... Comment, en effet, pourrait-il être censé d’espérer un miracle, alors que Bonnet et les siens ne grattent plus, ou presque, le moindre point loin de la Porte Océane ? Depuis le coup d’envoi de la phase retour, aucune autre équipe ne présente un bilan « extérieur » aussi lamentable (2 points sur 18).

Objectivement, le temps est donc déjà venu de basculer sur l’exercice 2018-2019. Mais avec qui ? Vendredi soir, après avoir reçu une délégation de supporters dans la foulée d’un envahissement de terrain dommageable mais dénué de violence, le président Volpe a tenu à poser le pied sur le ballon, à jouer la montre.

Tanchot yrésistera-t-il ?
« Je suis ouvert à la discussion. Pour le moment, je n’ai pas l’intention de prendre une décision radicale. Cela servirait à quoi ? Je n’ai pas peur du changement, mais il faut d’abord trouver les racines du problème, les arracher et les traiter. Mais je ne prendrai pas de décision pour faire plaisir au public. »

Le premier fusible, l’homme qui est en première ligne, n’est autre qu’Oswald Tanchot. Depuis des semaines, l’entraîneur havrais, publiquement du moins, s’escrime à protéger ses joueurs. Ce qui ne peut lui être reproché. Néanmoins, si on ne se réfère qu’aux deux derniers matches, à savoir le déplacement à Châteauroux (défaite 2-1) et la réception de QRM, de coup de gueule il n’y a pas eu, et pourtant, de point il n’y a pas eu non plus... Alors que la courbe de performances devrait être ascendante, celle-ci ne cesse d’être orientée vers le bas.

Comment, dès lors, l’entraîneur havrais, sous contrat jusqu’en 2020, pourra-t-il résister à la grogne ? Les fans, qui ont également pris pour cible Arnaud Tanguy, le DG du club, réclament sa tête, et la réclameront sans doute jusqu’au gong. Et il reste quatre matches à disputer au Stade Océane, dans une ambiance qu’on peut d’ores et déjà imaginer glauque. Et hostile à l’égard du successeur de Bob Bradley.

« Il est clair qu’on ne joue pas toujours sur notre potentiel, note Volpe. Tactiquement et physiquement, les joueurs sont bien, le talent est là, alors où est le problème ? On va s’interroger en fin de saison, car il n’est pas question que ça parte en vrille, alors qu’il reste sept matches et un espoir. Ensuite, on se posera toutes les questions. Me concernant tout d’abord, sur ce que je peux faire pour mieux gérer le club, puis sur Arnaud (Tanguy), Christophe (Revault, directeur sportif) et Oswald (Tanchot). Parce qu’on ne peut pas continuer à vivre comme ça. C’est inadmissible. Quand je regarde notre équipe et celle d’il y a trois ans, celle-ci vaut dix fois plus. Alors, qu’est-ce qui ne marche pas ? »

Un mois et demi de réflexion reste imparti au boss pour remettre le HAC dans le sens de la marche.

Envahissement : que risque le HAC ?
Il y eut une première tentative, étouffée avant que la foule ne fasse réellement mouvement, lorsque Mamilonne obligea les Ciel et Marine à jeter l’éponge (0-2, 85e). Mais une fois le verdict tombé, une fois tous les acteurs rentrés au vestiaire, il fut impossible aux stadiers d’endiguer la colère de quelques fans. Pour un envahissement qui ne dura qu’une poignée de minutes, jusqu’à l’entrée des CRS, avant que le calme ne revienne. Un incident dénué de violence, qu’on ne peut comparer avec celui qui vit récemment les supporters de Lille pénétrer sur la pelouse de stade Pierre-Mauroy, pour en découdre physiquement avec les joueurs de Christophe Galtier. Là, des coups furent échangés.
Alors quelles conséquences pour le club ? A priori, l’intention des dirigeants n’est pas de déposer plainte. Néanmoins, la Ligue, elle, se penchera sur le dossier. Une amende est à craindre, et peut-être un huis clos avec sursis sera-t-il décidé. Le dossier du HAC, à ce niveau d’incident, bien évidemment dommageable, étant des plus maigres, la commission devrait se montrer, non pas clémente, mais compréhensive. Puisqu’encore une fois, lors de cet envahissement, l’intégrité physique des joueurs et du staff n’a jamais été mise à mal. Notons également que les responsables des deux plus importantes associations de supporters, Gary Lemaître (BH 93) et Olivia Detivelle (KCM 84), ont tout tenté pour éviter ce débordement, en vain.
« On est tous d’accord sur le fait qu’on ne peut pas accepter des choses contraires à la sécurité, insiste le président Volpe. Et les supporters sont d’accord avec moi. On peut parler de déception, je la partage, mais rien ne justifie une telle action. » La parole sera prochainement donnée à la commission de discipline de la LFP.
B.D.
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Posté le: 04 Avril 2018 07:09 || Sujet du message:


PARIS-NORMANDIE SPORTS
Sports
Football - Ligue 2 : Vincent Volpe, le président du Havre AC, prend la température
03/04/2018 à 23H30

Hier, le président du Havre AC s’est exprimé devant les salariés, avant, dans la soirée, de se rendre au local des supporters pour y rencontrer les responsables des différentes associations.
Les supporters du HAC l’assurent : l’envahissement du terrain, vendredi, n’était ni prévu, ni souhaitable
Les supporters du HAC l’assurent : l’envahissement du terrain, vendredi, n’était ni prévu, ni souhaitable
BENOIT DONCKELE


La secousse, pour ne pas dire le séisme ressenti vendredi au Stade Océane, n’a pas encore fait le moindre dommage collatéral. Du moins, rien qui ne soit venu s’ajouter à la terrible désillusion sportive, due au revers de trop subit face à Quevilly-Rouen (0-2), et à cette image écornée, suite à un envahissement de terrain qui a fait couler l’encre et a permis à quelques consultants TV et radio d’égratigner ce HAC qu’ils avaient, logiquement, perdu de vue depuis des années.

Au cœur d’une info à laquelle on se doit d’associer une violence verbale, gestuelle, mais nullement physique, le Havre AC tente depuis le flop de se remettre les idées en place. Sans pourtant verser dans la panique. Puisque sportivement, les jeux sont faits, ou plutôt mal faits, puisque financièrement, le prochain passage devant la DNCG (en mai) ne sera qu’une simple formalité, Vincent Volpe a devant lui plus d’un mois pour décider du casting de la saison prochaine.

Alors hier matin, le boss a réuni tous ses salariés, joueurs et staff compris bien sûr. Afin de délivrer un message, comme toujours positif, de rappeler quel était le projet et d’insister sur le fait que si certains estimaient ne pas être à leur place, il leur était possible d’explorer un autre horizon afin de s’épanouir. Et visiblement, personne n’a osé se lever et quitter la salle. Le message d’unité délivré par Vincent Volpe n’a donc souffert d’aucune discussion.

En revanche, il était possible d’imaginer un échange quelque peu plus mouvementé, hier soir, lors d’un face-à-face entre le président et les responsables des associations de supporters, épaulés par quelques membres de la Fédé. Une réunion à laquelle nous avons tenté d’assister, sans que notre requête ne reçoive un écho favorable de la part du club.

« Ça ne peut pas durer »
« Tout le monde a évoqué ce rendez-vous comme quelque chose de particulier, mais il était prévu de longue date et pour le moment, l’ordre du jour n’a pas changé », confiait Gary Lemaître, numéro 1 des « BH », une heure avant cette rencontre.

Néanmoins, Volpe n’a sans doute pu s’empêcher de revenir sur ce terrain envahi vendredi, une fois tous les acteurs de cette triste soirée rentrés au vestiaire. Peut-être afin de s’assurer que les responsables condamnent un tel acte. « Déjà, explique Lemaître, il faut bien avoir en tête que cette action n’a jamais été évoquée. Ce n’était ni demandé, ni souhaitable. Ensuite, il faut aussi savoir qu’il n’y avait pas que des membres des associations de supporters sur la pelouse. La colère a gagné tout le public. C’est la physionomie de la soirée qui a tout fait basculer. Maintenant, est-ce que je condamne cet envahissement ? Disons que ce n’était pas souhaitable. Ça aurait pu se passer autrement. Mais on n’est pas à Lille tout de même ! » Lille, où quelques supporters ont récemment fait le coup de poing avec « leurs » joueurs.

« Maintenant, on ne peut plus ignorer le ras-le-bol du public, ajoute Lemaître. Tout le monde se lasse des résultats, alors qu’il y a des moyens. On a le sentiment qu’il y a des manquements un peu partout dans le club. Et Oswald Tanchot ne peut être le seul visé. Alors, des choix doivent être faits, car ça ne peut pas durer. Au niveau de la communication, il n’y a jamais une seule remise en cause dans la foulée d’une défaite. Et pourtant, le club n’avance pas... »
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Posté le: 06 Avril 2018 07:50 || Sujet du message:
Au lendemain du deal entre le Havre AC et le Stade Rennais, quelques heures seulement après la fermeture du dernier mercato d’hiver, Oswald Tanchot se doutait. Pour l’entraîneur havrais, la signature de Rafik Guitane en faveur de l’écurie bretonne laissait craindre la fin de l’histoire entre l’international U19 et son club formateur. Le prêt, imposé en préambule des négociations et accepté par les dirigeants rennais, ne semblait être dès lors qu’un lot de consolation. Qui ne console finalement personne.

Car depuis le 31 janvier, Guitane, lui, détient son billet d’accession pour la Ligue 1. Et depuis ce 31 janvier, il n’a croqué que 53 minutes de temps de jeu en L2, trop peu pour faire tourner un compteur de stats bloqué à un but pour deux passes décisives et deux titularisations. Au mieux remplaçant, il ne figurait même pas sur la feuille du triste match perdu vendredi dernier face à QRM (0-2).

Tanchot : « Il fallait y penser plus tôt »
Alors ces derniers temps, Oswald Tanchot n’a cessé de déclarer qu’il attendait plus du néo-Rennais au quotidien. Le comportement (uniquement sportif) de l’homme qui vaut 10 millions d’euros agace sur certaines séances. Sa tête a-t-elle tourné ? À 18 ans, pouvait-il en être autrement ? Non. Du moins, il paraissait écrit, non pas sur les communiqués du club rédigés sur le ton de l’autosatisfaction, que l’histoire se terminerait sur un malentendu. Pourquoi Tanchot se serait-il privé d’un tel talent ces dernières semaines, s’il n’y avait pas de souci ?

Depuis deux mois, Guitane est donc relégué au second plan et selon nos confrères de Ouest-France, Olivier Létang, président du Stade Rennais, ne goûterait que très moyennement la situation. Il se dit que de Rennes sont venues directement aux oreilles du joueur quelques remontrances. Il se dit aussi et surtout que Létang aurait joint Vincent Volpe afin de lui souffler l’idée de mettre fin dès maintenant au prêt. Après tout, pourquoi conserver un joueur pour lequel la route du « onze » semble barrée ? Eh bien pour ne pas perdre totalement la face, pour ne pas que le HAC passe pour le club qui aura intégralement subi les événements et les désirs du joueur.

Peut-être aussi parce que Tanchot n’entend pas le perdre avant que le rideau ne se baisse. Paradoxal ? Pas tout à fait. « Je sais que les gens ne comprennent pas toujours pourquoi Rafik ne joue pas, ou peu ces derniers temps, concède l’entraîneur havrais. Au risque de passer pour un con, il y a des choses qui sont parfois inexplicables. Mais que ce soit clair. L’histoire entre lui et ce club dont il est un enfant ne s’arrêtera pas là. Rennes veut le récupérer ? Il fallait y penser plus tôt. Et d’ailleurs, quand je lis des choses venues de gens qui ne sont pas avec nous au quotidien, ça me fait sourire. Entre Rafik et moi, il n’y a aucun problème. C’est un gamin adorable, qui vit une situation particulière, et je n’entends pas qu’on l’incrimine. »

Demain à Reims, sur les terres du leader, le futur Rennais pourrait ainsi renouer avec les sensations du jeu, lui qui n’a pas disputé une seule minute des quatre dernières journées. Peut-être ses coups d’éclats et de génie illumineront-ils alors cette fin de saison, avec cette sensation qu’il est peut-être déjà trop tard. Mais au moins l’occasion lui sera-t-elle donnée de quitter le HAC sur une image digne d’un talent dont le club doyen n’aura de toute façon que trop peu profité.

DÉPART AUJOURD’HUI

Si les Ciel et Marine ne sont attendus que demain au stade Delaune, à 15 heures, au coup d’envoi de ce duel avec un Stade de Reims de plus en plus proche de la L1, c’est ce matin qu’ils prendront la direction de la Champagne, avec une ultime séance d’entraînement programmée à cet après-midi.
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Posté le: 12 Avril 2018 11:34 || Sujet du message:
A travers sa commission de discipline, la ligue de football professionnel fait face au feu des critiques. Plus acides les unes que les autres, desquelles filtre un appel au côté humain de ses membres. Et peu importe que ces derniers représentent la LFP ou la FFF. Le souhait du Havre AC, de ses fans, des observateurs du football français, mais aussi de l’Union nationale des footballeurs professionnels, dépasse allégrement le cadre des instances. C’est du décès d’un jeune espoir du HAC, Samba Diop (18 ans), et d’un hommage en sa mémoire, dont il est question.

En coulisses, les dirigeants du Havre AC ont ainsi tout tenté. Une première demande, concernant le report du huis clos au 24 avril (réception de Nancy), a été transmise à la LFP dès dimanche, avant qu’ils prennent mardi la route pour Paris afin de rééditer cette démarche. En vain... Hier, nous avons ainsi tenté de mieux comprendre les motivations de la commission de discipline, quant à ce manque de mansuétude, mais aussi quant à la lourdeur de la sanction dont est frappé le club doyen. Mais d’un SMS, Sébastien Deneux, numéro 1 de la commission de discipline, nous a fait savoir qu’il ne souhaitait pas s’exprimer sur ce dossier. Lorsque l’orage gronde, mieux vaut rester à l’abri...

Une réaction d’autant plus dommageable que la LFP, elle aussi, n’entend pas relayer le moindre message au sujet des circonstances dramatiquement exceptionnelles. En haut lieu, on se contente de préciser que la Ligue n’a juridiquement pas les arguments pour modifier la décision d’une commission indépendante, que cette décision, prise à titre conservatoire, ne peut être susceptible d’appel, etc. L’humain, dans tout cela, n’a guère de place. Du moins n’est-il jamais évoqué lorsque celui-ci tente de défier les textes et les lois.

La LFP aurait aiméune plainte...
Des textes et des lois qui laissent toutefois sceptiques à propos des décisions qui en découlent. Dans une précédente édition, nous avions évoqué le dossier « Lens - Brest » du 19 août, de cet envahissement de terrain en plein match qui avait donné lieu à une interruption du jeu durant près de vingt minutes et à un huis clos... avec sursis. Nous avions également rappelé le dossier « Lille - Montpellier » du 10 mars, de cet envahissement de terrain au coup de sifflet final, sur fond de menaces et d’échanges de coups avec les joueurs du LOSC, pour un huis clos total, plus un huis clos avec sursis.Mais nous n’avions pas évoqué cet incident du 16 février, lorsqu’au terme de la rencontre entre Sochaux et le HAC, une poignée de supporters avait envahi la pelouse de Bonal avant de se ruer vers le président Li. Sans l’intervention, in extremis, d’un stadier, l’actionnaire du FC Sochaux aurait physiquement souffert.

Qu’en a pensé la LFP ? Rien. La commission de discipline ? Rien. Aucune trace d’un rapport, aucune sanction. Alors est remonté le fait que si le HAC, comme l’ont fait le RC Lens et le LOSC (mais pas Sochaux), avait déposé plainte à l’encontre de quelques-uns de ses supporters, plutôt que de proposer la fermeture de la tribune Nord lors des deux prochains matches, sans doute le club doyen aurait-il bénéficié d’une certaine clémence. Porter plainte, quand une centaine d’individus foulent une pelouse qui leur est interdite, sans qu’il n’y ait eu la moindre violence... Ou comment accentuer la fracture entre les fans, les clubs et la LFP.
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Posté le: 13 Avril 2018 10:54 || Sujet du message:
Comme sur tous les terrains où se produira le HAC ces prochains jours, ils arboreront ce soir un tee-shirt noir à l’heure de l’échauffement. En la mémoire d’un partenaire que la mort a arraché à la vie à l’âge de 18 ans, en hommage à ce défenseur qui se préparait à entrer dans le monde professionnel, lui l’enfant du Havre AC. « Le contexte est bien évidemment pesant », admet Oswald Tanchot.

« C’est la première fois que je suis touché par le décès de quelqu’un d’aussi proche, confie Harold Moukoudi (20 ans). J’étais un peu comme son grand frère. C’est dur... Samba, c’était une personne en or, unexemple d’humilité, de respect, le copain et le partenaire qu’on aimetous avoir. Alors en début de semaine, on a vécu des moments vraimentcompliqués. Pour ceux qui sortent du centre de formation, c’étaitterrible... Heureusement qu’on fait ce métier et qu’une fois sorti duvestiaire, le terrain nous permet de penser à autre chose. »

Néanmoins, si le jeu prend parfois le dessus, difficile de se replonger dans une compétition mise entre parenthèses samedi dernier. À Reims, les Ciel et Marine ne pouvaient pas, n’avaient pas le cœur à se présenter sur le pré, comme si de rien n’était. Auront-ils ce soir retrouvé le goût du combat ? « Il le faut, insiste Moukoudi. Samba haïssait la défaite et pour lui, on doit se battre, se focaliser sur le match et les points qu’il y a à prendre. Le plus bel hommage qu’on peut lui rendre c’est d’aller chercher quelque chose en cette fin desaison. » Comme à son habitude, « Moukou » transpire de lucidité. Ses mots sont pesés, forts.

Coup de théâtre !
Ceux d’Oswald Tanchot le sont tout autant. Lui qui avait fait de Samba Diop un jeune promis à une belle promotion, dès cet été. « Ce n’était pas le jeune dont on parlait le plus, mais je lui voyais un très bel avenir. C’était un compétiteur sain. » L’émotion du coach reste forte, même si ce dernier n’a eu de cesse de la contenir, en début de semaine notamment, lorsqu’il retrouva des joueurs très affectés. « L’entraîneur que je suis doit faire face. Quand vous avez devant vous des garçons, aux personnalités différentes, qui vivent un moment si dur, vous devez être leur écoute, échanger, discuter avec eux. Et parallèlement, mon rôle était de penser à la façon dont on pouvait préparer la réception de Gazélec, tout en ayant le recul et la pudeur nécessaires. En début de semaine, j’ai vu des joueurs incapables de se projeter sur le prochain match. Mais aujourd’hui (lire hier), ils sont tous prêts. »

Ils le seront d’autant plus qu’hier soir, peu après 22h30, une surprise, et non des moindres, est venue redonner du baume au cœur à tout le peuple ciel et marine. Un coup de théâtre même. La commission de discipline de la LFP a en effet pris la décision d’annuler la mesure conservatoire, et donc le huis clos total pour la rencontre de ce soir. La troisième requête des dirigeants du Havre AC fut donc la bonne, eux qui restent toutefois sous le coup d’une possible sanction, dont ils auront connaissance jeudi prochain. Les portes du Stade Océane seront ainsi grandes ouvertes, et un digne hommage pourra être rendu à Samba Diop. Avant que Bonnet et les siens ne reprennent le fil de cette fin de saison. Dixièmes et tombés lors de leurs deux dernières prestations (à Châteauroux et face à QRM), ils tenteront donc ce soir de saluer, comme il se doit, la mémoire de leur copain disparu. Et accessoirement, de se relancer.

Mombris : « Six journées, six finales »
Latéral gauche du « Gaz » depuis près de deux ans, Jérôme Mombris (30 ans), international malgache depuis peu, prépare son retour au Stade Océane dans un contexte qu’il sait particulier, mais guidé par un objectif qui n’est autre que le maintien. Plus faible équipe de la phase retour, le Gazélec Ajaccio, récent tombeur de l’AJ Auxerre (3-1), dans la foulée d’un nul pioché sur la pelouse du Paris FC (0-0), semble toutefois avoir retrouvé un souffle salvateur.
D’Ajaccio, comment avez-vous vécu le drame qui a frappé le HAC ?
Jérôme Mombris : « On a suivi ça de la loin, mais comme tous ceux qui vivent dans le milieu, on a été abattus. Parce que le décès de Samba Diop vient après celui du jeune Tourangeau (Thomas Rodriguez, 18 ans) et du petit de Guingamp (Baptiste Le Foll, 12 ans). Ça fait beaucoup en si peu de temps, ça secoue et ça oblige à se poser des questions sur le suivi des jeunes joueurs. Il y a de la tristesse. »
Toutefois, même si les conditions s’annoncent particulières, il faudra jouer...
« Oui. Il faudra passer outre le contexte. Car ça restera un match de foot, un match à gagner pour les deux équipes. Pour nous, c’est le maintien qui est en jeu, et on ne peut pas se louper. »
À ce propos, comment expliquez-vous cette phase retour catastrophique ?
« On a eu un gros passage à vide, avec cette série de neuf matches sans victoire (7 d, 2 n). Et la défaite face à Bourg-en-Bresse a fait très, très mal (1-2, 23e j.). On jouait un candidat direct au maintien, chez nous, on menait 1-0 et derrière, tout s’est écroulé. Là, on a pris un sacré coup sur la tête et on a mis du temps pour se relever. Mais depuis la dernière trêve internationale, on se redresse, avec quatre points sur les deux derniers matches. On est plus solides, plus conquérants, il faut poursuivre dans ce sens. Il reste six journées, six finales à disputer pour nous. »
Retrouver le Gazélec en position si délicate
à un mois du verdict, n’est-ce pas une immense et mauvaise surprise ?
« On ne s’y attendait pas, c’est vrai. À la base, nous n’étions pas programmés pour jouer notre survie en L2, mais nous en sommes là, et il faut assumer. Le foot, c’est aussi ça. Regardez Lille en L1, qui pouvait imaginer que ce club serait aujourd’hui proche de la relégation ? Nous, on a encore notre destin en main, alors ne lâchons pas. »
Et du HAC, vous en pensez quoi ?
« En début de saison, je les voyais plus haut. Maintenant, rien n’est fini pour eux. D’autant qu’il y a quand même de super joueurs dans cette équipe, dont Faneva (Andriatsima), mon capitaine en sélection malgache (NDLR : Mombris compte trois sélections). C’est vraiment un bon mec. »
Votre contrat avec le Gazélec arrive à terme. Votre avenir, vous le voyez comment ?
« Je le vois d’abord avec le maintien. Pour le moment, c’est ma seule préoccupation. Ensuite, on verra. J’ai fait savoir aux dirigeants que je me sentais bien à Ajaccio et parallèlement, des clubs m’ont déjà directement contacté. Je ne suis donc pas inquiet. »
PROPOS RECUEILLIS PAR B. D.
DANS LES TRAVÉES
À Reims le 30 avril...
Reportée, la rencontre entre
le Stade de Reims et le Havre AC
se déroulera le lundi 30 avril, avec un coup d’envoi à 19 h.
... des Rémois
presque en L1
Cette 33e journée ne pourra pas permettre à Reims de valider sa montée en Ligue 1 formellement. Mais grâce à leur différence de buts très favorable, les Rémois pourraient virtuellement gagner leur place dans l’élite.
Il faudrait pour cela une défaite de l’AC Ajaccio contre Nancy, puis une victoire de Reims sur
le terrain du Paris FC samedi.
« Il reste pile un mois, donc on
va rentrer dans une phase d’entretien pur et de travail tactique pour être le mieux possible sur la fin de saison », explique l’entraîneur rémois David Guion.
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Posté le: 14 Avril 2018 15:59 || Sujet du message:
Du silence, durant une minute, le portrait de Samba Diop brandi par le public, puis des applaudissements, spontanés. Et au cœur de l’hommage, au milieu des 22 acteurs, une maman en sanglots, dans les bras de Vincent Volpe, dépossédé d’un fils dont elle était si fière. Inconsolable, mais réconfortée par la présence des amis de Samba sur la pelouse, ces espoirs du Havre AC touchés, et par ce geste de Julien François, l’ex-milieu de terrain du club doyen (2010-2013), aujourd’hui entraîneur adjoint au Gazélec, qui lui remit une couronne de fleurs au nom du club corse.

Quelques instants plus tôt, la maman de Samba avait été conviée à parapher un contrat professionnel à titre posthume, un geste parmi tant d’autres de la part du HAC à l’endroit d’une famille plongée dans une profonde douleur. Et comme un symbole, hier soir, ce sont deux des aînés de Samba, deux ex-pensionnaires de la Cavée Verte, deux jeunes pros dont il allait suivre la trace, qui ont fait de cette soirée un hommage drapé du succès. Buteurs qu’Alimami Gory et Harold Moukoudi ont été pour une victoire qui ne ressemblera à aucune autre. Des réalisations célébrées par les Havrais les doigts levés vers le ciel, ensemble, soulagés que cette semaine si difficile se termine sur la note qu’aurait voulue leur copain disparu. Un quatorzième succès dessiné avec pudeur, sur le pré comme dans les travées, trois points qu’il fallut aux Ciel et Marine, tout de noir vêtu, aller chercher loin, très loin même.

Et le HACs’est relevé
Car si Youga fut le premier à tirer, d’une frappe venue s’écraser sur la transversale (7e), c’est Kemen qui fut le premier à marquer, d’une tentative a priori anodine, légèrement déviée, qui poussa Thuram à une cruelle faute de main (10e). A cet instant, il était à craindre que les idées sombres des Havrais prennent définitivement le dessus.

Finalement convié à cette soirée, le public, qui pourrait toutefois trouver portes closes le mardi 24 avril, date de la venue de Nancy (la commission de discipline en décidera jeudi), ne lâcha pas un seul instant les hommes de Tanchot. Peu à peu, ces derniers se mirent ainsi en action, pressèrent des Ajacciens devenus très prudents et, emmenés par un Gory intenable, parvinrent à revenir au score. Par ce même Gory, auteur d’une somptueuse volée à la réception d’un centre de Bonnet (40e). Cette fois, la machine était relancée et Gory, encore lui, trouva à son tour la barre (42e).

Le Gaz’ subissait jusqu’à ce que le vent ne tourne définitivement en faveur du Havre AC, quand à la suite d’un centre de Ferhat, Gory obligea Elana à repousser le ballon dans les pieds de Moukoudi qui trouva le cœur de la cible (62e).

Le scénario venait de s’inverser, et plus rien ne put barrer la route de la victoire aux Ciel et Marine. Trois points à inscrire dans l’album des souvenirs, de ces moments partagés avec Samba Diop. Une mémoire que les Havrais salueront une nouvelle fois vendredi, lors d’une 34e journée qui les emmènera à Lens.

AU HAVRE, LE HAVRE AC
BAT LE GAZÉLEC AJACCIO
2 À 1 (1-1)
Arbitre : M. Batta. Spectateurs : 5 577
Buts pour le HAC : Gory (40e), Moukoudi (62e) ;
pour le Gazélec : Kemen (10e)
Avertissements au HAC : Ferhat (21e) ; au Gazélec : Kemen (21e)
HAVRE AC : Thuram – Bese, Moukoudi, Bain, Coulibaly – Youga, Lekhal – Ferhat, Bonnet (c), Gory (Assifuah, 74e) – Mateta (Andriatsima, 81e)
Remplaçants : Balijon (g), Camara, Louiserre, Guitane, Dzabana
Entraîneur : Oswald Tanchot
GAZELEC AJACCIO : Elana – Puel, Lloris, Bréchet (c), Mombris – M’Changama, Kemen, Bahamboula – Jobello, I. Touré, Armand (Veselinovic, 85e).
Remplaçants : Cassara (g), Anziani, Troffa, Pierrazzi.
Entraîneur : Albert Cartier
Tanchot : « C’était sans doute écrit »
Oswald Tanchot (entraîneur du Havre) : « Cette victoire est pour Samba, pour sa famille, pour la famille du HAC au sens large. On tient à remercier toutes les personnes qui ont œuvré pour que le match puisse avoir lieu dans des conditions dignes d’un hommage. C’était sans doute écrit que deux jeunes issus du club, parmi ceux les plus proches de Samba, les plus touchés, marqueraient. On le prend comme un signe. Les mots qu’on a pu entendre toute la semaine de la part de la maman l’honorent et nous donne de la force pour continuer d’avancer. L’hommage était indispensable, mais jouer dans la foulée a été très dur. On n’allait pas du tout au contact, il n’y avait pas un bruit. Même moi, je n’arrivais pas à parler. Le grand mérite de l’équipe est d’avoir surmonté ça, au courage. On avait une force intérieure. On a joué à douze et je pense qu’on va jouer à douze jusqu’à la fin de la saison. »
Harold Moukoudi (défenseur du Havre) : « Ma
célébration était destinée à sa famille, à Samba, qui nous regarde de là-haut. Pour moi, Samba était comme un petit frère. Ali (Gory) et moi, on l’a vu grandir au centre. Toute la semaine, j’avais cette idée en tête que le plus beau symbole serait que des joueurs issus du centre marquent aujourd’hui. C’est super beau. Je suis vraiment fier d’avoir marqué pour lui. Ce but-là, je ne l’oublierai jamais. »
Albert Cartier (entraîneur du Gazélec) : « Je trouve qu’on a laissé trop d’espaces entre nos lignes en première mi-temps. On a aussi eu du déchet technique, ce qui n’était pas forcément le cas lors de nos dernières prestations. Tout cela fait qu’un match qu’on aurait peut-être pu mener 2-0 à la mi-temps, avec un peu de chance car je n’oublie pas les deux transversales havraises, se transforme en victoire logique du Havre. (A propos du
contexte) Je pense qu’il y a eu une réaction tout à fait humaine par rapport à l’événement. Ouvrir ce match-là au public était très important pour la famille, pour le monde du football en général. Ce n’est jamais facile à jouer, d’être tout à fait concentré, mais je pense que les acteurs se sont comportés comme ils le devaient. »
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Posté le: 15 Avril 2018 10:24 || Sujet du message:
Demain à 13 h 30, en la mosquée de Caucriauville, se dérouleront les obsèques de Samba Diop. Pour un au revoir, mais pas un adieu. Car le jeune défenseur de 18 ans, décédé il y a une semaine, restera là, présent, dans les têtes et les souvenirs, ce partenaire auquel les Ciel et Marine se raccrocheront dans les moments durs, lorsque la vie leur imposera de relativiser. Ils ne l’oublieront pas, jamais, comme jamais ils n’effaceront de leur mémoire cette soirée du 13 avril 2018 marquée par l’hommage, par le succès aux dépens du Gazélec Ajaccio (2-1), par le symbole qui vit deux enfants de la Cavée Verte, là où Samba a grandi, trouver le chemin des filets.

Alimami Gory et Harold Moukoudi ne pouvaient a priori qu’en rêver, la réalité leur a prouvé qu’elle savait parfois accéder aux plus belles des volontés. L’épilogue d’une semaine à jamais inscrite dans l’histoire du club doyen ne pouvait être plus proche de l’image laissée par la pépite de Bléville. « Lorsque j’ai vu la réaction d’Harold Moukoudi après le but d’Ajaccio, j’ai su qu’il se passerait quelque chose de fort, confie Vincent Volpe. Ce ne sont pas les joueurs qui ont pris le dessus, mais les hommes. Car après tout ce qu’on venait de vivre, seul l’humain pouvait être plus fort que tout. »

Après six jours d’une lutte en coulisses, le passage de relais aux hommes d’Oswald Tanchot aura donc levé le voile sur le plus beau des hommages. « Du côté des dirigeants, on a fait ce qu’on a pu pour que tout se passe ainsi », rappelle humblement le patron du club doyen. Une partie que l’on craignait perdue, avant que la commission de discipline de la LFP n’annule une décision prise à titre conservatoire, sur fond de huis clos total. « Je regrette qu’il ait fallu attendre jeudi, 22 h 30, pour avoir le feu vert de la commission. Mais au bout de trois tentatives, cette bureaucratie qui a mis du temps à se mettre en marche, a enfin accédé à notre demande. Maintenant, je ne voudrais pas qu’on tape sur la LFP. La Ligue était coincée, prise en otage par son propre système. Ce n’est pas du tout un manque d’humanité. »

Volpe : « Je suis si fier de mon club »
En un temps record, le HAC, appuyé sur toutes ses composantes, a donc su mobiliser plus de 5 000 spectateurs, sans le moindre couac en termes d’organisation, sans que ne souffre le salut à la mémoire de Samba. « Je suis si fier de mon club, lâche, la gorge quelque peu nouée, le président Volpe. Ce drame a mis en avant la vraie mission sociale du HAC. On ne crée pas que des sportifs de haut niveau. C’est une famille avant tout. La famille du HAC faisait partie de la famille Diop, et inversement. C’est si triste et si beau. »

Beau, comme le geste financier de Vincent Volpe aux proches de Samba, à titre personnel. Beau, comme ce fait unique en France, la signature d’un contrat professionnel d’un an à titre posthume et la rémunération qui va avec. Beau, comme cet engagement des partenaires d’Alexandre Bonnet autour d’une cagnotte qui s’ajoute à celle ouverte au public. Beau, comme le soutien de l’Association présidée par Jean-Michel Kociszewski. Beau comme cet élan de solidarité autour de la douleur créé par les supporters du Havre AC. Beau enfin comme le souhait de Jean-Pierre Louvel, ex-président du HAC (2000 - 2015), de rendre hommage à Samba Diop, aux côtés des fans, dans le Kop.

Au HAC, l’âme de Samba Diop restera présente bien plus longtemps que ces quarante jours qui le séparent de l’au-delà.
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Posté le: 16 Avril 2018 09:47 || Sujet du message:
LUC GALLAIS

Au terme d’une semaine pour le moins bouleversante pour le club doyen, les Havraises avaient l’opportunité d’entrer dans l’histoire avec ce quart de finale face à Soyaux, une équipe historique du football féminin, solidement ancrée dans l’élite et actuellement sixième de Division 1.

Devant quelque 2 500 supporters venus soutenir le Petit Poucet qu’était le HAC, dernier représentant de niveau régional à ce stade de la compétition, ce sont les Sojaldiciennes qui ont fait valoir leur statut. D’emblée, les joueuses de Sébastien Joseph ont imposé leur tempo, leur maîtrise dans les débats. Les Ciel et Marine, pour la première fois de la saison, étaient nettement dominées, ne parvenaient pas à ressortir proprement le ballon et semblaient même en dessous dans l’intensité, habituellement leur marque de fabrique. C’est donc assez logiquement que les premières occasions arrivaient en faveur des pensionnaires de l’élite. Laura Bourgouin se faufilait sur le côté gauche puis centrait devant le but, fort heureusement personne n’était à la réception et Wiggins se saisissait du ballon. Une première alerte...

À la suite d’une faute évitable de Dufay, Bourgouin, d’un maître coup franc à plus de 25 mètres de la cage havraise, expédiait le cuir dans la lucarne gauche d’une Wiggins impuissante (0-1, 12e). La meneuse de jeu sojaldicienne, d’une justesse terrible tout au long de la partie, montrait ainsi la voie à ses partenaires et Dumont n’était pas loin du break mais cette fois la gardienne havraise avait le dernier mot. En difficulté, les Havraises allaient l’être encore plus sur ce corner repoussé tant bien que mal des poings par Wiggins, le ballon revenait dans les pieds de Camille Collin qui servait à ses côtés Siga Tandia, la capitaine de l’ASJ Soyaux, dont la frappe instantanée au cœur de la surface faisait trembler une nouvelle fois les filets normands (0-2, 21e).

Des Havraisestrop éreintées
Le coup est rude pour les protégées de Thierry Uvenard, visiblement crispées par l’événement. Il fallait même un très bel arrêt de Wiggins sur une nouvelle frappe dangereuse aux vingt mètres de Bourgouin pour permettre au HAC de rester en vie (38e). Les Havraises obtenaient une belle opportunité « made in USA », avec ce centre côté gauche de Mulvey pour la tête de Bateman qui terminait de peu à droite du but gardé par Munich (44e). Au retour des vestiaires, l’intensité baissait d’un cran, au même titre que le bloc de Soyaux. Pour autant, les protégées de Sébastien Joseph ne montraient aucun signe de fébrilité durant ce second acte face à des Havraises à la ténacité indéniable, mais très fatiguées de leurs efforts répétés.

Trop éreintées même, à l’image des crampes de Bateman dès l’heure de jeu.

Boudaud, dont les percées sur les côtés ont été redoutables, réchauffait les gants de Wiggins (68e). Supérieures dans tous les compartiments du jeu, les Sojaldiciennes allaient mettre un terme aux derniers espoirs havrais dans les vingt dernières minutes. Danielle Tolmais, toute proche d’évoluer sous les couleurs du HAC (NDLR : elle avait signé un accord de principe l’été dernier avant de faire faux bond et de rejoindre Saint-Malo), sur une merveille de passe de Bourgouin, logeait sa frappe dans un angle fermé sous la barre(0-3, 72e). L’attaquante franco-américaine était ensuite à la réception d’un centre de Viviane Boudaud, et donnait plus d’ampleur au score d’un tir croisé (0-4, 84e).

Il y avait bien une classe d’écart entre les deux équipes. Mais les Havraises, dont les chaudes larmes coulaient sur les joues de certaines d’entre elles, chaleureusement applaudies à l’issue de la rencontre par leurs supporters, ont véritablement fait honneur à leur maillot. Et se remémoreront pendant très longtemps leur magnifique parcours, qui s’est achevé hier aux portes du carré final.

« La logique est respectée »
Thierry Uvenard (entraîneur du Havre) : « On savait que Soyaux était très dangereux sur les coups de pied arrêtés, cette équipe marque 60 % de ses buts en championnat dans ce domaine. Et on encaisse les deux premiers buts sur des coups de pied arrêtés, c’est ce que je regrette. Il y avait peut-être un peu de stress, ce qui amène des fautes que l’on ne commet pas généralement. Maintenant, on n’avait pas les armes pour lutter. On a vu que la marche était beaucoup trop haute, qu’on n’a pas le niveau de la D1. Mes filles n’étaient pas à 100 %, physiquement on a énormément souffert. On n’a pas joué comme on est capable de le faire, hormis à certains moments. Il n’y a rien à dire, la logique est respectée. On va se concentrer sur notre principal objectif, à savoir la montée en Division 2. »
Sébastien Joseph (entraîneur de Soyaux) : « C’était important de marquer rapidement, d’être dans de bonnes dispositions pour ensuite gérer nos temps faibles. Il y avait en face un adversaire de qualité, une équipe qui n’a rien à faire en R1, et des joueuses qui peuvent évoluer au niveau supérieur. Ce n’était pas simple, on avait quelques joueuses absentes ou suspendues, une défense remaniée avec deux U18. La fin de première période a été un peu plus compliquée, Le Havre voulait mettre un but avant la mi-temps. »
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Posté le: 19 Avril 2018 07:21 || Sujet du message:
Omniprésent et buteur, vendredi, au soir de la réception du Gazélec Ajaccio (2-1), Alimami Gory, dans un contexte si particulier, s’est très certainement offert sa prestation la plus aboutie de la saison.

UN QUATRIÈME BUT CHARGÉ D’ÉMOTION
À l’instar d’Harold Moukoudi, il s’inscrivait parmi les proches de Samba Diop. Havrais comme l’était le jeune défenseur décédé, enfant de la Cavée lui aussi, Alimami Gory, préféré à Ebenezer Assifuah et à l’ex-Lyonnais Alan Dzabana face au Gazélec Ajaccio, tenait ainsi à poser son empreinte sur la soirée dédiée à la mémoire de son partenaire disparu à l’âge de 18 ans. « Pour lui, pour sa famille, je me sentais obligé de marquer. C’était un ami, je ne pouvais pas espérer lui rendre un plus bel hommage. »

ET L’ENVOL, C’EST POUR QUAND ?
Si vendredi dernier, d’une superbe volée, il permit au HAC de revenir au score, tout en rejoignant Zinédine Ferhat au classement des buteurs maison, derrière Mateta (11), Assifuah (5) et Fontaine (5), cette réalisation, signée comme les trois précédentes en 2018, ne peut faire oublier sa faible présence au sein du onze majeur.

Devant les Corses du Sud, le milieu excentré gauche ne goûta en effet qu’à sa cinquième titularisation de la saison. Lui qui avait pourtant mis en lumière, en fin de saison dernière, une ascension que l’on pensait alors fulgurante. « J’ai eu du mal à m’y remettre », concède-t-il. Une difficulté accrue par une blessure contractée à l’épaule dès la première journée, à Tours (3-0).

Mais que le temps fut long avant qu’il ne revienne à un niveau digne de ce qu’il est possible d’attendre d’un joueur aux trente-six apparitions en Ligue 2, dont treize en qualité de titulaire. « Je ne cherche aucune excuse. Si je ne jouais pas, c’est tout simplement parce que je n’étais pas assez bon. » Et à l’image de l’exercice précédent, c’est à l’approche du baisser de rideau qu’il montre de nouveau les crocs. Sous contrat jusqu’en 2021, Gory ne pourra toutefois pas se permettre de traverser la saison 2018-2019 tout en restant si longtemps à l’ombre.

LES BARRAGES EN LIGNE DE MIRE
La 10e place, le fait que le HAC avance à reculons depuis le coup d’envoi de la phase retour (13e avec un match en retard), cette incapacité à remporter la moindre rencontre à l’extérieur en 2018... Tout cela, « Ali » ne l’ignore pas. Néanmoins, loin de lui l’idée de déjà baisser pavillon.

« En remportant notre match en retard (NDLR : à Reims, le 30 avril), nous pourrions revenir à deux points du 5e. Et c’est cette place, voire la 4e, que nous visons toujours. J’y crois, le groupe y croit. Tout reste possible. On a bien conscience que ça fait très longtemps que nous n’avons pas gagné à l’extérieur (depuis le 28 novembre, à Nancy, 3-0), mais vendredi à Lens, on va tout lâcher. »

DANS LES TRAVÉES
Retour de Fontaine
Remis d’une entorse à une cheville, Jean-Pascal Fontaine, forfait lors de la réception du Gazélec Ajaccio, signera ce vendredi son retour au sein du groupe des « 18 ».
Confiance en Thuram
Malgré une prestation en demi-teinte, au soir de son retour à la compétition
et d’un revers face à QRM (0-2), malgré une terrible erreur de main qui permit, vendredi dernier, au Gazélec d’ouvrir le score, Yohann Thuram conserve la confiance d’Oswald Tanchot : « Le but concédé face à Ajaccio peut être mis
au compte de l’émotion », note l’entraîneur havrais. « Ce serait donc stupide
qu’il entraîne une sanction. Ma confiance en lui, celle qu’il est allé chercher
par ses performances et son comportement, est donc intacte. »
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Posté le: 20 Avril 2018 10:51 || Sujet du message:
Il restera un voile noir sur la saison des Ciel et Marine. Comme une marque indélébile, une cicatrice qui ne se refermera qu’avec le temps. Et ce temps s’est arrêté dès lors qu’ils ont appris le décés de Samba Diop. Du moins a-t-il laissé les Havrais sans repère durant plusieurs jours, les uns choqués, les autres sonnés, éloignés qu’ils étaient de cette compétition qui rythme leur quotidien. Et pourtant, il a fallu jouer, défier le Gazélec Ajaccio. « Sportivement, la défaite face à QRM nous avait mis dans une période compliquée, et puis il y a eu ce drame. Alors face au Gazélec, avant, pendant et après ce match, jamais il n’a été question de classement, de points à prendre, confie Oswald Tanchot. Gagner pour l’hommage à Samba, c’est tout ce qui nous guidait. »

En toile de fond s’est tout de même glissé un point final à cette courte et sombre série, débutée par un revers à Châteauroux (1-2, 30e j.) et poursuivie par la première chute au Stade Océane depuis plus d’un an, au soir de la réception de QRM (0-2, 31e j.). Et décemment, les regards peuvent être de nouveau tournés vers le futur et les six journées qu’il reste à consommer. « Malgré tout, note Tanchot, la vie reprend son cours. Même si le souvenir restera, même si on a un devoir de mémoire, les choses vont rentrer peu à peu dans la normalité. »

Une cadence infernale :5 matches en 15 jours
Avec pour le HAC l’infime espoir de fondre sur les cinq équipes qui le séparent de la cinquième place et des barrages. S’il faut se pincer pour y croire, personne dans les rangs n’entend jeter l’éponge. « Pour le moment, c’est encore prématuré de dire qu’on est encore dans la course. Les deux prochains matches en décideront. » Avec, pour Bonnet et les siens, aucun laps de temps offert aux calculs. Car les échéances vont s’enchaîner à la vitesse de l’éclair. Quatre jours après celle de ce soir, à Lens, viendra le moment de recevoir Nancy (mardi), puis l’AC Ajaccio (vendredi), puis d’aller à Reims pour y mettre à jour le calendrier (le 30 avril) et Niort (le 4 avril). Soit cinq matches en deux semaines, dont quatre en dix jours.

« L’idée, insiste Tanchot, est de repousser le plus longtemps possible ce moment où il n’y aura plus rien à jouer. »

Chaque soirée de championnat sera ainsi lourde de conséquences, bonnes ou mauvaises, avec tout de même cette interrogation, sachant qu’il faudra au HAC se produire à trois reprises à l’extérieur : comment parvenir à inverser le cours des choses loin du Stade Océane ? Depuis le 28 novembre, date du dernier succès en terre adverse, à Nancy (3-0), le Havre AC s’est déplacé sept fois, soit une pioche possible de 21 points, pour un bilan, le plus faible sur cette période, de deux nuls pour cinq défaites.Et c’est Bollaert qui s’annonce, où certes les Sang et Or ont laissé de nombreux points sur le bord du pré, avant un duel dans l’antre du leader rémois... Sachant que l’erreur est proscrite, sans même qu’il ne s’agisse d’une garantie quant à un éventuel retour en force, force est de reconnaître que la mission flirte avec l’impossible. Vainqueur de deux de ses sept derniers matches, le HAC devra en remporter un minimum de cinq lors des six dernières journées. La marche est haute.

Le RC Lens n’y est pas encore
Venu échouer au pied du podium en mai 2017, le RC Lens, doté du budget le plus épais de la division (41 M€) et d’un effectif XXL,
entendait cette fois décrocher une accession manquée la saison passée pour un point seulement. Avant les trois coups, la probabilité de voir les Sang et Or retrouver une Ligue 1 quittée en 2015 paraissait forte. Neuf mois plus tard, le décor a radicalement changé, s’est sensiblement assombri. Depuis bien longtemps, les rêves de montée se sont inclinés devant l’angoisse d’une relégation en National.
Néanmoins, la situation tend à devenir plus sereine dans l’Artois. Invaincu depuis trois journées, le RCL prend peu à peu ses distances avec QRM, premier relégable, et Nancy, en position de barragiste.
Quinzièmes, les partenaires de Kévin Fortuné dispose d’une marge de sept points sur la zone rouge. « Cette saison a été très éprouvante, confirme l’attaquant lensois, auteur de sept réalisations, dont une seule en 2018. On attend avec impatience le maintien pour être soulagés. » Soulagés qu’ils seront également de s’éloigner de Bollaert durant quelques semaines, ce chaudron aux 23 249 spectateurs de moyenne, cette pelouse où par huit fois déjà les visiteurs ont fait la loi.
« Comme toutes les équipes qui viennent à Bollaert, le HAC va être motivé. On va jouer haut et offensif », reprend Fortuné. « Mais on va avoir affaire à un adversaire un peu différent de d’habitude, note Eric Sikora, l’entraîneur nordiste. Ils jouent encore la montée, on s’attend à un match compliqué. Les Havrais ne sont pas dans une très bonne période mais ils vont venir avec l’intention de prendre des points. Faire face à une équipe joueuse ouvre des brèches, mais on va aussi devoir être vigilants car ils ont des joueurs à fort potentiel. » Tout comme l’est un certain Walid Mesloub, l’ex-Havrais (2009-2014) et Lorientais (2014-janv. 2018) devenu Lensois cet hiver et auteur de trois réalisations lors des trois dernières journées.
B. D.
DANS LES TRAVÉES
Le grand soir de Reims
C’est peut-être le grand soir pour le Stade de Reims : leader de Ligue 2 depuis mi-septembre, le club champenois peut retrouver la Ligue 1 deux ans après l’avoir quittée en cas de victoire contre l’AC Ajaccio, un autre concurrent à la montée, ce soir (20 h). « Nous sommes excités par cette finale que l’on attend depuis le 23 juin 2017, date de la reprise de l’entraînement, explique l’entraîneur rémois David Guion. Nous avons travaillé toute la saison pour en arriver là. » Comme ses joueurs, Reims vibre pour sa mythique équipe : près de 18 000 spectateurs sont attendus au stade Auguste-Delaune pour cette affiche de la 34e journée.
Le Stade de Reims, malgré son match en retard à disputer face au Havre le 30 avril, comptera en cas de succès 15 points d’avance sur le troisième, son adversaire du soir Ajaccio, qui ne pourra plus combler son retard avec quatre rencontres à disputer.
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Posté le: 21 Avril 2018 10:29 || Sujet du message:



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PARIS-NORMANDIE SPORTS
Sports Sports Football HAC Seine-Maritime Le Havre Le Havre et sa région
Football - Ligue 2 : le HAC en mode réaction avec ce nul à Lens
20/04/2018 à 23H30
Quasi condamnés, à la pause, à un cinquième revers de rang à l’extérieur, les Ciel et Marine sont parvenus à trouver les ressources pour quitter Lens avec le point du nul. Au terme d’une folle soirée.
Alexandre Bonnet, auteur du troisième but égalisateur, et les Havrais ont bien réagi après une première période difficile, mais cela n’a pas suffi pour renouer avec une victoire à l’extérieur qui les fuit encore en 2018 (photo La Voix du Nord/Ludovic Maillard)
Alexandre Bonnet, auteur du troisième but égalisateur, et les Havrais ont bien réagi après une première période difficile, mais cela n’a pas suffi pour renouer avec une victoire à l’extérieur qui les fuit encore en 2018 (photo La Voix du Nord/Ludovic Maillard)
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À LENS, BENOIT DONCKELE


Ils avaient promis qu’ils se lâcheraient, qu’ils tenteraient le tout pour le tout afin de combler une partie du retard qui les sépare de la cinquième place. Leur pari fut presque gagné. Quand Alexandre Bonnet, à vingt minutes du gong, remit les deux équipes dos à dos, quand le capitaine plongea un peu plus les Sang et Or dans le doute, l’espoir de voir les hommes d’Oswald Tanchot empocher leur premier succès loin du Stade Océane depuis près de cinq mois, revint en effet.

Mais sans doute les Havrais étaient-ils partis de trop loin pour créer la sensation à Bollaert, pour retourner une situation qui semblait leur avoir totalement échappé à la pause. Ils doivent ainsi se contenter d’un point, insuffisant pour bondir de cette dixième place qui ne leur offre que peu de perspectives d’avenir. Mais à l’inverse de nombre de voyages infructueux, cette fois, les regrets sont bel et bien légitimes.

Ferhat passeur pour la seizième fois
Néanmoins, les Ciel et Marine ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes, défensivement parlant notamment, avec ce retard à l’allumage de Coulibaly devancé par un Bayala qui signa le deuxième but lensois (2-1, 36e), ou encore cette naïveté de Bain, enrhumé par Fortuné avant que ce dernier ne pique son ballon pour lober Thuram (3-1, 45e). À cet instant, Lens creusait l’écart et s’envolait vers un succès logique. Celui dont Walid Mesloub, toujours aussi magique balle au pied, avait tracé les premiers contours, dès la cinquième minute, de son quatrième but en quatre matches.

Le débat ne pouvait débuter plus délicatement, mais Mateta, de sa douzième réalisation de la saison, égalisait d’une puissante frappe. Et ce, sur une ouverture de Ferhat qui s’offrait pour l’occasion sa quinzième passe décisive (11e). Avant une seizième, ce corner qui permit à Moukoudi, déjà buteur la semaine passée, de réduire le score d’un imparable coup de tête (58e). À peine sonnés, les 22 000 supporters lensois chantaient toujours, comme si ce but de « Moukou » ne pouvait changer les choses et barrer au RC Lens la route d’un maintien quasi assuré. Et pourtant, le HAC poussait fort, Lens ne parvenait plus à se montrer dangereux. Le vent tournait réellement en faveur des Ciel et Marine et ce ne fut que justice de voir Bonnet s’arracher à hauteur des six mètres pour inscrire le troisième but (3-3, 70e). Dès lors, Tanchot joua son va-tout, lança Guitane, une première depuis le 23 février, puis Andriatsima, sans que ses joueurs ne parviennent toutefois à inverser totalement le scénario d’une folle soirée.

Mais si intense le spectacle a-t-il été, au classement, le Havre AC n’avance donc pas, pendant que Clermont s’installe en quatrième position et que Châteauroux s’accroche derrière les Auvergnats. À trois jours de recevoir des Nancéiens qui se présenteront en position de barragiste, version maintien cette fois, les Havrais ont prouvé qu’ils n’étaient pas encore totalement rayés de la course. Mais à cinq marches de l’arrivée, seul un miracle...

Les notes : Thuram (5), Bese (5,5), Moukoudi (6,5), Bain (3,5), Coulibaly (4), Youga (5,5), Lekhal (6), Ferhat (7), Bonnet (6), Gory (4,5), Mateta (5,5).

À LENS, LENS ET LE HAVRE AC 3 À 3 (3-1)
Arbitre : M. Petit. Spectateurs : 22 806.
Buts pour Lens : Mesloub (5e), Bayala (36e), Fortuné (45e) ;
pour le HAC : Mateta (11e), Moukoudi (58e), Bonnet (70e).
Avertissements à Lens : Gersbach (40e), Fortuné (45e), Bayala (70e).
LENS : Vachoux - Duplus, Cvetinovic, Duverne, Gersbach - Koukou (cap) - Bayala (Chouiar, 76e), Mesloub, Markovic (Cristian Lopez, 83e), Zoubir (Ephestion, 17e) - Fortuné.
Entraîneur : Éric Sikora.
LE HAVRE AC : Thuram - Bese, Moukoudi, Bain, Coulibaly - Youga (Guitane, 78e), Lekhal - Ferhat, Bonnet (cap), Gory (Fontaine, 73e) - Mateta (Andriatsima, 84e).
Entraîneur : Oswald Tanchot.
« Un éternel recommencement »
Oswald Tanchot (entraîneur du HAC) : « C’était un match spectaculaire, avec des rebondissements et beaucoup de situations. J’ai apprécié la réaction de l’équipe, et surtout notre deuxième mi-temps. Car à la pause, ça devenait réellement périlleux. C’est dommage qu’on n’ait pas fait une première période comme la deuxième. On s’est retrouvé mené sur la première occasion adverse. C’est un éternel recommencement. Ce que je regrette sur la première période, c’est cette passivité liée à une mauvaise lecture des situations. On a trop souvent défendu en reculant avant la pause.
À un moment, ce match, j’ai vraiment cru qu’on le gagnerait, qu’on aurait la balle de match. C’est pour cela que les joueurs étaient très déçus. Parce que depuis QRM, on prépare les matches en se disant qu’il faut tous les gagner. D’où la déception. Car on a encore les play-offs en ligne de mire. »
Éric Sikora (entraîneur du RC Lens) : « À 3-1, il n’y avait rien de gagné. Le Havre a mis ce but qui l’a relancé à 3-2. Il y avait mieux à faire en deuxième période. Sur l’ensemble du match, le résultat est logique. On est déçu car on pensait tenir cette victoire et être un peu plus tranquille. Tant que ce n’est pas fait mathématiquement, on se doit de rester vigilant. Dans le jeu et dans l’état d’esprit, il y a du mieux. On se pensait sur le bon chemin mais on a été mis en danger par une belle équipe. »
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Posté le: 22 Avril 2018 10:08 || Sujet du message:
Si au terme de la saison, le bilan du HAC ne défiera pas la chronique, celui de Zinédine Ferhat restera ancré dans l’histoire de la Ligue 2. Vendredi, en même temps que Reims s’offrait l’accession et le titre, le milieu de terrain havrais, sous les yeux de 22 000 supporters du RC Lens, effaçait quant à lui des tablettes le Caennais Fayçal Fajr, aujourd’hui à Getafe (Esp), crédité en 2013-2014 de quinze passes décisives. Se présentant comme l’un des grands artisans de l’accession de Malherbe en mai 2014, au même titre que Mathieu Duhamel, sacré meilleur buteur de L2 (24 réalisations) cette saison-là.

D’accession, sauf miracle, il n’y aura pas pour le HAC le mois prochain. Tout comme Jean-Philippe Mateta, bien que buteur à douze reprises pour ses débuts à ce niveau de compétition, ne s’inscrira pas au palmarès des meilleurs canonniers de la division. Néanmoins, pour Ferhat, cet exercice fera date. Déjà en tête du classement des passeurs à la trêve, avec onze offrandes (un record déjà), l’ex-meneur de jeu de l’USM Alger, un temps devancé par le Brestois Faussurier, a placé la barre à seize. Un record ! Et ce, alors que cinq matches restent à consommer pour les Ciel et Marine.

Seize passes, sur les quarante-quatre buts pour le moment au crédit du Havre AC, soit le double de la saison passée, lui qui avait été recruté à l’été 2016 pour sa justesse dans le dernier geste. Et tout le monde est servi. En premier lieu, Mateta, qu’il a trouvé cinq fois. Puis Assifuah (3), Moukoudi (2), Bese (1), Julan, Guitane, Fontaine, Bonnet et Gory. Sur coups de pied arrêtés (5) ou dans le jeu (11).

Peut-il viser plus haut ?
Hissé bien évidemment parmi les joueurs à suivre en Ligue 2, la même saison que son retour en sélection algérienne, Zinédine Ferhat suscitera donc quelques intérêts dans les prochaines semaines. Des sollicitations sont peut-être même déjà arrivées jusqu’à son agent. Et se pose la question de son avenir. Alors que son contrat court jusqu’en juin 2019, il serait surprenant qu’il ne soit pas tenté, à 25 ans, d’aller voir plus haut, en France ou à l’étranger. Seulement voilà, a-t-il pour cela les épaules suffisamment larges ? S’il est un incontestable atout offensif, il peut néanmoins lui être reproché sa trop grande discrétion lors des soirées à gros enjeux. Comme un technicien qui s’éteint trop rapidement quand est attendu de lui qu’il devienne un leader sur le pré.

Autre handicap, Ferhat marque peu. Trop peu. Jusqu’à présent, il n’a fait mouche qu’à quatre reprises, pour trois buts seulement en 2016-2017. Sa palette, si riche soit-elle, manque ainsi encore d’un peu de relief pour offrir toutes les garanties au plus haut niveau. Maintenant, peut-être qu’entouré de joueurs taillés pour la Ligue 1, dans des atmosphères plus chaudes qu’en L2, cela lui permettrait de prendre une nouvelle dimension. À moins que finalement, le débat de son avenir n’ait pas lieu d’être, que le président Volpe ne décide de placer le Fennec en tête de liste du casting de la saison prochaine.
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Posté le: 24 Avril 2018 08:38 || Sujet du message:
L’union sacrée née d’un drame, l’espoir d’un miracle sur fond de course aux barrages, la passion du foot, l’amour du club... Tout cela vient de voler en éclats. Dans la foulée de la décision de la commission de discipline de la LFP, à savoir la fermeture de la tribune Nord pour trois matches, assortie d’un huis clos total avec sursis, la liaison entre le HAC et la Fédé des supporters s’est subitement brouillée. Celle-ci est même totalement coupée. La raison ? Afin de replacer les 1 150 abonnés du Kop (à 90 € la saison), la direction du club se proposait d’ouvrir un secteur jusqu’alors non commercialisé, dans la partie haute de la tribune Est. Et ce, en échange d’un billet à 5 €, au lieu de 10. Une façon de mettre à contribution des supporters contre lesquels le club n’avait pas souhaité déposer plainte au lendemain de ce triste HAC-QRM (0-2, le 30 mars) ponctué d’un envahissement de terrain.

Mais ça ne passe pas ! « C’est inadmissible. Voilà le mot qui est le plus souvent prononcé », confie Olivia Detivelle, présidente du KCM et coprésidente de la Fédé. Et la riposte a fusé : les trois derniers rendez-vous de la saison au Stade Océane se dérouleront sans eux, laissant les Ciel et Marine évoluer ce soir face à Nancy, mais aussi vendredi devant l’AC Ajaccio et le 11 mai pour la venue de Tours, dans une atmosphère des plus glaciales. Pas d’animation, pas de chant, pas de fan.

« Une goutte qui risque de tout faire déborder »
« Comme il y avait encore une petite chance d’accrocher les barrages, les gens étaient prêts à jouer le jeu jusqu’au bout, note Detivelle. Le décès de Samba Diop avait ressoudé tout le monde autour du club, et boom, la décision de nous faire payer 5 € tombe et vient tout casser. Autour de nous, les abonnés du Kop sont furieux et je crains pour la prochaine campagne d’abonnement. » Dans les rangs des KCM, l’amertume est d’autant plus forte que le 30 mars, aucun de leur membre n’a pris le risque de franchir la ligne jaune. « A ce propos, ajoute Detivelle, je tiens à saluer l’attitude très noble des Barbarians qui en assume l’entière responsabilité. »

« On était même prêts à s’autosanctionner pour les trois derniers matches, insiste Yann Simon, membre des BH. Il n’y avait rien de prémédité, tous les BH n’ont pas envahi le terrain, mais on en assume la responsabilité. Nous aurions donc accepté une sanction collective à l’encontre de notre groupe, si dans le même temps, la direction du club avait tendu la main à ceux qui n’ont pas envahi le terrain. C’est une goutte qui risque de tout faire déborder. Ce n’est pas le prix qui ne passe pas, mais le principe. Ailleurs, comme à Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes et Nice, lorsqu’une tribune est fermée, les supporters sont replacés gratuitement. »

Seulement ailleurs, des plaintes sont déposées, des supporters gardés à vue et des interdictions de stade prononcées. Là, aucun des membres de la Fédé n’a été poussé jusqu’au poste. « On apprécie bien évidemment le fait que le HAC n’ait pas porté plainte, le fait que le club ait communiqué avec nous aussitôt après l’envahissement, conclut Simon. Mais cette décision de faire payer 5 €, elle l’a prise seule. » « Punir les supporters, O.K., ajoute Detivelle, mais qu’on en discute. On aurait été prêt à accepter certaines choses. » Il reste regrettable qu’après cette farouche et belle lutte face aux instances, afin que puisse être rendu un hommage digne de ce nom à Samba Diop au soir de la venue du Gazélec Ajaccio (2-1, le 13 avril), lutte menée par le HAC et ses supporters comme alliés, une telle brouille vienne assombrir une fin de saison déjà peu croustillante sportivement. Et peut-être est-ce principalement cela qui a poussé les fans à jeter l’éponge avant l’heure.

DANS LES TRAVÉES
Un air de barrages
Les équipes les mieux placées pour les trois places de pré-barragistes s’affrontent entre elles, ce soir lors de la 35e journée de Ligue 2.
Les pré-barrages concerneront les équipes classées de la 3e à la 5e place, avec à la clef, pour celle qui en sortira vainqueur, le match de barrage face au 18e de Ligue 1.
Derrière Reims, sacré champion vendredi dernier, Nîmes et l’AC Ajaccio devraient selon toute vraisemblance se disputer le deuxième billet direct pour l’élite, puisqu’ils ont fait le trou avec leurs poursuivants. Nîmes justement reçoit Lorient (6e). Derrière le podium,
c’est serré, puisque les cinq équipes suivantes
se tiennent en trois points. Les autres confrontations dans ce gruppetto de pré-barragistes potentiels opposent le Paris FC
(7e) à Châteauroux (5e), et Brest (8e)
à Clermont (4e).
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